Interview de Thomas Pradeau

Propos recueillis par IdolesMag.com le 25/11/2010.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Thomas Pradeau © Pascale Lourmand

Nous avons été séduits (le mot est faible) par le premier album de Thomas Pradeau, "à deux pas de ma rue". Cet album, produit par les internautes, sur le label My Major Company, est sorti le 22 novembre dernier. Pas d'instruments électriques à l'horizon, juste de l'acoustique, dans une ambiance un tantinet rétro et pourtant très actuelle. Au cours de cette interview, Thomas reviendra sur la conception de cet album, mais aussi sur son parcours artistique... Ce jeune Montmartrois a tout pour plaire : une voix à vous rendre chèvre, des mélodies qui ne vous lâchent plus, des textes pas bêtes, un univers atypique et très personnel et un joli minois, ce qui ne gâche rien! Que demander de plus?... Rencontre avec Thomas Pradeau, avec qui il faudra compter dans l'avenir, c'est certain...

Thomas Pradeau © Pascale LourmandIdolesMag : Ton album vient de sortir...

Thomas Pradeau : Lundi!

Tu es dans quel état d'esprit?

Je suis assez content. Ça représente beaucoup de travail et c'est aussi un rêve qui se réalise et qui se concrétise.

As-tu été voir la mise en place dans les magasins?

Oui, oui... (rires) ça fait drôle. Je suis allé à la Fnac des Halles et chez Virgin. Ça fait vraiment quelque chose...

Ça t'a fait quoi justement de le tenir dans tes mains ce premier CD?

Je vais te dire... Il y a eu un petit retard de fabrication et je ne l'avais même pas vu avant! Donc la toute première fois que j'ai vu ce CD, c'était en magasin. Je peux te dire que ça m'a... [Thomas réfléchit et ne trouve pas ses mots]... vraiment fait tout drôle! C'était une belle émotion et une très belle sensation.

Tu es assez jeune, tu es de la génération MP3, était-ce important que ton album sorte en physique?

Complètement. Un CD, c'est un objet, ce n'est pas pareil qu'un mp3. Et puis, je suis très fan de disques. J'ai beaucoup de disques à la maison. Je télécharge aussi de temps en temps quelques morceaux, mais c'est plus rare. J'aime découvrir l'artwork qui a été réalisé sur une pochette. C'est tout un travail très intéressant. Donc, pour répondre à ta question, c'était très important pour moi qu'il sorte en physique.

Depuis combien de temps travailles-tu sur cet album?

La première chanson de l'album a été composée à mes 20 ans. Il y a donc des chansons qui ont 5 ans, et d'autres qui ont 8 mois. Cet album représente en quelque sorte les chansons que j'ai composées ces 5 dernières années.

Quelle était cette première chanson, justement?

C'était « Bain de Mousse ». Puis, j'ai composé « Audrey ».

« Le Pays de Molière » est arrivé quand, lui?

L'année dernière. Comme « Du café au déca », d'ailleurs. Comme tu vois, les chansons ont vraiment été étalées dans le temps. C'est pour ça que je pense que les chansons sont vraiment différentes les unes des autres. En 5 ans, j'ai beaucoup appris et j'ai évolué...

Tu me parlais d' « Audrey », c'est dans les paroles de cette chanson qu'il y a « À deux pas de ma rue ». Comment as-tu choisi le titre de cet album?

J'avais le choix entre pas mal de phrases, mais je trouvais que « À deux pas de ma rue », ça collait bien à l'esprit de l'album. Cette phrase me plaisait bien et elle est vraiment ressortie. Tu sais, « Audrey », c'est un titre que j'ai composé très rapidement et naturellement. Pour certains titres, il me faut des jours et des jours et puis pour d'autres, il faut juste quelques heures. « Audrey » fait partie de ceux-là. Elle a été très vite écrite. Et donc, ça me semblait naturel de prendre des paroles d' « Audrey » pour le titre.

Tu ne voulais pas donner à l'album le titre d'une des chansons, en fait.

J'ai essayé, j'ai regardé ça de près... Mais ce n'était pas concluant! J'ai réfléchi à ce qui irait le mieux et c'est cette phrase qui est ressortie.

Thomas Pradeau © Pascale Lourmand

Tu écris comment? Beaucoup beaucoup ou pas tant que ça, dans le fond?

