Interview de Chantal Goya

Propos recueillis par IdolesMag.com le 20/09/2019.
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Chantal Goya - DR

Chantal Goya a débuté en début d’année une nouvelle tournée du « Soulier qui vole », quelques quarante années après la création de ce spectacle mythique. Elle repart sur les routes cet automne et fera notamment escale sur la scène du Palais des Congrès les 5 et 6 octobre prochains. Sa tournée la mènera un peu partout en France, en Belgique et jusqu’en Chine l’année prochaine. C’est une nouvelle fois avec beaucoup de plaisir que nous avons été à la rencontre de Chantal pour évoquer ce spectacle, « Le Soulier qui vole », et tant d’autres jolies choses et merveilleux souvenirs…

Qu’est-ce que ça vous a fait de reprendre « Le Soulier qui Vole » quarante ans après sa création ?...

C’était un de mes plus grands souhaits. J’ai très vite compris que « Le Soulier qui vole » et « Le Mystérieux voyage de Marie-Rose » seraient les deux spectacles mythiques de ma carrière. « Le Soulier qui vole » était le premier, il a rassemblé plus de deux millions de spectateurs. Nous avions déjà fait une reprise de ce spectacle dans les années 90, et nous nous sommes dit qu’il était temps de le remonter sur scène. Les enfants qui l’avaient vu il y a quarante ans avaient peut-être envie de le revoir… (sourire) Ça n’a pas été facile à mettre en œuvre, mais comme je suis assez tenace, j’y suis arrivée !

Chantal Goya - Le Soulier qui vole - DR

Comment expliquez-vous justement que « Le Soulier » et « Le Mystérieux Voyage » soient restés vos deux spectacles emblématiques dans la tête du public ?

« Le Soulier qui vole », quand nous l’avons créé avec Jean-Jacques en 1980, tout le monde était affolé, personne ne comprenait notre démarche. On n’avait jamais vu un tel spectacle en France… Avec Jean-Jacques, à l’époque, nous étions beaucoup aux États-Unis et nous avions assisté à beaucoup de comédies musicales. Nous voulions apporter un tel spectacle ici en Europe, et de surcroît, pour les enfants. Jean-Jacques s’est mis au travail. Il a été très bien entouré, notamment de Pierre Simonini, qui est un grand scénographe de l’Opéra et Philippe Bineau, qui a dirigé l’atelier costumes de l’Opéra de Paris et a habillé notamment Noëlla Pontois et Nouréev. Il m’a créé de vraies robes de ballet. Nous savions ce que nous voulions avec Jean-Jacques, mais nous avons eu la chance d’être entourés par toute cette merveilleuse équipe sans qui nous n’aurions pas pu monter un aussi beau spectacle, et… qui fait qu’il existe encore aujourd’hui. Mais entre nous, le plus beau, à mon sens, c’est « Le Mystérieux Voyage de Marie-Rose »…

… ça vous dirait de le reprendre lui aussi ?

… Et pas qu’un peu ! C’est un de mes souhaits les plus chers. Celui-là, nous l’avons repris une fois, mais c’était raté. On y avait mis de la vidéo et ce genre de choses, ça ne m’avait pas plu. J’aurais tellement aimé qu’on reste dans la tradition de mes décors, comme on le fait à l’Opéra.

Chantal Goya - Le Soulier qui vole - DR

C’est dans les tuyaux cette reprise du « Mystérieux Voyage » ?

Oui… J’ai la chance d’avoir un producteur très jeune et qui fonce comme moi. Il est hyper réactif et c’est son souhait aussi de remonter « Le Mystérieux Voyage ». C’est un spectacle qui a couté une fortune à créer. On l’a joué pendant trois ans. On a même failli le jouer aux États-Unis. C’est à mon sens le plus beau spectacle que nous avons monté avec Jean-Jacques, et nous allons le remonter !

C’est sa jeunesse et son entrain qui vous a fait travailler avec Damien Nougarède, votre nouveau producteur ?

Il est plein d’idées et il va de l’avant, mais surtout, surtout, il a compris ce que Jean-Jacques avait voulu faire avec ses spectacles. Il n’a pas voulu faire un spectacle « moderne », il a respecté la mise en scène de Jean-Jacques. De toute façon, le propre de tout ce qui est « à la mode », c’est d’être démodé. Je n’ai jamais été à la mode, j’ai toujours été hors des modes. C’est peut-être ma chance, aujourd’hui…

Chantal Goya - Le Soulier qui vole - DR

En parlant de vos robes, je sais que vous les entreposez toutes, ainsi que les décors, dans un grand hangar. Comme Sylvie Vartan l’a fait il y a quelques années, aimeriez-vous les exposer ?

