Interview de Renaud Hantson

Propos recueillis par IdolesMag.com le 18/03/2010.
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Renaud Hantson - © Photo Bernard Mouillon DR

Quand on évoque Renaud Hantson, on ne peut s'empêcher de repenser à l'interprète historique de Michel Berger... Renaud a été Ziggy et Johnny Rockfort dans « Starmania » et Jimmy dans « La Légende de Jimmy ». On ne peut s'empêcher non plus de fredonner les nombreux tubes de sa carrière solo de « C'est du sirop » à « Ecoute le silence » en passant par « Apprendre à vivre sans toi ». Renaud nous a accordé une interview dans laquelle il se livre sincèrement, une interview que l'on peut qualifier d'interview-confidences... Dans cette interview, nous reviendrons bien entendu sur les grands moment de sa carrière, sur son école de chant et de batterie et sur ses projets (qui sont extrêmement nombreux et variés), nous tenterons aussi de cerner le personnage, si tant est qu'il soit cernable! Renaud est ce qu'on appelle un Artiste, avec un grand A, de la trempe de ceux qui laissent leur empreinte. Renaud est un rockeur, un vrai, un pur, un dur, mais Renaud est aussi un mec touchant, émouvant et extrêmement sensible. Rencontre avec un mec bien... tout simplement.

IdolesMag : A quel âge et dans quelles circonstances as-tu écrit ta première chanson?
Renaud Hantson
: J'ai commencé la musique à 6 ans, avec la batterie et le chant. J'ai écrit ma première chanson avec un copain guitariste. En fait, au départ, moi je tapais sur des barils de lessive et lui apprenait à jouer sur une petite guitare flamenco. On imitait et on faisait au début semblant de jouer sur la musique qu'on écoutait quand nous étions gosses (le rock des années 70).  On a dû écrire notre première chanson vers l'âge de 8 ou 9 ans. J'ai d'ailleurs des cassettes qui datent de cette époque qui sont absolument à mourir de rire sur lesquelles ma voix n'avait pas encore mué. C'est très naïf et très marrant, mais c'est tout de même intéressant. Quand d'autres jouaient aux petites voitures, nous, on faisait de la musique, on s'enfermait dans la chambre de sa sœur et on écoutait tous les groupes des années 70.

IdolesMag : Tu as été à la fois Ziggy et Johnny Rockfort dans « Starmania », le teenager dans « La légende de Jimmy » et Gringoire dans « Notre Dame de Paris ». Dans quel rôle t'es-tu le plus éclaté ?
Renaud Hantson
: Je pense que je me suis le plus investi et le plus éclaté dans « La Légende de Jimmy ». Parce que déjà j'étais 2 heures sur scène, ensuite, parce que le spectacle reposait beaucoup sur mes performances vocales et sur le fait de switcher entre les moments où j'étais James Dean et ceux où j'étais le teenager qui s'identifie à James Dean. Artistiquement parlant, pour un comédien et un chanteur, c'était terriblement intéressant et excitant!
J'ai également de formidables souvenirs de « Starmania » et de « Notre Dame de Paris », mais je me suis moins investi pour « Notre Dame de Paris ». En fait, je faisais partie de la deuxième équipe. On a pourtant joué plus longtemps que la première équipe. On a été deux ans et demi sur les routes et au Palais des Congrès. La première équipe a arrêté après environ une année, en plein succès. Ce n'était peut-être pas la même mentalité, en fait... Tu sais, j'ai joué dans les grosses comédies musicales du début des années 90, nous n'avions pas de doublure à l'époque. Nous n'avions pas le droit de tomber malade, il fallait assurer !

Renaud Hantson - © Photo Bernard Mouillon DR

IdolesMag : Et de quel rôle te sentais-tu le plus proche?
Renaud Hantson
: Je me sens proche de tout ce qui demande une « performance d'acteur » en plus du chant. Là, je suis en train de préparer un clip pour un de mes projets parallèles, Furious Zoo. C'est un clip très tendancieux sur un titre (« Heal Me ») qui parle de l'alcool et de la drogue. Si j'avais pris un comédien, il n'y aurait pas eu d'amalgame et d'assimilation avec les images que l'on va présenter sur le net...  Ce ne sont absolument pas des images qui font l'apologie des excès, mais c'est un clip très premier degré. Comment va-t-il être interprété?...
Dans « La légende de Jimmy », je me sentais très motivé par ce que me demandait Michel Berger, Luc Plamondon ou Jérôme Savary, qui était le metteur en scène. Avec beaucoup moins d'expérience qu'aujourd'hui, j'étais extrêmement intéressé par tout ce qui touchait au dédoublement de la personnalité. C'était très intéressant d'être à certains moments le teenager qui s'identifiait à James Dean, et à d'autres, grâce au jeu des lumières et au texte, de laisser penser que j'étais James Dean. Jérôme Savary me demandait de ne pas dissocier les deux personnages, de les jouer sur la même tonalité. Pour lui, les deux devaient être un peu mous, lents et nonchalants. Et moi, pour qu'on comprenne bien, je voulais dissocier les deux personnages. C'était très intéressant ce qu'il me demandait, mais à l'époque, tout ceci était très compliqué pour moi. Parce que j'avais déjà une nonchalance naturelle et j'avais peur que le public ne dissocie pas bien les deux personnages.
Dans les images qu'on vient de filmer, mon verre est rempli de thé glacé, la table est recouverte de lait en poudre et les cachets sont des bonbons chocolatés. Mais les images sont très réelles. Tu sais, j'ai vécu ces choses-là... J'ai des amis qui sont partis trop tôt. Je reste toujours forcément intéressé par ce qui est « performance », que ce soit vocale ou d'acteur.
Donc, pour la faire courte, oui, c'est du personnage de James Dean, qui est un personnage extrême, que je me sens le plus proche, bien entendu.