J'écris beaucoup, surtout depuis le début de cet album. Par contre, je passe beaucoup de temps à peaufiner les chansons. Je ne suis pas quelqu'un qui a 200 chansons dans son tiroir et qui choisis parmi celles-ci. Quand je travaille sur une chanson, je me mets à fond dedans. Que ce soit dans les accords, dans les arrangements, dans les paroles, dans sa structure. J'aime bien aller au bout de ce que je veux...

Le premier extrait de l'album, c'était « On nous dit ». Comment l'as-tu choisi?

C'est un titre que j'ai composé quand je suis rentré en studio pour enregistrer l'album. Il n'existait pas avant. Je l'ai donc fait écouter à My Major Company. Et ils m'ont tout de suite dit qu'ils adoraient et que ce serait chouette de le sortir en premier single. Je ne l'ai pas forcément choisi moi-même, mais j'ai validé leur choix, qui me paraissait judicieux.

Qu'est-ce que ça t'a fait d'entendre ce titre sur les ondes de Chérie FM?

Et bien... ça fait tout drôle! Mais tout de même moins drôle que de voir l'album dans les bacs. Passer sur une radio comme celle-là, ça fait plaisir! Il y a des amis qui m'ont téléphoné en me disant qu'ils venaient de m'entendre à la radio. C'était un bon moment, une belle expérience. Je m'en rappellerai toute ma vie.

« On nous dit » n'a pas été clippé, je pense.

Non. Pour tout te dire, il a failli l'être, mais ça ne s'est pas fait.

Pourquoi?

Je vais te la faire courte. Le label a trouvé que ce serait mieux de défendre « Audrey ». Et j'ai trouvé que leur choix était cohérent. Ça s'est fait assez naturellement. Quand on a commencé à chercher des idées pour le clip, certains en ont eu pour « Audrey ». Et donc, nous sommes partis sur un clip pour « Audrey ».

Les singles « Audrey » et « Le Pays de Molière » sont sortis le même jour sur les plateformes de téléchargement légal. L'ambiance des clips respectifs est assez identique... Explique-moi un peu ça...

Les deux chansons ont été clippées par le même réalisateur. Ce qui donne une même ambiance. Pourquoi? C'est une bonne question... je pense que certains défendaient « Le Pays de Molière », d'autre défendaient « Audrey ». Et donc, nous nous sommes dit que nous allions faire les deux. En plus, le réalisateur avait des idées pour les deux. Et puis, nous nous sommes dit que pour les radios et les télés, ça pouvait laisser un choix plus large. Quand on a terminé les deux clips, j'ai eu un petit coup de doute, parce que je me suis demandé si c'était vraiment intéressant de faire ça. Et puis, maintenant, je suis vraiment content du résultat des deux.

Quand on te voit dans ces deux clips, on se dit que tu as une gueule comme on dit. Te sens-tu attiré par le cinéma?

(rires) C'est gentil! (rires) En tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir sur les deux tournages. Surtout sur  celui du « Pays de Molière », parce que c'était du one shot comme on dit. C'était très théâtral, et j'adore la comédie. Pour « Audrey », c'était plus une ambiance de cinéma. Tout a pris beaucoup plus de temps. Il y avait plus de plans... Mais pourquoi pas un jour tenter l'expérience du grand écran?!... (rires)

En plus, il y a tout un univers rétro, que l'on retrouve dans l'album aussi.

Oui. D'ailleurs, toutes mes influences musicales viennent de cette époque entre-deux-guerres. Mais je ne me suis jamais posé la question de savoir si nous allions dans telle ou telle direction. C'est juste qu'à la fin de l'enregistrement de l'album, nous nous sommes rendus compte que nous étions allé dans cette direction. Nous nous sommes dit « autant l'appuyer, ce côté Parisien Montmartrois. » Et donc, cette ambiance s'est retrouvée dans les clips.

Ce n'était donc pas calculé depuis le départ.

Absolument pas. Ça s'est dégagé au fur et à mesure de l'enregistrement. Quand tu écoutes l'album, il y a des morceaux plus pop, d'autres plus acoustique. Quand j'ai écrit « Audrey », je ne me suis même pas rendu compte que c'était une valse! Ce n'est qu'après que je me suis rendu compte de l'ambiance générale de l'album.

Musicalement, il y a quelque chose de très acoustique dans l'album.

