Nine au cinéma le 17 mars 2010, avec Marion Cotillard et Nicole Kidman

18-02-2010 - 14:31.
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Affiche du film Nine - DR

Guido Contini (Daniel Day-Lewis) est le plus grand réalisateur de son époque. Vénéré par les critiques et adulé par le public, il n’a qu’un seul point faible : les jolies femmes ! Tiraillé entre sa sublime épouse (Marion Cotillard) et sa sulfureuse maitresse (Penélope Cruz), harcelé par une séduisante journaliste (Kate Hudson), subjugué par la star de son prochain film (Nicole Kidman), Guido ne sait plus où donner de la tête. Soutenu par sa confidente (Judi Dench) et sa mère(Sophia Loren), parviendra-t-il à résister à toutes ces tentations ?

Nous retrouvons pour le casting de cette comédie musicale Daniel Day Lewis, Marion Cotillard, Penelope Cruz, Judi Dench, Fergie, Kate Hudson, Nicole Kidman et Sophie Loren.

Les amateurs(trices) d'actrices-chanteuses seront au comble avec la bande originale de « Nine » avec « A call from the Vatican » interprétée par Penelope Cruz, « Be Italian » interprétée par Fergie des Black Eyed Peace, « My Husband makes movies » et « Take it all » interprétées par Marion Cotillard, « Cinema Italiano » interprétée par Kate Hudson,  « Guarda la Luna » interprétée par Sophia Loren, « Unusual Way » interprétée par Nicole Kidman et « Folies Bergères » interprétée par Judi Dench.

Comment NINE est passé du cinéma à Broadway, avant de revenir au cinéma...

