Interview de Hildebrandt

Propos recueillis par IdolesMag.com le 25/11/2013.
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Hildebrandt, dedicace pour IdolesMag - DR

Après avoir longtemps officié au sein du groupe rochelais « Coup d’Marron », Wilfried Hildebrandt se lance dans un projet solo. Un premier EP de quatre titres verra le jour le 9 décembre prochain. Il sera suivi d’un album courant 2014. Au cours de cet entretien, l’artiste nous expliquera pourquoi il a décidé de s’embarquer dans cette nouvelle aventure solo avec ses anciens collègues de groupe. Il nous expliquera aussi qu’il a voulu porter uniquement son nom de famille, « Hildebrandt », pour appuyer « des ambiances froides et des choses un peu distantes ».  Hildebrandt se produira notamment le 17 décembre prochain aux Trois Baudets (Paris 18ème).

Premier Ep de HildebrandtIdolesMag : Après douze ans au sein du groupe « Coup d’Marron », tu reviens avec un projet solo qui porte ton nom, mais la plupart de tes collègues sont tout de même toujours à tes côtés… Peux-tu un peu m’expliquer ce qui s’est passé ?

Hildebrandt : En fait, au bout de douze ans d’existence et de chemin en groupe, alors que j’avais une bonne trentaine de chansons en vue de faire un nouvel album, on s’est posé très honnêtement cette question : avait-on encore envie de faire un album ensemble ? Dans les conditions habituelles et avec le fonctionnement habituel ? Il s’est avéré qu’on n’en avait pas plus envie que ça, mais on avait toujours cette envie de faire de la musique ensemble. On avait envie que ces chansons-là existent. Donc, une des solutions possibles était de continuer à faire de la musique ensemble, de garder ces chansons-là, mais les enregistrer sous un autre nom et sous une autre forme de projet. Rapidement, j’ai proposé aux copains de partir sur un projet solo. J’avais bien envie d’assumer ces chansons encore plus personnellement. Du coup, ils ont accepté volontiers assez rapidement, sans problème. Tout ça s’est fait de façon très naturelle, en fait.

La trentaine de chansons dont tu me parles avaient tout de même été écrites pour le groupe au départ.

Oui, mais j’étais clairement l’auteur/compositeur du groupe, donc, ça ne changeait pas grand-chose. C’est vrai que là, le fait que je me sois mis franchement à la MAO [Musique assistée par ordinateur, NDLR] a fait que j’ai fait plein de chansons vraiment tout seul. Et c’est aussi ça qui a fait que j’ai assumé le choix de partir en solo.

Ce changement de cap s’est-il accompagné d’un changement musical ?

Oui, un peu. Alors après, c’est aussi une des raisons pour lesquelles on avait envie de partir sur une autre histoire ensemble. J’avais envie d’assumer le virage. J’avais la volonté de changer de mode de fonctionnement et aussi la volonté d’appuyer un virage artistique. Donc, oui, musicalement, c’est un peu différent. C’est toujours ma façon d’écrire et plus ou moins la même façon de faire des mélodies, même si je pense que ça a un peu évolué. Disons que j’ai voulu assumer des choses plus pop, même si mes vieux démons de  chanson française reviennent au galop ! (sourire) Musicalement, ça a évolué dans l’habillage des chansons, dans les sons et un petit peu dans la composition, mais ça reste tout de même ma façon de faire des chansons…

Le duo électro JOE*ZEE vous a rejoint. Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler avec eux ?