IdolesMag : Tu es un des interprètes historiques de Michel Berger et Luc Plamondon. Quel regard portes-tu sur ces deux « monuments » de la chanson Française?
Renaud Hantson
: Michel et Luc sont deux visionnaires, chacun dans son genre. Michel me manque terriblement, Luc, j'ai eu l'opportunité de le rencontrer à nouveau dans « Notre Dame de Paris ».

IdolesMag : Aurais-tu envie de jouer dans une comédie musicale écrite par quelqu'un d'autre?
Renaud Hantson
: Si on réfléchit bien, je n'ai accepté que de participer à des comédies musicales de ce niveau-là... Les années qui ont suivi, on m'a fait quelques propositions. C'est très difficile d'être motivé de rentrer dans une comédie musicale après avoir chanté du Berger!

IdolesMag : Et la comédie musicale t'attire toujours?
Renaud Hantson
: La logique vocale voudrait qu'un jour on ait envie de penser à Renaud Hantson pour jouer un rôle de mec un peu plus expérimenté que les jeunes personnages que j'ai joués il y a une vingtaine d'années... Ça  m'exciterait assez de jouer un rôle de père ou de grand frère. Si je devais refaire « Starmania » demain (ce qui n'est pas du tout prévu), je serais très intéressé de faire le « grand chelem » et de reprendre le rôle du businessman. Ca ne me déplairait pas d’être le mec à avoir joué les trois rôles majeurs de « Starmania » : Ziggy, Johnny Rockfort et Zéro Janvier le Businessman ! J'ai l'âge de jouer un Bill Clinton (je suis peut-être un peu plus jeune que lui tout de même !) ou un Sarkozy. Je peux faire croire que je suis un président totalitaire de l'occident.
Musicalement, je pense ne plus avoir à prouver que je suis un des plus fervents partisans des mélodies de Michel Berger. Dans tous mes concerts, il y a toujours un moment où je rends hommage à son travail. Il me manque beaucoup... Et si à certains moments de ma vie, je suis parti un peu en vrille, je pense que c'est parce que je n'avais plus cette référence. Je n'avais plus ce partenaire de travail à qui je pouvais faire écouter mes chansons... Après la mort de Michel, j'ai fait écouter « Des plaies et des Bosses » [NDLR : album de Renaud Hantson sorti en 1994] à Jean-Jacques Goldman, mais nous n'avions pas la même relation. C'est toujours intéressant d'avoir l'opinion d'un de tes paires et pères, de quelqu'un qui connaît le genre et sait combien ce n’est pas évident d’écrire.

IdolesMag : Nous en avions déjà parlé avec Fabienne Thibeault, Michel Berger était très proche de ses artistes.
Renaud Hantson
: Oui. Il était proche et en même temps éloigné. Tu ne vas pas faire la tournée des boîtes avec Michel Berger (rires). Les moments passés avec Michel sont précieux et profonds. Michel pensait qu'il n'y avait que les gens qui doutent qui avancent. J'ai longtemps pensé la même chose... Aujourd'hui, j'en suis moins convaincu car parfois, douter empêche aussi d'avancer ou empêche d'avoir des convictions. Tout était très intéressant avec Michel, que ce soit bavarder, échanger des sentiments musicaux ou de chanter ses mélodies. Ce sont des années magiques pour moi... J'avais à l'époque une insouciance absolue et je me rends compte aujourd'hui qu'il m'utilisait aussi sûrement pour cet aspect. Tu sais, je viens du monde du rock et j'ai été parachuté dans la chanson française. Je me suis quelque peu laissé aseptiser par mon entourage et par mes maisons de disques sans que ça n'ait jamais de résultat ultra populaire dans les Hit Parade. Je suis quelque part une énigme pour le show-business mais je pense que c'est très bien ainsi. Quelques autres chantent ou composent plutôt moins bien et ont parfois plus de succès, c'est mon karma. On ne vient pas me taper sur l'épaule ou m'emmerder si j'ai envie d'aller acheter une baguette de pain et c'est assez précieux cette forme de liberté en fait...