Oh que si ! Là aussi, c’est une grande entreprise et un de mes plus chers souhaits. Mais toute seule, je ne peux rien faire, il faut qu’on m’aide. J’aimerais vraiment exposer toutes ces robes et ces décors que nous gardons précieusement depuis quarante ans. Monsieur Chêne, c’est beau de le voir sur scène, mais je pense que quelques personnes seraient aussi curieuses de le voir autrement… En plus, entre nous, tous ces décors et costumes valent une fortune, c’est un vrai trésor. Tout a été fait à la main, par les plus grands artisans. Nous étions très en avance à l’époque…

C’est d’actualité, cette exposition ?

Disons que ça en prend le chemin. Peut-être en Belgique ? J’aime bien travailler avec les belges, ils foncent, ils n’attendent pas qu’il se passe quelque chose pour y aller…

Les robes, j’imagine que ce sont les mêmes, mais les décors, sont-ils également d’époque ou ont-ils été refaits ?

Les robes, oui, ce sont celles d’époque, celles des petites filles et les miennes. J’ai d’ailleurs retrouvé avec un peu de nostalgie cette jolie petite robe vert pâle que portait Rebecca Hampton à l’époque (sourire). Certaines d’entre elles coutaient déjà cinq ou six briques à l’époque. Nous ne pourrions plus les refaire de cette qualité aujourd’hui. Les décors, c’est différent. Les toiles, nous avons dû les refaire à l’identique, essentiellement pour des raisons de sécurité. Le Soulier, par contre, je peux vous assure qu’il est resté le même, nous l’avons juste repeint (rires). Tout ceci n’a pas été fait n’importe comment. Je me souviens que Jean-Jacques avait acheté à Bruxelles un très joli tableau du XIXème qui représentait la Foire au pain d’épice sur les quais à Paris. C’était un monsieur dans les années 1850 qui tenait un pain d’épice au bout d’une canne à pêche, et tous les enfants étaient habillés comme dans le « Soulier qui vole »… J’avais demandé à Philippe Bineau de redessiner les costumes et à la couturière de refaire ces mêmes costumes… On se retrouve dans des choses vraies, vous voyez, comme dans les beaux films qu’on a aimés.

Quand on y repense, vous n’avez jamais rien fait en « low-cost » avec Jean-Jacques, vous avez privilégié le beau, le durable.

Et c’est pour cette raison, je pense que les spectacles ne vieillissement pas. Il y avait les décors et les costumes somptueux, mais nous enregistrions aussi avec les plus grands orchestres symphoniques. Je pense que je dois avoir enregistré seulement une vingtaine de chansons avec des musiques d’ordinateur… sur quatre cent, ce n’est pas beaucoup. (sourire)

cChantal Goya - DR

« Le Soulier qui vole » a connu trois grandes époques : les années 80, les années 90 et les années 2020. Il a assez peu bougé dans son ensemble, mais y a-t-il des nouveautés cette année ?

On parle beaucoup de cigogne dans ce spectacle, et nous n’avions pas de chanson sur ces cigognes qui émigrent. Jean-Jacques a donc écrit une très belle chanson, que je chante en duo avec un petit garçon, « Il n’y a pas de cigogne en hiver ». En fin de compte, quand on s’endort sur le Soulier comme si c’était un rêve, on se dit que Francette n’est pas venue nous dire « Au revoir », c’est là que commence cette chanson « Il n’y a pas de cigogne en hiver ».  C’est pour cette raison qu’on ne la revoit plus et que juste avant de partir, elle vient nous dire « au revoir » une dernière fois. C’est un grand voyage que font tous ces oiseaux migrateurs, c’est affolant. Ils suivent les courants et ne se perdent jamais ou très rarement. C’est ahurissant. La nature est belle… Cette chanson, je la vois d’ailleurs comme une chanson pour la protection de la nature… Ces oiseaux qu’on ne reverra peut-être plus un jour, ces échassiers… Il y a donc cette chanson qui est nouvelle et je trouve qu’elle apporte beaucoup au spectacle. Sinon, non, on a repris le spectacle de l’époque. Ah si ! Il y a quelque chose de nouveau… toutes les petites filles arrivent en courant sur la scène quand je chante « Bécassine », et elles sont habillées en Bécassine ! J’ai une chance phénoménale, peu d’artistes ont la chance d’avoir quarante ans après toujours le même public, un public aussi fidèle… c’est rare… Johnny a eu cette chance, lui aussi.

