Interview de Ness

Propos recueillis par IdolesMag.com le 06/07/2015.
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Ness - DR

Ness vient tout juste de publier son premier single, « Danse avec moi », un titre aux sonorités pop orientales. Nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur son parcours et ses nombreux projets.

Avant de parler de ce single qui vient tout juste de sortir et de tout ce qui arrive, j’aimerais si tu le veux bien qu’on évoque ton parcours… En commençant par ta petite enfance, parce que je reste persuadé que les musiques écoutées les premières années construisent un artiste… J’ai pu lire dans ta bio que ton papa était d’origine corse et ta maman d’origine kabyle. Étaient-ils l’un ou l’autre musicien ? Y avait-il en tout cas une tradition musicale dans la famille ?

Ness, Danse avec moiOui, on écoutait beaucoup de musique. J’ai découvert la musique par l’intermédiaire de ma grand-mère qui me gardait puisque mes parents travaillaient beaucoup. Elle n’écoutait que de la musique orientale, la musique de ses origines. Donc, la première musique que j’ai eue dans les oreilles, c’était de la musique orientale.

Et toi, vers quelle musique t’es-tu dirigé ?

Plus tard, à l’adolescence, je me suis ouvert à d’autres styles de musique. J’ai écouté un peu de tout, de la funk, de la pop, de la soul, du rap… Tout ça a fait que j’ai mis du temps à trouver mon univers. Et c’est en revenant à mes bases et mes racines, que je l’ai trouvé, c’est-à-dire un registre oriental pop.

Y avait-il des musiciens dans la famille ?

Mon grand-père maternel jouait un peu de tout. Il jouait aussi bien un peu de piano que des percussions ou des instruments à vent.

Quelle est ta première approche de la musique ? As-tu appris à jouer d’un instrument ?

À l’âge de huit ans, mes parents m’ont offert une guitare pour mon anniversaire. Là, j’ai commencé à jouer et à chanter. Très rapidement, c’est devenu une passion.

Cette guitare, c’était un cadeau que tu avais « commandé » ?

(sourire) Oui, oui. Je voulais essayer cet instrument.

En quoi t’attirait-il ?

Très honnêtement, je n’en ai aucune idée. Ce que je sais en tout cas, c’est que j’avais vraiment envie d’essayer de gratter. Et c’est tout de suite devenu une passion.

Quand tu as donc cette guitare dans les mains, comment t’en sers-tu ? Essayes-tu de reproduire les sons que tu entends jouer par d’autres ou essayes-tu déjà de composer tes propres mélodies ?

J’essayais plutôt de reproduire des trucs que je connaissais et que j’entendais. Au début, c’était plus de la reprise.

À quel âge arrivent les premières chansons originales ?

J’ai commencé à écrire mes propres chansons seulement cette année. Comme je te l’expliquais tout à l’heure, j’ai mis un bon moment avant de trouver mon univers. J’écoutais de tout, je m’inspirais un peu de tout… et finalement, ça ne donnait pas grand-chose. C’est cette dernière année que j’ai trouvé mon univers et que je me suis lancé dans l’écriture de chansons.

Quel est ton parcours dans les grandes lignes ?

Vers douze ans, j’ai intégré une école de musique dans le sud de la France, là où j’habitais avec mes parents. Suite à ça, j’ai fait quelques petites scènes vers Fréjus/Saint-Raphaël. En parallèle, j’ai poursuivi mon cursus scolaire, collège et lycée. Après le bac, je suis monté sur Paris pour me consacrer à 100% à la musique.

Là, que se passe-t-il ? As-tu déjà des contacts quand tu arrives sur Paris ?

Non. Quand j’arrive sur Paris, je suis seul de chez seul. Je voulais m’améliorer vocalement et j’ai eu la chance de rencontrer une coach vocale qui m’a pas mal aiguillé. Elle m’a présenté des gens et de fil en aiguille, j’ai constitué une petite équipe avec laquelle je travaille encore aujourd’hui.

T’es-tu présenté au casting de l’un ou l’autre télé-crochet ?