Renaud Hantson - © Photo Bernard Mouillon DR

IdolesMag : Mais tu es tout de même un chanteur culte. Le grand public connaît Renaud Hantson et tu as tout de même pas mal de succès...
Renaud Hantson
: C'est très gentil de le dire, mais c'est parce que j'ai joué des personnages cultes et que j'ai chanté aussi quelques chansons cultes. Le « culte » a différents échelons ! Mais c'est très précieux ce rapport que j'ai avec le public. Ça me permet de toujours avancer et de surprendre les gens. D'ailleurs regarde, ce projet de clip avec Furious Zoo dont je t'ai parlé tout à l'heure ou la reformation de mon groupe Satan Jokers, c'est totalement à l'encontre de ce que mes fans, qui m'ont connu par la pop musique, peuvent imaginer de moi.
Furious Zoo Vol V, Anal oriented Rock - © photo DRC'est amusant, parce que là avec Furious Zoo, on a une pochette qui est censurée... On a fait un gag sur le mot A.O.R. qui veut dire « Album Oriented Rock » aux Etats-Unis (c'est un format radio), nous on l'a appelé « Anal Oriented Rock » avec un cul sur la pochette... et bien entendu le cul est censuré. Bien entendu ! Alors qu'il y a des trucs dix fois pires qui sortent dans le commerce, que sur tous les murs de Paris, il y a des gonzesses à poil pour des collants ou des soutien-gorge, qu'on est agressé à longueur de temps avec des pubs outrancières, on vient nous emmerder alors que c'est un petit projet... Ce n'est pas une malédiction, mais ça me fait doucement rigoler ! Je me dis parfois que j'ai dû faire du mal à quelqu'un dans une autre vie c'est pas possible (rires)…

IdolesMag : Au moins, tu ne laisses personne indifférent... c'est le principal !
Renaud Hantson
: J'espère que tu as raison ! À un moment, on se demande pourquoi on se bat... Est-ce que j'ai envie d'un très gros succès populaire ?  Je te dirais « pas tant que ça ». Je me bats en fait pour faire des choses durables dans le temps. Je me bats pour que  vingt ans après, on se dise « Putain, il chantait bien le mec, elle était intéressante cette chanson. » Et il y a aussi  autre chose : je travaille surtout pour laisser une trace parce qu’aujourd’hui, on est tellement dans une vie de consommation rapide que le reste m'intéresse très peu.

IdolesMag : Que penses-tu des comédies musicales actuelles? Et de l'engouement du public pour ce genre ?
Renaud Hantson
: Je trouve que c'est très bien, parce que ça donne du travail à plein de gens. Ça donne du travail à plein d'artistes (qui le méritent ou pas d'ailleurs), ça donne du travail à des techniciens, ça donne du travail à des auteurs-compositeurs. Parfois j'ai un peu l'impression que l'argent va à l'argent. Parfois ce qui fonctionne, ce ne sont pas forcément les comédies musicales de grande qualité par rapport à ce qui a été fait par le passé. On est un peu dans cette mouvance de musique de consommation rapide. Il faut avoir le bon sponsoring, la bonne radio qui joue le jeu, la bonne campagne de pub, un ou deux singles qui ressemblent bien à des trucs anglo-saxons qui sont déjà sortis avec un texte un peu con et qui touche les gamines de moins de 14 ans et qui peut éventuellement toucher la ménagère aussi. Mais pourquoi pas après tout ?!...
J'adore les mecs de « Mozart », ce sont un peu mes potes. Michelangelo, Florent Mothe (que j'adore et qui me dit toujours qu’il est mon plus grand fan !) et Solal. J'espère que Florent ne va pas se louper, qu'il ne se laissera pas bouffer par le système et qu'il fera un album solo digne de ce nom. Idem pour Michelangelo et mon copain Solal (qui joue le père de Mozart). Solal m'avait d'ailleurs remplacé dans le rôle de Ziggy à l'époque de « Starmania » en 1989. J'aime bien le monde des comédies musicales, globalement j'essaye d'aller les voir. Maintenant, je ne sais pas s'il y a vraiment des choses qui m'ont scotché depuis ce qu'a fait Berger... Il y a des chansons sympas, des tableaux sympas...
Je suis un enfant de l'opéra rock et de la comédie musicale. Parce que, quand j'étais gamin, j'écoutais les Who et c'est Pete Townshend qui a écrit ce qu’on peut considérer comme le premier opéra rock avec « Tommy » en 1969. Toujours quand j'étais gamin, la première musique que j'ai écoutée, c'était Led Zeppelin. Et Michel Berger connaissait très certainement parfaitement la musique des Who. Je ne sais pas si les auteurs et les compositeurs d'aujourd'hui savent vraiment d'où vient le terme Opéra Rock. Tout ça manque parfois de fond et de profondeur...

