Interview de Amaury Vassili

Propos recueillis par IdolesMag.com le 17/11/2010.
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Amaury Vassili © Greg Alexander

Après un premier album aux accents lyriques pop très remarqué, « Vincero », et un Olympia en juin dernier, le ténor Amaury Vassili revient avec un second album, « Cantero », chanté quasi exclusivement en italien. Au cours de cette interview, il reviendra sur la naissance de cet album et sur son parcours déjà riche, malgré son jeune âge. Il évoquera aussi cette carrière internationale qui lui tend les bras et à laquelle il croit beaucoup. À 21 ans, Amaury Vassili fait tomber les barrières : il nous prouve qu'on peut être un ténor et aimer Christina Aguilera.

Amaury Vassili © Greg AlexanderIdolesMag : Quand on a vendu un premier album à plus de 200 000 exemplaires en France, a-t-on la pression pour le second?

Amaury Vassili : Ah oui! La pression est même accrue. Il y a forcément beaucoup plus d'enjeux pour le deuxième album. Quand le premier a été un succès, on a beaucoup de pression. Après, je pense que les choix qui ont été faits sont les bons. On a essayé d'appuyer la langue italienne sur ce deuxième album, parce que c'est ce qui avait plu sur le premier. Donc, nous avons pris cette base là, et nous avons gardé le côté lyrique/pop à mi-chemin entre le classique et le côté moderne.

Il y a tout de même une chanson en Français sur cet album. [« Les moulins de mon coeur »]

Exactement. C'est un peu une façon de rendre hommage à tout ce public Français qui a fait que ce deuxième album existe aujourd'hui. Du coup, je me devais de faire une chanson en Français pour les remercier.

Dans l'avenir, aimeriez-vous chanter un peu plus en Français?

Ce n'est pas dans mes prévisions. Après, c'est vrai que j'aime aussi chanter en Français, c'est dans cette langue que j'ai fait mes premières armes. J'aime faire des petites dédicaces, en chantant en Français, comme ça de temps en temps lors de concerts ou de plateaux TV. Mais pour le moment, je me concentre à fond sur cette carrière internationale qui s'ouvre à moi. Du coup, je me dois de chanter un peu dans toutes les langues. Pour le troisième album, pourquoi ne pas utiliser aussi la langue espagnole, puisque cette langue est une des plus parlées au monde?... J'ai vraiment envie de m'ouvrir à l'international tout conservant mon premier public, le public Français.

Vous me parlez de votre carrière internationale, comment gérez-vous la différence entre les différents publics?

Vous savez, quand on est artiste, on fait ce qu'on aime. On donne ce que le public veut. Il n'y a pas de façon de gérer les différences. Je chante avec mes tripes et j'interprète vraiment les chansons avec toute l'émotion que j'ai en moi. Et j'essaye de la faire passer au public. Il n'y a pas de recette magique. Les publics sont parfois assez différents. Certains vont être plus à l'écoute, d'autres vont être un peu plus survoltés. Mais c'est ce qui fait aussi le charme de ce métier, d'être confronté à des réactions et à des façons de célébrer les chanteurs différentes.

Pour en revenir à cet album qui sort en France, « Cantero ». Quand avez-vous commencé à travailler dessus?

Ça a été assez rapide. On a commencé à le préparer en début d'été.

C'est très récent!

Ah oui. Vous savez j'ai tourné un peu dans le monde entier auparavant pour faire ma promo. Que ce soit en Afrique du Sud, au Canada ou en Finlande. Et bientôt, je pars en Israël pour une émission de télévision. Donc, il y a beaucoup de choses qui se sont passées à l'international et il ne m'est resté malheureusement que peu de temps pour préparer ce nouvel album. Cependant, on s'est concentré tout cet été pour faire un album qui, je l'espère, correspondra à ce que le public souhaite. J'ai sorti mon premier album à l'âge de 19 ans. Et j'ai envie de montrer que j'évolue comme je l'avais promis dans les interviews que j'ai données à cette époque. J'ai vraiment cette envie d'évolution et j'ai envie que mon public me voit évoluer. Et c'est ce qu'il se passe. Je grandis petit à petit. Je m'en suis aperçu notamment en tournant  le clip de « Maria ».

Où a-t-il été tourné?

