Interview de Elsa Esnoult

Propos recueillis par IdolesMag.com le 03/05/2018.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Elsa Esnoult © Ashley Hylbert JLA disc

Elsa Esnoult publie son troisième album, sobrement intitulé « 3 ». C’est entre Nashville et la France que ce troisième disque a été enregistré. La jeune artiste s’impose une nouvelle fois en tant qu’auteure/compositrice/interprète en signant la moitié des titres présents sur le disque. C’est comme toujours avec beaucoup de plaisir que nous avons été à sa rencontre pour évoquer la création de ce disque, mais également ses souhaits. L’occasion aussi de jeter un regard dans le rétroviseur et évoquer le beau chemin parcouru en un peu plus de cinq ans maintenant. Rencontre avec une artiste sincère, sensible et lumineuse.

Avant de parler de votre nouvel album, « 3 », un mot sur le précédent, « Tout en haut ». Que retenez-vous de son exploitation ?

C’est l’album, à l’heure actuelle, sur lequel j’ai placé le plus de titres de ma propre composition. Je dois avoir signé neuf chansons sur douze. Donc, c’était un album important, c’est probablement celui sur lequel j’ai le plus travaillé, au niveau de la composition. Et puis, je ne peux faire l’impasse sur cette splendide pochette signée Pierre & Gilles. Poser pour de tels artistes a été un véritable honneur !

Vous signez aujourd’hui sur « 3 » la moitié des titres présents, soit sept. J’imagine que l’écriture fait toujours partie de votre quotidien. Mais votre rapport à l’écriture a-t-il changé au fil des années ?

Elsa Esnoult, 3Fondamentalement, je ne pense pas. Je suis toujours restée égale à moi-même, je fonctionne toujours de la même façon. Pour moi, la musique, c’est quelque chose de magique. Je ne peux pas me dire « tiens aujourd’hui je vais écrire une chanson sur tel ou tel sujet », ce serait impossible. Quand j’écris, je me pose tranquillement avec ma guitare dans les mains, je gratouille quelques accords et je laisse les émotions venir d’elles-mêmes. Si ça arrive tout de suite, je me dis que je tiens ma chanson. Ce qui est assez amusant, c’est que très souvent les mots arrivent dans la foulée. Si je cherche trop longtemps, c’est que ça ne va pas, je passe à autre chose. Une chanson selon moi, doit être évidente. Comme vous le voyez, je travaille depuis toujours de la même façon, à l’instinct. Maintenant, avec l’expérience, il est certain que je n’écris peut-être plus tout à fait de la même manière, mais la source, elle, est identique. Je suis très instinctive.

Il est toujours question d’amour dans vos nouvelles chansons, mais celui-ci est aujourd’hui à mon sens moins dans la souffrance et plus dans l’espérance que dans les précédents… Êtes-vous d’accord avec moi ?

Complètement ! C’est vrai que dans celui-ci, il y a un peu plus d’espoir, un peu moins de doutes… « Tout en haut » était tout de même un peu plus tristounet dans son ensemble. Je pense qu’à cette époque, j’avais quitté la série pour me consacrer à l’écriture, et qu’en fin de compte, me retrouver seule avec moi-même a fait que j’ai écrit des textes un peu plus noirs. Je l’explique de cette manière en tout cas. (sourire) Pour « 3 », j’ai continué mon bonhomme de chemin, je suis allée aux États-Unis, il s’est passé plein de jolies choses autour de ce disque, j’ai eu comme un coup de cœur avec mes ressentis… donc, je pense que ça se ressent.

Un mot sur « Le crime de s’aimer » qui fait figure de chanson-phare sur ce disque.

J’avais envie de pouvoir créer une chanson autour d’un thème assez particulier, « Le crime de s’aimer ». Ça me tenait véritablement à cœur. J’avais l’habitude d’écrire par rapport à des histoires de cœur, de couple. Là pour le coup, je voulais écrire sur le fait qu’il faut parfois se battre pour un amour, au-delà des préjugés et des critiques.

Sur fond de chanson d’amour, « Le crime de s’aimer » est avant tout une chanson sur la tolérance. Sans trop rentrer dans la sphère privée, y a-t-il un évènement particulier qui a déclenché l’écriture de ce titre ?