IdolesMag : Tu as fait de nombreuses rencontres dans ton métier. Qui t'a le plus marqué?
Renaud Hantson
: En fait, je vis de plus en plus comme un ermite ! (rires). Mais soyons clair, c'est Michel Berger!
Il y a bien entendu d'autres gens qui m'ont marqué. J'ai eu la chance de rencontrer deux de mes idoles vocales : un qui est devenu un ami (on se voit chaque fois qu'il vient en France), Glenn Hughes (qui est l'ancien bassiste-chanteur de Deep Purple). Vocalement, c'est un Stevie Wonder blanc avec des cordes vocales totalement extraterrestres ! Et ce autant dans les basses que dans les aigus. J'ai rencontré Glenn en 1992. On a d'ailleurs un parcours assez similaire avec des hauts et des bas, avec des périodes de blackout. Et l'autre chanteur que j'ai eu la chance de rencontrer, avec qui je n'ai pas eu le même feeling mais qui est une de mes idoles vocales, c'est Daryl Hall, du groupe « Hall & Oates » considérés comme les pionniers de la « Blue Eyed Soul ». Et Daryl, c'est aussi une espèce d'extraterrestre vocal qui a fait tube sur tube aux Etats-Unis, avant d'avoir un peu moins de succès.

IdolesMag : Justement, quel regard portes-tu sur ta carrière? (presque 30 ans)
Renaud Hantson
: Je pense qu'on peut très bien vivre de sa passion pour la musique et son métier sans forcément occuper les premières places du Hit Parade. J'ai toujours été rassuré quand certaines de mes idoles se trouvent dans une situation quasi similaire à la mienne, avec des hauts et des bas. C'est parfois pénible de se dire qu'il y a des choses qui ressemblent à ce qu'on fait et qui nous passent devant avec des gens plutôt moins talentueux... Mais à un moment, ça te passe complètement au-dessus de la tête.  Il y a parfois un nivelage par le bas dans le monde de la musique mais j'espère pour certains qu'ils ont une parfaite conscience de leur niveau musical réel... J'espère... Et qu'ils en profitent !...

Best Of de Renaud Hantson - © photo DRIdolesMag : Le public a, je pense, été très touché par ta chanson « Apprendre à vivre sans toi », comment as-tu écrit cette chanson?
Renaud Hantson
: Elle est née dans un train. Je revenais d'un concert et je pensais très fort à Michel et à France. La mélodie m'est venue et cinq minutes après... les mots sont arrivés. « Apprendre à vivre sans toi, elle y arrive parfois et lorsque tombe le soir, les souvenirs hantent sa mémoire... » etc... C'est exactement ce qu'expliquait Michel : une chanson, c'est une fulgurance. Ça m'est apparu comme une évidence que ça parlait de France. Mais à l'époque, quand on a sorti la chanson, on n’a pas dit que c'était une chanson dédiée à France et à Michel. Aujourd'hui, après plus de 20 ans, quand j'écris une chanson en pensant à Michel, je le dis très honnêtement. Parce que c'est tellement visible... Sur mon dernier album, il y a une chanson qui s'intitule « Un monde plus haut » [NDLR : chanson présente sur l'album « Je couche avec moi » sorti en 2008, dernier album studio en date, et sur le « Best Of » de Renaud sorti le 2 novembre 2009]. Cette chanson est dédiée à Michel Berger. C'est évident...

IdolesMag : Pour « Apprendre à vivre sans toi », on s'en doutait tout de même à l'époque...
Renaud Hantson
: Oui, je pense aussi que c'était évident. Le but était de faire une chanson qui me soit personnelle et qui puisse aussi toucher le cœur des gens. Ceux qui comprennent tant mieux, et ceux qui pensent que ça parle juste d'une absence de quelqu'un, tant mieux aussi ! On a tous quelqu'un qui nous manque. Et plus les années passent et plus, c'est le sens de la vie.... Malheureusement... Et Michel, il est parti trop tôt... beaucoup trop tôt...

