Interview de Quentin Mosimann

Propos recueillis par IdolesMag.com le 19/11/2013.
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Quentin Mosimann, pochette album The 8 Deadly Sins - DR

Son dernier album, « Exhibition », remonte à 2010. Après avoir publié de nombreux singles et remixes, Quentin Mosimann revient avec un troisième album, « The 8 Deadly Sins » articulé autour des sept (ou plutôt des huit) péchés capitaux. Celui qui a remporté la StarAcademy en 2007 s’impose aujourd’hui comme l’un des DJs qui comptent sur la scène électro internationale. Au cours de notre entretien, Quentin nous expliquera pourquoi il a fait ce choix difficile de quitter le registre de la chanson française pour la dance, un choix qui s’est finalement avéré payant très rapidement. C’est, comme toujours, avec beaucoup de franchise qu’il a répondu à nos questions et c’est, comme toujours également, avec grand plaisir, que nous avons été à sa rencontre.

IdolesMag : Dans quel état d’esprit es-tu à quelques jours de la sortie de ton troisième album ?

Quentin Mosimann : Je suis évidemment un peu stressé, c’est certain. Tu t’en doutes ! Mais je suis moins stressé que pour les autres albums et je vais t’expliquer pourquoi… à chaque fois que j’ai sorti un album ou un titre les années précédentes, je me suis toujours posé la question de savoir comment j’allais pouvoir bien faire pour que ça marche, comment j’allais faire pour que ça passe en radio, comment j’allais faire pour que les gens aiment… Et je ne me suis jamais posé la question de savoir si moi, j’assumais mon album. Jamais. J’ai toujours fait en fonction de la maison de disque. Je ne me suis jamais posé la question de savoir si ça me plaisait vraiment ce que je faisais et comment j’allais pouvoir l’assumer chaque week-end en allant le jouer en concert ou en festival… Et donc, aujourd’hui, je me suis posé cette question. Et je suis un peu plus serein dans la mesure où je me dis, et tu vas peut-être me dire que c’est un peu de l’anti-promo (sourire), que cet album n’a pas vocation à être un carton. Il n’a pas vocation d’être dans les charts ou quoique ce soit. Il a juste vocation à faire plaisir aux gens et à plaire aux amateurs de musique électronique avant tout… Et à ceux qui aiment faire la fête parce que ça reste un album de dance fait pour danser. Du coup, je suis un peu stressé, mais plus serein. Je suis plus mature, en fait. Souvent, les mecs me disent que c’est l’album de la maturité (rires). Mais j’ai 25 ans, mon dernier album date de quand j’avais 21/22 ans et j’ai grandi depuis. Tu y es passé avant moi, et tu le sais comme moi, ce que c’est de grandir et d’être un peu plus mature dans sa tête… (sourire) J’ai beaucoup appris de mes erreurs, donc là, je suis tranquille.

Quand « The 8 Deadly Sins » a-t-il commencé à prendre réellement forme par rapport à la sortie du précédent « Exhibition » en 2010 ?

En fait, dans le milieu de l’électro tout va un peu plus vite que dans la pop, la variété ou le jazz. Dans les musiques plus traditionnelles et plus classiques, en six mois/un an/deux ans parfois, un album est fini, on a exploité les singles, etc… Dans l’électro, on met un single presque tous les deux mois en radio. C’est un milieu qui va très très vite. Donc, les trois années précédentes, j’ai sorti des remixes, quelques titres…  J’ai fait beaucoup de choses, et finalement, si on cumule tout ça, ça aurait pu faire trois albums. Ça aurait fait trois albums de non-sens, finalement. En fait, j’attendais une idée. Là, je pense que c’était le moment parce que pas mal de gens me demandaient « Quand est-ce que tu refais un album ? » J’ai donc eu cette idée de faire un album autour des sept péchés capitaux, en lui ajoutant un huitième. On est tous différents et on a tous autant que nous sommes notre petit péché inavouable.

Quentin Mosimann - DR

Tout va effectivement très très vite aujourd’hui, et pas seulement dans l’électro. Le format album veut-il encore finalement dire quelque chose pour toi en 2013 ?