Peu de spectacles de Broadway plongent leurs racines aussi profondément dans le cinéma que la comédie musicale « Nine », une histoire sur l’art, les rêves, l’amour, et sur l’émerveillement et l’inspiration que seuls les films peuvent procurer. Aujourd’hui, la boucle est bouclée : « Nine » revient aux sourcesmêmes de son inspiration en devenant à son tour un film. Rob Marshall, auteur de CHICAGO, brosse ici le portrait d’un artiste en crise et nous offre une histoire, vibrante, provocante et entièrement ré-imaginée pour le grand écran. Grâce au langage cinématographique qui lui est propre, il nous fait vivre les affres d’un artiste qui, au beau milieu de sa vie, tombe en panne d’inspiration. A travers l’émotion que sait faire naître Rob Marshall, grâce à sa musique et son imagination, il transforme la vie de Guido Contini, et les femmes qui l’ont inspiré, en un fascinant voyage visuel. Tout a commencé avec Federico Fellini. Son chef-d’oeuvre oscarisé de 1963, 8 ½, un conte magique audacieux et surréaliste sur un metteur en scène surmené en pleine crise de créativité, est devenu l’un des films les plus influents de tous les temps, l’un des plusanalysés et l’un de ceux qui ont fait le plus parler d’eux. Débordant d’un carnaval visuel sorti tout droit des souvenirs tourmentés d’un homme, ce film a été considéré par beaucoup comme l’un des premiers à exposer véritablement ce que l’on ressent quand on vit au coeur de la folie. Depuis, bien des cinéastes contemporains majeurs ont rendu hommage à 8 ½ à leur manière. Bob Fosse a instillé sa propre vie dans QUE LE SPECTACLE COMMENCE !.Woody Allen a opté pour une approche radicalement opposée avec l’humoristique STARDUST MEMORIES. A présent, avec NINE, Rob Marshall apporte à 8 ½ sa propre vision créatrice, sa capacité à intégrer le drame, le cinéma et la musique en une même oeuvre. L’histoire du spectacle « Nine », grand succès de Broadway, sur un livret d’Arthur L. Kopit et une musique et des chansons de Maury Yeston, a commencé par l’obsession d’un jeune artiste pour Fellini. Maury Yeston était en effet tombé littéralement amoureux de 8 ½ lorsqu’il avait découvert le film étant adolescent. Plusieurs années plus tard, tout en enseignant la musique à l’université de Yale dans les années 70, il transforma cette histoire cinématographique en une comédie musicale. Il se rendit même à Rome pour rencontrer Fellini et obtenir sa bénédiction.Maury Yeston décida que s’il ajoutait un complément de  musique et de danse à l’inoubliable vision du réalisateur d’un homme en pleine crise de la quarantaine, en questionnement par rapport aux femmes, au désir, à ses aspirations spirituelles et à son désir d’accomplissement artistique, tout cela nourrirait « Nine ». Lorsque la première du spectacle eut lieu au 46th Street Theatre, le 2 mai 1982, ce fut un énorme succès. Mis en scène par Tommy Tune, « Nine » présentait une combinaison inhabituelle, celle d’un premier rôle masculin unique entouré de 24 comédiennes représentant toutes les facettes du pouvoir, de la force et de la beauté des femmes. La comédie musicale connut 729 représentations et devint le spectacle à la mode, celui qu’il fallait absolument avoir vu. Le public était émerveillé par son inventivité, par son design visuellement frappant, son style puissant et ses extraordinaires numéros musicaux. Le spectacle obtint cinq Tony Awards cette année-là. Le succès se renouvela avec une reprise à Broadway quelques années plus tard, qui fut couronnée par deux autres Tony Awards, et d’innombrables représentations en tournée et dans divers théâtres à travers tous les Etats-Unis. Mais « Nine » était destiné à connaître une nouvelle métamorphose artistique, en revenant au médium qui avait inspiré sa création à l’origine : le cinéma. L’idée est venue à Rob Marshall et HarveyWeinstein alors qu’ils cherchaient un projet pour faire suite à CHICAGO. Exactement comme Fellini avait donné personnellement à Maury Yeston toute latitude pour utiliser les éléments de 8 ½ comme il l’entendait, Yeston a à son tour donné à Rob Marshall entière liberté pour donner à son spectacle une nouvelle vie sur le grand écran. Maury Yeston déclare : « J’ai été absolument ravi d’apprendre que Harvey Weinstein souhaitait faire un film basé sur « Nine », et plus heureux encore de savoir que ce film serait réalisé par Rob Marshall. Je lui ai dit : « Fais comme si j’étais mort, ainsi tu pourras approcher le sujet avec une liberté totale et te lancer pleinement dans la bataille. ». Maury Yeston poursuit : « Je me suis toujours senti personnellement redevable envers Fellini, qui m’a si généreusement permis d’adapter son chef-d’oeuvre et m’a fait confiance pour l’honorer et le respecter. A présent, Rob m’a fait à son tour un cadeau, en rendant justice à cette oeuvre au cinéma. » Rob Marshall et Harvey Weinstein ont engagé deux scénaristes pour porter NINE à l’écran: le scénariste et réalisateur nommé à l’Oscar Michael Tolkin (THE PLAYER) et feu Anthony Minghella, scénariste et réalisateur oscarisé (LE PATIENT ANGLAIS, LE TALENTUEUX MR RIPLEY). Minghella était lui-même d’ascendance italienne et vouait une véritable passion au cinéma italien. Leur scénario pour NINE a été non seulement inspiré par Fellini, Arthur Kopit et Maury Yeston, mais par leurs expériences personnelles du cinéma, leur imagination et leur vie en tant que cinéastes soumis à une forte pression. Anthony Minghella est décédé pendant le tournage ; NINE est ainsi son dernier film. Parallèlement à l’écriture du scénario, Rob Marshall a entamé les auditions, faisant appel à toutes les plus grandes actrices de Hollywood. Rob Marshall, avec son partenaire à la création John DeLuca, a organisé des sessions de travail sur le chant et la danse avec la quasi-totalité des stars féminines de renom alors que le scénario était encore en train de prendre forme. Maury Yeston avait dit à Rob Marshall de ne pas hésiter à l’appeler quand il aurait besoin de lui, et trois semaines après leur première entrevue, le réalisateur lui téléphonait. Peu après, Yeston retrouvait Rob Marshall et John DeLuca autour d’un piano pour entamer la création de trois nouvelles chansons qui viendraient enrichir la bande originale. L’idée plaisait beaucoup à Maury Yeston, qui explique : « Nous avons parlé du fait que le spectacle sur scène comportait plusieurs chansons fondées sur la réalité qu’il fallait réinventer pour qu’elles s’inscrivent dans le contexte du film : les chansons y existent en effet comme des rêves, des fantasmes dans l’esprit de Guido. Le film avait besoin de ces nouvelles chansons. C’était pour moi une chance de réexaminer mon travail dans une nouvelle optique, celle du grand écran. J’étais à la fois ravi et excité de devoir écrire de nouvelles chansons pour des stars aussi brillantes que celles qui jouent dans ce film. » Bien que plus de vingt ans se soient écoulés, Maury Yeston a trouvé les personnages plus vivants que jamais, surtout avec le casting dynamique rassemblé pour le film. Il a écrit la berceuse « Guarda La Luna » pour Sophia Loren. « La chanson originale chantée par la mère de Guido dans le spectacle est une chanson pour soprano, et Sophia Loren n’en est pas une, la chanson n’aurait donc pas eu le même effet. Mon objectif a été d’écrire une chanson pour Sophia qui ait la même fonction lyrique et musicale mais qui corresponde à la tessiture de sa voix et, plus encore, à l’essence même de cette femme extraordinaire qui est un des fondements du cinéma ita- lien. J’ai pris une mélodie entêtante, dans la chanson « Waltz from ‘Nine’ » du spectacle et je l’ai transformée pour en faire la chanson du film. » Maury Yeston a également écrit une nouvelle chanson pour Marion Cotillard. « Take It All » devait à l’origine être un trio pour Marion Cotillard, Nicole Kidman et Penélope Cruz, mais cela entrait finalement en conflit avec la narration, et une nouvelle idée naquit. Maury Yeston explique : « Rob et John m’ont proposé les prémisses d’une chanson qui m’ont ouvert un tout nouveau champ d’exploration. C’était une chance de pouvoir écrire pour cette actrice merveilleusement douée qu’est Marion, une chanson qui vous écorche l’âme et le coeur. Elle l’interprète d’une façon inoubliable. » Pour finir, Maury Yeston a écrit « Cinema Italiano », une ode enjouée à l’influence puissante et durable qu’ont eue les films italiens sur la culture populaire. Cette chanson est interprétée par Kate Hudson. Yeston explique : « Kate a une voix spectaculaire et c’est une excellente danseuse, nous avons donc voulu un numéro au tempo rapide très riche au plan de la danse et du chant. La chanson s’est révélée une grande idée pour des raisons qui n’ont pas été immédiatement évidentes. Elle est devenue un moyen malin et  entraînant de montrer au public d’aujourd’hui comment, en 1965, les films italiens suscitaient un engouement nouveau et représentaient le summum de la réussite cinématographique. C’était aussi une façon de révéler comment les films italiens ont non seulement apporté au monde un nouveau style de cinéma, mais une nouvelle mode et un style de vie dont tout le monde, partout, avait envie. » Outre les trois chansons inédites, Maury Yeston a apporté certains changements aux paroles et à la musique des chansons préexistantes. Il précise : « Il fallait que les chansons aillent comme un gant aux personnages tels que Rob les imaginait et tels que les acteurs les incarnaient. » Certaines des chansons du spectacle ont été supprimées pour obtenir plus de fluidité. Maury Yeston précise : « A mes yeux, rien n’a été perdu. Les chansons qui ne sont pas dans le film ont toujours leur place au théâtre. J’ai au contraire gagné une nouvelle version transformée de mon travail. Dès le moment où je suis tombé amoureux de 8 ½, NINE est devenu le projet de toute ma vie. J’aime le sujet, et je le considère comme une oeuvre en perpétuel mouvement qui prend des visages différents, comme un processus jamais achevé. Au final, mon travail est une théorie, et en entraînant les comédiens dans un médium spécifique, il devient une réalité pour le public. Une nouvelle version n’annule pas les précédentes, elle ne les rend pas caduques, tout comme elle n’annihile pas non plus les versions futures. C’est ce qui rend le processus si palpitant. » Il ajoute : « Travailler sur NINE avec Rob Marshall et John DeLuca a été l’expérience la plus exaltante et la plus enrichissante de toute ma vie créative. Ce sont des gens méticuleux, brillants, qui vous inspirent et vous poussent à changer les choses pour les rendre meilleures encore. » Maury Yeston a aussi eu la chance d’entendre sa musique originale, ré-imaginée et retravaillée pour être enregistrée par un orchestre de 50 musiciens dirigé par le superviseur de la musique du film, Paul Bogaev, qui avait également travaillé sur CHICAGO. Maury Yeston déclare : « C’était formidable d’entendre la musique passer d’un petit ensemble de Broadway à un grand orchestre. Elle est ainsi plus riche, plus pleine, plus ample.»