IdolesMag : Dans l'album « Je couche avec moi », Pierre Palmade t'a écrit trois chansons. (« Mathieu », « La Fissure Du Temps » et « Je Couche Avec Moi ») Comment est née cette collaboration?
Renaud Hantson
: Ouh la la... ça fait partie de nos nuits d'insomnie ! Autant je suis devenu une espèce d'ermite aujourd'hui, autant j'ai connu l'effervescence des nuits parisiennes ! Puis tout passe, tout casse et tout lasse.  Ça fait une vingtaine d'années qu'on se croise avec Pierre dans ce métier. Il a été très fan de ce que je fais, et aime énormément le personnage de Ziggy. Ça faisait un bon moment qu'on se disait que ce serait sympa de faire une chanson. Et un soir, où nous sommes ivres morts chez lui, il branche un synthé et il me dit « Vas-y, fais des accords, je vais faire un texte! » Alors je m'y suis collé et ça a commencé comme ça... En fait, la première chanson que nous avons faite ensemble, il s'agit de « La fissure du temps » [NDLR : chanson présente sur l'album « Je couche avec moi » sorti en 2008, dernier album studio en date], nous l'avons créée chez Jean-Marie Bigard, dans le sud de la France. Nous étions tous tellement ivres morts que je pensais que ça allait donner un remake de « La Danse des Canards », mais Pierre est tellement doué qu'il est revenu 10 minutes après avec les3/4 du texte fini sur « La Fissure du temps ». Cette chanson dit « Dans la fissure du temps, j'ai dormi trop longtemps/ Quand on dort, on se ment, dans la fissure du temps… ». On n'avait pas écrit « La Danse des Canards », pas du tout... C'était une chanson profonde. La deuxième que nous avons écrite ensemble, c'est « Mathieu » qui parle d'un gosse qui se fait frapper par son père. Pierre, quand il écrit des chansons, ce n'est pas un sketch, ce n'est pas vraiment humoristique... Pour moi, c'est un des auteurs les plus pointus qu'on ait en France. C'est un mec profondément attachant. On a passé ensemble des moments dissolus, mais profonds humainement. C'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup.

IdolesMag : Comment t'est venue l'excellente idée de reprendre « Into The Groove » de Madonna? (sur  l'album « Je couche avec moi »)
Renaud Hantson :
La reprise était en fait destinée au troisième album de Furious Zoo au départ. (mon groupe de Big Rock, du gros rock qui tache !) On cherchait à l'époque une reprise anglo-saxonne que je pourrais dépoussiérer et refaire à ma manière et on avait fait un premier arrangement de cette chanson. Je voulais faire un truc plus tendu et beaucoup plus méchant. Cette chanson me plaisait depuis des années. Elle m'est donc apparue comme une évidence. La symbolique de reprendre Madonna me faisait marrer parce que j'ai une forme d'admiration et en même temps une forme de rejet pour elle... j'aime son côté sulfureux, j'aime plein de choses, et  en même temps... le fait qu’elle soit autant une businesswoman me dérange un peu. Se fabriquer une certaine image très sulfureuse pour arriver à un résultat : ça rappelle que le monde de la musique est une industrie. Si j'en reste à l'artistique, cette chanson me plaît bien ! Je l'ai donc redépoussiérée à nouveau pour la mettre en bonus track de l'album « Je couche avec moi ».

IdolesMag : Tu as une école de chant et de batterie. Peux-tu nous en parler?
Renaud Hantson :
L'idée est née en 2002 au pic de ma fuite en avant ! À un moment, je ressentais une certaine injustice. Les médias et la promo étaient toujours axés sur les mêmes personnes. J'ai eu un moment de lucidité, je me suis dit que ce que je savais faire, il fallait que ça puisse servir à des gens. J'en avais aussi marre de voir des gens, qui n'étaient parfois pas des profs, faire du coaching vocal à la télévision. Des gens qui, pour la plupart, ne sont pas des chanteurs non plus. Et comme on me demandait depuis des années si j'allais faire un stage de chant ou redonner des cours de batterie... je me suis lancé en 2002 en créant une école de batterie et de chant. En fait, je donne des cours deux fois par semaine, c'est devenu une façon de partager mon savoir et mon expérience personnelle. J'ai une méthode assez personnelle qui prend à un peu contre pied tout ce qu'on apprend dans les écoles traditionnelles ou dans les conservatoires ! C'est un comble pour moi qui suis prix d'excellence de conservatoire de batterie ! C'est donc un peu un choc pour les élèves qui viennent... mais c'est qu'ils aiment ça ! Mais je ne fais ça que deux fins de journée par semaine, le mercredi et le vendredi. Parce que je ne veux pas que ce soit aliénant et pour que ma première passion reste de chanter moi-même, de faire des disques et de la scène. C'est aussi une grosse différence entre mon école et d'autres, c'est que je suis un chanteur en activité. Je ne me limite pas à expliquer la respiration ou à toucher les diaphragmes ! Ces deux journées de cours, c'est quelque chose de très important dans ma vie. C'est un grand moment d'échange avec des gens qui aiment le chant et qui ne font pas de compromissions, parce qu'ils sont encore dans le rêve et le plaisir de chanter. Et ils n'ont pas d'autre but, pour la plupart. Mais j'ai aussi quelques professionnels qui eux sont dans une demande beaucoup plus complexe. Ce qui est intéressant avec les amateurs, c'est d'avoir un joli résultat avec quelqu'un qui au départ chante très mal ou  qui ne sait pas chanter au commencement. C'est très excitant et très gratifiant. Là, tu te dis que tu sers vraiment à quelque chose.

