Interview de Desireless

Propos recueillis par IdolesMag.com le 25/03/2010.
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Desireless - © *VS Musique* et *Acto Photos* DR

C'est dans un studio d'enregistrement de la banlieue Bruxelloise que Desireless nous reçoit... fraîchement débarquée du train qui la menait de la Drôme, endroit cher à son coeur. Remercions Alec Mansion de l'avoir amenée jusqu'à nous! ;-)  Desireless, c'est cette artiste voyageuse qui croit encore au Père Noël, aux fées et aux miracles. Nous reviendrons avec elle sur sa carrière démarrée sur les chapeaux de roue, avec ce magnifique « Voyage » qui continue de nous porter plus loin que l'océan depuis presque 25 ans... Nous évoquerons également sa carrière, son nouvel album « Le Petit Bisou » (une véritable petite merveille), la version 2010 de son célèbre « Voyage, Voyage », ou encore ses nouveaux projets et ses nouvelles envies artistiques. Desireless fait partie de ces artistes qui ne vous laissent pas indifférent. Une interview de Desireless, c'est un « voyage » à part entière, un voyage au coeur de l'émotion, de la sincérité et du talent... Claudie incarne la douceur, la gentillesse et la simplicité. On a envie de dire : Merci Claudie d'être Desireless...

IdolesMag : Que vous reste-t-il de vos premières années passées au Tréport au bord de la mer?

Desireless : L'amour de la mer! Une enfance pleine d'amour avec mes grands-parents. Mais je pense que c'est essentiellement l'amour de la mer...

Vous quittez le Tréport assez jeune pour partir à la ville... comment vivez-vous ce changement?

Çà a provoqué un petit manque dans ma vie... le manque de la mer, de ma grand-mère et de mon grand-père qui m'ont élevée. Je me retrouve donc chez ma mère et mon beau-père. C'est un changement d'ambiance. Avant, j'étais dans une petite ville, un petit port, et là j'arrive à Nanterre, grosse banlieue, plein de monde. Il y avait des HLM. En même temps, c'était encore relativement sympa : le changement, c'est bien aussi... C'est bien aussi d'être confrontée au monde, à la ville, à la pression de la ville. C'était le début de mon adolescence... çà allait bien ensemble!! (rires)
Jusqu'à l'âge de 12 ans, j'ai pu engranger des choses simples, comme la nature... Et puis après 12 ans, j'arrive dans le monde tel qu'il est, avec ses fourmillements. Çà m'a appris pas mal de choses aussi. Je suis contente tout de même d'avoir été élevée et d'avoir passé mes premières années dans une petite ville, au bord de la mer, presque à la campagne, en toute simplicité...

Quels souvenirs gardez-vous de vos années dans la mode avec Claude Sabbah?

Plein de bons souvenirs! En fait j'ai beaucoup aimé travailler dans la mode et être styliste. Tous les six mois, on changeait de collection, c'est-à-dire qu'on changeait de rêve! On voyait les gens différemment tous les six mois, avec des formes différentes, des couleurs différentes... Chaque collection, c'est un peu comme un petit conte de fées, comme un scénario qui se renouvelle, un monde nouveau et différent. On travaillait avec nos petits cahiers et nos dessins dessus. Çà me plaisait beaucoup de chercher constamment de nouveaux tissus, des nouvelles matières, des formes différentes. D'une certaine manière, c'était une façon d'enjoliver la vie! C'était bien sympa toute cette période. Je me suis beaucoup amusée... J'ai fait çà pendant 7 ans.
Après 7 ans, j'ai eu envie de voir d'autres horizons. On est un peu seul avec nos propres rêves d'une certaine manière quand on crée des collections... On ne partage pas vraiment. C'est pour çà qu'à la fin, j'ai travaillé du sur-mesure, pour être plus au contact des gens.

Ce sont donc de bons souvenirs ces sept années passées dans la mode?

