Interview de Judith

Propos recueillis par IdolesMag.com le 22/01/2014.
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Judith, Tombee du lit

Judith publie le 27 janvier son deuxième opus, « Tombée du lit », douze chansons qu’elle a écrites intégralement, paroles et musiques. Un album de la sphère de l’intime au fil duquel elle esquisse les contours des émotions d’une jeune femme d’aujourd’hui un peu désenchantée mais pas désabusée. Au cours de cet entretien, nous évoquerons donc la genèse de cet album, et tenterons d’en savoir un peu plus sur Judith, son rapport à la création, sa vision de notre monde et son rapport au temps qui file inlassablement et inexorablement.

IdolesMag : Sur votre premier album (« Si l’on s’en souvient » paru en 2011), vous signiez ou cosigniez déjà quelques titres, mais vous étiez entourée d’une équipe d’auteurs et compositeurs. Aujourd’hui, vous signez l’intégralité des paroles et musiques de « Tombée du lit ». Qu’est-ce qui vous a poussée dans cette voie ?

Judith : En fait, ce n’est pas vraiment un choix que j’ai fait. Sur le premier album, j’ai acheté une guitare dans le but de m’accompagner initialement. Et avant même de faire des accords, je me suis tout de suite mise à composer de nouvelles choses, des chansons originales. Je ne m’y attendais pas du tout. Je ne pensais pas à l’époque que j’en étais capable. Je pense intrinsèquement que j’en avais la volonté et surtout le désir, mais sans penser que je pouvais le faire. Ça s’est donc passé très spontanément.

J’imagine que vous avez abordé la création de ce nouvel album différemment.

Complètement différemment. Je l’ai fait de façon beaucoup plus libre. D’un coup, je pouvais partir de n’importe quoi, d’un mot, d’une phrase… Je créais les mélodies que j’avais envie de créer. Si j’avais envie de les modifier à un moment donné ou changer un accord, je pouvais le faire. C’est très différent de ce que j’avais l’habitude de faire. C’est-à-dire de soit spontanément créer une mélodie sur des accords qu’un guitariste jouait à côté de moi, soit partir d’un morceau instrumental qui était déjà conçu. Donc, la démarche est complétement différente. Là, par exemple, il m’est arrivé d’écrire un texte et de composer une mélodie par-dessus. J’ai donc pu un peu tout expérimenter, et dans tous les sens. Donc, oui, c’est sûr que c’est différent.

La quasi-totalité des textes sont écrits à la première personne. Peut-on dire que les chansons sont autobiographiques ?

Elles ne le sont pas à 100%. C’est sûr que non. Quand on écrit, le but du jeu est de faire une partie de cache-cache. Et comme beaucoup d’auteurs, de romanciers ou d’écrivains, on se cache derrière un je qui est un je supposé mais qui, la plupart du temps, ne l’est pas. C’est ce qui est amusant dans cet exercice. On peut prendre tous les mots possibles et imaginables pour raconter ce qu’on veut. Donc, cet album n’est pas autobiographique à 100%, même s’il est créé autour du je. Si je pouvais émettre un souhait, ce serait que le prochain soit plus axé autour du vous, du tu, du il, du elle ou même du nous. Pourquoi pas ? « Tombée du lit » reste un album par contre intimiste, on y trouve une récurrence autour du thème de l’amour, d’une désillusion et d’un certain désenchantement. Et en même temps, il y a beaucoup d’espoir dedans. Donc, c’est effectivement quelque part  une volonté parce que j’avais certainement besoin d’exorciser certaines choses. Un album a aussi un but thérapeutique quelque part. Je pense qu’on ne peut pas créer quand on a n’a pas un besoin obsessionnel de sortir quelque chose de nous-même. Par contre, pour en revenir à votre question initiale, je ne dirais pas qu’il est autobiographique, mais juste biographique. Il y a une part de fantasme, d’invention et d’observation…

Il y a deux ans, vous me disiez que vous étiez plus inspirée quand vous étiez triste ou du moins dans un état mélancolique. Est-ce toujours le cas aujourd’hui ?