Tu te doutes bien que ça va avec ce que je viens de te dire… Quand tu t’appelles Avicii ou David Guetta, tu fais un album parce que tu sais que tu vas pouvoir développer chaque single et parce que les gens sont vraiment en attente de ça. Leur public est tellement mondial et différent que forcément, c’est important d’en faire un. Quand tu es plus « anonyme » entre guillemets, c’est plus dur. Mais c’est pour tout le monde la même chose. Ce n’est pas pour rien que le disque d’or est passé à 50 000 ventes. C’est à peine ce qu’on vendait en un jour il y a quelques années… Je discutais de ça l’autre jour avec Patricia Kaas. Elle me disait qu’à l’époque de « Mon Mec à Moi » et de toute cette période, elle vendait 80 000 albums par jour sur la sortie de la semaine. Ça laisse perplexe quand même… Alors, aujourd’hui, je pense que les téléchargements sont bien importants, c’est certain. Mais il y a aussi une autre dimension, c’est qu’on peut avoir la musique gratuitement en ligne avec des sites de streaming comme Deezer ou Spotify. Ce qui est vachement bien ! Je ne dis pas le contraire. Je suis abonné aussi, je télécharge sur iTunes… Le dernier CD que j’ai acheté, c’est celui de Jamie Cullum, parce qu’il y avait un DVD intéressant. Et le dernier vinyle que j’ai acheté, c’était hier, c’est celui de Sébastien Tellier. Il faut être honnête, le marché est devenu essentiellement multimédia.

Mais tu vas tout de même sortir une édition physique, en vente sur ton site web.

Oui ! En fait, le CD devient de plus en plus rare chaque année, avec la nouvelle génération d’artistes qui émergent. Mais il peut faire partie du merchandising. C’est drôle, tout de même ! Là où il y a quelques années, on faisait un vinyle en se disant qu’on faisait un truc un peu unique, aujourd’hui, on fait la même chose en éditant un CD. Le CD devient collector quelque part…

Te connaissant un peu, je me demande pourquoi tu n’as pas plutôt édité un vinyle, justement. Le vinyle est, historiquement, plus proche de l’univers DJ…

Eh bien… ça risque d’être un de mes futurs projets. C’est drôle que tu m’en parles aujourd’hui ! Hier donc, je suis allé dans un magasin de vinyles et je me suis dit « Ah c’est quand même quelque chose !… » Moi, j’ai une platine vinyle, je me suis dit que d’autres pouvaient encore en avoir aussi… Et puis, c’est vrai, tu as raison, ça fait tout de même un beaucoup plus joli objet collector.

Revenons-en à l’album. Tu as donc attendu d’avoir le prisme des sept péchés capitaux, enfin des huit, pour te lancer dans la compo ?

Oui. Les huit péchés capitaux sont les fondations même de l’album. Après, je me suis enfermé trois mois en studio et j’ai fait mes titres. J’en ai fait plusieurs, en tout cas beaucoup plus que ce qu’il y en a dans cet album. Et je me suis demandé à la fin quel titre m’inspirait le plus quel péché. En fonction du titre que je choisissais, je réfléchissais au texte que j’allais pouvoir poser dessus. Donc, les sept péchés capitaux sont la base de cet album.

Quentin Mosimann - DR

Comment bosses-tu tes compos ? Uniquement par ordinateur ou bien travailles-tu encore de temps en temps avec des instruments organiques ?

Je suis un peu old school, comme tu le sais, même si c’est un peu comme un traitement de textes. Tu as des idées et puis après, tu les mets en place via un logiciel. Ici, c’est un peu la même chose. J’ai des idées qui sont construites sur de vrais instruments. Après, on les met en œuvre sur un logiciel. Mais à la base, je me suis servi de vieux instruments comme le MS2000. Il y a quand même beaucoup de gratte dedans aussi. Et finalement, il y a beaucoup de clin d’œil et d’hommages aux artistes qui m’ont beaucoup inpiré quand j’étais plus jeune, comme Sébastien Léger ou James Holden, des artistes un peu moins connus mais qui ont tout de même leur réseau et qui ont eu pas mal de succès dans la musique électronique. Mais pour en revenir à ta question, il y a tout de même pas mal d’instruments dans cet album. Et quand je fais une chanson, je fonctionne toujours de la même façon, c’est un piano, puis une mélodie. C’est de cette manière que je travaille pour moi. Quand je bosse pour d’autres artistes, que ce soient des chanteurs ou des rappeurs ou tout ce que tu veux, ma base est toujours le texte.

Auquel des sept péchés capitaux cèdes-tu le plus souvent ?