Un évènement déclencheur à proprement parler, non. Depuis toujours, le fait que des gens doivent se battre quotidiennement pour imposer leur amour, est quelque chose qui me révolte. C’est plus un message que j’envoie au monde, cette chanson, qu’une véritable chanson d’amour, finalement. Et dans cette optique, je ne me vois pas vous raconter quelque chose de privé, parce que je pense que ça ne servirait pas la chanson, que je serais hors du thème, que je la trahirais, d’une certaine manière. Même si j’emploie le « je », je ne parle pas de moi, je m’adresse aux autres. « Le crime de s’aimer », c’est une invitation à la tolérance. Alors, bien entendu, que ce soit dans ma vie privée, autour de moi ou même d’histoires dont j’ai entendu parler, que ça se passe aujourd’hui ou se soit passé hier, il y a eu plein d’évènements qui ont nourrit l’écriture de ce texte, mais pas un en particulier. C’est un thème qui me touche très profondément parce que j’ai vu autour de moi trop de gens souffrir à cause de l’amour. Et c’est quelque chose qui me met en rage. Qui peut se permettre de juger les gens qui s’aiment ? Comment peut-on les faire souffrir tout simplement parce qu’ils s’aiment et que leur amour ne rentre pas dans les normes et les rails ? Ce sont des questionnements qui me révoltent tout simplement. Je suis pour l’amour, quel qu’il soit. Il faut laisser les gens s’aimer comme ils l’entendent. Personne ne devrait pouvoir porter un jugement moral, ou que sais-je ?, à ce propos. Personne n’en a le droit. C’est en tout cas ma vision des choses. L’amour est à mes yeux la plus belle chose au monde, alors tentons de la garder intacte. Je ne devrais peut-être pas parler autant de ce titre par rapport aux autres, que j’aime tout autant, mais disons qu’il me tient tout particulièrement à cœur !!! (rires) Je ne voudrais pas qu’on puisse penser que je laisse les autres titres sur le bord de la route, ce n’est pas le cas. Mais c’est vrai que ce titre me touche beaucoup. Beaucoup. Je ne devrais pas le dire, mais ce titre, quand je l’ai écrit, j’en ai été fière. J’avais enfin réussi à poser des mots sur ce que j’avais envie de dire depuis longtemps.

Elsa Esnoult © Ashley Hylbert JLA disc

Un clip est en pleine préparation…

Ah oui ! Et vous ne pouvez pas imaginer comme je m’en réjouis ! Dès que la chanson a été écrite, je suis allée trouver mon producteur et je lui ai dit qu’il fallait absolument qu’on tourne un clip pour cette chanson. J’avais plein d’idées. Et, entre nous, je n’ai pas lâché l’affaire ! Pour le coup, je me suis vraiment battue pour cette chanson. Et je suis le plus heureuse aujourd’hui parce que je n’ai que des bons retours dessus. Les gens attendent le clip avec impatience, et moi, je me réjouis de le tourner ! Nous débuterons le tournage si tout va bien fin mai. Et dès que le clip sera monté, je serai la plus heureuse de le faire tourner un maximum ! (rires)

Un mot sur l’enregistrement de « 3 ». Les bases rythmiques ont été posées à Nashville. Était-ce une réelle envie de votre part ou plutôt celle de votre producteur, que l’on sait musicalement attaché à cette ville ?

Au fond de moi, ça a toujours été un rêve. En revanche, je n’en n’avais jamais parlé parce que c’était inconcevable. Ça ne m’aurait même pas effleuré l’esprit qu’on puisse m’emmener à Nashville pour enregistrer. Alors qu’au fond de moi, j’en rêvais. Donc, oui, c’est à la base une idée de mon producteur qui m’a rendue la plus heureuse. Il avait déjà emmené d’autres artistes là-bas et il avait envie de me faire découvrir cette ville, et le son qu’on y produit. J’ai d’abord cru à une mauvaise blague, mais non, il était sérieux. Et nous y sommes partis. Le revers de la médaille aujourd’hui, c’est qu’à partir du moment où il m’a fait découvrir Nashville, il a mis le cran très haut pour les futurs albums, si j’ai la chance d’en ressortir !! (éclats de rires)

Vous êtes plutôt une enfant de la culture pop, pas véritablement de l’Americana.

Depuis toute petite, je porte un amour sans borne aux États-Unis. J’ai fait mes classes dans une école bilingue et du coup, j’ai fréquenté pas mal d’Anglais et d’Américains. La langue anglaise et la culture américaine ont toujours fait partie de ma vie. À côté de ça, j’ai aussi beaucoup regardé de séries américaines… Vous voyez, j’ai toujours été sensible à la culture américaine et à la musique qui est faite là-bas. Des gens comme Alicia Keys, Whitney Houston ou Mariah Carey, par exemple, font partie des artistes que j’ai le plus écoutées. J’ai toujours beaucoup aimé la culture américaine.

