Interview de Quentin Mosimann
Propos recueillis par IdolesMag.com le 15/08/2010. © Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag et/ou Dehmar SARL.
Lors de nos 24 heures avec Quentin, il nous a accordé une nouvelle interview. Nous voulions en savoir un peu plus sur sa facette électro qui commence à prendre beaucoup d'ampleur, et même en dehors de nos frontières... Et surtout, nous voulions savoir dans quel état d'esprit il était à un peu plus d'un mois de son premier Olympia!
IdolesMag : Nous sommes en Belgique... Je ne peux pas ne pas te demander ce que t'évoque la Belgique.
Quentin Mosimann : En premier lieu : la proximité et la chaleur des gens. Et la folie aussi... Je crois que c'est en Belgique que j'ai fait les choses les plus folles! Les festivals électro les plus fous. Le public belge est un des meilleurs publics.
Tu viens d'ailleurs souvent en Belgique...
Oui! Je viens souvent... Et puis, je vais te dire, il y a aussi un autre argument, qui a son importance, c'est la gastronomie belge! On mange terriblement bien en Belgique, et c'est vraiment agréable. Je me sens bien en Belgique.
Tout à l'heure à Visé au Water Jump, tu t'es lancé dans l'eau. Tu aimes les sports extrêmes?
Bien entendu! Je fais pas mal de sport. Et puis tu sais, j'ai grandi dans une station de sports d'hiver et donc, j'ai commencé à faire du ski très tôt. J'ai toujours aimé ce qui était extrême comme le free style, le free ride. J'ai même fait pas mal de hors piste. J'aime les sensations fortes, en fait!
Et ce soir, tu mixes à Huy. Tu étais déjà venu l'année dernière...
Oui! Et j'ai fait de mes pieds et de mes mains pour revenir cette année. Tu sais, pour le 15 août, on est beaucoup sollicité, mais j'avais dit à mon bookeur que j'avais vraiment envie de revenir à Huy. L'ambiance l'année dernière était vraiment géniale, et j'espère que ce sera pareil cette année.
Parlons un peu justement de ta facette électro. Tu as été attiré très jeune par la musique électronique?
Très très jeune. J'ai commencé à 13/14 ans à animer les soirées de mon village. Toutes les soirées, d'ailleurs... J'ai commencé par la Transe, puis la Hard Tech, comme tu vois, ce sont des styles vraiment extrêmes. Je trouve que la Transe est très fédératrice. C'est un style qui accorde les foules. C'est ce que j'aimais profondément chez Tiësto. Mais à côté de ça, j'ai beaucoup aimé aussi des trucs plus « commerciaux » comme la house et l'électro. Et là, j'ai découvert Joachim Garraud qui m'a bien influencé aussi. J'aime ce genre de DeeJay qui ne fait pas que de mixer. Il joue du synthé, et il essaye de créer une certaine interactivité avec les gens. Et ça, ça m'a vraiment motivé pour créer mon propre style. Ce que je te raconte là, c'était dans les années où j'ai commencé à chanter.

Tu étais plus attiré par la musique que par le monde de la nuit?
Oui. J'étais attiré par le monde de la nuit comme tous les jeunes, mais sans plus. C'est vraiment toute cette musique électro qui m'attirait. Et puis, de fil en aiguille, aujourd'hui... je vis la nuit. Je me réveille à 21 heures maintenant! (rires)
Quand tu ne mixes pas, tu sors en club?
J'ai beaucoup de mal. J'ai toujours l'oreille perchée sur les platines. J'écoute toujours ce que le mec fait. Je suis très critique en fait. Mais critique dans le bon sens. J'aime découvrir de nouvelles choses. Et j'adore aller discuter avec les autres DJ. Donc, je ne sors pas très très souvent... Je préfère me coucher tôt quand je peux! (rires)
John Louly, d'où vient ce nom?
