Interview de Grégoire

Propos recueillis par IdolesMag.com le 09/11/2010.
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Grégoire © Florent Drillon

Nous avions rencontré Grégoire en début d'année sur le tour des Restos du coeur en Belgique, le rendez-vous était pris pour la sortie de son deuxième album, « Le Même Soleil ». Grégoire s'est donc prêté avec beaucoup de gentillesse au jeu des questions-réponses, malgré son emploi du temps chargé. Nous évoquerons la genèse de ce nouvel album, qui joue la continuité avec « Toi + Moi ». L'album risque d'en surprendre plus d'un. Grégoire reviendra aussi bien évidemment sur le succès fulgurant de « Toi + Moi » qui s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires. Un exploit! Souhaitons un succès encore plus exceptionnel à ce « Même Soleil ». Rencontre avec un artiste qui nous invite à danser notre vie. À profiter des belles choses et à positiver en toutes circonstances...

IdolesMag : Quand on a vendu plus d'un million d'exemplaires du précédent album a-t-on une pression particulière?

Grégoire : Particulière, c'est le mot... Parce que en fait, d'une certaine manière j'ai la pression. Je pense que certaines personnes « m'attendent au tournant » entre guillemets! Mais d'une autre manière, en ayant vendu plus d'un million d'albums de « Toi+Moi », et vu le marché du disque actuel... je me dis que j'ai tout de même eu la chance de vivre cette expérience. Donc, voilà... J'ai été très gâté en tant qu'artiste. Et c'est vrai que j'ai la chance d'avoir un album qui est attendu, j'ai la chance de pouvoir sortir un deuxième album, j'ai la chance de sortir d'un gros succès. Donc, au final, j'ai beaucoup plus de points positifs et de choses qui me soulagent que de pression négative!

Grégoire, Le même soleil © Florent Drillon« Danse » a eu un très bel accueil, donc, je suppose que ça vous rassure aussi...

Oui, bien entendu, ça me rassure. Sachant que « Soleil », le deuxième single aura encore plus d'envergure... « Danse », en fait, c'est une sorte de clin d'oeil du deuxième album au premier. C'est une sorte de passage assez naturel entre les deux. On pourrait même dire une sorte de passerelle dans laquelle je rentre un peu plus dans le vif du sujet en disant « Maintenant dansons. Avant je vous proposais d' entrer dans la danse, maintenant, je vous propose de danser réellement, de saisir votre chance. » Avec « Soleil », on est rentré vraiment dans le vif du sujet du deuxième album qui est vraiment dans cette idée d'essayer de voir les choses de manière positive et plus simplement et de toujours avancer aussi. Nous sommes tous humains, et nous avons tous besoin les uns des autres.  Il faut essayer de faire de ce monde un monde meilleur...

Quand a été écrite « Danse »?

Ce n'est pas récent récent... En fait, elle est née pendant la tournée qui a suivi la sortie du premier album, entre Perpignan et Toulouse. Il y avait des intempéries neigeuses... et nous avons mis 7 heures pour parcourir 200km! J'ai eu cette ritournelle qui m'est venue en tête. Et j'ai fait une sorte de flashback sur tout ce qui était en train de m'arriver. « Danse », c'est ce que je me suis toujours dit, en fait. Il faut provoquer sa chance, se dire que ce n'est pas en rentrant chez soi que les choses arrivent. Il faut aller les chercher. C'est un peu une chanson dans laquelle je me parle à moi même, il y a 4/5 ans. Cette petite voix qui est dans ma tête et qui m'a toujours conseillé ça. Et au final, vu que les gens appréciaient ma musique mais aussi la manière dont j'y étais arrivé et mon parcours, je me suis dit que j'allais partager cette expérience-là avec eux aussi. Je voulais leur donner une chanson qui leur montrerait mon regard sur la vie et comment je pense dans ma tête. S'ils peuvent écouter cette chanson et que ça leur donne l'envie de faire des choses... le pari sera gagné! J'ai croisé un mec il y a peu de temps qui m'a dit « merci beaucoup pour ta chanson... mais là, je te laisse, je n'ai pas le temps, je vais danser ma vie »... Voilà, c'est le genre de message qui me plaît. C'est le but de ma chanson.