Elsa Esnoult – « Tu m’as donné »

L’album ne sonne pourtant pas spécialement country ou rock américain. Il reste tout de même dans des couleurs assez pop dans son ensemble.

On est tout à fait d’accord. Mais on trouve tout de même des touches un peu « country » sur « Amoureuse », « Passer ma chance », etc… et « pop/rock » sur différents titres. Mais ce que je souhaitais c’est qu’on retrouve un « côté américain » sur ce disque. Et j’en suis contente parce que c’est le cas.

Les voix, par contre, ont été enregistrées en France. Une question de timing, j’imagine.

Oui, c’est vraiment une question de temps. On a été là-bas en studio du matin au soir pendant plusieurs jours. Ça prend du temps l’air de rien de faire de la musique !… (sourire) Et nous ne pouvions pas nous permettre de rester là-bas un mois non plus. Parallèlement à l’enregistrement, il y avait aussi le tournage des « Mystères » qui prenait pas mal de temps également. Tout ça a fait qu’il aurait été très difficile de rester quelques jours supplémentaires pour enregistrer les voix. On les a donc enregistrées à notre retour à Paris. Et puis, en studio, je suis seule devant mon micro, je ne pense pas que j’aurais eu une « patte américaine » si nous avions enregistré là-bas. Ça n’aurait pas changé grand-chose au final…

Est-il envisageable que l’album sorte aux États-Unis, ou tout du moins dans une version anglaise ? Dans la série, il en est question, mais quid de la réalité ?

Eh bien… Figurez-vous que l’idée a été lancée ! Les Américains ont beaucoup aimé mes chansons et ils nous ont proposé, à mon producteur et à moi, de les adapter en anglais, en tout cas certaines. Rien n’est encore fait, mais à ce moment-là, il serait question que j’enregistre les voix là-bas. Maintenant, rien n’est encore fait, mais c’est un projet qui me tient à cœur et que je ne lâcherai pas… (sourire)

Comme vous êtes parfaitement bilingue, vous sentiriez-vous prête à adapter vos chansons en anglais vous-même ?

Honnêtement, je pense que je pourrais le faire. J’écris d’ailleurs de temps en temps en anglais. Mais là, il ne s’agit pas d’écrire ou de traduire simplement un texte en anglais, il y a tout un travail d’adaptation qui est somme toute assez complexe. Donc, je pense que si ça se faisait, je travaillerais en collaboration avec quelqu’un d’autre. Je tiens en tout cas, à garder mon droit de regard sur les textes écrits en anglais. Il faut que la personne retranscrive parfaitement ce que j’ai voulu mettre dans ma chanson, ça me semble normal… (sourire) Mes chansons sont mes bébés, donc, quand elles grandissent, je reste à leurs côtés ! (rires)

Un mot sur « Innocence », peut-être pas la plus « tubesque » du disque, mais une chanson importante à mon sens. Pensez-vous que tout le monde a droit à une deuxième chance ?

Vous me faites rire, vous ! Elle n’est peut-être pas « tubesque », mais j’ai eu de très bons retours dessus ! (éclats de rire) Trêve de plaisanterie, évidemment que tout le monde a droit à une seconde chance. Maintenant tout dépend aussi de ce qu’on a fait, n’est-ce pas ? Nous ne sommes que des êtres humains, nous avons tous nos failles, nous pouvons tomber parfois. Et ce sont les autres qui vont nous aider à nous relever. Ce titre, c’est l’histoire d’une personne qui est tombée, justement, et qui demande de l’aide pour se relever. À qui ? Je n’en sais rien. Peut-être à une mère ? À un ami ? C’est en tout cas quelqu’un qui a besoin d’espoir, et qu’on lui tende la main. C’est quelqu’un aussi, et surtout, qui a besoin qu’on lui fasse confiance. C’est très important la confiance. Le meilleur moyen d’avancer dans la vie et d’évoluer, c’est de prendre confiance en soi et se dire qu’on n’est pas si mauvais que ça, peut-être qu’on est un peu trop dur avec soi-même. Finalement, on se rend compte que la vie est parfois plus simple qu’on ne l’envisage. Il faut avoir confiance en la vie pour avancer.

