Interview de Margaux Simone

Propos recueillis par IdolesMag.com le 17/11/2010.
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Margaux Simone © Bernard Benant

Margaux Simone vient de Martigues. Depuis qu'elle est toute petite, elle baigne dans la musique. Et pour cause, son papa, c'est Philippe Bruguière. Il travaille depuis presque toujours avec le groupe I Am, entre autres. Au cours de cette interview Margaux nous expliquera comment Akhénaton a décidé de faire un remix d'une de ses chansons. Elle nous parlera aussi de la genèse de son premier album, produit par les internautes sur My Major Company, et de son parcours, influencé par les voyages... Elle a écrit sa chanson « Nana » à 15 ans, elle en a aujourd'hui 22. C'est de bon augure pour la suite!

IdolesMag : Ton album sort lundi, tu es dans quel état d'esprit?

Margaux Simone : Déjà, je suis sur un petit nuage. C'est un rêve qui se réalise pour moi... Lundi, je vais aller à la Fnac, et je vais voir mon album!... À la lettre « S », en plus, donc, pas loin de Springsteen!! C'est plus que le top... (rires) Je plaisante, mais je suis vraiment heureuse. Il va vivre un peu sa vie tout seul maintenant... Donc, stressée et très contente!

Depuis quand travailles-tu sur cet album?

Si on parle de l'enregistrement des maquettes jusqu'au mastering, deux ans. Mais j'ai commencé à en écrire les chansons il y a longtemps. « Nana », par exemple, je l'ai écrite quand j'avais 15/16 ans.

Ça remonte loin, alors...

Enfin... loin... Oui, dans un certain sens! (rires) [Margaux a 22 ans] En fait, le noyau de l'album, c'est « Nana », « Les saisons » et « Le Ramasse Poussière ».

Tu me parles de « Nana », dans quelles circonstances est-elle née cette chanson?

Je lisais la presse féminine, et je suis tombée sur quelques articles qui parlaient de la violence faite aux femmes, que ce soit en France, en Inde ou en Afrique... Un peu partout dans le monde, en fait. J'étais tellement énervée qu'il fallait que ça sorte. Et donc, j'ai pris ma guitare... Maintenant, j'ai compris que quand j'ai quelque chose qui doit sortir, il faut que je prenne ma guitare!

Tu as une âme de militante?

Tu sais, je n'aime pas dire que c'est une chanson engagée. Parce qu'elle n'est pas politique cette chanson. Elle est plutôt « concernée ». Je préfère d'ailleurs ce mot à « engagée ». Parce que cette chanson est assez universelle. Je ne pense pas qu'il y ait sur cette terre quelqu'un qui soit pour les violences faites aux femmes. Tu t'imagines des gens qui militeraient dans la rue pour être violent avec les femmes... ce serait chelou tout de même! (rires)

Tu es une révoltée?

Oui, je suis un peu une révoltée sur certains sujets. Je m'en sers pour écrire mes chansons...

Il faut tout de même une certaine maturité pour écrire ce genre de chanson à 15 ans...

J'ai toujours été entourée de gens plus âgés que moi. Peut-être que ça vient de là. Quand j'avais 12 ans, je n'écoutais déjà plus Worlds Apart et les Spice Girls. Donc, cette maturité dont tu parles, vient peut-être du fait que j'ai écouté très rapidement des chansons à textes, que j'ai essayé de comprendre, comme Brel, Cabrel ou Neil Young. Et puis, j'ai toujours aimé me renseigner sur ce qu'il se passait en lisant des journaux ou en regardant les infos.

Margaux Simone © Bernard Benant« Nana » a été clippé. Comment s'est passé le tournage?