Non. Ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas, mais je trouve ça trop risqué. Le seul télé-crochet qui vaille la peine à mes yeux aujourd’hui, c’est « The Voice ». Ça représente tout de même plus de huit millions de téléspectateurs et puis, il y a là des artistes de grande qualité. Mais à mon âge, c’est un peu risqué. Alors, oui, si tu as la chance d’aller loin comme Fréro Delavega, Louane ou Kendji, c’est-à-dire en quart, en demi ou même en finale, là ça devient intéressant. Par contre, si tu sautes au premier ou au deuxième prime… eh bien, les maisons de disques s’en souviennent très bien. Et le public aussi d’ailleurs ! Donc, effacer ça, ça prendra un bon moment. Je trouve que dans mon cas, ça aurait été prendre un risque trop important. Je pensais être un peu trop jeune pour faire ça. Je gardais cette option en dernier recours. Je préférais prendre mon temps pour apprendre à chanter, à écrire, à composer… La télé, ce n’était pas une priorité pour moi…

Ness - DR

En même temps, tu as tout ce qu’il faut comme équipe derrière toi avec Universal…

(sourire) Bien sûr ! Et c’est même encore mieux. À la limite, le but quand tu fais un télé-crochet, c’est de signer en maison de disques. Là, comme c’est déjà fait, et sans télé-crochet… c’est encore bien mieux ! (sourire)

Comment en es-tu arrivé à signer justement avec Capitol ? Sont-ce eux qui sont venus te trouver ? Les as-tu démarchés ?

J’avais été invité à chanter à La Gioia, le restaurant du VIP Room de Paris et il se trouve que ce soir-là, dans la salle, était présente la directrice artistique de chez Capitol. Quand j’ai eu fini de chanter, elle est venue me voir. On a pas mal discuté de mon univers et elle s’est montrée intéressée. De mon côté, j’avais déjà deux/trois titres prêts, dont « Danse avec moi ». Je les lui ai fait écouter et je pense que Capitol a été conquis par mon univers. Je me suis donc fait repérer grâce à la scène, par un show-case.

Avais-tu chanté « Danse avec moi » ce soir-là ?

(sourire) Non. Pas ce soir-là, justement ! (rires) Mais le titre était déjà quasiment prêt.

Raconte-moi un peu l’histoire de « Danse avec moi ». Dans quelles circonstances est-elle née ?

Quand j’ai rencontré l’auteur/compositeur de ce titre, Nicolas Loconte, il avait ce titre dans ses tiroirs. Il avait juste la compo, pas les paroles. Et quand nous nous sommes mis à discuter de mon univers, il m’a dit qu’il avait un truc qui pourrait bien me correspondre. Quand je l’ai écouté, j’ai tout de suite été conquis. On a donc discuté de ce que je voulais raconter sur ce titre, et il a écrit un texte. C’est donc l’histoire d’une rencontre avec une fille que j’invite à danser pour la charmer.

Comment vos chemins se sont-ils croisés avec Nicolas Loconte ?

Nicolas m’a été présenté par Jérôme Sebag qui avait la même coach vocale que moi. À la base, il devait juste réaliser un titre pour moi. Mais très rapidement, on a accroché artistiquement et humainement et il m’a présenté Nicolas avec qui je travaille actuellement sur mon album.

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Si on va un peu plus loin que la chanson en elle-même, que représente la danse pour toi ?

Pour une rencontre, la danse, c’est le top. Là, en l’occurrence, ça parle d’une rencontre avec une fille. La danse apporte quelque chose de différent. Ce n’est pas de la discute ou de la drague à deux balles. Dans la danse, il se passe plein d’autres choses. Il y a des rapprochements, les sensations sont différentes.

Accepterais-tu d’intégrer le casting d’une émission de danse, genre « Danse avec les stars » ?

Avec grand plaisir parce que j’aimerais apprendre à danser véritablement. Je sais bouger, un peu comme tout le monde, mais je ne suis pas un danseur. Donc, oui, ce serait avec plaisir que j’apprendrais un peu plus cette discipline artistique.

Souhaiterais-tu que la danse fasse partie intégrante de ton projet artistique ? Que tu puisses te présenter en concert ou sur une télé avec un ballet et une chorégraphie, par exemple ?

C’est quelque chose qui pourrait effectivement m’intéresser. Mais comme je viens de te le dire, je ne suis pas danseur à la base, donc, il faudrait que j’apprenne pour maîtriser un minimum. Tu sais, je suis ouvert à tout. Donc, c’est vrai que ça pourrait être intéressant d’apprendre à danser.

Le tournage d’un véritable clip est-il envisagé pour « Danse avec moi » ?

Le clip n’est pas encore véritablement en préparation, mais on en discute sérieusement. Donc, oui, je pense qu’il y aura un clip prochainement.