C'est le premier pseudo que j'ai pris en tant que DeeJay. J'ai toujours rêvé d'avoir une petite fille qui s'appellerait Lylou. Donc, j'ai pris mon deuxième prénom, John et j'y ai ajouté Lylou en verlan.
Tu as fait un remix de « Last Zoom » d'Ysa Ferrer. Comment as-tu choisi cette chanson?
C'est très simple en fait. C'est Jean-Rémy, qui est un ami d'Ysa, qui m'a demandé de faire un remix d'une chanson d'Ysa. Je ne connaissais pas bien son univers auparavant, je te l'avoue. J'ai donc appris à la connaître, et après avoir écouté « Last Zoom », j'ai trouvé ça tellement bien que j'ai décidé de produire un remix.
Tu aimes son univers?
Oui, beaucoup. J'aime beaucoup la fille, ou plutôt devrais-je dire la femme! Je la trouve extrêmement belle et sexy. C'est quelqu'un de très agréable. J'aime ce qu'elle dégage. Et j'aime aussi beaucoup son public. En fait, j'aime beaucoup le public gay. Comme tu le sais, en Belgique, je suis résident des Gay Tea Dance au You à Bruxelles et je m'y éclate à chaque fois! Il y a toujours une belle alchimie.
Ton public électro est-il différent de celui de Quentin chanteur?
Oui. Dans les sets, le public est composé majoritairement de garçons de 20/30 ans. Alors que dans les concerts, le public est beaucoup plus féminin. Le public électro n'a pas forcément envie de prendre des photos, etc... Ils veulent juste que je me mette aux platines et que je leur propose de la bonne zic de qualité.

Parle-moi un peu de « House Bless You ».
Ah la la... « House Bless You » est une radio, un podcast, un concept de soirée et un concept de pensée. A l'origine, je regardais un reportage sur la religion en Amérique à la télévision. Ils expliquaient comment ils vivaient leur religion au travers du gospel et de la musique. J'ai trouvé ça assez beau. Et donc, quand j'ai vu le prêtre dire « God Bless You », je me suis dit, pourquoi pas la house?!... Pourquoi ne serait-ce pas la house qui nous bénirait? Donc, l'idée de « House Bless You » est venue comme ça. C'est devenu une espèce d'idéologie qui a fait que je me suis dit qu'il fallait croire en la musique plus qu'en autre chose. C'est ce qui se passe dans ma vie, et donc aujourd'hui, je commence mes sets toujours par « Que la house vous bénisse »!
C'est devenu une radio aussi...
Oui et un podcast aussi. Et ce podcast est situé parmi les 10 meilleurs sur le classement européen. J'en suis très content!
Ça te prend pas mal de temps, j'imagine?
Oui. Je fais un podcast par mois. J'aime que ce soit bien fait et qu'il y ait une vraie sélection musicale. Donc, ça prend pas mal de temps. Je n'aime pas les choses faites à la va-vite. Il faut que ce soit agréable à l'écoute. Je ne veux pas remplir mon heure en mettant dix titres de six minutes les uns à la suite des autres bêtement, non. Généralement, il y a 20 ou 25 titres qui s'enchaînent. Les titres sont mixés assez rapidement, afin que les gens puissent aussi les écouter dans leurs voitures, etc... J'aime l'idée que ces podcasts puissent être écoutés ailleurs qu'en club. C'est très agréable aussi pour moi, parce que ça me force à une certaine régularité.
Là, quand tu mixes, tu es seul, sans musiciens. Te manquent-ils?
Non, parce que la démarche est très différente de quand je fais un concert de chansons. Sur ma formation électro, je suis avec mon synthé, mes platines, mes Cds et ma voix... et mon nextbeat! C'est une nouvelle machine qui permet de pousser au plus loin la création musicale en direct. C'est remarquable. Tu verras ce soir, c'est génial. Ça mixe en HF et tu peux même mixer dans la foule, si tu veux.
Tu fais beaucoup plus de sets que de dates de concert à proprement parler. Pourquoi?