IdolesMag : Quels conseils donnes-tu à tes élèves?
Renaud Hantson
: En fait, ce que je leur dis... c'est tout le contraire de ce qu'on m'a dit à quand j'ai commencé ! A l'époque, on m'a conseillé de mettre des costards, de bien me raser... d'être limite inodore, incolore et sans saveur ! Je l'ai fait, et longtemps, même... Maintenant, je dis à mes élèves : « Soyez vous-mêmes ! ». Il n'y a que la sincérité et la réalité qui font que ça peut toucher ou pas des gens. On ne peut pas tromper le public. On ne peut pas lui mentir, et surtout pas non plus se mentir à soi-même. Et c'est désagréable de se dire que pour faire plaisir à un staff ou à son équipe de promotion, il faut mettre un slip rouge avec des pois jaunes pour tenter d’avoir du succès !! (rires) C'est dramatique ! Personnellement, j'ai choisi la musique pour la liberté et pour être créatif. Je fais des disques et de la scène le plus régulièrement possible. Et c'est ce qui se passe depuis 5 ou 6 ans, depuis que j'ai moins d’exposition, que je passe moins à la télévision Française, et qu'on parle beaucoup moins de moi dans les sphères médiatiques populaires je n'ai jamais eu autant de public dans mes spectacles, je n'ai jamais fait autant de concerts, et je n'ai jamais sorti autant de disques. Par contre, tout ceci a un prix. C'est clair que c'est beaucoup plus facile d'organiser des tournées quand on vend 500 000 ou 600 000 albums ! Il y a beaucoup d'artistes de grand talent qui vendent moins de 10000 disques aujourd’hui vu l’état du marché... Il faut « être soi ». Mais souvent, il faut des années pour savoir qui on est ! J'ai mis des années pour savoir qui j'étais et ce que je voulais faire... pour pouvoir faire ce que je fais actuellement.

 

Renaud Hantson - © Photo Bernard Mouillon DR

IdolesMag : Justement, là, tu t'éclates actuellement, avec ta carrière solo, Satan Jokers et Furious Zoo, non ?
Renaud Hantson
: Oui, là, je fais tout ce que je m'étais interdit pendant des années ! J'ai trois projets totalement différents ! Un dans le métal avec le groupe « Satan Jokers ». Ce sont mes racines. C'est un des premiers groupes que j'ai monté quand j'étais gamin. Je l'ai reformé il y a deux ans. On a sorti deux albums et on va bientôt sortir un DVD live. C'est très violent, très choquant, mais c'est très technique musicalement. Ça s'adresse à un public d'initiés à la base. Mais ce qui me fait super plaisir, c'est de voir que des gens qui m'ont connu dans la pop music sont venus voir le groupe en concert et ont même acheté les disques. Ils me disent « Waouw, tu n'as jamais été aussi toi-même que là-dedans ! ».  Et, ça me rend heureux, parce que je me dis que je n'ai pas fait ça pour rien... J'ai un deuxième projet, c'est « Furious Zoo ». Ça c'est une « éclatade » ! C'est vraiment un truc que je peux faire dans les clubs pour des budgets dérisoires. On vient avec des bouts de ficelle et on donne une belle leçon de rock pendant 1 h 40. On balance au public toute notre culture musicale, très anglo-saxonne... et ça fait vachement de bien ! On a déjà sorti 4 albums et le 5ème sort actuellement, il s'appelle « A.O.R.- Furioso V ». On n'a pas de bol parce que comme la pochette est censurée, ça nous fait plein de magasins de disques en moins. Tout ça parce qu’une base de référencement trouve choquant un cul stylisé avec un graphisme complètement kitch !
Et mon troisième projet, c'est bien évidemment « Hantson solo » ! J'ai mis des années à avoir envie de reprendre en main ma carrière solo, je ne vais pas le cacher ! Je fais des chansons pop qui pourraient, certes, passer sur toutes les ondes, mais je n'ai pas franchement le bon dossard ou le bon sponsoring ! Et là, je me dis que c'est con, parce que je suis comme un coureur de haut niveau à qui on donnerait à faire de la marche à pied ! J'aimerais courir à côté de certains autres de mes collègues, je suis compétitif mais je suis sur un petit label, avec un petit service de promo. Comme je te le disais tout à l'heure, c'est mon karma. Je pense qu'inconsciemment, je l'ai voulu. J'ai voulu être totalement libre de mes décisions. Je ne veux plus qu'on vienne m'emmerder. Je ne veux pas qu'on m'oblige à mettre ce fameux slip rouge à pois jaunes ! Je ne pactise pas avec l'ennemi ! En tout cas, je ne pactise plus avec l'ennemi !! (rires) Aujourd'hui, je me fous totalement de faire ou non partie du système. Je ne suis pas invité dans les soirées du showbizz... et j'en suis bien content ! Tout ça est tellement abstrait : le lendemain, le monde n'aura, de toute façon, pas changé de couleur... Je l'ai fait à une époque, mais c'est fini, tout ça ! Ça m'a juste donné une attirance pour les choses pas bien et les excès...  et ça ne m'intéresse pas…

IdolesMag : Quel est ton meilleur souvenir de scène?
Renaud Hantson
: Oh non ! Ça c'est trop compliqué ! Je ne sais absolument pas quoi te répondre. J'en ai tellement... Et chaque dernier concert est un super souvenir.