Oh oui, de super bons souvenirs! C'était vraiment très très agréable!

Desireless - © *VS Musique* et *Acto Photos* DR

J'ai lu que c'est à la suite d'un voyage en Inde que vous décidez de vous lancer dans la chanson... quel a été le déclic?

Çà ne s'est pas vraiment passé comme çà en fait! Je n'ai jamais voulu me lancer dans la chanson.
Avant de partir en Inde (je travaillais encore avec Claude Sabbah), deux amis sont venus me demander de venir faire quelques essais parce qu'ils ne trouvaient pas de chanteuse... Et c'est là que je me suis rendue compte que çà me branchait beaucoup... Çà me plaisait vraiment beaucoup... Je me suis aperçue que j'avais plein de choses à apprendre dans la chanson. Et, peut-être un mois après avoir commencé à répéter, je suis partie en Inde quinze jours pour le travail, pour une collection en fait. Et pendant tout mon voyage, j'avais envie de rentrer en France et recommencer à chanter. Quand je suis rentrée, j'ai tout quitté.

Rien n'était prémédité en fait?

Non, du tout. La musique me plaisait énormément, la chanson aussi d'ailleurs. En fait, j'aime les « chansons »! Mais je ne me suis jamais dit que j'allais me lancer dans la musique... J'aimais tout simplement profondément la musique! Je n'ai jamais voulu devenir une chanteuse connue. Je fais les choses qui me plaisent et après il se passe ce qu'il se passe.

Vous commencez alors votre parcours de chanteuse?

Oui, comme tous les gens qui commencent à faire de la musique, j'ai fait le circuit traditionnel : les caves, les groupes... Plein de choses différentes et enrichissantes.

Ensuite vous rencontrez Jean-Michel Rivat...

C'est beaucoup plus tard que je rencontre Jean-Michel Rivat!J'ai commencé à faire de la musique début 80 et j'ai dû rencontrer Jean-Michel en 1984.

Et là, le célébrissime « Voyage, Voyage » arrive...

Pas tout de suite en fait. J'ai fait quelques disques avant avec Air et Air 89. On a fait deux 45 tours avant « Voyage ». Et puis « Voyage » est arrivé.

Et comment est née « Voyage »?

Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question... Parce que je ne l'ai ni écrite ni composée. C'est Jean-Michel Rivat et Dominique Dubois qui ont créé cette chanson. Dominique Dubois était co-compositeur et Jean-Michel a écrit le texte. « Voyage », en fait, existait déjà avant que je ne rencontre Jean-Michel. Je pense qu'il l'a remaniée et qu'il l'a réécrite.

Vous n'êtes donc pas à la base de la création de « Voyage »?

Non... Ce n'est pas moi qui l'ai enfantée. Mais, c'est moi qui l'ai fait vivre d'une certaine manière.

Michel Delpech a fait les choeurs sur « Hari Ôm Ramakrishna » sur votre premier album...

Oui, tout à fait. D'ailleurs je pense que « Voyage, Voyage », au départ, était destiné à Michel. Ou « John », je ne sais plus exactement laquelle des deux. Michel l'avait refusée... Et... dans le fond... c'est bien! Tant mieux! C'est parfait! (rires)
En fait, Michel c'est quelqu'un que je connais un peu et que j'aime beaucoup. Il a une voix complètement magnifique. Il y a un truc formidable dans la voix... un truc que j'aime!

Votre coiffure dans les années 80 a beaucoup fait parler d'elle... D'où vient cette idée?...

Çà venait de moi! J'ai dû être inspirée par mes anges. Certainement, même. C'est certain que çà a contribué d'une certaine manière au succès que j'ai eu à l'époque. Parce que dans les années 80, l'image était extrêmement importante.

La première pochette de « Qui sommes nous? » et celle de « François »  me font penser à un tableau de Magritte. Etait-ce voulu?