C’est ce que je disais, c’est vrai… et je continue à le dire. Quand tout est au beau fixe dans nos vies, quelque part on a moins de choses à raconter. Il y a des expériences que l’on trouve positives avec le recul mais qui sur le moment nous paraissent être des épreuves insurmontables. Dans ces moments-là, c’est comme si on avait une sensibilité accrue. D’un coup, on regarde autour de nous et le prisme au travers duquel on voit les choses est différent. J’en ai parlé avec d’autres auteurs et tous me disent la même chose, quand ça ne va pas, on a besoin de poser des mots dessus, pour exprimer et rendre positifs ces moments.

Judith @ Vanessa Filho

Écrire, jouer avec les mots, est-ce un exercice que vous pratiquez depuis longtemps ?

J’ai toujours écrit. Quand j’étais petite, j’écrivais des nouvelles, je racontais des histoires et j’adorais ça. J’ai mis simplement du temps à écrire des chansons. Je pensais que j’étais capable d’écrire des histoires mais pas forcément des chansons. C’est ça qui a été un peu le travail pour moi. J’avais beaucoup appris avec les gens qui m’ont entourée sur le premier album. J’ai écrit notamment avec des tantes et nous avions ces échanges et ces liens de proximité qui nous permettaient de n’avoir aucun tabou. J’ai appris en travaillant avec les autres en fait, j’ai un peu capté de leur confiance. Disons que ça a positivement déteint sur moi. À un moment-donné je me suis sentie prête à faire les choses seule.

Je sais que vous n’êtes pas bien vieille, mais écrivez-vous aujourd’hui pour les mêmes raisons que quand vous écriviez vos petites nouvelles et petites histoires il y a quelques années ?

Ça a un peu changé. C’était moins une catharsis que d’écrire quand j’étais petite. Je n’avais pas vraiment de choses à expulser de moi. Je n’avais pas tellement de démons, je n’en avais même pas du tout. Finalement, on découvre ses démons en grandissant et en vieillissant. À l’époque c’était une pure quête d’invention, une pure envie de m’évader, d’inventer des choses et d’en créer. Il n’y avait que la partie claire de l’écriture. Aujourd’hui, je dirais qu’il y a une partie claire et une partie obscure. À l’époque, il n’y avait que le soleil.

Nous en avons un peu parlé tout à l’heure, il est donc question d’amour, de désillusions, de désenchantement dans l’album. Mais il y a également une notion qui revient souvent, qui est là en filigrane, c’est le temps. Le temps qui passe inlassablement et qui file de plus en plus vite. Vous effraie-t-il ?

Oui. Comme beaucoup d’artistes… J’ai l’image de Dali en tête, mais beaucoup de chanteurs ont évoqué ce temps. Aznavour, notamment. C’est un thème récurrent. Pour tous les artistes, ces gens à fleur de peau, la notion du temps qui passe est accrue. On a peut-être peur du changement quelque part. On a conscience que les choses ne seront plus jamais comme à la seconde, là, que nous sommes en train de vivre. Du coup, cette notion accrue du temps qui passe induit une nostalgie et une mélancolie intrinsèque. C’est évidemment un des thèmes récurrents de l’album. Est-ce que le fait d’être une femme exacerbe cette sensation et la rend encore plus intense ? Je ne sais pas… La beauté est éphémère. Est-ce que la femme n’a pas encore plus conscience de ce temps qui passe parce qu’elle a en elle cette horloge biologique, le fait de savoir qu’elle ne pourra pas concevoir d’enfant toute sa vie, qu’il y a une « date limite » entre guillemets ? Voilà, je me sens porteuse de ce temps qui passe. C’est complètement inscrit en moi. Et c’est vrai que c’est quelque chose qui me touche.

Vous me parlez de la femme. Votre clip « Badaboum » est très féminin, finalement. Je pense que c’est vous qui avez écrit le scenario et qui l’avez pensé de A à Z.