Il a été réalisé par Didier D. Daarwin. C'est un réalisateur de Marseille, que je connaissais un peu. Il avait travaillé pour I Am, Soprano et Hocus Pocus. Il est aussi photographe. C'est lui qui avait fait quelques photos de moi au tout début de l'aventure MyMajor, pour que j'aie quelques photos à mettre sur le site. Je m'étais dit qu'il faudrait absolument que je retravaille avec lui un jour. Et j'ai repensé tout de suite à lui pour le clip. Parce que j'adorais tout ce qu'il avait fait pour I Am ou Hocus Pocus. Le tournage s'est vraiment très très bien passé. À part Sonia, qui est une vraie actrice, tous les autres sont des amateurs. Ce qui fait que pendant la tournage, il y avait une super ambiance. Tout le monde était là pour vraiment donner le meilleur de lui-même. Et en même temps, pour moi, c'était une première expérience de tournage... j'en garde un très bon souvenir.

Comment cette chanson est-elle devenue le nom de l'album?

Il y a plein de petites raisons. D'abord, parce « Nana » est pour moi le titre le plus fort. C'est un peu ma chanson fétiche, je vais dire... Même si je les aime toutes! « Nana », ça colle bien aussi avec mon personnage. Je suis une nana de 20 ans, je vis avec mon époque. J'ai l'impression d'être en phase avec ma génération. Et puis, il y a aussi un clin d'oeil à « Nana » de Zola. Un clin d'oeil, sans aucune prétention! (rires)

Comment le titre « Les Saisons » s'est-il retrouvé en premier extrait?

C'est un choix de l'équipe. Je suis partie du principe que toutes les chansons qui figurent sur cet album, je les aime, sans exception. Donc, quand il a fallu en extraire une, j'ai laissé MyMajor décider. Parce qu'ils s'y connaissent bien mieux que moi! J'avais fait une présélection des titres que je sentais bien, et « Les saisons » en faisait partie. Finalement, nous sommes partis sur ce titre, parce que c'est le morceau avec lequel j'avais commencé à faire ma promo sur MyMajor. Je pense que c'est un titre pas mal. En plus... Akhénaton m'a fait un remix de ce titre... On s'est dit que c'était peut-être un signe, et on a foncé!

Comment Akhénaton est-il arrivé sur ton disque?

J'ai la chance de la croiser depuis longtemps. Je suis Marseillaise et je baigne dans le monde de la musique depuis toujours... Donc, forcément, des studios à Marseille, comme il n'y en a pas 20 000... nous nous croisions régulièrement. Mon père [Philippe Bruguière] travaille avec I Am depuis une vingtaine d'années. Et donc, quand j'ai enregistré mon album, il m'a dit qu'il avait envie de l'écouter. Je le lui ai donc filé. Et il m'a dit qu'il avait envie de faire un remix d'un des titres. Il ne m'a pas dit lequel. C'est lui qui a choisi « Les Saisons ». Je l'ai laissé faire dans son coin. Je ne l'ai écouté que lorsqu'il l'a eu terminé. Et j'ai trouvé ça vraiment super.

Tu le connaissais dans la vie, mais était-ce la première fois que tu travaillais professionnellement avec lui?

En fait, c'est la deuxième fois. J'avais fait un truc avec lui et Sako pour la compil de Passi « Dis L'Heure 2 Hip Hop Rock ». La chanson s'appelait « produit de l'environnement ». Je chantais les refrains, Akhénaton le premier couplet et Sako le deuxième. Pour la petite histoire... un peu plus tard, de ce refrain, j'ai fait une chanson! Mais elle n'est pas sur cet album.

As-tu une âme de « Baba »?

Comme je le dis dans la chanson, au fond de moi, j'aimerais bien, mais ce n'est pas facile de nos jours. J'essaye d'être une fille disciplinée... je fais mon tri sélectif et j'essaye de ne pas faire de trucs horribles. Mais ce n'est pas facile d'être une vraie baba en 2010. Nous sommes tout de même dans un système économique qui ne nous permet pas forcément d'être baba, mais j'essaye de l'être un maximum! Et de faire du mieux que je peux. Je suis très nostalgique des années 70. J'ai au fond de moi une âme de baba. J'aurais beaucoup aimé vivre dans ces années-là. J'aime regarder les vidéos de l'époque, etc...