Vous venez de me dire que le meilleur moyen d’évoluer était de prendre confiance en soi. Dans plusieurs chansons, vous évoquez justement le fait que vous n’êtes « pas sûre de vous », « de cette peur au fond de vous » (« Passer ma chance »), la peur d’être jugée (« Ne me juge pas » dans « Innocence »), ce qui pourrait traduire un manque de confiance en vous. Pourtant, j’ai la nette impression que vous êtes une jeune femme plutôt bien dans ses baskets, en tout cas de mieux en mieux … Avec ses doutes comme tout le monde, mais qui a les idées claires.

Je doute énormément. Et quand j’écris des chansons, bien évidemment, c’est de mes failles que je parle. Je ne suis pas une fille extrêmement sûre d’elle, qui ne doute de rien. Absolument pas. Ce sont ces doutes permanents qui font l’artiste que je suis. C’est ma fragilité. Je pense que le public l’a bien compris. C’est en tout cas dans ce sens que vont bon nombre de messages que je reçois sur les réseaux sociaux, notamment. Les gens ressentent cette fragilité qui est la mienne, et moi, de mon côté, je n’ai pas peur de la leur montrer, c’est pour cela que je l’écris. En revanche, ce qui peut me donner ce côté sûre de moi, c’est que je suis une battante. Je veux montrer l’image d’une femme forte qui se bat. Toute seule, je doute. Quand je suis sur scène et que je reçois tout l’amour du public, je n’ai plus peur de rien. Le public me donne une raison d’exister. C’est peut-être un peu extrême comme phrase, mais c’est ce que je ressens. J’ai envie de me battre pour eux. J’ai envie de leur donner du bonheur. C’est eux qui font ma force. Alors, oui, je le reconnais, j’ai beaucoup de chance, parce que je vis de ma passion et je suis forte grâce aux gens qui me suivent et qui me donnent tout cet amour.

Vous dédiez d’ailleurs la dernière chanson de votre disque à votre public.

Oui, et je leur dis de la façon la plus simple qui soit que je les aime.

Comment gérez-vous cette relation que vous entretenez avec vos fans ? Nous vivons une époque un peu spéciale, avec les réseaux sociaux, la frontière entre la vie privée et la vie publique est de plus en plus ténue.

Assez simplement, finalement. En tout cas, avec honnêteté et sincérité. Aujourd’hui, ma vie est essentiellement publique. Et j’en suis la plus heureuse. Il faut dire aussi que je n’ai rien de honteux à cacher ou que sais-je ? (rires) Ma vie aujourd’hui, je le voue complètement à mon travail et à mon public. Constamment je suis soucieuse de savoir si ce que je fais va leur plaire. J’ai tellement la tête dans ça que mes publications vont dans ce sens. Je partage avec eux en tout cas le plus de choses possible. C’est ma vie. Avec eux. Grâce à eux. Le public fait partie de ma vie. Tout va bien, je n’ai aucun souci avec ça. Après, je sais qu’ils sont dans l’attente que je fasse plus de Facebook live, mais je n’ai pas véritablement le temps d’en faire plus… je bosse souvent jusque très tard le soir, mais il faudrait que je le fasse un peu plus souvent, j’en suis consciente. (sourire) Après, je suis consciente qu’il faut garder une certaine réserve sur les réseaux sociaux, probablement pour donner plus au public lorsque nous nous rencontrons.

Elsa Esnoult © Ashley Hylbert JLA disc

Vous reprenez « Parce que c’était écrit comme ça » de Manuela. Si mes souvenirs sont bons, c’est une chanson que vous souhaitiez déjà reprendre sur votre précédent disque, puis vous aviez bifurqué sur deux chansons d’Emmanuelle… Qu’est-ce qui vous a poussée à la reprendre sur ce disque ?

C’est tout simple. C’était un clin d’œil. Cette fois-ci, j’avais vraiment envie que cette chansons fasse partie du disque. J’avais le CD 2 titres quand j’étais petite et c’est une chanson que j’écoutais en boucle. J’en ai eu les larmes aux yeux quand je l’ai enregistrée. Je suis tellement dans le ressenti, que cette émotion que j’éprouve en écoutant et en chantant cette chanson, j’avais envie qu’elle se retrouve sur le disque. Et apparemment, les gens en sont contents aussi, donc tout est parfait !

Comme pour les précédents disques, votre album est une nouvelle fois né parallèlement dans la série « Les Mystères de l’Amour ». Une fiction, qu’elle soit un film, une série ou un livre, peut inspirer une chanson. Le personnage de Fanny a-t-il pu vous inspirer, un jour, une chanson ?