A l'origine, ce n'est pas une volonté de ma part. Mais, avec le temps, c'est devenu une priorité. En fait, je fais +/- 60 clubs pour 10 concerts. Et puis, tu sais, il ne faut pas se voiler la face, les concerts coûtent cher. Il y a toute une formation et une infrastructure que je n'ai pas quand je fais des sets. Plus ou moins tous les clubs du monde ont les mêmes systèmes de platines, ce qui est plus facile. Quand on fait un concert, chaque salle est différente, et donc, il y a aussi toute une régie son et lumière qui nous accompagne et tout ceci coûte beaucoup d'argent...
Et puis, c'est aussi une vraie démarche de ma part, par rapport à un projet qui verra le jour en septembre... Mais ça c'est une autre histoire.
Et tu peux déjà m'en parler?
Euh non... j'en parlerai après l'Olympia!
En parlant de l'Olympia, J'imagine que tu t'y prépares gentiment...
Gentiment est un bien faible mot! Je stresse à mort, même si je n'en n'ai pas l'air comme ça. Enfin, stresser n'est peut être pas le bon mot... je suis très excité en tout cas!
Tu vas réserver des surprises, je suppose...
Oui, plein de belles surprises! Ce sera vraiment bien, je pense que les gens seront contents du spectacle qu'ils vont voir.
« Gimme a break » a été adapté en anglais. Est-ce que ça annonce une sortie à l'export?
Pas vraiment. Du moins, pas officiellement. Mais si ça se fait, ce sera bien! (rires) Mais c'est une volonté de ma part de m'ouvrir et de m'élargir. Sur le site officiel, nous avons proposé des vidéos de l'European Tour qui sont aussi là pour ouvrir mon univers. La première vidéo était tournée en Belgique, la deuxième en Suisse et la troisième en Espagne avec Ibiza où je suis allé il y a peu de temps et Barcelone où je vais bientôt. Donc, il se passe plein de bonnes choses à l'étranger aussi. Les gens aiment voir un mec qui mixe et qui chante. Généralement, les DeeJays viennent avec leurs chanteurs, là, c'est le DJ qui est chanteur. Ils veulent donc voir ce que c'est!... (rires) Il y a un engouement qui se crée progressivement à l'étranger aussi. Et ça me plaît beaucoup beaucoup... ça m'excite beaucoup.
D'autres chansons vont être adaptées en anglais?
Oui, et ça constitue ce qui va se passer à la rentrée... Mais je n'en dirai pas plus!!

Pourquoi as-tu choisi « I Love I Love » comme nouveau single?
Ecoute... Au départ, je voulais que ce soit « I Love I Love » qui soit le premier extrait. J'ai fais confiance à ma maison de disque qui voulait sortir « Toc Toc ». Et il se trouve que le public me réclame « I Love I Love », donc, on part là-dessus... « I Love I Love » sera mis à l'honneur le 28 août pour une raison particulière...
Il va être clippé « I love I Love »?
Euh?!... ça, je ne sais pas! (éclats de rires)
Tu me tends la perche... On va terminer l'interview en parlant du 28 août 2010... Que va-t-il se passer?
A l'origine, on a créé un meeting pour le lancement du site internet. Et c'est devenu une sorte de tradition! C'est l'occasion de se retrouver, de voir les gens, de discuter entre nous. Au fil du temps, on ne se cherche plus de raison pour faire ce meeting. La seule et unique raison, c'est se retrouver et discuter. Il y aura bien entendu des annonces et plein de petites surprises, mais le but ultime, c'est se retrouver et s'amuser ensemble.
Propos recueillis par IdolesMag le 15 août 2010.
-> Notre reportage à Huy et Visé le 15 août 2010, 24 heures avec Quentin Mosimann
-> Quentin Mosimann sera en concert à L'Olympia de Paris les 25 & 26 septembre 2010.
-> Plus d'infos sur Quentin Mosimann : http://www.quentinmosimann.com
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