Interview de Evan et Marco

Propos recueillis par IdolesMag.com le 12/01/2018.
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Evan et Marco © Koria

Découverts lors de la troisième saison du télé-crochet « The Voice Kids », Evan et Marco ont publié en fin d’année leur premier album, un opus aux couleurs pop urbaines composé de titres inédits signés Soprano, Slimane ou Elpas et de reprises (Manau, MC Solaar…). Nous avons été à la rencontre des deux garçons qui préparent actuellement leur premier Olympia, le 25 mars prochain.

Un mot sur vos parcours respectifs avant de parler de ce premier album qui vient de sortir. Venez-vous l’un et l’autre de familles de musiciens ou tout du moins dans lesquelles la musique avait de l’importance ?

Evan : Oui. Mes parents n’étaient pas à proprement parler musiciens professionnels, mais mon papa chante et joue de la guitare. Idem pour mon grand-père, il joue de la guitare depuis vingt ans. Donc, je suis un peu né dans la musique, même si cela restait dans le domaine amateur.

Evan et Marco, premier album © KoriaMarco : Dans ma famille, il n’y a pas à proprement parler de musiciens. Mon père écoute beaucoup de musiques différentes, donc, il m’a emmené vers la musique un peu par la force des choses. Par contre, personnellement, j’ai commencé par faire un peu de théâtre avant de faire de la musique. Mais pour répondre à ta question, non, je ne viens pas d’un milieu de musiciens à proprement parler.

Qu’est-ce que vos parents vous ont fait écouter lorsque vous étiez enfants ?

Marco : Mon père écoutait beaucoup de Serge Gainsbourg, et notamment dans la voiture. On écoutait Julien Clerc aussi à la maison, Claude François et Janis Joplin aussi. Ce sont mes premiers souvenirs musicaux.

Evan : Moi, j’écoutais beaucoup Sexion d’Assaut, Psy4 de la rime et Amel Bent.

Qu’est-ce qui vous a menés l’un et l’autre à « The Voice Kids » ?

Marco : On avait reçu un message pour faire les castings de The Voice kids. Je les ai passés par Skype puisque j’étais à Lisbonne. Après, je suis parti en France.

Evan : C’est ma mère qui m’a inscrit sur le site. Elle est rentrée dans ma chambre et m’a annoncé la nouvelle. On est allés au casting à Reims, puis à Paris.

La vie change du tout au tout quand on passe à la télé. Avez-vous eu peur de l’hypermédiatisation ? Et avec le recul, comment l’avez-vous vécue ?

Marco : Cette hypermédiatisation ne nous a pas forcément effrayés. On a été bien encadrés. C’est vrai qu’on voit nos têtes un peu partout et qu’on parle beaucoup de nous, mais franchement, ça n’a pas changé grand-chose en ce qui me concerne.

Evan : Les gens ont été très sympas avec nous, donc moi non, plus, ça n’a pas changé grand-chose.

Mis à part le fait qu’aujourd’hui vous publiez votre premier album, qu’est-ce que l’aventure « The Voice Kids » vous a apporté ? Certains candidats disent que ça les a fait grandir…

Evan : Oui, ça nous a fait beaucoup grandir. Mais au-delà de ça, ce qui est essentiel à mes yeux, c’est que c’est grâce à The Voice que nous nous sommes rencontrés. Sans The Voice, je n’aurais certainement jamais rencontré Marco, donc le duo n’aurait jamais existé. Mais c’est vrai aussi que c’est une expérience qui nous a fait grandir. C’est la première fois qu’on côtoyait de grandes stars et ce genre de choses… c’est impressionnant, et galvanisant. On arrive là-bas tout petit et tout enfant et on en ressort un peu plus grand. « The Voice kids » est à mon sens l’un des meilleurs tremplins pour tenter percer dans la musique parce qu’on est encadrés par de vrais professionnels qui nous expliquent ce qu’est ce métier en fin de compte.

Après les enregistrements de « The Voice Kids », chacun est retourné chez lui. Ça n’a pas été trop difficile de bosser à distance ?

Marco : Non, c’était plutôt facile. Cela dit, on aurait pu se voir toutes les semaines, ça aurait facilité les choses, c’est certain. Mais aujourd’hui, avec Skype, les réseaux sociaux et j’en passe, ça ne pose plus de problème.

Evan : On se voyait tout de même de temps en temps sur Paris. Quand Marco venait avec sa famille à Paris, on essayait toujours de se voir.

Beaucoup de professionnels de la musique croient en vous. Vous avez reçu le soutien de M. Pokora, de Slimane, de Soprano ou Black M. Au-delà des chansons ou de l’exposition en première partie de leurs spectacles qu’ils ont pu vous offrir, qu’avez-vous appris de plus précieux à leur contact ?

Marco : La première chose, c’est qu’il faut profiter à fond de chaque instant, tout en gardant les pieds sur terre. On a une chance exceptionnelle avec Evan de pouvoir publier notre premier album aussi jeunes. On s’en rend très bien compte.

Evan : On a été beaucoup coachés sur la composition et l’écriture. Ils nous ont appris plein de choses.