Complètement. C'est certain. Quand on a parlé de l'album, j'ai tout de suite dit que je voulais beaucoup de piano. Parce que je suis pianiste à la base, mais aussi parce que j'aime ça. Je voulais des guitares acoustiques, des cordes. Je voulais aussi de l'accordéon. Bref, je ne voulais pas d'instruments électriques.

Je voulais justement te demander si c'était toi qui avais choisi l'accordéon, parce que je trouve ce choix excellent...

Oui, c'était vraiment un choix de ma part. Je me suis d'ailleurs lié d'amitié avec mon accordéoniste, Sébastien Albillo. Il est venu jouer sur l'album et il m'accompagne sur scène aussi. C'est un grand professionnel bourré de talent. C'était une joie immense de l'avoir sur mon album. Son accordéon a donné une couleur toute particulière à l'album. Ses parties sont très jolies et il les joue particulièrement bien. D'ailleurs, je l'ai indiqué dans les remerciements, cet album n'aurait pas été pareil sans son accordéon.

Thomas Pradeau © Pascale LourmandDans le « Bain de Mousse », tu évoques les dérives de la télé-réalité. Tu as tout à fait l'âge où tu aurais pu tenter ta chance dans de telles émissions...

Bonne question! J'ai été sollicité pour la Star Academy 2 et j'ai refusé. Ce n'est pas ce à quoi j'aspirais. Ce n'est pas que je sois contre ce genre d'émission ou quoi que ce soit, mais ce n'est pas ce à quoi j'aspirais. Je ne vois pas la musique comme ça. Il y a des gens qui deviennent des stars en quelques mois, qui sortent disque sur disque, et un an plus tard... tu ne sais plus qui c'est. Et puis, à côté de ça, tu as des gens qui sortent un album qui ne marche pas, puis un second qui ne marche pas non plus. Puis le troisième album fait un carton... Je me dis qu'il y a parfois une justice! Je pense comme ça, donc, je n'ai pas voulu percer par le biais de la télé réalité. La démarche ne me ressemblait pas.

Quelle est la chanson que tu as créée en dernier?

C'est « Mademoiselle ». C'est d'ailleurs un titre caché sur l'album. Je l'ai composé à la fin de l'enregistrement. J'ai demandé s'il était encore possible de l'ajouter à l'album dans sa version piano-voix, et ça a été bon!

C'est Giovanni Natale qui a réalisé l'album. Comment l'as-tu choisi?

Déjà, il faut savoir que Giovanni est un grand malade! (rires) Il est complètement taré. Je le connais depuis mes 17/18 ans. C'est lui qui m'a appris la musique, sans le vouloir, parce qu'il n'aime pas enseigner. Mais j'ai tellement pris de plaisir à le regarder jouer... que j'ai appris énormément de choses. C'est un monsieur qui vient du rock et du classique (il a trois prix de conservatoire). Il était donc tout à fait logique que je le prenne pour co-réaliser l'album.

Comment es-tu arrivé sur My Major Company?

À vrai dire, je n'ai jamais pensé m'inscrire chez eux. À ce moment-là, je travaillais en tant que veilleur de nuit dans un motel et le soir, pour m'occuper, je mettais en ligne mes morceaux sur MySpace. En parallèle, je faisais aussi énormément de concerts. Pendant une semaine, j'ai eu énormément d'écoutes sur un titre, « Laisse-moi partout » qui est sur l'album, d'ailleurs. Je suis rentré dans le Top 10 des écoutes de MySpace France. Et un jour, Michael Goldman m'a contacté. Je ne connaissais même pas MyMajorCompany à l'époque. Il m'a proposé un rendez-vous et l'aventure a commencé... En fait, ce n'est pas moi qui ai fait la démarche.

Qu'as-tu ressenti quand la jauge des 70 000 euros a été atteinte?

Un grand soulagement. Parce que la jauge, il faut savoir que ce n'est pas quelque chose de forcément facile à vivre. Ça prend du temps... C'est un immense test, en fait! Je me rappelle d'ailleurs du jour où la jauge a été atteinte... j'étais hyper content et soulagé. D'ailleurs, ce fut un tel soulagement, que j'ai beaucoup picolé! (rires)

À ce moment là, tu avais déjà beaucoup de chansons prêtes?

J'en avais quelques-unes... Pas mal en fait! Dont certaines que je joue encore en concert mais qui ont été écartées de l'album. Mais il y a eu beaucoup de travail après. Tous les arrangements, les structures, le mix... Bref, après la composition, il y a encore plus de travail.