Cette chanson, « Danse », a vraiment un écho avec « Toi+Moi ».

Oui! « Toi+Moi » a eu un chemin et un destin tellement impressionnant. Elle s'est retrouvée aux Enfoirés, dans beaucoup d'associations... Donc, il y a un moment où, pour l'écriture de ce deuxième album, ce succès-là m'a conforté dans l'idée de ce que je pensais au fond de moi. Je voulais aller encore plus loin. Je me suis rendu compte que mes valeurs, loin des apparences et des préjugés, et  cette envie de vouloir voir les choses de manière belle et positive, de voir le verre à moitié plein et pas à moitié vide trouvaient un écho. Toute cette répercussion m'a conforté et c'est de là qu'est venue l'idée d'affirmer un peu plus ce discours dans ce nouvel album.

Vous chantez « La promesse » en duo avec Jean-Jacques Goldman, comment vous êtes-vous rencontrés?

Aux Enfoirés, tout simplement. Nous nous étions parlé un peu avant, puisque l'année précédente les Enfoirés avaient repris ma chanson, « Toi+Moi ». Je lui avais envoyé un mail pour le remercier d'avoir choisi cette chanson et lui dire que ça m'avait énormément touché. Et ensuite, nous nous sommes croisés sur le plateau des Enfoirés. Il y a une belle ambiance. Ce sont des gens qui ne sont plus seulement des artistes, mais des humains qui viennent pour défendre une cause. J'ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette aventure.

Grégoire © Florent Drillon

Que représente pour vous Jean-Jacques Goldman?

Jean-Jacques Goldman, vous savez, c'est une espèce de prof de Français qui, quand vous êtes au lycée, vous donne un texte et vous donne envie de vous lancer et de commencer à écrire. Jean-Jacques, c'est une sorte de professeur pour moi. À travers ses chansons, j'ai écrit les miennes aussi. Et pour ce deuxième album, je lui ai écrit de manière très simple, en lui envoyant un mail. « J'ai envie de faire un duo avec toi ». Sans chanson, sans rien... Il m'a répondu qu'il allait y réfléchir et puis, il m'a très vite dit qu'il était OK. Une fois que j'ai eu enregistré la plupart des maquettes de l'album, quand j'ai eu dégrossi un peu tout le travail, je suis revenu vers lui en lui disant que j'avais à peu près toutes les chansons et qu'il ne manquait plus que le duo. Je lui ai demandé comment il voulait procéder, étant donné que je n'en n'avais jamais fait et que lui était un habitué... Il m'a répondu qu'il n'avait pas d'habitude et m'a demandé de lui envoyer une de mes chansons, en me disant qu'il me faisait confiance... J'ai été très flatté, je ne vous le cache pas! En réfléchissant, et en réécoutant « La Promesse » avec mon réalisateur, je me suis rendu compte que cette chanson qui parle de solidarité, d'amitié, de valeurs, de ne jamais oublier ce qu'on a été et d'en faire tous les jours quelque chose de bien, pourrait devenir un duo. Et quand on a fait écouter les chansons à My Major Company, j'ai eu un flash et je me suis dit que c'était vraiment cette chanson que je devais envoyer à Jean-Jacques. Je trouvais que c'était une bonne idée.

Cette chanson n'a pas été écrite au départ en pensant à un duo.