En fait, on les a rencontrés alors qu’on était encore ensemble dans le groupe, un an avant l’enregistrement de cette nouvelle histoire. C’était sur un festival de rencontres franco-brésiliennes. On a travaillé avec eux en résidence sur ce festival. Il y a eu une espèce de coup de foudre humain qui s’est très vite produit entre nous. À la fin de ce festival, nous nous étions promis de nous revoir et de retravailler ensemble. Donc, quand ces nouvelles chansons sont arrivées et qu’il a fallu planifier la façon de les enregistrer pour leur donner forme, j’ai tout de suite eu envie de faire appel à eux. Et puis, comme entre temps on avait décidé de partir sur une nouvelle histoire, c’était une raison de plus de travailler avec d’autres gens, d’affirmer nos changements et d’élargir nos horizons. On a donc fait venir sur le projet nos copains brésiliens qui, eux, pour le coup, avaient une démarche très différente de la nôtre. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on avait envie de travailler avec eux. Il y avait eu certes le coup de foudre humain, mais il y avait aussi leur savoir-faire. Ils avaient une espèce de légèreté dans leur manière d’aborder la musique et les sons électroniques que nous n’avions pas. Nous étions finalement très complémentaires. Et en plus, ils habitaient à l’autre bout du monde, mais nous nous sommes rendu compte que nous avions plein de choses en commun. Bien entendu, il y avait aussi plein de choses différentes, mais cette distance géographique n’est pas si grande que ce que l’on pouvait imaginer. Donc, voilà, nous étions très complémentaires les uns les autres, très proches tout en étant très différents.

Hildebrandt - DR

Pourquoi avoir mis le focus sur ton nom de famille Hildebrandt et ne pas avoir mis également ton prénom, Wilfried ?

Déjà parce que c’était un peu long, Wilfried Hildebrandt… (éclats de rires) Non ! C’est parce qu’en fait je voulais assumer mon nom de famille avec tout ce qu’il pouvait avoir d’histoire derrière, pour moi personnellement. Et puis aussi parce que ce nom très germanique dans sa consonance peut évoquer des ambiances froides et des choses un peu distantes. Disons qu’il semblait bien convenir à la couleur que je voulais donner à ces chansons-là. Et puis, de toute façon, c’était mon nom de famille. Et j’avais très clairement envie d’assumer ces origines allemandes qu’il y a dans mon nom et dans ma famille. Donc, pour toutes ces raisons-là, j’ai voulu me focaliser sur mon nom de famille et pas sur mon prénom. Dans mes chansons, je suis toujours dans un mode très personnel et assez intime, donc disons que dans mes chansons, on retrouve déjà mon prénom, et le nom du projet, c’est mon nom de famille.

Il y a quatre titres sur le EP, et tu viens de me dire que tu avais une trentaine de chansons sous le coude. Comment as-tu opéré tes choix ? Qu’est-ce que ces quatre titres-là avaient de plus ou en tout cas de différent par rapport aux autres ?

En fait, j’avais donc écrit un paquet de chansons. Comme je te le disais tout à l’heure, j’ai découvert sur le tard le fait de créer de la musique sur un ordinateur, donc j’ai écrit une trentaine de chansons à peu près. Mais au moment d’enregistrer tout ça, je n’en ai gardé à peu près qu’une bonne moitié. J’ai enregistré une quinzaine de chansons. Donc, j’ai déjà un album qui est enregistré. Mais avant de sortir l’album et que ça se concrétise, j’ai décidé de sortir ces quatre chansons. Je les ai choisies pour de multiples raisons, la principale étant qu’elles étaient mes quatre petites préférées. Et puis, disons que pour une première présentation, pour que les gens voient directement qui je suis, je pense que c’étaient les quatre meilleures. Elles sont assez différentes les unes des autres et en même temps, je pense qu’il y a une certaine cohérence. Je voulais sur certaines d’entre elles une identité plus pop, d’autres avec des mélodies et des rythmes plutôt simples. Et puis, ce qui me tenait à cœur, c’était de proposer un univers plus intense et plus… mélancolique, va-t-on dire. Donc voilà, j’ai essayé de montrer ce panel sur quatre chansons.

Le EP est un format qui revient très en force ces derniers temps. Le format album veut-il encore dire quelque chose, finalement, pour toi en 2013 ?