IdolesMag : Quel aspect de ton métier préfères-tu ? La composition, l'écriture, le studio, la promo, les concerts, donner des cours ?... Quand t'éclates-tu le plus ? Et pourquoi ?
Renaud Hantson
: Honnêtement : à peu près tout!
Je n'ai jamais été à reculons dans mon école, ça c'est précieux ! Parce que je sais le bien que ça m'a fait et comment ça a équilibré ma vie... Quand tu donnes des cours, tu es obligé d'être opérationnel. Tu ne peux pas arriver raide défoncé. Les cours, c'est fondamental, la scène, c'est fondamental... et créer des chansons, c'est fondamental aussi. J'aurais du mal à vivre sans ces  trois activités essentielles à mon épanouissement. Toutes ces activités sont complémentaires.

IdolesMag : Mais tu es vraiment une bête de scène...
Renaud Hantson :
Je pense que je suis fait pour le « live ». Je pense qu'on comprend qui je suis quand on me voit en scène. Je déteste le trucage et la tricherie. Le seul endroit où tu ne peux pas tricher, c'est sur scène. Tu peux fabriquer une carrière, tu peux fabriquer un disque. Quelqu'un qui chante faux, tu peux le mixer de façon intelligente et faire un super disque ! Alors que sur scène, tu ne peux pas tricher. Pour moi, ce qui est le plus gratifiant, c'est la scène. C'est sur scène que j'ai les sensations les plus fortes. C'est en tout cas l'endroit où je me sens le plus à mon aise !

IdolesMag : Quel est le dernier CD que tu as acheté?
Renaud Hantson
: C'est le dernier album de « Prefab Sprout » et aussi le dernier « Simply Red », leur best of. Là, je triche un peu, parce que je les ai eu dans ma maison de disques ! J'aime de nombreux groupes. J'aime beaucoup vocalement le chanteur [NDLR : Mick Hucknall] de « Simply Red », il renvoie une image très arrogante et ça, c'est quelque chose qui m'amuse énormément. Parce que souvent, l'arrogance est juste une défense pour ne pas se laisser emmerder par le système ou par les médias... et j'en sais quelque chose ! Il est sûrement parfois casse-couilles, mais c'est un très bon chanteur. Et dans le fond, c'est ce qui m'intéresse.

IdolesMag : Quel est le dernier concert auquel tu as assisté?
Renaud Hantson
: C'est celui que j'ai donné à Nantes, il y a trois jours ! Donc j'y ai plus qu'assisté!! Et avant, c'était un groupe de rock dont j'ai oublié le nom dans une salle de la banlieue parisienne où nous jouons souvent avec « Furious Zoo », le Pacific Rock. Ils m'avaient d'ailleurs demandé de venir les voir et j'ai joué deux morceaux avec eux.
Et dans les choses un peu plus connues... J'ai été revoir Mozart au Palais des Sports et une de mes idoles américaines au Trabendo : Todd Rundgren. C'est un compositeur de rock américain très soul.

Santan Jokers - © photo DRIdolesMag : Quels sont tes projets pour 2010 ? Beaucoup de scène, je suppose!
Renaud Hantson
: Oui, avec Satan Jokers et Furious Zoo, mais aussi en solo. Il y a quelques dates qui commencent à tomber. Nous allons jouer dans de petits endroits. Pour ce que je fais en solo on a changé de formule et d'équipe de musiciens parce que j'ai rencontré un pianiste extraordinaire l'été dernier qui a intégré l'équipe. On joue maintenant avec des programmations. Je n'engage plus de batteur, ni de bassiste. C'est moi qui vais plusieurs fois à la batterie dans le spectacle. Il y a donc 2 pianistes sur scène, dont un qui pilote les programmations. C'est très Depeche Mode depuis leur période plus rock dans l'esprit ! Et il y a aussi un guitariste sur scène, mon ami Philippe Kalfon qui joue aussi avec « Furious Zoo ». Nous sommes donc entre trois et quatre sur scène, une formule très légère qui nous permet de défendre le « Best of » à peu près n'importe où et dans toutes les configurations possibles et pour un budget acceptable. Pendant longtemps, je n'ai pas tourné, parce que je ne voulais pas me « brader ». Mais là, je suis en manque de scène en solo, j'aime profondément la scène... On va bientôt jouer dans la région de mon pianiste, dans le sud, dans la région de Perpignan. Il va y avoir beaucoup d'autres dates qui vont tomber, mais c'est encore un peu trop tôt pour en parler. [NDLR : vous retrouverez bien entendu toutes les dates des concerts de Renaud Hantson dès qu'elles seront programmées].
Il va certainement y avoir aussi un DVD live du spectacle que nous avons donné à « La Maroquinerie » le 6 mars dernier. Il y a déjà beaucoup d'images qui traînent sur internet. En fait, je mets souvent des images piratées sur mon FaceBook pour les montrer aux fans. Les gens ne se rendent pas compte qu'en diffusant des images volées comme ça, ils flinguent un peu les artistes et les réalisateurs d’images professionnelles. Mais ils le font avec tellement de cœur et de sympathie (et de talent parfois, il y a de vrais petits Spielberg en herbe !), que je ne peux pas leur interdire de le faire. Je vais d'ailleurs peut-être me servir de certaines de ces images pour mon DVD, parce que franchement, certains sont vraiment doués !
Et au moins, une image piratée, elle ne peut pas tricher ! C'est d'ailleurs assez touchant, parce que la texture d'image n'a pas été retouchée, le chant non plus... Comme je sais ce que nous faisons sur scène avec mes musiciens, je connais la qualité de notre travail, donc je n'ai pas trop de stress par rapport au fait que dès le lendemain d’un concert on trouve des vidéos « piratées » !