Non. Au départ, je ne m'étais pas posé de questions par rapport au duo. Je ne voulais pas penser à cette chanson, en fait. Je me disais, « si ça se trouve, il va vouloir écrire le texte ou la musique... » Donc, je n'ai pas voulu être présomptueux et je n'ai pas voulu devancer ce qui allait se passer. Pour ne pas partir dans un truc, m'habituer à ça et me dire après coup qu'il fallait changer d'idée. Donc, j'avais laissé ce duo comme un grand point d'interrogation... Et entre temps, j'ai écrit cette chanson qui n'était pas forcément destinée à devenir un duo. Et quand j'ai demandé à Jean-Jacques comment il voulait procéder et qu'il m'a dit de lui envoyer une chanson... j'ai été très surpris. Jean-Jacques Goldman n'a jamais chanté une chanson à laquelle il n'avait pas participé... Je n'avais pas du tout la prétention de me dire qu'il allait prendre une de mes chansons. Alors, quand il m'a répondu qu'il attendait une de mes chansons, je vous avoue que j'ai un peu eu les jambes coupées. Je me suis dit « Ok, d'accord, c'est à toi de faire le truc... Pas de problème! » Ça m'a fait très plaisir, mais j'étais un peu stressé à l'idée d'écrire des mots qui seraient chantés par Jean-Jacques Goldman... Et ça, ça m'a fait réfléchir... Et c'est lors de cette séance d'écoute chez MMC que j'ai eu l'idée de lui proposer cette chanson. J'ai tout de suite pensé que Jean-Jacques, avec tout son passé, et notre différence de génération, apporterait un plus à la chanson. Je trouvais que le texte, que je n'avais pas écrit pour lui, était étrangement approprié à sa façon d'écrire et à son phrasé. Je me suis senti en confiance avec cette chanson qui n'est pas née de manière calculée... C'est ce qu'il y a de plus simple, en fait... Au lieu de réfléchir et d'essayer de faire un truc qui ne serait pas venu naturellement, je me suis dit autant prendre cette chanson qui est sincère et qui est née sans embûche, de manière très simple. Ça me paraissait évident. Lui, d'ailleurs, l'a certainement ressenti. Et il m'a dit OK dès qu'il a reçu la chanson. Nous sommes descendus à Marseille et nous avons enregistré le titre.

Pour paraphraser une de vos nouvelles chansons, êtes-vous un garçon « timide »?

Oh oui... je suis timide! Je ne suis pas forcément en retrait. Par effet de masse, en classe, je sortais des blagues de temps en temps et des choses comme ça... Mais quand il s'agit d'aller voir quelqu'un qui me plaît et lui proposer d'aller boire un verre, je suis beaucoup plus sur la réserve. C'est cette idée qui a donné naissance à la chanson. La première phrase dit « Je pense à vous souvent, sans vous le dire ». Donc, oui, je suis timide, je n'y peux rien. J'aimerais parfois dire des choses, mais je ne peux pas. Cette chanson est un constat sur ce que j'ai toujours été.

Grégoire © Florent Drillon

Dans « Mon enfant », vous évoquez la paternité, est-ce un sujet qui vous tient à coeur?

Oui. Comme vous le savez, les enfants me touchent, dans leurs insouciance, dans leur innocence, dans la façon qu'ils ont de voir le monde sans a priori et sans préjugé... Nous en avions d'ailleurs parlé lorsque nous nous étions rencontrés sur la tournée des Restos du coeur en Belgique qui avait pour thème le cirque. Et puis, il y a aussi l'idée d'accueillir un être dans ce monde, de lui offrir la vie... C'est une étape importante dans la vie, qui ne doit pas être prise à la légère et qui doit compter énormément. Je suis à un âge, 31 ans, auquel je commence à penser à toutes ces choses-là... Et surtout, j'ai beaucoup d'amis autour de moi qui ont opéré ce changement de vie et qui ont eu des enfants. Donc, je baigne dans cette idée... Franck Authié, avec qui je travaille, vient d'avoir une petite Zoé et il m'a demandé de manière très amicale d'être son parrain. Un jour, je lui ai dit que j'étais embêté parce que comme j'étais en tournée ou en promo, je ne pouvais jamais la voir... J'avais envie de lui faire un cadeau, de lui offrir quelque chose. Il m'a dit « ne réfléchis pas trop... écris lui une chanson! » Et cette chanson est née comme ça. J'ai repensé à tous mes amis qui sont passés d'une forme d'adolescent un peu attardé à une vie plus responsable. Avec l'arrivée d'un enfant, la plupart des gens comprennent leur raison d'être.

Tout à l'heure, vous m'avez dit que « Soleil » serait le deuxième single. Pouvez-vous me parler de cette chanson?