C'est marrant, parce que tu ne les a pas du tout vécues, ces années-là...

Non. Mais un peu tout de même, à travers mes parents! Tu sais, depuis que je suis petite, les CD qui traînent à la maison, ce sont ceux de Janis Joplin, Bob Dylan, etc... Donc, le son de ces années-là, je le connais très bien. En musique, je suis très nostalgique de ce son des années 70 et même la fin des années 60.

Pour te paraphraser, fais-tu beaucoup de « conneries »?

Oh oui! (rires) Cette chanson parle de la fin d'un couple. De la rupture. Quand on voit l'autre partir. Et de tout ce qu'on fait à ce moment-là. On écoute telle musique, on repense au moment où on l'a écoutée ensemble, etc... Les « conneries », ça parle de ça.

Comment es-tu arrivée sur My Major Company?

J'avais fait une petite maquette de quelques titres avec mon papa. Nous nous sommes alors dit que j'étais prête et  qu'il était temps que j'aille la faire écouter à Paris. Et donc, Franck Authié, qui a réalisé l'album de Grégoire et qui est un ami, m'a dit qu'il avait des copains qui venaient de monter un super projet, que c'était l'avenir de la musique... J'ai donc pris un rendez-vous. À l'époque Grégoire n'avait pas encore atteint les 70 000 euros, ou il venait tout juste de les atteindre, je ne me souviens plus trop bien. J'ai donc pris rendez-vous avec eux, et dans la journée, nous avons signé! Je suis redescendue à Marseille le soir même avec mon contrat dans les mains. J'ai dû le lire une bonne centaine de fois! (rires)

Margaux Simone © Bernard Benant

Tu as atteint la jauge en à peine 5 mois, ce qui est assez court...

Effectivement. Ça m'a fait super plaisir, parce que j'aurais pu ne jamais y arriver ou y arriver en très très longtemps et me décourager. Pendant ces 5 mois, j'ai beaucoup écrit de chansons. Et quand la jauge a été atteinte, j'ai continué à écrire, parce que je n'avais pas assez de chansons. Je suis rentrée en studio, tout en continuant à travailler sur cet album, ce qui explique qu'il a mis un peu de temps à être terminé...

J'imagine que ça t'a rassurée de voir que tant de gens croient en tout projet.

Bien entendu. Surtout que je communique beaucoup avec mes producteurs. Par l'intermédiaire de My Major au départ, puis il se crée vraiment des liens. Il y en a qui m'ont créé un fan club sur Facebook. C'est vraiment une communauté de gens qui croient en moi et que je croise au détour d'un concert ou autre...

Tu aimes les rencontrer tes producteurs?

Oh oui! C'est super. Il y en a que je connais très bien maintenant... Il y en a qui viennent d'ailleurs à pratiquement tous mes concerts. Nous avons donc pu créer des liens très particuliers.

Tu me parles de concerts. Est-ce important pour toi la scène?

Oh la la! Oui! Pour moi, un artiste qui n'existe pas sur scène a peu de chance de faire carrière. Aujourd'hui, il faut vivre de la scène pour exister sur le plan musical. D'ailleurs, là, on est en train de mettre en place plein de concerts...

Te souviens-tu de la toute première fois où tu es montée sur scène?

Au départ, j'ai beaucoup chanté dans des pubs. Je chantais des reprises. Mais ce n'était pas vraiment une scène à proprement parler. La toute première fois que je suis montée sur scène pour présenter mes chansons, c'était à Arles. Je faisais la première partie d'un groupe arlésien. J'avais vachement le trac, mais tout s'est vraiment bien passé.

Avais-tu des idoles quand tu étais ado?