IdolesMag : On va terminer l'interview par une petite question et un petit jeu si tu le veux bien.

La question : Es-tu plutôt « Voyeur » ou « Harde(u)r »? [NDLR : « Voyeur » est l'un des premiers succès de Renaud Hantson, figurant sur l'album « Briseur de coeurs » sorti en 1988 et sur son BestOf. « Harde(u)r » figure sur son album « Je couche avec moi » sorti en 2008]
Renaud Hantson
: Les deux ! J'ai été « Harde(u)r » dans le temps... enfin, « Harde(u)r »... disons que comme tous les chanteurs, je me suis laissé draguer ! Ce n'était pas très compliqué et soyons honnêtes, j'aimais bien ça ! Je n'ai d'ailleurs jamais caché que j'aimais bien ça ! Mais forcément maintenant, avec les années, la lassitude et le côté un peu blasé qu'on peut avoir avec les années, je suis peut-être encore plus « Voyeur »... A l'époque, j'essayais de multiplier les excès, je ne savais plus quel plaisir avoir ou prendre... on cherche à multiplier les effets, c'est une connerie, mais c'est comme ça !
En fait je suis les deux, « Harde(u)r » et « Voyeur », mon caporal ! (rires)…

Renaud Hantson - © Photo Bernard Mouillon DR

IdolesMag : Enfin, je vais te donner quelques mots, peux-tu me dire ce qu'ils t'évoquent instinctivement?

Satan : Jokers !!!

Sirop : C'est du sirop !

Furious : Zoo

Géant : Plein de souvenirs... « La légende de Jimmy »... Michel Berger... Lui, c'est un géant !

Jarretelles : C'est mon premier groupe dans les années 80 et c'est un accessoire qui ne me déplaît pas ! J'appelle ça des « lance-pierre » !!!...

Maurane : C'est ma soeur. Pour moi, c'est la plus grande voix francophone. Je suis très fier de notre amitié épisodique. Épisodique, parce que nous ne nous voyons pas souvent. On s'est croisé l'année dernière sur sa tournée et on a chanté en duo « Du Mal » sur deux dates. C'était une « éclatade » absolue !

Ziggy : c'est mon premier souvenir de scène et d'émotion devant un public venu voir un opéra rock. Ziggy, c'est David Bowie aussi. Tout cet aspect androgyne, c'est ce que j'aime depuis l'adolescence...

Et pour finir, 3 acronymes:
A.M.O.U.R.
Je plains ceux qui n'en ont pas. C'est difficile de vivre sans. Je pense que l'amour, c'est ce qui ramène à l'essentiel. On peut avoir tous les vices de la terre, le plus important, c'est d'avoir un peu d'amour...

A.I.D.E.S.
Ça m'évoque le SIDA. J'avais fait une chanson à l'époque, « A.I.D.E.S.-moi ». Parce que j'ai beaucoup de potes qui sont déjà partis... Dans le monde du rock et de la musique, j'ai côtoyé beaucoup de circuits à risque, que ce soit en matière de drogue, d'alcool ou de sexualité. Forcément, il y a des gens qui partent un peu vite... c'est injuste, mais c'est la vie...

S.O.S.
J'ai encore du mal à lancer un S.O.S. ! Alors que ce serait peut-être bien de le faire parfois...
Pour moi, ce qui est mieux que de lancer un S.O.S., c'est de monter sur scène. La scène, c'est ce qui me sauve le plus, occupe mon cerveau et m'évite de faire des conneries. Comme je te le disais, la scène et mon école de chant et de batterie sont des choses fondamentales dans ma vie.
Une interview comme celle que nous venons de faire, est probablement aussi une forme de S.O.S....

Propos recueillis le 18 mars 2010

-> Site officiel de Renaud Hantson : www.hantson.com

-> www.myspace.com/renaudhantson
-> www.myspace.com/satanjokers
-> www.myspace.com/furiouszoo

 

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