Vous venez de publier un premier album aux sonorités pop urbaines qui mélange titres inédits et  reprises. Vous reprenez notamment Solaar, Manau ou Wiz Khalifa, qui ne sont pas des artistes de votre génération. Quand les avez-vous découverts ?

Evan : Au-delà d’avoir écouté Sexion d’Assaut, j’allais de temps en temps dans des karaokés. Là-bas, pas mal de personnes chantaient « La tribu de Dana » ou des titres de MC Solaar. C’est comme ça que j’ai découvert ces titres. Avec Marco, on a eu envie de les partager aujourd’hui avec les jeunes de notre génération.

Marco : On a choisi beaucoup de reprises de notre playlist personnelle.

Evan et Marco © Koria

MC Solaar est une référence en termes de musiques urbaines en France. Que représente son œuvre pour vous qui faites partie de la jeune génération ?

Marco : On a repris le « Nouveau Western » parce que c’est l’un de ses titres emblématiques. Peut-être le plus beau, à mes yeux du moins. Ce qui a fait que MC Solaar soit devenu une référence aujourd’hui, c’est qu’il a écrit de très très beaux textes. Au-delà d’écrire de très beaux textes, il est un poète, tout simplement. Et puis, il a des musiques qui fonctionnent parfaitement.

Evan : Reprendre un titre d’MC Solaar, c’était une évidence. Il nous inspire beaucoup. C’était important qu’une de ses chansons soit présente dans notre premier album.

Écrivez-vous l’un et l’autre ?

Marco : Oui, on commence. Pas mal d’artistes nous ont donné des conseils.

Vous commencez également à produire des sons ?

Marco : Je compose un peu à la guitare. J’ai un logiciel avec un clavier midi et je commence à composer dessus aussi.

Evan : Moi, j’ai piano et guitare à la maison, et je commence un peu également.

L’album est également composé de pas mal de titres inédits au fort potentiel. Je pense notamment au « Boxeur » de Soprano et « Tomber amoureux » de Elaps. Dans quelles circonstances les avez-vous reçues ?

Evan : Ce sont des titres qui nous ont été envoyés, et on les a beaucoup travaillés personnellement également. On a pris beaucoup de plaisir à les enregistrer. Ce sont des titres qui sont, entre guillemets, « à nous ». Et ça, c’est très important. C’est un honneur d’avoir des pointures comme Soprano, Elaps ou Slimane qui nous ont écrit des titres. Un grand honneur.

Vous venez de faire quelques premières parties pour M. Pokora, et notamment au Forest National de Bruxelles où vous avez reçu une standing ovation. C’est assez rare pour être souligné. Qu’avez-vous ressenti ce soir-là ?

Marco : (éclats de rires) C’était une très chouette expérience. On a travaillé longtemps en studio pour en arriver là, et là, voir une salle debout qui reprend nos chansons, c’était juste incroyable. Ça nous a fait vraiment super plaisir. On s’est dit que le travail payait. On espère que ça se représentera, maintenant ! (rires)

Evan : Le public belge est un super public, on nous l’avait dit, mais ce soir-là, c’est vrai que le partage était vraiment au top. Voir que le public de Matt apprécie autant notre musique, c’était formidable. Matt nous a pris sur plusieurs dates, mais c’est uniquement à Bruxelles que nous avons eu cette standing ovation. Ça nous a fait vraiment chaud au cœur. Les Belges sont des oufs ! (rires)

Vous vous produirez sur la scène de l’Olympia le 25 mars prochain.

Marco : L’Olympia c’est un lieu mythique… Ce sera notre première vraie scène. Ce sera encore une toute nouvelle expérience. Ce sera notre public et nous allons pouvoir partager avec eux nos musiques. Ça va être une expérience juste unique. J’ai envie de dire que ce sera notre premier vrai concert. On a hâte en tout cas !

Evan : Pareil. On a hâte de partager nos chansons avec notre public. Et puis, on va avoir de vrais musiciens qui vont nous accompagner. Ça va nous rappeler un peu « The Voice », c’est cool ! (sourire)

Vous êtes tous les deux encore bien jeunes, vous avez connu uniquement l’ère digitale, si je puis dire. Qu’est-ce que ça représente pour vous de publier un véritable premier album ? Est-ce que ça concrétise quelque chose ?

Marco : C’est juste énorme. Quand nous étions tout petit, et je sais que c’est la même chose pour toi Evan, on avait déjà des albums dans les mains. Donc, publier un album à notre tour, ça relevait de l’impossible. Et pourtant non, c’est une réalité, aujourd’hui, cet album est dans nos mains. C’est un rêve qui se concrétise, mais aussi, ça concrétise ce parcours que nous avons fait l’un et l’autre. C’est un gros parcours, finalement, même si nous sommes encore très jeunes. En tout cas, ça nous émeut très très fort.

Evan : Ce qui me touche beaucoup également, c’est que nous avons des idoles et que dans le même temps, nous sommes les idoles de nos fans. C’est bizarre de te dire ça comme ça… (rires) Mais là, des fans viennent nous voir dans les loges, etc… Donc, c’est un rêve qui se réalise. C’est super impressionnant parce qu’on n’a jamais été habitués à ça, et on ne s’y attendait pas du tout.

Propos recueillis par Luc Dehon le 12 janvier 2018.
Photos : Koria

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