À ton avis ?

La gourmandise…

… Ouais ! C’est un peu facile comme réponse, mais j’ai tendance à dire la gourmandise. Bon, je peux succomber à la luxure de temps en temps. Je me sens très éloigné de l’avarice et de l’orgueil même s’il en faut un petit peu quand on est artiste. Mais évidemment, la gourmandise… c’est mon péché ! C’est affreux parce que tu as beau avoir plein de bonnes résolutions et te dire que tu arrêtes de manger des conneries… eh bien, tu sais pertinemment que demain, tu recommenceras ! (rires)

Un petit mot sur le huitième péché capital, la « Stella Academiae ».  L’étiquette « Star Ac » t’a-t-elle posé un problème à un moment donné ? A-t-elle été difficile à assumer ?

Non. En fait pas du tout. Je pense que si je n’avais pas fait la Star Academy, le frein qu’elle a été par la suite quand je me retrouvais en club et que les mecs disaient « Mais qu’est-ce qu’un mec de la StarAc fait derrière les platines ? »… finalement, si je n’avais pas eu la StarAc, ça n’aurait pas été un aussi bon moteur ! On est tous différents de caractère, mais moi quand je voyais des gens qui n’en avaient rien à foutre de moi, ça me surmotivait. Je me disais « Toi, mon pote, je vais faire tout ce que je peux pour que tu viennes me voir à la fin me dire que t’as passé une bonne soirée… même si j’avais fait la StarAc ! » J’ai subi ça pendant des années. Et heureusement que j’ai fait la StarAc, sinon, je n’aurais pas eu cette expérience. Du coup, c’est les gens et les journalistes qui sont un peu gênés de me parler de la StarAc. Quand on me demande si ça me gêne qu’on en parle, je réponds bien sûr que non ! C’est ma force, je pense, c’est que je n’ai jamais eu de gêne à en parler. Ça a été une bonne expérience. C’est d’ailleurs ce que je dis dans la chanson, c’est que je suis né dans la musique électronique, que j’ai vécu une aventure super dans la chanson avec la StarAc et qu’aujourd’hui, après, je repars dans la musique électronique.

Ce côté chanson française, plus variété, est-ce quelque chose qui est fini pour toi ou la bien la porte n’est-elle pas tout à fait fermée ?

Moi, en tant qu’artiste, aujourd’hui cette porte est complètement fermée. C’est sûr. Ce que je veux dire par là, c’est que je ne sais pas si un jour j’y reviendrai ou pas. Ça, c’est une autre histoire. Mais en tout cas, aujourd’hui, à l’instant T, c’est une porte que j’ai fermée. Mais évidemment, comme je n’ai jamais fait les choses avec dégout ni antipathie, c’est quelque chose que j’ai aimé. J’ai adoré faire de la variété et j’ai adoré faire du jazz, donc forcément, c’est ancré en moi. Et il y a une partie de moi qui adore ça. Sauf que sur scène, aujourd’hui, ce n’est plus mon truc. Donc, j’ai trouvé la solution pour avoir ma dose… C’est de faire de la variété, de la pop, du jazz et de la funk… pour les autres. Et je m’en sors bien dans ma thérapie ! (rires) Je fais de la musique pour des gens qui chantent de la variété et qui ont envie de défendre cette musique sur scène.

Quentin Mosimann - DR

N’as-tu pas eu peur de froisser un peu tout ce public qui te suit depuis 2007 et qui n’a pas forcément le profil d’aller en discothèque jusqu’à l’aube ?...

C’était le pari à prendre parce que soit ça passait, soit ça cassait. Mais franchement, ça n’a pas été facile. Les personnes qui me suivaient étaient pour la plupart des adultes de cinquante ans, voire plus. Ce sont des gens qui n’ont pas envie d’aller en discothèque. Et je les comprends, je pense qu’à leur âge je n’aurai pas envie d’y aller non plus. C’est normal. Mais je pense que ces gens-là sont très contents d’écouter, par exemple, l’album de Roberto Bellarosa qui a gagné « The Voice Belgique » il y a deux ans. J’ai fait son album, j’ai composé les titres. Alors, d’accord, ce n’est pas moi qui chante, mais bon, ils peuvent me retrouver dedans quand même.

Mais le pari était tout de même très risqué… vis-à-vis des fans, mais également vis-à-vis des gens qui travaillaient avec toi.