Oui, c’est ça… Je suis la fille qui s’incruste partout ! (éclats de rire) J’ai du mal à ne pas être présente dans les moindres détails à chaque étape… Alors, « Badaboum », écoutez… Badaboum, badaboum, badaboum… Il y avait en moi, je pense depuis longtemps, cette envie de danse. Toute petite, j’avais l’envie de chanter, mais aussi et surtout, j’avais envie de faire partie des métiers du spectacle. Ce qui me plaisait et qui me plait toujours aujourd’hui, c’est de proposer du divertissement, du spectacle et du rêve aux gens, les transporter. Et je trouve que la danse, c’est fabuleux pour exprimer des sentiments. Je voudrais dans l’idéal mélanger toutes les choses qui me touchent, que ce soit le théâtre, le côté un peu cinématographique, la lumière, la danse, le chant… tout ça va merveilleusement bien ensemble et ce sont autant de façon d’exprimer des sentiments et les choses qu’on a envie de dire. Et parfois, un geste exprime beaucoup plus de choses qu’un mot, et d’une façon beaucoup plus sensible. Sur « Badaboum », je trouvais superbe l’idée de danse contemporaine. J’ai eu l’extrême chance de travailler avec Pietragalla et Derouault, la compagnie du Théâtre du Corps. Ce sont d’immenses danseurs et ça a été une énorme chance pour moi de travailler avec eux. Je trouve que ce sont des gens qui mettent parfaitement en scène les mots. Donc, j’avais cette volonté de danse et j’avais aussi une volonté de regarder par la serrure du boudoir d’une femme ou d’une chambre de femme. C’est d’ailleurs une idée qui décrit bien l’album en général. J’avais donc cette volonté d’avoir quelque chose de très féminin et intimiste. « Badaboum », c’est aussi un clip dans lequel on a joué sur les contrastes. Je porte cette robe couleur peau qui exprime la nudité. D’un autre côté, on a la fille devant la glace, toujours seule… Ce sont tous des sentiments qu’on peut exprimer par la couleur et la matière également.

Vous avez une grand-mère couturière.

Exactement. J’ai grandi un peu dans les tissus… je me souviens que je m’enroulais et m’enveloppais dans les tissus quand j’étais enfant. La matière me parle beaucoup aussi.

Il se dégage une belle poésie de ce clip.

Ça me fait plaisir. C’est vrai que c’est le mot, poétique, qui définit bien ce clip et l’album aussi finalement. Souvent aujourd’hui, dans notre monde ultra connecté et branché, on manque parfois un peu de poésie. La poésie c’est finalement ce qui nous emmène un peu ailleurs. Tout est devenu virtuel aujourd’hui…

L’aimez-vous ce monde virtuel ou vous accommodez-vous tant bien que mal ?

Si j’avais le choix, je crois que je l’éliminerais. (sourire) Et je crois que le progrès est une erreur que l’homme ne peut éviter. C’est peut-être très bien comme ça parce que ça nous permet de faire plein de choses inenvisageables il y a quelques années, comme partager ce nouvel album avec des gens dans toute la France et même en dehors de France… Donc, le monde virtuel a des avantages. En parallèle, il y a des choses qui se perdent. Je pense notamment au disque, à l’objet disque, qui est voué à disparaître. Je pense aussi aux lettres qu’on n’a plus l’habitude d’écrire. Et pourtant, une lettre, c’est tellement formidable. C’est tellement merveilleux de pouvoir tenir une lettre entre ses doigts, de pouvoir la lire et la relire. Bon ok, aujourd’hui, on a les mails, on tape sur nos tablettes, on regarde des films… Voilà ! C’est le progrès. Et le progrès provoque une certaine aliénation. Même beaucoup d’aliénation. Je pense notamment au téléphone portable. Et tout ceci se fait probablement au détriment du contact humain. Aujourd’hui, c’est une chose banale d’arriver dans un café scotché à son téléphone portable. Finalement, on n’échange plus. On ne discute plus avec le serveur alors qu’il a peut-être quelque chose de superbe à nous apprendre et à nous apporter. J’ai conscience de toutes ces choses, mais malheureusement, c’est compliqué de faire sans aujourd’hui.

Il y a une voix assez troublante derrière la vôtre sur « Ça ne suffit pas ». Qui est-ce ?