A Venise. Et quand je regarde ce clip je me dis que j'ai vraiment grandi et que j'ai évolué. J'ai envie de le montrer à travers ma voix et dans mes choix artistiques aussi. Dans cet album, j'ai eu envie d'affirmer ce que j'aimais. Et la diversité des styles que j'aime aussi. Je vais passer d'une chanson « Vorei Vorei », reprise de « Laisse-moi t'aimer » de Mike Brant en Italien à une chanson originale qui est plutôt dédicacée à un public plus jeune. J'essaye d'être très large au niveau de mon public et de convaincre un maximum de gens de me suivre dans ce genre musical qui n'est pas le plus répandu et le plus facile. C'est pour cela que je me donne à fond dans ce projet.

Amaury Vassili © Greg Alexander

Vous me parlez beaucoup d'évolution. Dans l'avenir aimeriez-vous écrire ou composer vos propres chansons?

Oui. Mais c'est un peu compliqué en ce sens que je ne parle pas l'Italien et que si j'écrivais, ce serait des chansons en Français et ce n'est pas forcément ce que je voudrais. Après, c'est vrai que pour la composition, c'est différent. Il y a une chanson que j'ai composée qui devait être sur cet album, mais qui n'a pas pu l'être, faute de temps. C'était une collaboration entre moi, Quentin Bachelet (qui a réalisé l'album) et Daniel Moyne, mon manager. Cette chanson n'a pas été finie à temps, elle n'a donc pas pu être incluse à l'album. Mais pour le troisième, je compte vraiment m'investir dans la composition en grande partie. Donc, composer, c'est effectivement la prochaine étape.

Vous composez comment?

Je compose à ma manière en enregistrant des petites mélodies qui me viennent. Un peu comme Claude François le faisait à l'époque avec son dictaphone.

Vous avez retrouvé Davide Esposito sur cet album. Comment définiriez-vous votre collaboration?

Pour moi, c'est une alchimie artistique. J'adore tout ce que fait Davide. J'ai même parfois du mal à dire qu'il faudrait faire tel ou tel arrangement. J'idéalise ce qu'il fait. J'adore vraiment toutes ses chansons et ses compositions. C'est vraiment sincère. Du coup, je suis parfois moins objectif sur certaines chansons. C'est génial d'avoir trouvé quelqu'un qui me comprenne aussi bien et qui compose des chansons que j'aime autant.

En ce qui concerne Jean-Félix Lalanne, qui est venu vers l'autre?

C'est lui qui a eu envie de travailler avec moi. En fait, il est venu assister à mon concert à l'Olympia et nous nous sommes rencontrés là-bas. Du coup, la collaboration avec Jean-Félix s'est faite assez facilement. C'était un grand plaisir de l'avoir parmi les personnes qui ont collaboré à cet album. C'est une personne de grande qualité à ajouter à mes collaborateurs habituels.

Comment s'est porté votre choix sur « Maria » en premier extrait? J'imagine que ce n'est pas toujours facile de choisir...

Et bien pas tant que ça, en fait. Pour ma part, ce titre s'est imposé presque comme une évidence. Je l'ai chanté notamment à l'Olympia cet été et il a remporté un franc succès. C'était donc une évidence pour mon manager et moi. Et quand la maison de disques a entendu le titre, tout le monde a été unanime sur le choix de ce premier single. En plus, nous trouvions l'idée de démarrer l'exploitation de disque par un titre original intéressante. On essaye d'amener les gens vers ce style de compositions originales et puis après, nous enchaînerons certainement sur des reprises... pour les convaincre totalement! (rires)

En parlant de reprises, vous reprenez « Dietro L'amore » de Toto Cutugno. Qui a été magistralement chantée par Johnny Hallyday en Français. Est-ce difficile de passer après Johnny?

Bien sûr. On y pense forcément. Mais ce n'est pas de la peur. Je dirais que la seule chose qui a fait que j'y ai pensé un petit peu moins, c'est que la chanson est en Italien. Donc, je pensais à une autre interprétation. Et de toute façon, il faut être soi-même. Il faut rester l'artiste que l'on est. Parce qu'on ne peut pas faire une imitation. C'est le seul moyen de convaincre le public avec une reprise de Johnny. Il faut l'adapter à sa manière.

Aimeriez-vous chanter cette chanson en duo avec lui?

Ah oui! (rires) Nous y avons beaucoup pensé avec mon manager lors de l'enregistrement de l'album. Pourquoi ne pas faire un duo moitié Français, moitié Italien sur un plateau télé? Pourquoi pas?... j'ai déjà eu l'occasion de le rencontrer. Il sait ce que je fais... Après, il faut voir s'il serait partant et comment il trouve cette version... ce serait une occasion superbe.