Tu sais, quand j’ai fait l’Olympia, et j’en étais très content, je me suis dit que ce n’était pas ma place. Je pensais réellement que je n’étais pas fait pour chanter des chansons un peu téléphonées où les gens reprenaient les paroles. J’avais une gêne vis-à-vis de ça. D’un autre côté, c’était un discours très difficile à tenir aux personnes qui avaient investi sur moi, mes productrices, la maison de disques, etc… Leur dire « les amis, ce que je fais, ce n’est pas moi… », je peux te dire que ça a été très difficile. J’ai donc pris mon départ, même si ce n’était pas facile de tout lâcher. Quelques années après, je pense avoir fait le bon choix et je vois qu’aujourd’hui tout va bien pour moi. Mais c’est vrai que le pari était risqué. Je m’en suis aussi un peu excusé auprès des fans qui me suivaient sur les concerts. Mais du coup, je me suis posé d’autres questions, peut-être les bonnes finalement. M’aimaient-elles pour les bonnes raisons ? Qu’est-ce qu’elles aimaient chez moi ? Était-ce le gamin qui a fait la StarAc ou moi ? Aimaient-elles réellement les chansons que je faisais ?...

Il y a eu une sacrée remise en question…

On peut dire ça comme ça ! (sourire) C’était vraiment l’enfer. J’ai eu vraiment beaucoup de peine. D’un côté, je ne voulais pas décevoir ni faire de la peine aux gens, d’un autre je me devais d’être sincère…

Quentin Mosimann feat Amanda Wilson, HelloRevenons-en à « The 8 Deadly Sins ». Comment Amanda Wilson est-elle arrivée sur le projet ?

Très simplement, grâce à Tara McDonald. Elle m’a dit qu’elle avait une copine qui chantait et qui s’appelait Amanda Wilson. Évidemment, je la connaissais de nom, puisque c’est elle qui a chanté sur « Seek Bromance » avec Avicii. Je l’ai donc contactée en n’étant pas trop sûr de moi. Je me suis dit qu’elle ne prendrait certainement pas le temps de me répondre, mais qu’au moins j’aurais fait un premier pas. Et elle m’a répondu tout de suite en me disant qu’elle adorait la démo. On a eu une vraie rencontre artistique, très enrichissante. Après, j’ai adoré faire ce titre avec elle. Par contre, ce qui est très drôle, pour la petite anecdote, c’est que nous ne nous sommes jamais vus !

Ah bon ?

Eh non ! On s’est eu des tonnes de fois au téléphone, mais on a enregistré dans des studios différents, on ne s’est jamais vus. C’est étrange. Et à chaque fois que je suis à Londres, elle n’y est pas, et vice versa, à chaque fois qu’elle est en France, je n’y suis pas…

Une lyrics vidéo a été postée sur le web, va-t-il y avoir un véritable clip ?

Oui. On est en train de le tourner en ce moment-même à Lisbonne. Mais comme je ne serai pas dedans, je ne suis pas sur le tournage. Mon équipe de production et de mangement est partie là-bas. Et j’ai hâte de voir le résultat.

« Psyké Underground » est le support musical d’une nouvelle attraction du parc Walibi en Belgique. As-tu abordé la composition différemment pour ce genre de projet ? J’imagine que tu devais avoir un cahier des charges précis.

Oui. La démarche était déjà très inattendue. C’est la première fois que je composais une musique pour une attraction. On m’a souvent proposé des choses, que ce soit des marques pour du sponsoring, des vêtements, ou ce genre de choses… et j’ai toujours eu la même ligne de conduite : si je n’aime pas et si je ne le sens pas bien, je ne défendrai pas bien le produit. Je préfère alors dire non. Et quand ils m’ont approché pour cette attraction, dans un premier temps je me suis demandé ce que ça allait encore être… (rires) j’ai eu un peu peur au début. On a tout de même pris rendez-vous et ils me l’ont présentée. C’était un roller coaster… et très franchement, c’est un des trucs qui me correspond le mieux, les attractions à sensation. Tu en sais quelque chose ! (rires) J’ai donc dit oui tout de suite. Comme j’ai dit oui à Pogo Pogo, la marque de cosmétiques qui me sponsorise, parce que j’ai adoré leur gel fluorescent pour les cheveux. Donc, j’étais très motivé pour faire « Psyké Underground ». La démarche a été très différente parce qu’ils m’ont présenté le cahier des charges et ça a été une super expérience. C’est la première fois que je faisais ça. Et comment te dire ? Je leur ai présenté trois démos et ils en ont tout de suite choisi une. Au début, ce devait être uniquement la musique de l’attraction, et puis finalement, c’est devenu un single qui a plutôt très bien fonctionné en Belgique… Et qui du coup m’a permis de faire la transition avec l’album.