C’est un vaste débat… Oui, concrètement, il veut dire quelque chose. D’un point de vue très concret, quand un artiste écrit et compose des chansons, il est à une certaine période de sa vie. C’est un instantané d’une année ou deux. Du coup, c’est comme une série pour un peintre. Évidemment, tout ça forme un tout, telle chanson va avec telle autre. La chanson que tu viens d’écrire est forcément une réponse à celle que tu as écrite la semaine d’avant. Alors, ça, c’est dans l’optique où on considère le cheminement créatif des artistes. Après, commercialement parlant, l’album veut de moins en moins dire des choses, et c’est bien dommage parce que c’est la porte ouverte à la consommation de tout. C’est-à-dire qu’on consomme de tout, autant ce qu’on bouffe que ce qui nous cultive, que même les relations humaines au jour d’aujourd’hui… « J’entretiens un peu de relation avec ce mec là parce que j’aime bien ce qu’il m’apporte, mais je ne veux pas aller plus loin. Pour d’autres choses, je vais aller voir un autre… » On consomme et on surconsomme de tout, du moindre petit article du quotidien jusqu’aux relations humaines…

Tu signes les paroles de toutes les chansons qui figurent sur le EP, et la plupart des musiques. Depuis quand écris-tu des chansons ?

Au tout début, je voulais faire de la pop et du folk quand j’ai commencé à faire de la musique… Donc, j’écrivais des chansons en anglais. Mais c’était il y a longtemps… c’était à la fin de l’adolescence.  (rires) J’en ai eu assez vite marre qu’on ne me comprenne jamais. Du coup, je me suis mis à écrire en français, même si c’était difficile. Et puis un jour, sur le tard, j’ai découvert Brel, puis Renaud, Mano Solo, Têtes Raides… Là, du coup, j’ai vraiment découvert la chanson française. J’avais une vingtaine d’années, j’ai donc découvert tout ça sur le tard. C’était pour moi la découverte d’une autre façon de s’exprimer, ce n’était pas que de la littérature et ce n’était pas que de la musique non plus. Et donc, voilà, j’ai commencé à écrire des chansons quand j’avais vingt ans. Mais tu sais, je suis d’abord musicien, moi. J’aborde très souvent la chanson par la mélodie. Le texte vient ensuite. Il m’est arrivé de faire l’inverse, et souvent, mais au final, je reviens toujours à ce qui me motivait et ce qui m’animait quand j’étais ado, c’est-à-dire un univers mélodique. Donc, j’aborde l’écriture d’une chanson d’abord par la mélodie, et ensuite, j’imagine ce que j’ai envie de raconter avec cette mélodie-là. Donc, le texte vient. Il m’arrive de faire l’inverse, il n’y a pas de recette de toute façon, mais c’est plus rare. Disons qu’aborder la création par la mélodie, c’est ce qui me convient le mieux en ce moment. J’avoue que je suis quelqu’un qui est plus proche des mélodies, parfois plus que des mots.

Ça ne s’entend pas forcément quand on écoute tes chansons…

Je le sais bien, et c’est pour ça que je le précise souvent… (sourire) Après, il y a tout un travail d’habillage de la chanson et d’interprétation qui font au final que le texte prend de l’importance. Mais mon point de départ reste souvent la mélodie. C’est parce que je suis dans cet esprit-là quand je fais des chansons. Je suis là pour raconter des choses en français, donc, je suis tout de même dans un certain mode opératoire.

J’aimerais évoquer un instant le clip de « J’ai plein de pas ». Une mise en scène précise a été faite. Cette dimension visuelle autour de la musique est-elle essentielle à tes yeux ?

Oui. C’est comme tout à l’heure un débat que je peux avoir avec des amis. L’image, c’est pour moi la continuité de ce que tu as voulu raconter dans les chansons. Ensuite, j’avoue que je suis assez friand de certains clips et que je peux passer beaucoup de temps à en regarder. Ça me plaît beaucoup d’imaginer comment je vais pouvoir continuer de raconter mon histoire et d’aller au-delà avec autre chose que des paroles ou de la musique. Donc, oui, j’aime bien ça. Celui-ci, précisément, je me suis beaucoup amusé à le faire. Et je trouve qu’artistiquement, ça peut permettre plein plein de choses. On peut être sur des choses très scénarisées, on peut tourner des clips qui sont beaucoup plus sur le fond et d’autres sur la forme, ce qui ne veut pas dire pour autant que ce sont des choses trop superficielles. La vidéo, c’est quelque chose qui prend beaucoup de place aujourd’hui d’une manière générale dans notre culture et donc également dans la musique, donc, il faut faire avec. C’est venu avec le développement des ordis et d’internet, tout ça. Donc, oui, l’image est quelque chose qui me tient à cœur. Je trouve que c’est important. Et puis, dans la réalité du fonctionnement de la musique d’aujourd’hui, on ne peut pas faire sans l’image, c’est certain, alors, autant prendre le pas dès le départ et en jouer.