Cette chanson dit que nous avons tous le même soleil et que nous vivons tous sur la même planète. Elle part de ce constat très simple. Notre planète, ce n'est rien d'autre qu'un grand immeuble. Et il suffit parfois d'aller sonner à la porte de l'autre pour briser la glace. Il ne faut pas juger sur les apparences, les origines ou les conditions sociales. Il faut qu'on se reconnaisse en tant qu'êtres humains. Les deux premières phrases disent « On n'a pas le même drapeau ni la même couleur de peau » et la fin du premier couplet, dit « mais chacun de nous est vivant, avec la même couleur de sang ». Et le refrain dit « On a tous le même soleil et la même lune sur nos sommeils. On a tous une main à tendre, peut-on encore vraiment attendre? » Ce qui vous donne l'idée fondamentale de la chanson. On s'arrête souvent à des choses qui me paraissent futiles, voire même inutiles. Nous sommes tous humains. Qu'on soit Européens, Asiatiques, Australiens, Américains peu importe... Au lieu de se battre les uns contre les autres, faisons de nos différences une force.

Comment avez-vous choisi le titre de l'album?

Cette chanson dont je vous parlais s'appelle « Soleil ». Mais l'album, j'avais envie de l'appeler « Le Même Soleil ». Cette idée que nous avons tous le même soleil me plaisait bien. Il y a eu « Toi+Moi », l'idée qu'à deux on pouvait faire quelque chose. Et là, j'avais envie d'aller plus loin. Il faut que nous nous rendions compte que nous vivons tous sous le même soleil... On a chacun nos vies, très différentes les unes des autres, mais nous vivons sur la même planète. Nous sommes tous de passage sur cette terre. Et il faut avancer, ensemble... Il est très important de s'épanouir soi-même, bien évidemment, mais il faut aussi faire avancer les choses. Il faut pouvoir accueillir nos enfants dans un monde agréable avec de belles valeurs. Je n'invente rien du tout en vous disant ça. Il faudrait faire en sorte que les choses aillent mieux. On est là, par forcément indéfiniment, donc, quitte à faire les choses, autant les faire bien, de belle manière. Et que ça puisse apporter quelque chose à ceux qui vont nous succéder.

Quelle est la première chanson qui est arrivée sur l'album?

Je ne vais pas vous dire de bêtises... [Grégoire réfléchit] C'est sans aucun doute « J'adore », qui a été composée avant le premier album.

Elle avait donc été écartée du premier album.

Tout a fait... Pour une raison très simple, c'est que cette chanson est en ternaire. Et elle n'avait pas sa place ni musicalement, ni par rapport au texte dans le premier album. On l'avait gardée en suspens, même si je l'adorais. Là, nous nous sommes permis de la placer parce qu'il y a quelque chose qui colle plus avec la couleur de ce nouvel album.

Je suppose que « Le Même Soleil » va vivre sur scène...

Bien entendu! À partir de avril/mai. La tournée devrait durer jusqu'à la fin de l'année. Pour la première tournée, nous sommes partis très simplement sur les routes avec quelques musiciens et nous avons présenté le premier album et quelques surprises. Et là, avec ce deuxième album, j'ai envie de présenter une petite mise en scène. J'ai envie que les gens qui sortent de la salle soient comme s'ils venaient de voir un film ou lire un bouquin avec lequel ils ont passé un très bon moment et qui leur donne envie de se poser des questions, d'aller un peu plus loin et de faire d'autres choses.

J'imagine que c'est important pour vous la scène. Vous considérez-vous plus comme un artiste de studio ou de scène?

J'adore la scène. Mais c'est quelque chose que j'ai découvert très tardivement. Dans un sens, je me considère plus comme un créateur de chansons et puis comme un interprète. Mais c'est vrai que la scène est très importante. Là, nous travaillons vraiment la mise en scène pour l'apprivoiser à 100%. On a envie d'en faire quelque chose qui est dans le prolongement de ma créativité et de ce que je veux faire passer à travers mes chansons.

Cet album va à nouveau être co-produit en partie par les internautes. Alors que le but initial de MMC était de produire les premiers albums de jeunes artistes. Pourquoi ce choix?