Oui... Ado, c'était Alanis Morissette. Je m'identifiais un peu à elle, en ce sens où elle compose et  écrit ses chansons. Après, il y a des artistes que je cite souvent et qui font partie de mes influences musicales, comme Neil Young, Bruce Springsteen et Bob Dylan. Ce sont eux qui me provoquent le plus de sensations quand je les écoute. Et en français, j'écoutais beaucoup Cabrel. Ce sont des artistes qui ont une grande influence sur ma musique. Mais je n'ai pas vraiment eu d'idoles à mettre des posters dans ma chambre...

Pourtant, tu as déclaré dans une interview que tu avais été assister au concert de Worlds Apart quand tu avais 8 ans...

Ah oui! C'est vrai, j'avais oublié!!! (rires)

Tu étais plutôt fan de Steve, Nathan, Cal ou Shelim?

Je les aimais bien tous! (rires)

Eh beh...

Mais mon préféré, c'était Cal Cooper, avec ses beaux yeux verts! (rires) Oh mon dieu! J'ai voulu faire une amnésie sélective d'une partie de ma vie! Mais j'étais vraiment toute petite à l'époque... je me souviens d'ailleurs que j'étais beaucoup plus Worlds Apart que Spice Girls!

Margaux Simone © Bernard Benant

Tu m'en as touché un mot tout à l'heure. J'imagine que la musique avait une importance toute particulière chez toi.

Bien entendu. Mon père est auteur-compositeur-interprète. Il est musicien aussi. La vie a fait que petit à petit il a monté son propre studio, et qu'il est devenu réalisateur. Donc, j'ai grandi au milieu de tout ça...

Quand as-tu touché une guitare pour la première fois?

J'avais pris des cours d'alto au conservatoire pendant quelques temps. Et à l'âge de 10/11 ans, ça a vraiment commencé à me gonfler. J'ai donc pris une guitare tellement j'en avais marre de l'alto. J'ai eu envie de faire de la musique et pas de l'école, si tu veux. Comme il y avait toujours des guitares qui traînaient dans le salon, c'était facile!

Quand as-tu eu le déclic de vouloir devenir chanteuse?

Depuis toute petite, j'ai envie de chanter. Le fait d'avoir eu un père chanteur, même s'il n'est pas connu en tant que chanteur, c'est un chanteur tout de même, m'a fait vivre beaucoup de choses à travers lui. En fait, je ne pense pas que ce soit que j'aie eu envie de faire comme mon père, mais j'ai vraiment vécu la musique à travers lui. Au départ, je chantais sur des chansons des autres, puis à l'adolescence, j'ai commencé à écrire les miennes. J'en avais écrites quelques-unes avant, mais c'était vraiment des chansons d'ado! (rires)

Tu écris beaucoup ou assez peu dans le fond?

Ça dépend des périodes. Mais en moyenne, j'écris beaucoup, et surtout la nuit. Quand on se couche, on pense toujours à plein de trucs! C'est assez ch*** d'ailleurs, parce que je dois me relever et prendre ma guitare, mais bon... En fait, je n'écris pas des chansons complètes couplets/refrain par centaine tous les jours, pas du tout! Mais j'écris tous les jours tout de même, je joue avec ma guitare tous les jours et je chante tous les jours. Et de temps en temps, une chanson apparaît...

Tu pars plutôt d'un texte ou d'une mélodie?

D'un texte, généralement. Mais pas un texte fini. Plutôt une idée de texte. Par exemple pour « Nana », j'avais le thème en tête, j'ai écrit deux ou trois mots, et hop, j'ai pris ma guitare pour m'aider.

« Simone » est un pseudo... Faut-il y voir un rapport avec Nina Simone?

Un rapport tout petit. En fait, Simone est mon deuxième prénom. C'est le prénom d'une de mes grands-mères. J'ai aussi voulu faire un petit clin d'oeil à Nina Simone, qui est une artiste que je respecte beaucoup et qui est venue s'éteindre près de chez moi à Carry-le-Rouet, à 5 minutes de chez moi. Et je me suis dit, modestement, qu'elle allait peut-être me porter chance!