C’est important, ce travail du visuel pour toi ?

Oui. Et pas seulement pour moi d’ailleurs. Je pense que le public a besoin de mettre un visage et des images sur une chanson.

Tu m’as touché un mot tout à l’heure d’un futur album. La suite que tu souhaites donner à ce single, c’est donc un album ?

Oui.

Où en es-tu concrètement dans l’élaboration de cet album ?

Il est bien avancé. Pas finalisé, mais bien avancé.

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Que va-t-on trouver dedans ?

Des titres festifs comme « Danse avec moi », mais aussi quelques titres plus urbains, toujours dans mon style pop oriental, et des ballades.

Mis à part Nicolas Loconte, de quelle équipe t’es-tu entouré pour la création de cet album ?

Nicolas Loconte est là sur la grande majorité des titres. C’est lui qui a composé et qui réalisera l’album. Il y aura aussi une collaboration avec Jérôme Sebag sur quelques titres. De mon côté, j’ai co-écrit les textes avec Siméo, qui a notamment collaboré avec Amel Bent, Natasha St-Pier ou Jenifer. Je suis vraiment content parce que j’ai réussi à réunir une très bonne équipe. Il y a une très bonne entente entre nous, que ce soit artistiquement, musicalement ou humainement. C’est super.

De quoi vont parler ces chansons ?

En règle générale, ça va quand même parler beaucoup des relations entre les garçons et les filles. Il y a notamment un titre qui me touche tout particulièrement parce que je l’ai écrit après une rupture. Ça m’avait beaucoup touché, j’ai donc écrit un texte là-dessus. J’espère qu’il se retrouvera dans l’album. Après, il y aura un titre qui sera comme un hommage à mon papa. Mais principalement, ça tournera autour de l’amour, des rencontres et des ruptures.

C’est peut-être un peu tôt pour te poser la question, mais des featurings sont-ils envisagés ?

Effectivement, c’est un peu tôt pour en parler.

Une deadline ?

Non plus. En tout cas, ce qui est certain, c’est qu’on prend notre temps pour faire un bel album, bien enrichi.

Des scènes sont-elles prévues cet été ?

Il y aura sûrement quelques petites scènes qui sont en train de se profiler, mais là, je n’ai pas encore les dates. Il y aura en tout cas très certainement une scène à Sainte-Maxime dans le Sud de la France.

Que représente la scène au sein de ton projet musical ? Parce que tu as tout de même été découvert par ce biais ?

Pour moi, la scène, c’est super important. J’ai commencé la scène avant le studio. Sur scène, je ressens des émotions inexplicables, quelque chose entre la poussée d’adrénaline et un bonheur intense. Il n’y a que la scène qui me fait vivre ce sentiment-là.

Comment as-tu appréhendé le studio, justement ?

Au début, c’était un peu bizarre, je ne te le cache pas. Quand on a l’habitude de chanter devant un public et qu’on arrive dans une cabine enfermé entre quatre murs, c’est une drôle de sensation. Tu es juste là, seul, avec le compositeur, le réal et éventuellement un assistant. Bref, tu es seul devant ton micro. Au début, c’était un peu compliqué, et notamment au niveau de l’interprétation. Après, évidemment, on développe des techniques. Aujourd’hui quand je chante en studio, je ferme les yeux et je m’imagine sur scène.

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Tu viens tout juste de découvrir un autre exercice, c’est celui de la promo… Comment le vis-tu ?

(sourire) C’est un exercice qui m’amuse finalement. J’aime bien parler de mon projet, développer mon univers, expliquer qui je suis et partager ce que je fais.

Une petite question de circonstances… Tu as un planning plutôt bien chargé en ce moment, mais vas-tu tout de même trouver le temps de prendre quelques jours de repos ?

Oui, je vais partir un peu dans le sud avec ma famille et mes amis. C’est important de se ressourcer un petit peu. Et puis revenir aux sources et à la base, c’est aussi très important !

« Danse avec moi » vient tout juste de sortir et tu es en pleine préparation de ton premier album. Dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui ? Que se passe-t-il dans ta tête ?

En fait, je suis tout simplement en train de vivre mon rêve. Signer un premier album chez Universal, ça n’arrive pas à tout le monde. Tout ce qui m’arrive aujourd’hui, c’est un rêve de gosse qui est en passe de se réaliser.

Propos recueillis par Luc Dehon le 6 juillet 2015.
Photos : DR

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