Oui, oui. La pochette de l'album est d'ailleurs une image extraite du clip de « Qui sommes-nous? ». Le clip avait été réalisé par Pierre Trividic qui était complètement inspiré par Magritte. Je pense qu'il a même reçu un prix en Belgique pour ce clip.

Desireless - © *VS Musique* et *Acto Photos* DR

Ensuite, vous enchaînez avec « John », « Qui sommes nous? » et « Elle est comme les étoiles ». çà marche très fort pour vous à cette époque, et pourtant, on a l'impression que vous mettez la pédale douce, que vous prenez de la distance avec le succès... Pourquoi?

Jusqu'à « John », non, après « John », oui... Après « John », j'ai attendu ma petite fille Lili. C'était un grand moment dans ma vie. Un événement très important. C'est surtout au moment où est sorti l'album « François » que je me suis retrouvée vraiment plongée dans le monde du Showbiz. Jusqu'à ce moment-là, j'étais un peu comme couvée, sous une bulle. Je ne voyais pas trop les maisons de disques, etc... Puis quand l'album est sorti, il a bien fallu que je remontre un peu mon nez et qu'on se recroise un petit peu... Je me suis alors rendue compte assez rapidement que ce n'était pas mon monde. J'ai bien essayé de baigner un peu dans le milieu, mais me suis vite rendue compte que ce n'était pas ce dont j'avais envie. Donc... je suis partie!

Il faudra d'ailleurs quelques années avant de vous retrouver avec l'album « I Love You » et le single « Il dort ».

Je me suis occupée de ma petite fille et j'ai essayé de rencontrer des gens avec qui je m'entendais bien, que j'aimais et avec qui j'avais envie de travailler. Et là, j'ai rencontré Charles France, qui est d'ailleurs toujours un ami et avec qui je fais toujours un peu de musique.

Et sur cet album, vous écrivez vos textes...

Oui. En fait, ce n'est pas la première fois. J'ai toujours écrit des textes bien avant « Voyage ».

Et musicalement, c'est aussi très très différent.

Oui, c'est dû au fait du compositeur et de toute l'équipe qui étaient différents.

On ressent d'ailleurs fort ce changement à l'écoute des deux albums. « I love you » semble beaucoup plus vous ressembler...

Forcément, vu que j'ai écrit les textes ce n'est pas du tout pareil. J'écris beaucoup moins bien que Jean-Michel Rivat, mais par contre, çà me correspond vraiment totalement. Il n'y a pas de choses cachées, ni de choses avec lesquelles je pourrais être parfois en contradiction. Dans le premier album avec Jean-Michel Rivat, même si c'est un album que j'adore, c'est tout de même Jean-Michel Rivat qui parle. Par contre, « Voyage » et « John », je peux les chanter comme si c'était moi qui les avaient écrites. Par contre, il y a des choses sur « François » avec lesquelles je ne suis pas tout à fait d'accord... Nous avons beaucoup de points communs avec Jean-Michel, mais nous sommes tout de même différents!

« Un brin de paille » est un album live très aérien, très épuré. Musicalement, est-il plus proche de vos envies artistiques actuelles?

Effectivement, il y a juste une guitare. Mais il n'est pas forcément plus proche de mes envies artistiques. En fait, j'ai envie de travailler avec des gens que j'aime. Si c'est un guitariste, il y aura juste une guitare. Si c'est un big band, il y aura toute une grosse machinerie derrière... J'aime aussi faire de la musique électro avec des séquences. Je travaille régulièrement avec Fabien Scarlakens qui lui ne travaille qu'avec des séquences et des synthés. Je suis assez éclectique, j'aime plein de choses. La première chose qui m'importe, c'est de travailler avec des gens que j'aime et faire des choses que j'aime. J'aime plein de choses différentes.

Comme vous me parlez de Fabien, vous avez écrit avec lui « Free your Love », l'hymne d'une Gay Pride qui n'a jamais eu lieu, celle de Moscou... Quel regard portez-vous sur les interdictions répétées du maire de Moscou?