Restons un instant encore sur la Belgique, si tu veux bien. Tu as été coach pendant deux ans sur « The Voice Belgique ». Quel bilan tires-tu de cette aventure ?

Si tu savais à quel point ça été difficile pour moi de devoir dire non pour la troisième saison… Fatalement, j’ai adoré faire ça. J’ai passé un moment formidable. C’est une vraie expérience. J’en tire la conclusion que je suis triste de ne pas remettre le couvert cette année, mais une tournée en Asie, une tournée en Amérique, une émission tous les samedis soir sur Fun Radio, un album… je n’aurais jamais pu tout assurer.

On n’a que 24 heures dans une journée…

T’as tout dit ! Mais c’est avec beaucoup de regret et de tristesse que j’ai dit non. C’était tellement une belle expérience et un beau partage… mais il fallait faire un choix.

Quentin Mosimann - DR

Roberto Bellarosa, le gagnant de la première saison dont tu étais le coach a été à l’Eurovision cette année. Il n’a pas démérité puisqu’il s’est classé douzième. Et à ce propos, j’ai eu une idée saugrenue l’autre jour… Quentin Mosimann à l’Eurovision. Si on te le proposait, que dirais-tu ?

Oui, avec plaisir. J’adorerais ! Pourquoi pas ?!... (sourire)

Ça fait six ans que tu as remporté la StarAc et que donc le grand public te connait. Quel regard jettes-tu sur ces six/sept années de carrière ? Ce n’est pas bien long encore, mais il s’en est passé des choses…

Ça, tu peux le dire ! (rires) J’ai vécu une aventure avant tout formidable à la StarAc. Je pense que j’ai mis un peu de temps avant de faire ce que j’avais vraiment envie. Et j’ai mis un peu de temps avant d’assumer mes choix de carrière. Clairement, j’ai attendu cinq ans avant de décider ce que j’allais faire. Et aujourd’hui, je sais ce que je veux faire et qui je suis. Mais je suis plutôt content de voir que les choses vont vite. On s’était juré avec mon agent qu’on se battrait pendant les dix prochaines années pour intégrer le classement des 100 meilleurs DJ au monde… Et puis, cette année, c’est déjà arrivé. C’est la deuxième année, et c’est juste incroyable. Je suis très heureux de voir que les choses avancent. Mais je sais que rien n’est jamais acquis… Souvent, en fin d’interview, on me demande ce qu’on peut me souhaiter. Eh bien, je réponds « de faire ce métier les vingt prochaines années »

Pour terminer cette interview, j’aimerais qu’on survole les projets dont on n’a pas pu parler faute de temps. Mis à part la sortie de « The 8 Deadly Sins », on a évoqué ta résidence sur Fun Radio tous les samedis soir, une tournée en Asie et une en Amérique … De quoi d’autre aurait-on encore oublié de parler ?

Il y a plein de trucs. J’ai la chance d’avoir un planning bien rempli. Écoute, pour nos amis belges, il y a un documentaire qui sera diffusé le 27 décembre, si j’ai bonne mémoire, sur le RTBF. Ce n’est pas une autobiographie mégalo ou quoi que ce soit, c’est juste un état des lieux. C’est un documentaire qui raconte un petit peu ma vie et qui explique aussi pourquoi j’ai fait certains choix. Il y a des témoignages qui aideront peut-être certains jeunes qui pourraient être en difficulté ou qui ont du mal à vivre leur enfance. Peut-être pourront-ils se reconnaître un peu en moi ? Je n’ai jamais trop parlé de mon enfance dans les médias, là, j’en parlerai. Et puis, il y a encore toutes les dates en clubs et en festivals, il y a l’album qui sort, il y a la nouvelle tournée pour 2014 qu’on est en train de préparer… Et puis, il y a encore plein d’autres choses… Mais on en reparlera !

Propos recueillis par IdolesMag le 19 novembre 2013.
Photos : DR
Site web : http://quentinmosimann.com/









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