Vous avez rejoué « Le Soulier » au Liban en juin dernier. C’est une belle histoire d’amour qui vous lie avec ce pays depuis des années…

Effectivement. Vous savez, quand je suis allé jouer là-bas, c’était la fin de la guerre. Je ne savais pas que dans les abris, ils chantaient mes chansons. Je l’ignorais. Quand on entendait les coups de fusils, les parents m’ont rapporté qu’ils disaient aux enfants que c’était le lapin qui tuait le chasseur… (sourire) C’est fou quand on y pense. La première fois, nous avons fait plus de cent mille personnes, je me demandais pourquoi ils aimaient tant mes chansons… Nous avons joué au milieu des décombres, dans des villes où parfois, il n’y avait plus que des ruines. Nous jouions dans de grands stades, des arènes. Pour la petite anecdote, nous avions au-dessus de nos têtes toutes les chauves-souris qui volaient… Forcément, personne n’était encore venu les déranger ! (sourire) Je ne comprenais pas que les gens viennent voir mon spectacle, jusqu’à ce que je discute avec eux. Vous savez, j’aime beaucoup discuter avec le public après les spectacles… Depuis vingt ans, maintenant, j’y vais tous les ans, c’est une tradition. C’est comme en France, ceux qui m’ont connue à 7 ou 8 ans sont devenus des parents aujourd’hui, et ils viennent avec leurs enfants.

Chantal Goya - Le Soulier qui vole - DR

Le spectacle a assez peu bougé en quarante ans, quid du public ?

Ce sont les mêmes. Certains ont grandi, d’autres n’étaient pas nés, mais tout le monde pleure quand j’arrive dans le Soulier, je peux vous l’assurer. Vous savez, au Palais des Congrès, nous avons eu un quart d’heure de standing ovation. Jean-Jacques m’a dit qu’il n’avait jamais vu ça… Les gens applaudissaient, pleuraient, riaient… je ne pensais pas que ça pourrait m’arriver un jour. Je n’ai jamais pensé faire carrière dans la chanson. Je suis arrivée un jour sur le plateau de Maritie et Gilbert Carpentier, et j’ai chanté pour remplacer Brigitte Bardot. Je n’ai jamais pensé que ça irait au-delà, je l’avais fait juste pour rendre service. Je voulais être actrice, moi… c’est tout ! Quand je vois aujourd’hui tous ces yeux qui brillent dans la salle, j’en suis émerveillée et toujours aussi étonnée. Revoir Marie-Rose quarante ans après, ça fait un choc… on touche à la petite enfance, en fait. Ma voix n’a pas trop changé, moi non plus, enfin… pas trop (éclats de rires). C’est amusant de voir les parents expliquer à leurs enfant « là, elle va s’envoler dans le soulier », « Là, elle va faire ci, là, elle va faire ça »… Aux dédicaces après le spectacle, ils viennent avec des photos d’eux et de moi à l’époque, ils redeviennent des enfants à leur tour… Ils me disent « Vous n’avez pas changé ! » Et je leur réponds « Eh bien tant mieux ! » en rigolant… C’est génial. Le public, je l’adore, il est comme ma famille. Les yeux des enfants brillent autant que ceux des grands. Ce qui change, par contre, c’est qu’au fil du temps, les enfants sont de plus en plus petits. Vous, vous aviez quoi ? Six ou sept ans quand vous veniez me voir ?… Aujourd’hui, ils en ont quatre. Ça oui, ça a changé…

Chantal Goya - Le Soulier qui vole - DR

C’est une tournée marathon que vous avez entamée, là, et qui va durer deux ans au moins. Marie-Rose n’a pas d’âge, mais Chantal, elle n’est pas un peu fatiguée ? Ça ne vous a pas fait peur cette grosse machinerie ?