Quand un artiste lyrique reprend des grands standards populaires de la chanson, comme vous le faites, c'est souvent assez mal vu par les puristes... Ils ont tendance à les cataloguer dans la catégorie « chanteurs de variétés ». Comment le vivez-vous?

Pour être honnête avec vous, je le vis plutôt pas mal! Je ne me focalise pas sur eux. En France, il y a 60 millions de personnes et j'ai eu la chance que 300 000 personnes achètent mon album. Donc, je me concentre sur ce public-là. Et j'essaye de ne pas penser à ceux qui sont là pour critiquer. Critiquer n'est pas forcément négatif. Je n'ai pas forcément la démarche ni la volonté d'être reconnu comme un chanteur d'opéra. Je n'ai pas cette formation-là. J'avance avec mon bagage et je fais mes armes petit à petit. Je donne un maximum pour convaincre les gens. Vous savez, les puristes ne sont pas les gens qui m'intéressent le plus. Si certains sont intéressés, je pense que c'est plutôt bien. Je n'ai aucune prétention, mais je sais que j'ai plutôt une belle voix. Et donc, voilà, j'en profite pour faire un métier génial. J'ai la chance de pouvoir le faire. Et j'en profite! Après, il y a certaines critiques qui peuvent être très constructives. Je les remarque tout de suite. On s'en sert pour s'améliorer. En règle générale, quand je regarde les opinions des gens sur internet, les puristes sont plus jaloux de ma voix et du fait que je sois propulsé autant sur la scène médiatique. Je comprends que certains jeunes dans des conservatoires puissent avoir une certaine amertume vis-à-vis du succès que j'ai. Eux, ça fait des années qu'ils sont dans une filière et ils ne voient pas le bout du tunnel. Ils ne voient pas arriver le succès qu'ils souhaiteraient. Et moi, j'arrive comme un cheveu sur la soupe et j'ai la chance que mon album se vende bien. Hypothétiquement, je prends la place d'un chanteur lyrique. Donc, forcément, ça doit en déranger quelques-uns. D'autres personnes, peut-être plus âgées, voient en moi un espoir de la chanson et se disent que je ne dois pas faire de bêtises avec ma voix, parce qu'il y voient un potentiel et une évolution. Pour terminer sur cette question, je dirais que les puristes ne sont absolument pas mon public principal.

Cet album va-t-il vivre sur scène?

Bien sûr. Dès le début décembre, en fait. Je serai le 10 décembre à Roissy et le 12 au Havre. Ce sont les premiers pas sur scène avec cet album. J'ai déjà eu la chance de faire l'Olympia et Bobino. J'ai une petite expérience des grandes scènes. Et cette expérience va s'accroître avec les concerts et le chemin parcouru.

Quels souvenirs gardez-vous de votre premier Olympia?

Génial, fantastique. Ça a été un grand moment. Je ne pensais pas être aussi impressionné finalement. En fait, je n'ai pas eu d'appréhension de chanter à l'Olympia. Mais j'ai été impressionné par l'ambiance et le ressenti quand j'étais sur scène. C'était très particulier. J'ai été agréablement surpris de voir le public se lever sur quelques-unes de mes chansons. Ça a été un plaisir énorme. Et personnellement, je me suis donné vraiment à fond. En sortant de scène, j'étais, comme on dit, comme une loque! (éclats de rire) Je n'avais plus beaucoup d'énergie... Je ne reconnaissais même plus les gens au cocktail qui a suivi le spectacle! C'est donc une émotion très particulière ce premier Olympia. C'était très plaisant. Vivement un deuxième! Si possible!

Avant votre premier album, vous avez énormément tourné. Vous considérez-vous plutôt comme un artiste de scène?

C'est un peu compliqué votre question... Parce que c'est un peu la question que je me pose personnellement. J'adore faire de la promo et des télés. J'aime être en face de la caméra. J'adore ce côté-là. Et à côté de ça, je me rends compte que j'ai fait énormément de scène toute ma vie. J'ai été intermittent du spectacle pendant deux ans et j'ai intégré une troupe. On a fait beaucoup de spectacles. Du coup, aujourd'hui, la scène me manque un peu vu que c'est ce par quoi j'ai commencé dans ce métier. Mais je m'éclate totalement dans ce que je fais actuellement et dans tout ce que je découvre aussi. Pour le moment, c'est que du cadeau bonux! (rires) Tout se passe tellement bien... Il peut y avoir beaucoup d'inconvénients dans ce métier, mais j'ai la chance de ne pas les subir. Pour le moment, je suis un artiste comblé.