LES FOLIES BERGERES

Rob Marshall crie « Action ! » Marc Platt, producteur chevronné du cinéma et de Broadway explique : « La version cinéma deNINE est une ré-invention complète. C’est une réalisation tellement unique, tellement intimement  liée à la vision de RobMarshall que le projet a suivi son propre cheminement créatif. Si le film a conservé l’essence de la comédie musicale de Broadway, il s’est développé pour atteindre une existence à part entière. On y retrouve l’esprit, la voix que nous avons tous aimée dans le spectacle, mais Rob se l’est appropriée. Son NINE est une oeuvre d’imagination qui traite d’idées et d’émotions bien réels. » Rob Marshall n’en est pas à sa première adaptation d’un spectacle de Broadway au cinéma puisqu’il a déjà signé CHICAGO. Il est célèbre et réputé pour son travail de mise en scène dans la comédie musicale sur scène et a déjà été nommé à six Tony Awards pour des shows tels que « Cabaret » et « Le Baiser de la femme-araignée ». Marc Platt poursuit : « Rob bénéficiait d’un profil particulièrement adapté à cette histoire parce qu’il vient du théâtre où il a d’abord été danseur et chorégraphe, puis metteur en scène, avant de passer à la réalisation cinéma. NINE est un film sur un cinéaste, sur le cinéma et sur la création, et Rob est un créateur ; c’était donc pour lui un sujet très personnel. C’est un homme qui connaît et comprend le cinéma, son histoire, son aspect théorique, les aspects techniques de la réalisation d’un film, et son esthétique. Il vient aussi de l’univers de la comédie musicale, il y a grandi, il comprend très exactement comment la musique permet de soutenir et de faire progresser la narration. Il sait comment mêler intimement la musique et la danse, la narration et les décors. En ce sens, NINE est le mariage idéal d’un sujet et de son réalisateur. »

Textes Pascale & Gilles Legardinier

 

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