Tu vis toujours dans le sud... Tu n'as pas envie de venir vivre à Paris?

Si! J'ai bien envie... j'adore voyager et je pense que pour continuer à écrire, il faut vivre des expériences. Et si ce n'est pas pour la musique que je prends mon courage à deux mains et ma guitare pour venir à Paris, je ne sais pas quand ni pour qui je le ferai! (rires) J'aimerais bien venir à Paris...

Tu me parles de voyage. Tu es partie au Vanuatu avec ta maman pendant un an quand tu étais ado. C'était une belle expérience?

Ah oui! Super! Géniale. C'est vraiment là-bas que je me suis mise sérieusement à la musique. C'est là-bas que j'ai commencé à écrire mes chansons.

C'est dû à quoi? L'éloignement?

Oui, je pense que c'est l'éloignement de ma famille et mes amis. Je m'en suis fait d'autres là-bas, bien entendu, mais il a fallu un peu de temps. Et du coup, j'ai eu beaucoup de moments où je me suis retrouvée seule dans ma chambre, et j'ai commencé à écrire beaucoup. Puis, tu sais, je suis arrivée là-bas à 14 ans... Donc, c'est l'époque des premières sorties en boîtes de nuit et de mes premières amours!

Tu écoutes qui aujourd'hui?

Beaucoup de Folk. Je suis aussi à fond sur le dernier album de Jamiroquaï. C'est de la bombe! J'écoute aussi pas mal Cat Power, Norah Jones. Il faudrait que je prenne mon Ipod pour te répondre correctement, mais je ne l'ai pas sous la main! En tout cas, aujourd'hui, j'ai écouté en boucle Jamiroquaï.

C'est marrant, depuis tout à l'heure, tu ne me cites que des chanteurs anglo-saxons. Alors que tu aimes jouer avec les mots en français, on l'entend dans tes chansons. D'où te vient cette envie de travailler les mots?

Ça vient de la musique, bien évidemment... j'aurais d'ailleurs dû te citer quelques chanteurs Français! (rires) J'adore Francis Cabrel, Jean Ferrat, Léo Ferré ou Alain Souchon. Il ne faut pas croire... j'écoute beaucoup de chanson française! Par contre, la première chanson que j'ai écrite, c'était en anglais... et j'ai compris très vite que je maniais mieux le Français! (rires) Même si j'ai, après coup, eu un Deug d'Anglais! Peut-être qu'un jour je me remettrai à l'anglais, mais pas pour l'instant...

Margaux Simone © Bernard Benant

Imagine qu'il n'y ait plus aucune barrière, ni maisons de disques, ni label... rien du tout. Avec qui ferais-tu le duo de tes rêves?

Il y en a plein... Mais sincèrement, je crois que le duo que je rêverais de faire, c'est avec Brigitte Fontaine. Cette femme est complètement barrée, mais elle a un talent fou! Je l'adore! Même si elle dérange certains, qu'est-ce que ça fait du bien!... Ça pourrait être vraiment sympa un duo avec elle...

Maintenant, je vais te donner quelques mots, et tu vas me dire ce qui te passe par la tête...

D'accord!

Martigues : Ma ville natale

I Am : mon premier contact avec le rap. C'est aussi un groupe qui m'a poussé à écrire des chansons comme « Nana ».

Springsteen : Un peu mon idole... Et beaucoup de souvenirs d'enfance. Ça m'évoque mon père. C'est ce qui me rattache à mes parents et à ma petite enfance.

Karma : un mot que j'adore. C'est le tatouage que j'ai dans le dos... Et ça m'évoque aussi ma maman qui a vécu en Inde pendant 4 ans.

Baba : ma nature profonde!

Conneries : j'en fais des tonnes tous les jours! Mais j'essaye de les éviter! (rires)

Ascenseur : émotion

Poussière : le passé

Saisons : la mélancolie

Nana : l'espoir...

Propos recueillis par IdolesMag le 17 novembre 2010.

 

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