Ils ont du travail!... Ce n'est pas demain que çà va s'arranger! Mais le problème n'est pas qu'en Russie. Même en France, il y a encore beaucoup de choses à changer. A l'époque, j'avais rencontré des gens qui militaient pour la cause Gay. On ne soupçonne pas comment les choses peuvent être violentes et difficiles pour les Gays dans certains pays. C'est parfois extrêmement difficile de vivre. Il y a un manque de tolérance et de liberté. Et puis, surtout, il faut vivre dans la violence qu'elle soit physique ou morale. J'aime bien prendre la défense des opprimés d'une certaine manière. J'ai envie que le monde soit de plus en plus libre. Mais, même en France, on n'est pas complètement libre.

Allez-vous aller à Saint-Petersbourg cette année?

Je ne sais pas... Çà fait un petit moment que je ne suis plus allée dans les Pays de l'Est. J'espère y retourner rapidement. Pour l'instant, il n'y a rien de prévu, mais j'espère bien aller y faire un petit tour bientôt!

Vous semblez très proche des Pays de l'Est... Votre spectacle « La vie est belle » a été présenté en Estonie, notamment, vous avez été chanter à l'anniversaire de Mitya Fomin en Ukraine. Pouvez-vous nous expliquer d'où vient cet attachement à l'Est?

Je n'y suis pas attachée plus qu'à d'autres pays en fait. Si j'avais tourné dans d'autres pays, je serais certainement attachée aussi à ces pays... Mais dans les pays de l'Est, il est évident que les gens ont beaucoup souffert. Ils ont aussi énormément d'artistes et de très très grands musiciens. La première fois que je suis allée en Russie, j'avais été extrêmement impressionnée. (C'est très vieux, çà date d'avant la chute du mur.) C'était atroce, j'avais l'impression de mort... Mais j'avais la chance d'avoir une interprète qui recevait tous les marginaux, dont les artistes. Elle m'avait impressionnée par sa force morale. Et il en faut de la force morale pour résister à ce manque de liberté! Une force extraordinaire! Heureusement qu'il existe des gens qui sont prêts à se battre jusqu'au bout pour la liberté quoiqu'il arrive. C'était très très difficile de vivre là-bas à cette époque. Il y avait une censure incroyable pour les gens qui étaient plus créatifs. Il y avait aussi la délation... Maintenant, çà a un peu changé.
La première fois que j'y suis allée, il n'y avait presque personne dans les rues, les magasins étaient fermés, des portraits de Staline partout... Et maintenant, il y a des fast-food, des magasins de luxe... C'est totalement américanisé, en fait. Çà va être difficile pour eux de trouver un équilibre.
Mais il n'y a pas que pour eux que c'est difficile... Je pense qu'il est difficile pour tout le monde de trouver un équilibre.
J'espère que pour eux, la vie est meilleure maintenant, mais ce n'est pas certain...

Desireless & Mic-Eco - © *VS Musique* et *Acto Photos* DR

Album de Desireless, Le Petit Bisou - © *VS Musique* et *Acto Photos* DRPouvez-vous nous parler du « Petit Bisou »?

Ah oui! Je peux vous en parler beaucoup d'ailleurs! C'est un petit album que j'aime énormément. C'est très intimiste. Ce sont des chansons que j'ai écrites seule au départ. Ce sont des petites rengaines qui n'ont aucunement la prétention de devenir des tubes. J'y parle de choses qui me sont très très personnelles, dans lesquelles j'ai mis tout mon coeur. Mic-eco est arrivé avec sa guitare et a sublimé mes petites rengaines avec son grand talent de guitariste. C'est un album que j'aime vraiment beaucoup et dont je suis très fière. Parce que c'est un album simple. Je me rends compte quand on le joue sur scène que les gens sont touchés. Ils le sont aussi quand ils l'écoutent chez eux. On peut difficilement faire un album plus simple et plus sobre, mais justement je pense que c'est cette simplicité et cette sobriété qui touchent autant. Même si les guitares de Mic sont extrêmement compliquées, çà ne s'entend pas. Il arrive à mettre les petites notes juste là où il faut. J'ai juste chanté et lui a posé sa guitare par-dessus. On n'a pas cherché tel ou tel effet. Et la magie opère...
En fait, cet album s'est fait très très vite.