Amaury Vassili © Greg Alexander

Quand vous étiez jeune, écoutiez-vous du lyrique?

Oui. Mais pas tout le temps en fait... Mon éducation musicale a été très éclectique. À la maison, on écoutait de tout, que ce soit du rock, de la chanson, de la musique classique ou même du rap par l'intermédiaire de mon frère. On m'a fait écouter beaucoup de choses très différentes. Dans le classique, essentiellement Pavarotti. C'est lui que j'ai écouté le plus. Et après, plus dans la lignée de ce que je fais actuellement, j'ai écouté Andrea Boccelli, Josh Groban ou Il Divo. Bizarement, j'ai plus écouté l'avant-garde du lyrique pop plutôt que du classique pur et dur. Dans mes autres influences, il y a aussi Queen, que j'ai beaucoup écouté quand j'étais jeune.

Vous avez d'ailleurs repris une chanson de Queen sur votre premier album « Vincero ».

Oui. « Who wants to live forever ». C'était un bel hommage que j'ai voulu leur rendre.

Vous me parlez de vos influences musicales, mais aviez-vous des idoles quand vous étiez gamin?

Bien entendu. La plus grande de toutes, c'était Michael Jackson. Après, il y a des artistes comme Florent Pagny, qui a été vraiment un guide pour moi quand j'étais encore un amateur. C'est grâce à lui que j'ai découvert ma voie. J'ai aussi une grande admiration pour Christina Aguilera. C'est une artiste super moderne du R'n'B qui a une voix fantastique. J'aime aussi beaucoup Jacques Brel. Ce sont les premières chansons que j'ai écoutées quand j'étais petit. Bob Marley aussi, j'aime beaucoup... Et dans le rock, j'aime beaucoup Nirvana et Kurt Cobain. En fait, je n'ai pas de chance, la plupart de mes idoles sont décédées... à part Florent Pagny et Christina Aguilera! Je ne pourrai pas les rencontrer... (éclats de rires) Mais peu importe, tous ceux que je vous ai cités sont un peu des mythes dans leur domaine musical.

Vous étiez du genre à mettre des posters dans votre chambre ou pas du tout?

Ouh... Oui! (rires) J'avais plutôt tendance à mettre des posters de Britney Spears ou de filles plutôt pas mal comme Nolwenn Leroy. Toujours des filles! Je n'y peux rien, c'est comme ça... (rires)

Dans quelles circonstances avez-vous rencontré Daniel Moyne, qui a joué un grand rôle dans votre carrière?

Par le biais de son site internet étoile casting. Ils ont organisé un casting pour rencontrer Daniel Moyne et avoir ses conseils sur l'évolution d'un artiste. Il m'a conseillé d'aller dans une école de chant pour évoluer un peu. J'avais 15 ans quand il m'a rencontré. Puis, quelques mois après, j'ai décroché un premier contrat dans une maison de disques, et ça n'a pas bien marché. Daniel est devenu mon manager et nous avons cherché dans quelle direction je devais aller. On a eu la chance de trouver Warner et nous y sommes toujours aujourd'hui...

Pendant des années, vous avez chanté de la variété. Quand avez-vous eu le déclic pour le lyrique?

Il est venu vers l'âge de 15 ans. C'est l'époque où Florent Pargny a sorti son album « Baryton ». à cette époque là, j'achetais les bandes sons pour chanter les chansons en concours. Et un jour, je suis tombé sur une édition spéciale de cet album « Baryton », avec les versions instrumentales. Du coup, ça a été une révélation pour moi. Je me suis vraiment entraîné sur toutes les chansons. Et j'ai remporté tous les concours que j'ai pu faire cette année-là, avec ces chansons-là... Après, on a envoyé une vidéo, où je chantais une chanson lyrique, à Daniel Moyne pour ce fameux casting dont je vous parlais tout à l'heure.

L'année dernière, vous avez fait fait un duo très remarqué avec Katherine Jenkins. Comment l'avez-vous rencontrée?