(rires) Mais pas du tout ! Je n’ai jamais fait que ça dans ma vie. C’est toute ma vie, le spectacle ! La tournée aussi.  Je ne suis pas du tout inquiète à ce niveau. Je ne suis pas inquiète pour ce que je sais faire, en fait. Quand je ne sais pas faire quelque chose, je ne le fais pas. C’est très clair dans ma tête. Vous me proposez d’animer une émission de télé, je refuse, parce que je sais que j’en suis incapable. Si vous me proposez de jouer au théâtre, pareil, je refuse. Je suis tellement dans l’improvisation que les pauvres comédiens à mes côtés seraient déboussolés. Par contre, chanter, danser et faire rêver, je sais que je sais le faire. J’ai aussi de la chance, je suis encore en pleine forme. Vous savez, je n’ai jamais bu d’alcool de ma vie et j’ai toujours été au lit à onze heures du soir et réveillée à huit heures. Jamais un médicament. Stress ou pas stress, je dors ! Quand je vais au lit, le mauvais, allez hop, je le mets au placard et je ne garde que le bon. À huit heures, on ressort le mauvais et on voit ce qu’on peut faire, on trouve une solution. Je suis une fille très organisée,  ça me  vient de ma petite enfance. J’étais l’aînée de cinq enfants, j’ai toujours appris à me débrouiller et à avancer quoi qu’il arrive, on n’avait pas le choix. J’ai été élevée comme ça, par des parents formidables toujours en action. Même avec rien, on avançait. C’était comme ça, pas autrement. Donc, partir en tournée et chanter, vous vous doutez bien que ce n’est pas le pire !… (sourire) Quand on est bien dans son petit cocon familial, qu’on n’a pas de problème, on reste couché, on ne fait rien. Moi, ce n’était pas le cas, j’ai dû m’occuper de mes frères et sœurs. À douze ans, j’ai compris ce que c’était qu’être maman, puisque la mienne était malade. Après, quand je me suis mariée avec Jean-Jacques, j’ai eu un enfant qui avait quatre ans de plus que ma petite sœur… Donc, je n’ai pas connu une vie insouciante de jeune fille. Aller draguer en boite et rentrer à pas d’heure, ce n’est pas mon style ! (rires)

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Vous êtes plutôt casanière, et pourtant, il y a vingt ans, vous écumiez les boîtes de nuit avec « Absolument Goya ».

(éclats de rire) C’était une parenthèse ! Vous savez, quand je sors en boîte, désolée, mais à un moment je m’endors… quand j’accompagnais Jean-Jacques et ses copains, vers onze heure et demie / minuit, je prenais ma voiture ou un taxi et je rentrais à la maison. Je ne restais pas. Je ne suis quelqu’un de collant, je rentrais toute seule bien tranquillement ! (rires) Jean-Jacques, lui, il restait, évidemment ! Mais je pense que si nous sommes ensemble depuis aussi longtemps, c’est que nous fonctionnons comme ça. Je ne l’ai jamais collé partout. Nous sommes à l’opposé l’un et l’autre. Même quand on mange : ce qu’il aime, je n’aime pas. C’est invraisemblable. Je m’en rendais moins compte avant, mais maintenant quand je fais la cuisine… je dois presque faire deux repas différents. On ne s’ennuie pas en tout cas. (rires)

Un mot sur le Palais des Congrès, dont vous réinvestirez la scène les 5 et 6 octobre prochain. Qu’est-ce qui vous attache tant à cette salle, hormis ses spécificités techniques ?

Je pense que c’est là que j’ai fait mes premiers pas… et voilà, on revient toujours à ses premières amours… Entre nous, je suis une fille un peu bizarre (sourire), je suis terrifiée dans les petites salles, j’ai le trac, je stresse… alors que dans les grandes salles, tout va bien ! (rires) Quand je vois du monde dans une petite salle, j’ai peur… alors que dans une grande salle, je ne vois rien et hop, tout roule ! Sur une grande scène, je vole, je danse, je m’amuse… je me laisse aller en fait. Alors que sur de plus petites scène, si je fais un pas de trop, je me retrouve immédiatement dans la coulisse… non, non, ça me stresse, en fait ! (sourire) Jouer dans un théâtre, j’adore bien évidemment, mais je m’y sens plus à l’étroit, j’ai l’impression d’être comme dans un écran de télé. Alors que là, au Palais des Congrès et dans les Zénith, avec l’ouverture de scène, je peux tout faire … ou presque ! Jouer sur une grande scène ou une petite, ce n’est pas la même énergie. C’est un énorme plaisir des deux côtés, mais l’énergie est différente.

Chantal Goya - Le Soulier qui vole - DR

Vous souvenez-vous de la première du « Soulier qui vole » ou du moins de cette première série de spectacles ? Avez-vous une anecdote à me raconter ?

Oh oui, comme si c’était hier ! Thierry Le Luron était le soir dans « Thierry Fééries », une revue qu’avait écrite Jean-Jacques avec Roger Dumas. Nous avions tous les meilleurs techniciens de l’époque. Mais je me souviens un jour d’avoir chanté et d’avoir vu arriver le chapeau de Luis Mariano et un petit avion… Je me suis demandé ce qui arrivait… et c’était le décor de Thierry ! (rires) Le technicien s’était trompé, mais j’ai raconté une petite histoire… comme j’aime bien le faire. Jean-Jacques m’a dit que j’étais tout de même assez forte, que n’importe qui aurait été paniquée, mais moi pas, j’ai raconté que le jour de mon mariage je le cherchais et qu’il était allé voir Luis Mariano… Et paf ! Son chapeau arrivait maintenant ! Ça a fait rire tout le monde, je vous assure. (rires) Il y avait aussi l’avion de Thierry qui arrivait sur scène au lieu du train… Quand il y a un problème sur scène, je le gère assez bien… je ne manque pas d’imagination !