Vous êtes vraiment fière de cet album.

Oui, j'en suis très fière. Il me ressemble beaucoup. Il y a juste mes textes, ma voix et la guitare de Mic qui sublime le chant et la mélodie...

En fait, vous aimez l'authenticité dans vos chansons...

Ce qui m'importe quand je fais un disque, c'est qu'il faut que je reste toujours moi. Qu'il y ait 10 millions d'instruments derrière, des séquences, des tam-tams ou juste un piano ou une guitare, je chante une chanson à partir du moment où je sens que c'est vrai pour moi et que je me sens bien dedans.

Venons-en à Party 80... Comment avez-vous intégré la tournée?

En fait, j'ai intégré la tournée dès le départ parce que je connais Olivier Kaefer depuis très très longtemps. Je tourne avec lui depuis les années 2000. Il m'a demandé si j'étais partante et j'y suis allé. J'ai fait la tournée pendant 3 ans, et çà a été un super plaisir. Un grand plaisir de rencontrer tous les artistes qui ont participé à cette tournée. Tous les techniciens, les danseurs, les producteurs, bref toute l'équipe est vraiment formidable. Ce fut une super expérience vraiment très enrichissante d'être sur un show qui n'est pas mon propre show. Nous étions tous là pour faire plaisir aux gens et çà marche! C'est vraiment sympa. Pendant 2h30, le public chante et est heureux. Et quand on les croise le soir ou le lendemain matin, ils nous remercient pour la soirée qu'ils ont passée. J'ai eu beaucoup de chance de participer à cette belle aventure!

Mais cette année vous n'êtes pas sur scène.

Non, cette année, je fais un petit break! Si çà reprend l'année prochaine, je serai peut-être à nouveau présente.

Bien que ce soient deux exercices complètement différents, vous éclatez-vous plus sur la scène du Stade de France ou d'un petit café concert?

Ce sont deux exercices complètement différents. Mais si je devais choisir... je crois que je choisirais les petits concerts. En même temps, je n'ai jamais fait le Stade de France toute seule et je pense que je ne le ferai jamais... Enfin, on ne sait jamais, remarquez! Mais çà m'étonnerait! (rires)
Mais ce qui est bien, c'est de faire plein de choses différentes. Il faut se diversifier. C'est essentiel. C'est tout aussi amusant de chanter devant 50 personnes que devant 20 000! Quand on a la chance de pouvoir faire les deux, c'est le bonheur!

Desireless & Alec Mansion - © photo DR

Comment est née votre collaboration avec Alec Mansion? Etiez-vous amis avant la tournée?

Non, pas du tout. Nous avions dû nous croiser une fois, mais nous ne nous connaissions pas du tout.  Bien entendu, je connaissais sa chanson « C'est l'Amour » mais je ne savais pas qui était Alec Mansion. Je connaissais sa figure mais je ne savais qui il était à l'intérieur...

Alors, comment avez-vous eu envie de travailler ensemble?

C'est tout simplement le feeling. On s'est rendu compte assez rapidement qu'on se comprenait et qu'on s'aimait d'une certaine manière... Même pas « d'une certaine manière » : on s'aimait! Point! On aimait ce qu'on était humainement, ce qu'on était artistiquement. Pour moi, Alec, c'est un vrai troubadour, un vrai musicien. C'est quelqu'un qui a envie de jouer, d'être sur scène, de créer, de partager avec les gens... de donner aussi... et çà c'est quelque chose de très important pour moi! Artistiquement, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Je trouve qu'il a un talent fou. Humainement, il a un côté poète... un côté sensible... Il est drôle et intelligent aussi! Il a beaucoup de qualités... Tout çà, ce sont des mots, bien évidemment, mais quand on a le feeling, on ne peut pas vraiment l'expliquer... Le feeling, on l'a ou pas. Et là, nous l'avons eu! On a envie de faire plein de choses ensemble.