Elle devient parfois même plus importante que la musique. Souvent, le premier réflexe de quelqu’un qui veut découvrir un groupe ou un chanteur, c’est d’aller sur Youtube, avec le son pourri que l’on connaît… Étant musicien, est-ce que ça ne te dérange pas parfois ?

Je suis entièrement d’accord avec toi, le son est tellement compressé… C’est dommage. Mais ce n’est ni un bien, ni un mal, ou en tout cas, c’est les deux ! C’est un bien parce que ça permet de découvrir beaucoup de choses, et parce que comme je te le disais tout à l’heure, je trouve que la vidéo est vraiment une continuité du propos de la chanson, en tout cas, si on s’en donne les moyens et si on joue le jeu. Après, bien sûr que c’est un mal aussi parce que c’est la porte ouverte à la surconsommation et au zapping. Tu prends un petit bout de ça et un autre petit bout de ça. Et puis, bien sûr on a toujours des MP3 un peu pourris… Mais il ne faut pas s’arrêter à ça, en fait. Je pense que c’est un bon tremplin pour découvrir les choses. Disons que c’est le discours que je te tiens aujourd’hui, mais demain, je pourrais en avoir un tout autre parce que c’est trop réducteur…

Tu as donc autoproduit l’enregistrement du EP et de l’album. Est-ce par la force des choses  ou un réel choix ?

Effectivement, c’est moi qui ai produit l’enregistrement de toutes les chansons. Après, je ne sais pas encore comment on va sortir l’album. Rien n’est arrêté, et je suis ouvert, bien évidemment à toutes les propositions. On verra. J’ai frappé à certaines portes, ce qui n’a rien donné pour l’instant. Mais là, je commence à avoir des pistes. Quoi qu’il en soit, je me suis très vite rendu compte que c’était très bien que je sois tout seul pour la toute première étape. Après, l’autoproduction, c’est quelque chose que je connais depuis des années. Avec le groupe « Coup d’Marron », on fait ça depuis des années. On a quand même sorti trois albums et un premier EP autoproduits. Il y a quelques années, nous nous sommes même auto-distribués. C’est-à-dire qu’on appelait tous les magasins de France… ce qui n’est plus possible évidemment depuis quelques années. Donc, c’est un truc auquel je suis habitué. Et je ne veux pas m’arrêter à ça parce que de toute façon, on ne peut pas faire tout tout seul. Et puis, j’ai envie de certains moyens, j’ai envie que les gens puissent avoir accès aux chansons le plus possible. Je vais me faire accompagner là-dessus.

Tu m’as dit tout à l’heure que tu avais découvert la chanson française sur le tard. Qu’écoutait-on chez toi quand tu étais gamin ?

On écoutait finalement assez peu de musique. Il y avait quelques disques, mes parents avaient quelques 45 tours de la période yé-yé. Dans la voiture, on avait une cassette de Boney M et une autre de Julio Iglesias qui tournaient. Mais non, on écoutait assez peu de musique à la maison, sauf quand c’était la fête et qu’on sortait les disques pour danser. Et moi, je m’y suis mis un peu tout seul…

Hildebrandt - DR

Quel a été le déclic, justement ?

Ah… Bonne question ! Il y en a eu plusieurs. Mais je crois qu’un des premiers, c’est que dans la collection de disques de mes parents, il y avait quelques disques d’Elvis. Je crois que c’est un des premiers trucs qui m’a marqué. Je crois que l’autre déclic, ça a été une cassette des Beatles qu’un cousin avait oubliée chez moi. Ça, c’est pour mon côté passionné par la musique. Après, je me suis mis vraiment à la musique en ouvrant un journal local. Il y avait la possibilité d’acheter une guitare pour pas cher. Et voilà, c’est comme ça que je m’y suis mis.

Avant la formation de « Coup d’Marron », que s’est-il passé musicalement parlant ?