Tu as atteint les 70 000 euros fin 2008. Comment se fait-il que ton album ne sorte que deux ans plus tard?

Il y a eu un peu de temps perdu, c'est clair... Il aurait dû sortir un peu avant. Je ne sais pas trop quoi te répondre, en fait. Je sais que de notre côté, nous avons pris un peu notre temps. Vu que tout est en acoustique, il a fallu le temps de réunir tous les instruments. Après, je pense qu'il y a eu un petit peu de temps gâché, mais l'important, et le principal, c'est que l'album soit dans les bacs aujourd'hui!

Tu me parlais de scène tout à l'heure, j'imagine que tu continues... Est-ce que c'est important pour toi?

Oh la la... Oui! C'est probablement ce qui est le plus important pour moi. J'ai toujours fait beaucoup de scène. C'est le vrai métier. Notre métier est là, sur scène. J'adore faire des concerts, j'adore chanter où je peux!

Thomas Pradeau © Pascale Lourmand

Va-t-il y avoir une tournée suite à la sortie de l'album?

On est en train d'y réfléchir. Là, demain, je fais la première partie de Joyce Jonathan à Metz [26 novembre 2010]. Et puis, on va voir ce qu'il se passe... Mais très honnêtement, je ne peux que souhaiter qu'il y ait une tournée derrière. C'est encore un peu tôt pour en parler. Mais je pense que d'ici un mois ou deux, nous serons fixés.

C'est quelque chose qui te tient à coeur en tout cas...

Ah oui... Vraiment beaucoup...

Maintenant, si tu le veux bien, j'aimerais revenir un peu sur ton parcours.
Tu es né à Montmartre... Qu'est-ce que ça t'évoque, Montmartre?

La maison! (rires) Ce n'est pas Paris, c'est Montmartre. C'est un endroit vraiment particulier où il y a une atmosphère très spéciale, surtout tôt le matin ou tard le soir. Il y a quelque chose de gravé dans ses murs et ses pavés qui fait que c'est vraiment atypique. C'est un endroit où je me sens vraiment bien. Je connais un peu tous ses piano-bars depuis que je suis gamin. C'est un très bel endroit.

Tu as commencé le piano très tôt. Tes parents t'ont-ils poussé?

Mes parents ne m'ont pas du tout poussé. J'en avais vraiment envie. J'ai toujours aimé écouter de la musique depuis que je suis gosse. J'ai voulu apprendre le piano vers mes 5/6 ans. Et puis, très rapidement, ça m'a saoulé! (rires) Parce que je ne comprenais pas la méthode d'apprentissage... je trouve que la musique n'est pas forcément toujours bien enseignée. On apprend à lire et à écrire la musique avant de pouvoir jouer... ce que je ne comprends pas. Je connais des gens qui ont fait 10 ans de conservatoire qui peuvent déchiffrer n'importe quelle partition, mais qui sont incapables de créer une petite musique de rien du tout... Donc, cette méthode ne m'a pas intéressé. Et quand j'ai vu après un an que je ne progressais pas dans ce qui m'intéressait, j'ai arrêté. Je savais jouer « Au Clair de la Lune », c'était très bien, mais ce n'était pas ce que je voulais faire! (rires) Donc, j'ai continué dans la musique, mais en prenant des cours de batterie pendant trois ans. Et à côté, je regardais ce que mon meilleur ami Jérémy faisait sur son piano, parce que lui, avait continué ses cours de piano. C'est donc comme ça que j'ai appris. Et des années plus tard, j'ai repris des cours de piano avec un professeur que j'avais choisi! Je pouvais enfin faire ce que je voulais...

Avais-tu des idoles quand tu étais ado?

Ouais!... j'ai toujours été extrêmement fan de Queen. J'aimais aussi beaucoup Jacques Higelin et Jean-Jacques Goldman. Ce sont les trois principaux!

Tu étais du genre à placarder les murs de ta chambre de posters?

(rires) Non, je n'ai jamais été très poster! Mais j'avais tous les Cds. J'en avais, et j'en ai toujours, des tonnes. Tous styles confondus. Il y a du rap que j'adore, du classique aussi. Il n'y a pas de musique que je préfère. J'écoute tous les styles de musique. J'aime « LA » musique, en fait!

À quel âge es-tu monté pour la première fois sur scène?

Très jeune! Je devais avoir entre 8 et 10 ans. Je ne peux pas être super précis. C'était une comédie musicale dans laquelle j'avais un second rôle.