C'est une proposition de la part de ma maison de disques et de celle de Katherine. C'est le hasard total. Nous étions un peu dans le même style musical et j'essayais de me développer à l'international. Nous nous sommes vus à l'enregistrement. Je suis allé la voir enregistrer à Manchester. Et puis, je suis rentré dans un studio à Suresnes pour enregistrer ma partie, en corse. Ensuite, elle a décidé de me prendre sur sa tournée. C'est ainsi que je suis passé sur la scène de l'O2 Arena à Londres. J'ai été le premier Français à chanter dans cette enceinte... J'en étais assez fier. Je n'étais pas en tête d'affiche, mais c'est une fierté tout de même! (rires)

Imaginons qu'il n'y ait plus aucune barrière de maisons de disques, de contrats, plus rien,... Avec quel artiste rêveriez-vous de faire un duo?

Bonne question! Ce serait Christina Aguilera en premier. Après, ce serait Eminem... Et après, Johnny! Ce serait pas mal quand même! (rires) Mais vous savez, je suis super ouvert à tout. Et j'aimerais chanter un peu avec tout le monde... Il y a tellement de choses qu'on peut faire en faisant des traits d'union entre les différents styles musicaux. Je suis prêt à chanter avec beaucoup de gens et j'aime qu'on me propose des projets qui sortent de l'ordinaire. Il n'y a pas de gens que je n'aime pas. C'est vrai que j'aurais plus de mal à chanter sur une chanson de David Guetta, même si j'apprécie beaucoup le personnage. Ce serait plus difficile, mais pas impossible!

Qui écoutez-vous aujourd'hui?

Le nouvel album de Florent Pagny et celui de Grand Corps Malade. Je suis un grand fan de Grand Corps Malade aussi. J'aimerais beaucoup faire un duo avec lui. Mais ce n'est pas évident parce qu'il est sur la langue française et moi sur la langue italienne. On en revient toujours au même problème...

Vous avez 21 ans, comment vivez-vous et gérez-vous le succès? Est-ce facile de garder la tête sur les épaules?

Je le vis plutôt pas mal. J'ai la chance de vendre beaucoup d'albums. J'ai la chance de ne pas avoir de paparazzi près de chez moi. Le disque se vend moins bien, mais j'ai la chance de toucher un public qui achète encore des disques. C'est un avantage non négligeable.

Quel rapport entretenez-vous avec votre public?

Très simple. Il n'y pas d'hystérie ni de folie de la part de mes fans. C'est très agréable, parce que nous pouvons discuter calmement et créer un lien. Je n'ai fait que peu de concerts, mais j'ai déjà un noyau de fans qui me suivent partout et que je connais. C'est super agréable.

On est très loin du ténor distant...

Ouh la la... très loin! Ce n'est pas ma façon d'être du tout. Je ne peux pas lutter contre ma nature profonde pour jouer au ténor distant! Je suis comme je suis et je n'ai pas envie d'avoir un côté froid auprès de mon public sous prétexte que je chante ce genre de musique... C'est tout le contraire!

Amaury Vassili © Greg AlexanderMaintenant, je vais vous proposer un petit jeu. Je vais vous proposer des mots, et vous allez me dire ce qui vous passe par la tête.

Ok! Ça va être marrant, ça!

Rouen : adolescence

Amsterdam : Ma ville préférée

Connemara : ma première chanson

Savoir Aimer : ma première chanson de Florent Pagny

Lara [Fabian] : Mon premier duo avec quelqu'un de connu...

Hèlène [Ségara] : Ma première marraine dans le milieu

Natasha [Saint-Pier] : Mon premier duo à la télévision

Chimène [Badi] : Ce n'est pas une première fois, ça... (éclats de rires) C'est un peu le retour aux sources. Elle était dans ma toute première maison de disques, avec laquelle comme je vous l'ai expliqué, ça ne s'est pas bien passé...

Vincero : Ma fierté!

Hallelujah : un bel hommage et une magnifique chanson

Queen : un groupe de légende

Davide : le bras droit

Caruso : la chanson qui me suit

Olympia : Mon plus gros souvenir de mon début de carrière

Maria : mon coup de coeur

Moulins [« Les moulins de mon coeur »] : une chanson magnifique que j'adore chanter. Pour vous donner un mot, je dirais : attirance particulière. Parce que c'est une chanson que je chante très peu mais que j'adore. J'ai plus tendance à aimer les chansons qui envoient, mais cette chanson m'attire de par sa mélodie, et ses changements de rythmes...

Cantero : un nouvel espoir...

Propos recueillis par IdolesMag le 17 novembre 2010.









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