Parce que j'ai choisi My Major Company au départ, et que j'avais envie de continuer avec eux. J'avais d'autres propositions, je ne vais pas vous le cacher, mais j'ai un rapport tel avec Sevan Barsikian que si j'avais fait mon album ailleurs, il l'aurait acheté (rires). Il a un rapport très émotionnel avec la musique. Et moi, je me sentais bien dans cette ambiance. J'ai une liberté totale de choix aussi. Et le fait que les internautes me produisent m'a beaucoup plu et me plaît encore. Vu que mon premier choix n'était absolument pas un choix de dépit comme peuvent le croire certaines personnes, j'ai voulu rester chez My Major Company. L'idée ne m'est même pas passée par la tête de changer de label! Et encore moins, avec tout ce qui vient de se passer...

Vous allez garder vos premiers producteurs, je suppose...

Les anciens producteurs ont eu une période d'exclusivité. Puis, de nouveaux producteurs vont pouvoir venir aussi!...

Grégoire © Florent Drillon

J'aimerais revenir un peu aussi sur votre parcours...
Aviez-vous des idoles étant jeune?

Oh oui! Les Beatles... Elton John, David Bowie aussi... Et dans les Français, Jacques Brel, Léo Ferré, Francis Cabrel et Jean-Jacques Goldman.

Et vous étiez du genre à placarder les murs de votre chambre de posters?

Des posters des Beatles partout pendant des années!... Et encore aujourd'hui! (rires)

Vous l'avez composée quand votre première chanson?

À 15 ans. Première chanson finie en Français.

Vous vouliez devenir chanteur à l'époque ou bien est-ce venu plus tard?

Vous savez, quand on compose une chanson, on a toujours une idée derrière la tête! (rires) Mais c'est vers mes 18 ans, quand j'ai découvert la face B des chansons de Jean-Jacques Goldman. Des titres comme « Je ne vous parlerai pas d'elle » ou « Confidentiel ». C'est là que je me suis dit que c'était dans cette voie-là que je voulais aller. Je me suis dit que c'était possible... et qu'un jour il faudrait que j'aille frapper aux portes des maisons de disques. Ce que j'ai fait 10 ans plus tard.

Quand avez-vous créé "Toi+Moi" et dans quelles circonstances est-elle née, cette chanson?

Elle est née en avril, mai, juin 2007. Une overdose de chansons tristes, une overdose de tristesse en général. Une envie de dire à tout le monde que tous ensemble on peut faire quelque chose, sans forcément s'oublier, s'effacer et se fusionner. Mais en étant simplement « Toi + Moi + tous ceux qui le veulent... » Une envie de créer quelque chose. Une danse. Une énergie. Quelque chose de positif. Une chanson triste aurait été un pléonasme de trop. La mélodie est venue très bêtement et très  simplement. Et l'idée de l'équation... ça doit venir de mon père qui est ingénieur en mathématiques et ma mère prof de maths! (rires) C'était en tout cas l'idée de s'additionner pour créer quelque chose d'essentiel.

Comment l'avez-vous vécu, ce succès fulgurant?

Assez sereinement en fait. J'ai la chance d'avoir un planning très chargé. Donc, je n'ai pas forcément toujours le temps de réfléchir à tout ce qu'il s'est passé. Et j'essaye de prendre les choses qui viennent au fur et à mesure. J'essaye de ne pas trop regarder en arrière, parce que c'est effectivement vertigineux. Quand j'en fait le constat, et notamment en faisant des interviews comme aujourd'hui... C'est exceptionnel ce qui m'est arrivé. J'essaye de ne pas trop m'emballer. Comme vous le savez, je n'ai pas changé mes habitudes. Ça fait 5 ans que je vis au même endroit. Je dors toujours dans un canapé...

Grégoire © Florent Drillon

Ça vous aide à rester connecté avec la réalité et votre réalité aussi, je suppose...

Tout a fait. Ça m'aide a revenir à l'essentiel.

Enfin, je vais vous donner quelques mots, vous allez me dire ce qu'ils vous évoquent instinctivement...

Toi : (rires)... Moi

Bon alors, je vais dire « Moi » : Et je vous répondrai... Toi! (éclats de rires)

347 : mes producteurs

Nuages : Soleil

Etoiles : rêves

Main : j'ai envie de répondre main, parce que pour moi une main doit aller dans la main de quelqu'un d'autre. Une main dans la main.

Timide : Oser

Soleil : Espoir

Propos recueillis par IdolesMag le 9 novembre 2010.









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