Vous êtes le premier à me parler de cette voix… C’est celle de Lokua Kanza, en fait. Il fait de la world music. Je ne le connaissais pas personnellement, mais une de mes connaissances bien. Un jour, il a débarqué à l’improviste au studio. C’est d’ailleurs arrivé souvent pendant la création de cet album, beaucoup de gens sont passés, ont écouté, ont donné des idées… J’ai donc fait la connaissance de Lokua comme ça. Je lui ai fait écouter quelques titres et il a été semble-t-il touché par certains d’entre eux, comme « Ça ne suffit pas ». Le titre, à l’époque, c’était du work in progress, il n’était pas du tout terminé. Il m’a demandé s’il pouvait essayer quelque chose sur la chanson. Je lui ai dit que ce serait avec grand plaisir, même si je n’avais aucune idée de ce qu’il allait faire. Il est entré en cabine et il m’a dit qu’il allait me faire des gouttes de larmes. Et il a chanté ce qu’on entend sur la chanson. D’un coup, la chanson prenait tout son sens. Je trouvais qu’il manquait quelque chose dans cette chanson, dans les arrangements. Quand il a posé ça, la chanson a été comme transcendée. C’était ce que je voulais, sans le savoir… Il faut dire que j’adore le mélange des univers. C’est vrai que sur cet album, j’ai fait les choses seules. Et comme j’avais le sentiment que ça se tenait, je n’avais pas forcément la volonté de provoquer l’échange et les rencontres. Je me suis juste laissée porter par les rencontres qui se faisaient naturellement. Autrement, confronter les univers, c’est quelque chose que j’aime beaucoup faire, le lingala et le français, le wolof et le français, l’espagnol, l’anglais… c’est vraiment quelque chose que j’ai envie de faire pour la suite. C’est quelque chose que j’aimerais inscrire…

Judith @ Vanessa Filho

C’est Laurent Guéneau (Zazie, Grand Corps Malade…) qui a réalisé l’album. Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler avec lui ? Et avec le recul, que vous a-t-il apporté musicalement parlant ?

Laurent… je suis allée le voir au moment où il fallait réfléchir à un réalisateur. J’avais plusieurs idées en tête. J’avais à l’époque toutes les maquettes enregistrées sur ma tablette numérique. Je les avais juste enregistrées avec un kit mains-libres et ma guitare. Il y avait donc ma voix, une gratte et des chœurs. La qualité sonore était un peu… exécrable. On pourrait même dire médiocre ! (rire) À chaque fois que je faisais écouter ces maquettes, c’était un grand moment pour moi, un moment très intime. Quand j’ai fait écouter mes chansons à Laurent, il a tout de suite semblé comprendre ce que je voulais dire, il a semblé touché par ce que j’avais fait. Je crois que quand je suis partie du bureau… enfin, c’est ce qui m’a été dit (sourire)… il a dit qu’il avait envie de se battre pour réaliser ce projet. Après, on a donné quelques titres à différents réalisateurs pour voir ce qu’ils avaient fait. Et ce qu’à fait Laurent, je ne m’y attendais pas du tout. Il avait choisi « Badaboum » et ce qu’il avait fait sur le titre m’a vraiment tout de suite beaucoup plu. D’ailleurs, alors que j’ai mis mon nez dans les arrangements, je n’ai rien voulu retoucher de ce qu’il avait fait au départ tellement ça me plaisait. On a juste ajouté un pont, mais c’est tout. Ce qu’il avait fait était pratiquement parfait. Il a donné une couleur à la chanson que je n’avais pas du  tout imaginée au départ. Cette batterie toute douce était vraiment surprenante… Après, il m’a apporté toute sa musicalité et m’a fait rencontrer des musiciens formidables. Je me suis parfaitement entendue avec eux. Il y a eu une très belle osmose entre nous. Je suis quelqu’un qui est très sensible aux énergies, et là, il y avait une vraie belle énergie entre tous ces gens. En plus, Laurent, humainement, est vraiment quelqu’un de très chouette. C’est probablement la personne la plus humaine que je connaisse. On a travaillé tout en confiance et en quiétude. Et je peux vous dire que pour quelqu’un comme moi qui est super anxieuse, ça a été un vrai plaisir de travailler avec quelqu’un comme lui.