Vous avez vendu plus de 40 millions de disques, avez chanté des chansons qui sont devenues des classiques, et pourtant vous êtes avant tout une artiste de scène…

Je suis entièrement d’accord avec vous… et pourtant Dieu sait que j’ai enregistré beaucoup de disques ! Mais… pour aller chanter les chansons sur scène, sinon, ça n’a aucun sens. C’est la communication qui m’intéresse, rien d’autre. Mon côté gémeaux, certainement.  J’aime être près des gens, leur parler, échanger… Je leur parle peu dans la vie, parce que c’est compliqué pour moi la vie. Par contre, la scène, c’est mon élément, mon monde.

Chantal Goya - Le Soulier qui vole - DR

Là, vous repartez en tournée également, et en Chine !

Oui, pour une dizaine de dates, nous allons jouer à Shangaï dans un théâtre… leurs théâtres sont énormes. Il y a aussi l’Institut Français de New-York qui aimerait que nous allions jouer là-bas pour les expatriés. Et qui sait, peut-être qu’une petite américaine va reprendre le spectacle un jour ou l’autre ?

Et pourquoi pas « Le Soulier qui vole » à Las Vegas ?

(rires) Mais vous savez, Jean-Jacques été à l’école de ces gens-là, Bob Fosse et compagnie… Nous les avons connus. Ils étaient très simples et ils adoraient les musiques de Jean-Jacques. Ce ne serait pas si incongru que ça…

Chantal Goya - Le Soulier qui vole - DR

Il faut dire que Jean-Jacques a un talent fou…

Ça n’a rien à voir avec « Le Soulier qui vole », mais il va sortir à la fin de l’année un album de tous les artistes qui l’ont chanté, 48 au total, en collaboration avec Universal et Marianne Mélodie. Il a tout de même écrit pour Montand, Barbara, Marlène Dietrich, Marianne Faithfull. C’est une très belle idée d’honorer le grand auteur compositeur qu’il est… Il n’a pas écrit que pour Chantal Goya ! (sourire) Jean-Jacques a ce talent rare de savoir s’adapter aux gens…

Ce qui ressort du « Soulier qui vole » et des autres spectacles que vous avez montés avec Jean-Jacques, c’est le côté magique et féérique. Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment de magie dans les productions pour les enfants…

Je suis d’accord avec vous, et c’est bien dommage. Plus rien ne fait rêver les enfants aujourd’hui… Je n’ai pas de petits autour de moi, mais c’est ce que tous les parents me rapportent après les spectacles…

Propos recueillis par Luc Dehon le 20 septembre 2019.
Photos : DR

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« Le Soulier qui vole » en tournée :

  • 5  & 6 octobre 2019 – Palais des Congrès (Paris 17ème)
  • 12 octobre 2019 – Galaxie Amnéville (57)
  • 26 octobre 2019 – Arkea Arena Floirac (33)
  • 26 octobre 2019 – Zénith de Toulouse (31)
  • 3 novembre 2019 – Forest National Bruxelles (BE)
  • 24 novembre 2019 – Palais des Congrès de Tours (37)
  • 30 novembre 2019 – Zénith de Caen (14)
  • 1er décembre 2019 – Parc des Expositions de La Rochelle (17)
  • 21 décembre 2019 – Zénith de Limoges (87)
  • 22 décembre 2019 – Le Liberté à Rennes (35)
  • 18 janvier 2020 – Le Capitole à Châlons-en-Champagne (51)
  • 19 janvier 2020 – Zénith de Strasbourg (67)
  • 1er février 2020 – Gayant Expo à Douai (59)
  • 2 février 2020 – Zénith de Nantes (44)
  • 8 février 2020 – Zénith de Nancy (54)
  • 9 février 2020 – Parc des Expos de Troyes (10)
  • 29 février 2020 – Palais Nikaïa de Nice (06)
  • 1er mars 2020 – Zénith Oméga de Toulon (83)
  • 7 mars 2020 – Halle Tony Garnier à Lyon (69)
  • 8 mars 2020 – Zénith de Dijon (21)
  • 14 mars 2020 – Aréna de Narbonne (11)
  • 15 mars 2020 – Zénith de Pau (64)
  • 22 mars 2020 – Zénith d’Auvergne (63)








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