Très franchement, non. Autant j’aime beaucoup le rôle de Fanny, et autant Fanny peut me ressembler à de nombreux égards, autant non, sa vie ne m’a jamais inspiré de chanson. Fanny me ressemble, c’est certain, elle est chanteuse, elle doute souvent, c’est une battante, mais de là à m’inspirer une chanson, vraiment pas… (sourire) Les chansons que j’ai écrites parlent de moi, Elsa. Si j’ai un message à faire passer, c’est Elsa qui va le faire passer, pas Fanny. Après, je ne vais pas faire de langue de bois, la série est un excellent support pour le lancement de l’album, et j’en suis parfaitement consciente. Mais il faut faire la part entre la fiction, Fanny, et la réalité, Elsa Esnoult. Par contre, en ce qui concerne les chansons écrites par mon producteur, comme il écrit aussi le scenario de la série, je ne dis pas que là, il n’y a pas de lien entre l’histoire que Fanny vit avec Christian et les chansons qu’il écrit. Après, les textes restent assez ouverts, donc, ça ne pose aucun problème. Et puis dans la vie, je ne vis pas avec Christian !!! (éclats de rires)

Il y a eu toute une série de galas et de dédicaces à la sortie de « Tout en Haut », mais pas de véritable tournée. Là aussi, pas mal de show-cases et dédicaces sont prévus, le concert au Plan à Ris Orangis avant la sortie de l’album… J’imagine qu’une tournée, c’est un de vos souhaits les plus chers, mais est-ce quelque chose qui pourrait se mettre en place ?

Là, avec trois albums, nous avons de la matière pour faire de véritables concerts et plus de simples showcases. À l’heure actuelle, on peut donc envisager de parler de futurs concerts, en tout cas, je croise les doigts et je l’espère. Pour l’instant, on en parle. Tranquillement. Mais sérieusement. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, mais on en parle. Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui avec trois albums, près de trente chansons, on peut se permettre d’en discuter. On a fait une scène test il n’y  a pas si longtemps, le « Gala Greyson Show », scène que je partageais avec Richard Pigois, et c’était magnifique. Le public a répondu présent. Ils m’ont fait une surprise magnifique à la fin du concert, en arborant plein de cœurs imprimés. C’était ma dernière chanson, j’en ai eu des frissons et des larmes pas croyables. À la limite, je ne voyais même plus leurs visages, je ne voyais que ces magnifiques cœurs… J’ai d’ailleurs tellement vibré lors de cet instant que j’ai voulu qu’il soit immortalisé dans le clip de « Tu m’as donné ». Par votre intermédiaire, je les remercie encore toutes et tous pour cette émotion magique et magnifique. Merci de m’avoir fait cette dédicace-là… [Elsa est très émue en repensant à ce moment, NDLR] Vous savez, ils me donnent leur amour tous les jours, au travers des réseaux sociaux ou autres, mais là, cet amour, je l’ai littéralement pris en pleine face. C’était tellement fort… Je ne remercierai jamais assez tous les gens qui me soutiennent jour après jour. C’est d’eux que je tire ma force.

C’est votre troisième album que vous publiez aujourd’hui. Quel regard jetez-vous sur votre parcours ? En à peine quelques années, vous avez déjà accompli pas mal de choses.

C’est une évolution que je trouve belle, et que je vis intensément. J’espère que ça va durer longtemps encore. Parce que quand on fait ce qu’on aime, on n’a pas envie que ça s’arrête. Bien évidemment, j’espère en faire toujours plus, et le faire mieux. Je suis très humblement fière de mon parcours parce que je n’aurais jamais cru que ça durerait aussi longtemps. Il faut savoir que quand j’ai été engagée sur « Les Mystères de l’Amour », mon rôle devait durer quinze jours, quelque chose comme ça. Ils ne savaient pas ce que Fanny allait pouvoir devenir. Et finalement, ça fait presque six ans maintenant. Cinq ans et demi, quelque chose comme ça. Je n’en reviens pas. Je savoure chaque jour qui passe. Je suis très consciente que tout est fragile dans la vie, que tout peut basculer et s’arrêter du jour au lendemain. Donc, oui, je savoure mon bonheur, et j’espère que cette belle aventure durera encore longtemps. C’est tout le mal que je me souhaite… (sourire)

Propos recueillis par Luc Dehon le 3 mai 2018.
Photos : Ashley Hylbert JLA disc

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