De toutes les chansons, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je parle de tendresse, je ne pense à ce que la chanson raconte, mais plutôt quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création, son enregistrement…

Chaque chanson a sa petite histoire… Mais « Badaboum », c’est vraiment ma bonne surprise de l’album. Le mot badaboum m’est venu comme ça et au départ je me suis autocensurée. « Badaboum, bam, boum… », j’avais vraiment envie de dire ça, mais ça me paraissait compliqué parce qu’en même temps je trouvais ça un peu ridicule. Il y avait une petite voix en moi qui me disait que je ne pouvais pas écrire ça. Pourtant, j’étais face à moi-même et à ma feuille et il n’y avait pas d’enjeu. Après, j’ai eu un déclic. Je me suis autorisée à écrire des choses que je trouvais peut-être idiotes au départ, mais qui allaient me surprendre. En même pas une heure de temps, j’ai construit la chanson autour de tout ça. Et à un moment donné, je me suis laissée aller, j’ai décidé d’arrêter d’avoir peur. Je me suis laissée créer. Après, j’ai envoyé le titre à la personne à qui j’envoie toutes mes chansons quand je les ai terminées. Elle m’a dit qu’elle trouvait la chanson vraiment bien, qu’elle lui restait en tête. Elle trouvait que la chanson avait un petit quelque chose en plus, alors qu’au départ elle avait pensé que ça aurait pu être ridicule. Voilà comment est née « Badaboum »… Comme quoi on se met parfois beaucoup de barrières. C’est nous qui mettons ces barrières. Notre liberté, c’est nous qui nous en  fixons les limites.

Vous venez de faire la première partie d’Amaury Vassili. D’autres scènes sont-elles prévues ?

Effectivement, j’ai fait la première partie d’Amaury Vassili à l’Alhambra. J’ai fait pas mal de scènes ces deniers temps. Il y a eu notamment un show-case et la première partie de Grand Corps Malade pour un concert privé. Il y a pas mal de choses qui se sont enchaînées. Là, on est plus concentrés sur la promo. Mais je n’ai qu’une hâte, c’est que des dates se calent au fur et à mesure. Parce que c’est là, sur scène, que je me sens le mieux. C’est là que je me sens complète. C’est là que tout prend son sens. Il y aura un Café de la Danse (Paris 11ème) au mois d’avril, mais je n’ai pas encore la date précise. Tout ça va se décider petit à petit. En même temps, comme je n’ai pas de tourneur en ce moment, c’est un peu compliqué. En tout cas, j’attends la scène avec impatience.

J’aimerais que vous me disiez un mot sur le Sidaction, qui n’a rien à voir avec votre album, mais vous étiez récemment en studio avec Pascal Obispo.

Oui… Pascal m’a appelée pour que je participe au titre du Sidaction. Quand il m’a fait cette proposition, ça m’a beaucoup touchée parce que quand j’étais petite, j’écoutais beaucoup « Sa raison d’être ». J’ai tout de suite accepté. En plus, les projets multi artistes, je trouve ça formidable. Il y a toujours une solidarité assez exceptionnelle qui s’en dégage, en tout cas une solidarité qui me touche beaucoup. La musique, c’est ça aussi. En plus, le Sidaction défend une cause pour laquelle il ne faut pas démordre, il ne faut rien lâcher. Donc, je suis très fière d’en faire partie.

Je vais vous poser une dernière question qui va, finalement, résumer en quelques mots ce dont nous venons de parler. L’album sort dans quelques jours [notre interview a été réalisée le 22 janvier, NDLR], vous êtes en pleine promo, dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Je suis étrangement confiante. C’est une des premières fois dans ma vie. C’est peut-être le fait d’être portée sur une vague. Je sais que les choses prennent du temps. J’ai le recul maintenant je sais que ça va tout doucement et qu’à un moment donné ça s’emballe. Je crois que je suis dans une mouvance qui met du temps à s’inscrire aussi. C’est un travail de fourmi. Il faut que j’aille à la rencontre des gens, dans des petites salles, par-ci par-là. C’est quelque chose qui me plait et que j’ai envie de faire aujourd’hui. Je me sens totalement en phase avec cet album, avec ce que je raconte dans mes chansons. Ça c’est hyper agréable parce que quelque part ça veut dire que je suis en accord avec moi-même…

Propos recueillis par IdolesMag le 22 janvier 2014.
Photos : Vanessa Filho
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