Avez-vous envie de travailler ensemble, en dehors de « Tes voyages me voyagent » ?

Oui, pour tout vous dire, je lui ai envoyé un mail il y deux ou trois mois maintenant en lui disant que j'avais envie de travailler avec lui pour mon prochain album... Et nous nous voyons aujourd'hui pour la première fois pour en parler... C'est une nouvelle aventure qui commence aujourd'hui. C'est encore tout petit, mais on a très très envie que çà grandisse ! C'est encore dans la tête et surtout dans le coeur...

Avez-vous des projets de spectacles cette année?

Oui, je serai entre autres le 14 juillet à Liège pour le plateau Nostalgie. [NDLR : Vous retrouverez bien entendu toutes les futures dates de concerts de Desireless sur notre site internet, dès qu'elles seront connues]

Desireless & Fabien Scarlakens (DJ Esteban) - © *VS Musique* et *Acto Photos* DR

Desireless, Voyage Voyage remix 2010 - © photo DRVous venez de sortir le remix 2010 de « Voyage, Voyage » feat. DJ Esteban (Fabien Scarlakens)... Avec qui vous travaillez depuis longtemps maintenant. Comment est née votre collaboration?

Çà fait plus de 10 ans que nous nous connaissons! Quand je l'ai rencontré, il était vraiment tout jeune... il avait à peine 20 ans. On travaille régulièrement ensemble. Fabien, j'ai tout de suite eu le feeling quand je l'ai rencontré pour la première fois. C'est quelqu'un de très généreux, très joyeux. Il a beaucoup de joie à donner. Pour son âge, il est très mature tout en étant naïf et intuitif. On s'entend très bien, on a envie de faire plein de choses ensemble. On s'amuse beaucoup ensemble. On a fait beaucoup de galas ensemble. Nous sommes vraiment des amis!

Comme vous nous l'avez dit tout à l'heure, vous avez fait un break dans la tournée « Party 80 » cette année. Quels sont vos projets ?

Cette année, je recommence quelques dates avec Mic pour « Le petit Bisou ». J'espère aussi faire quelques galas avec Fabien avec le remix de « Voyage » et quelques autres titres. Et puis... commencer à travailler avec Alec sur un nouvel album... J'ai aussi un projet avec Joniece Jamison que j'ai rencontrée sur la tournée « Party 80 ». Elle chantait « Joue pas » avec François Feldman. Elle fait du gospel. Nous avons eu un super feeling aussi, et donc on va bientôt faire quelques titres ensemble. Ce sera peut-être juste quelques morceaux qu'on jouera sur des galas où on se rencontrera ou bien çà débouchera sur un album, je ne sais absolument pas! Pour le moment, on a juste trois titres en anglais qu'on n'a pas encore enregistrés.


Vous vivez, si je ne m'abuse, dans la Drôme... Un besoin de nature, de grands espaces ?

J'ai toujours vécu dans des endroits relativement calmes. Mais quand je dois travailler... je vais travailler où on a besoin que je sois là. Alors, souvent bien évidemment, c'est dans des villes... mais pas toujours! Je fais souvent des galas dans des petits villages.
J'ai beaucoup de chance d'habiter dans la Drôme. C'est un endroit très sympa. J'y suis proche de la nature. Et les gens sont vraiment sympathiques aussi... J'aime être en équilibre avec la nature. C'est très important pour moi. Le fait de pouvoir partir et de rencontrer d'autres gens peut-être plus speed,  çà me permet aussi de ne pas trop dormir ni de trop rêvasser en regardant le ciel bleu! (rires) Et j'aime beaucoup aller à la rencontre du public.