C'était ancré en toi. Tu voulais vraiment devenir chanteur.

Tout a fait. Je ne me suis jamais trop posé la question, mais j'ai toujours été attiré par la musique. Je n'ai pas fait de choix à un moment donné en me disant, « tiens, je vais faire ça ». Tout est venu assez naturellement.

Tu as commencé à quel âge à écrire des chansons?...

T'en as de ces questions, toi! (rires) C'était quand j'étais ado. Je ne les ressortirais pas aujourd'hui, ça c'est sûr! (rires) Je devais avoir 12/13 ans, c'était l'époque des premières amours. C'est là que j'ai commencé à écrire...

Thomas Pradeau © Pascale Lourmand

Et puis, c'est quoi ton parcours?

J'ai joué dans un groupe de rock avec qui j'ai vraiment appris la scène. [NDLR : Koïnor]

C'est assez éloigné de ton univers actuel, le rock, non?

Oui. Maintenant, soyons honnête, il y a rock et rock. On avait de jolies mélodies tout de même. Je dirais que c'était plus un groupe de pop/rock. J'ai vraiment beaucoup appris avec ce groupe. C'étaient de belles années... Puis, après, comme dans tous les groupes, nous nous sommes séparés et j'ai commencé à écrire mes propres chansons. Et quelques-unes de ces chansons se retrouvent sur cet album qui sort...

Tu as commencé ta carrière sous le nom de Tom Gé. Pourquoi as-tu repris ton vrai nom?

Pour plusieurs raisons... Déjà, je sais que My Major Company n'a jamais vraiment aimé le nom de Tom Gé. Ils trouvaient que ça faisait trop pop. Donc, on en a beaucoup parlé ensemble. Et j'ai décidé de reprendre mon vrai nom. C'était un peu intemporel...

Aimerais-tu écrire pour d'autres personnes?

Ah complètement!

C'est une démarche très différente, ça...

Tout a fait. Je pense qu'une fois que ton premier album est sorti, c'est plus facile. Parce que j'ai déjà essayé d'écrire pour d'autres personnes et je me retrouve dans la situation où j'aime tellement le morceau que j'ai envie de le garder pour moi. Parce qu'il faut se prouver des choses à soi-même. Donc, quand on a un album qui est sorti, on se sent plus libre. Je pense qu'aujourd'hui, j'aurais moins de problèmes à écrire pour quelqu'un d'autre, c'est certain...

Si tu devais me définir ton album en quelques mots, que me dirais-tu?

Ouh la la... Ce n'est pas évident. C'est un album dont les morceaux ont été faits sur plusieurs années, mais qui a une cohérence tout de même. Il y a toute une palette de couleurs. Il y a des morceaux très pop, d'autres qui font plus « vieille chanson française », d'autres qui font plus « actuelles ». Mais en tout cas, c'est un album dont je suis très fier. Et j'y ai mis toute ma sincérité et tout ce que j'avais en moi.

Thomas Pradeau © Pascale Lourmand

On va terminer l'interview par un petit jeu, si tu le veux bien. Je vais te proposer des mots qui ont un rapport avec ton univers et tu vas me dire ce qui te passe par la tête...

Ouh la la... (rires) Allez, jouons!

Audrey : scooter! Parce que j'ai composé cette chanson sur mon scooter. Et puis, je trouvais le prénom rigolo parce qu'on pouvait faire plein de jeux de mots avec. Audrey, faudrait... Et l'idée est venue sur mon scooter.

Tartuffe : mon copain que j'allais voir au théâtre.

Mademoiselle : Avec un « s ». Parce que ce morceau n'est pas pour une personne en particulier, mais pour toutes les demoiselles.

Couleurs : Trois heures de mat' au piano, à devoir écrire pour une jolie blonde... Et admettre qu'il fallait que je l'impressionne avec un titre! J'ai donc composé « Les Couleurs ».

Rue : Gabrielle, à Montmartre.

Montmartre : un piano-bar qui s'appelle le tire-bouchon, que je conseille tellement c'est un endroit magique. Il y règne une atmosphère incroyable.

Café : Allongé, surtout!

Voler : C'est le morceau le plus pop de l'album et je l'ai écrit avec beaucoup de joie. Donc, je te dirais : la joie!

Molière : Un des plus grands artistes que la France ait connu! Vive Molière!

Propos recueillis par IdolesMag le 25 novembre 2010.









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