Je faisais du folk avec des potes, comme ça. Il n’y avait rien de très précis, je n’avais pas de groupe bien arrêté. Je montais des petites choses comme ça, je faisais deux/trois concerts, mais « Coup d’Marron » s’est vite imposé à moi. J’ai donc commencé il y a treize/quatorze ans et puis j’ai appris la musique et la chanson avec le groupe. Avec tout ce que cela implique, le fait de faire des concerts, de s’organiser pour trouver des plans pour faire les concerts… Enfin, j’ai tout appris avec le groupe.

Quel bilan tires-tu de ces années passées au sein du groupe ?

Plein plein de belles choses ! (sourire) Une belle histoire d’amitié avant tout. Ça, c’est sûr. Surtout que je suis quelqu’un qui reste attaché au long terme et à la construction. J’aime aller petit à petit, pierre par pierre. C’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. Donc, oui, l’équipe a tout de même évolué au cours des douze ans, mais le noyau dur est resté le même. C’est surtout ça que je retiens. Après, c’est un groupe qui aurait pu encore continuer… En tout cas, je n’ai aucun regret, que de beaux souvenirs.

Tu as pas mal tourné avec le groupe. Abordes-tu la scène différemment maintenant que le projet est devenu plus solo ?

Oui, je l’aborde différemment. En tout cas, c’est quelque chose qui évolue toujours un peu au fur et à mesure de ton parcours. Moi, mon Graal, ce que je recherche, c’est la détente, le fait d’être toujours plus détendu sur scène. Pourquoi vas-tu me demander ? Tout simplement parce que la moindre petite tension que tu peux avoir est forcément une barrière que tu mets entre les gens et toi. Il faut qu’il n’y ait aucune barrière, aucune tension, que ce soit le plus immédiat et le moins réfléchi possible. Il faut que ce soit évident la scène, que ce soit spontané. Il faut une certaine générosité aussi… Ce que je poursuis, moi, le plus possible sur scène, c’est avoir une détente pour avoir une espèce de vérité et un truc immédiat. C’est ça que je recherche. Après, sur cette histoire Hildebrandt qui n’en est encore qu’à son démarrage, on est un peu moins nombreux sur scène. Je me retrouve uniquement avec mes deux potes avec qui je joue depuis des années, et il y a un truc assez fort qui se passe. Un truc assez fort que je vis de l’intérieur, quelque chose de très immédiat et plein d’émotion. Ce n’est que le début… et j’espère que ça ne bougera pas.

Penses-tu rapidement à la scène quand tu écris une chanson ?

Ça vient dans un deuxième temps. Quand j’écris des chansons, c’est pour qu’elles soient entendues par les gens que j’aime et qui m’entourent, pas forcément pour qu’elle soit chantées sur scène tout de suite. Il y a plein de chansons que je m’accorde le droit de ne pas chanter sur scène, pour plein de raisons. Parce que quand on est sur scène, il faut délivrer une certaine énergie. Et certaines chansons sont parfois trop douces ou trop mélancoliques, alors, je préfère les réserver pour le disque. Donc, pour répondre à ta question, la scène, c’est une chose à laquelle je pense après, en règle générale.

Je vais te poser une dernière question, qui va un peu résumer tout ce dont nous venons de parler. Dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui, avec cet EP qui sort et cette nouvelle aventure qui commence ?

J’ai super envie de jouer, j’ai super envie de faire découvrir ces chansons… Surtout que là, il y a deux jours, on a fait la première partie d’Arno à La Rochelle, et que c’était plein d’émotion. C’était très intense pour moi. On sortait de trois jours de travail en résidence. Donc, là, j’ai une grosse grosse envie d’avancer. Je l’ai toujours eue, évidemment, mais en ce moment, il y a une espèce de fraîcheur que je n’avais pas ressentie depuis longtemps. Donc, c’est un peu ce mélange de sentiments que je ressens aujourd’hui.

Un peu comme une nouvelle vie qui commence.

Oui, c’est un nouveau début. Il y a un peu l’excitation de la nouvelle relation amoureuse…

Propos recueillis par IdolesMag le 25 novembre 2013.
Photos : DR
Facebook : https://www.facebook.com/wilfried.hildebrandt.9?fref=ts









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