Vous aimez profondément la nature et je pense que vous aimez beaucoup voir pousser les fleurs...

Ah oui! J'adore la nature, j'adore les fleurs. Là, je suis heureuse que ce soit le printemps! J'adore planter, arroser, tailler...

Quelles sont vos fleurs préférées?

J'aime toutes les fleurs! J'adore les roses, mais pas seulement... J'adore aussi ces toutes petites fleurs bleues qui poussent dans le gazon. Je trouve çà magnifique! C'est beau la nature! Mais j'aime particulièrement les fleurs parce que ce sont comme des petits bijoux. C'est incroyable la variété de couleurs, de formes, etc...

Quels sont vos plus beaux souvenirs de voyage?

L'année dernière! Je suis partie avec mon amoureux pendant 4/5 jours en voiture. Sans hôtel, sans rien... On dormait dans la voiture. On a pris la route sans savoir où aller. Tous les matins, on prenait un petit déjeuner au café, on achetait un petit cageot avec des tomates, des melons, du jambon et du fromage... Puis on roulait un peu, on s'arrêtait pour profiter des paysages, on cassait la croûte, on faisait la sieste! On prenait le temps de vivre, tout simplement... C'est mon dernier très très beau souvenir de voyage.

Desireless - © *VS Musique* et *Acto Photos* DR

Une dernière question, toujours pour paraphraser les titres de vos chansons... « La vie est-elle belle »?

Oh oui! Bien sûr! La vie est très belle. Mais il faut se la faire belle! C'est ce que je dis dans la chanson. C'est à chacun de faire que sa vie soit la plus belle possible. Pour nous, et pour les autres...  Si on fait tous un petit effort, je pense que çà peut être pas mal!... Il ne faut surtout pas penser que ce sont les autres qui doivent faire un effort, c'est à nous de le faire! C'est très important.

Enfin, je vais vous proposer quelques mots, vous allez me dire ce qu'ils vous évoquent instinctivement.

Poivre et sel
çà m'évoque ma collection, évidemment, mais en même temps, çà m'évoque aussi quelque chose d'indispensable dans la nourriture. Je sale et je poivre pas mal! Çà relève bien les aliments.

Air
On en a tous besoin. C'est encore gratuit, pour le moment...

John
Lennon!

Bossa
Une des musiques que j'adore. Ce sont des accords fabuleux, des harmonies qui me touchent beaucoup. Des rythmes et des voix que j'aime. J'aime beaucoup les voix masculines des chanteurs de Bossa nova, leurs voix sont très douces, très chaudes, très chaleureuses, très humaines.

Bisou
Une des choses dont j'ai le plus besoin! J'adore faire des bisous. C'est une façon de donner un petit peu d'amour. Un peu comme des petites fleurs qu'on offre!

Lili
Ma fille, ma joie, ma fierté!

Fragile
Je suis très fragile et j'espère le rester longtemps...

Zigoto
Tous les gens... On est tous différents et c'est çà qui est beau!

Voyage
Cette chanson qui m'accompagne et qui me permet de faire plein de choses dans la vie. « Voyage » m'a ouvert beaucoup de portes... C'est une clé magique!
C'est une clé aussi dans le sens où un voyage, c'est une ouverture vers le monde.

Le Jardin d'Eden
J'essaye qu'il soit là tout le temps. Ce qui est important, c'est d'ouvrir les yeux et regarder les belles choses. Parce qu'il y en a beaucoup, de belles choses!

Propos recueillis par IdolesMag le 25 mars 2010

Les disques de Desireless cités dans cette interview, "Le Petit Bisou", "Un brin de paille", "La vie est belle" ou encore l'édition limitée à 100 exemplaires de "Voyage, Voyage" Remix 2010 by DJ Esteban sont en vente sur son site officiel.

-> Site officiel de Desireless : www.desireless.net

-> www.myspace.com/desirelessofficiel

 

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