Interview de Michael Jones

Propos recueillis par IdolesMag.com le 15/02/2017.
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Michael Jones - DR

Michael Jones a publié en début d’année « Au Tour De », un recueil d’une vingtaine de titres qui ont jalonné son parcours. Nous avons été à la rencontre du musicien afin d’en savoir un peu plus sur ce projet, et au-delà, recueillir quelques anecdotes à propos de l’une ou l’autre de ses chansons et évoquer l’évolution de la musique des années 60 à nos jours. Michael nous avouera qu’aujourd’hui, son plus grand plaisir passe par la scène…

Publier un Best-of, c’est un marqueur de temps, c’est aussi une façon de regarder dans le rétroviseur. Cette idée mûrissait-elle depuis longtemps ?

En fait, au départ, mon idée aurait été de publier une espèce de compile de tout ce que j’avais fait. Mais publier une compile, c’est hyper prétentieux ! Le fait de sortir un best-of aussi, me direz-vous… La maison de disques m’a appelé en me disant que j’avais carte blanche, que je pouvais faire ce que j’avais envie de faire. C’est pour cette raison que j’ai appelé ce disque « Au Tour De », pour montrer un peu mon univers. Je voulais aussi garder des chansons qui étaient dans le même esprit.

Michael Jones, Au Tour DePhonétiquement et littéralement, « Au tour de », peut avoir de nombreuses significations. Maintenant, c’est au tour de Michael Jones. Tout ça s’est passé autour de Michael Jones. Le tour, c’est aussi la tournée, et on sait que vous êtes avant tout un homme de scène. Quelle symbolique avez-vous souhaité mettre dans ce titre, justement ?

Justement, ça englobait un peu tout ça. L’idée de ce titre, pour être tout à fait honnête avec vous, n’est pas de moi. Elle vient d’un de mes amis, Bernard pour ne pas le citer ! (sourire) J’ai trouvé son idée géniale et je l’ai adoptée tout de suite.

Comment avez-vous fait votre choix de chansons ? Quand on y regarde de plus près, il n’y a, par exemple, que deux chansons de vos tout débuts, « Father Earl » et « How it goes ». Toutes les autres sont beaucoup plus récentes, des années 2000 pour la plupart. Vos premières chansons n’étaient-elles pas assez bonnes selon vous ?

Ce n’est pas qu’elles n’étaient pas assez bonnes, mais que le son était tellement différent à l’époque… « Guitar Man » ou « Viens » sont des titres qui avaient plutôt bien marché à l’époque, mais pour les publier aujourd’hui, je serais obligé de les rejouer. Alors, je me suis dit que je me mettrai un peu plus tard à réenregistrer ces chansons avec un son un peu plus dépouillé, peut-être même acoustique, je n’en sais encore rien. Vous savez, quand j’ai planché sur ce projet, j’ai tout réécouté. Et j’ai trouvé que le son de ces chansons des années 80 n’allait plus passer dans un album moderne. C’est uniquement une histoire de son et de technique d’enregistrement qui ont fait pencher la balance. Les arrangements de l’époque n’ont, selon moi, pas tenu le temps qui passe.

« Au Tour de » se compose donc d’un CD de vingt chansons et d’un DVD contenant des morceaux live et quelques clips. Pourquoi avoir choisi de mettre certaines chansons en version live et/ou en clip et d’autre en version audio studio tout simplement ?

En fait celles qui sont en live sont uniquement en DVD, avec de l’image donc. Il y a aussi le clip de « On n’achète pas sa vie », parce que ce clip est quasiment inédit et que ça me permettait de ne pas mettre cette chanson que j’aime énormément sur le CD. Il a fallu ruser avec les contraintes techniques. On a mis 20 chansons sur le CD, et on ne pouvait pas en faire rentrer une de plus. J’aurais pu faire la même chose pour « Never Forget », allez-vous me dire, puisque celle-ci se retrouve sur le CD et le DVD, mais cette chanson parle de chez moi, donc, je voulais l’appuyer celle-là. (sourire)

« On n’achète pas sa vie » est une chanson que Claire Keim vous a écrite. Lui aviez-vous fait une commande précise ou vous l’a-t-elle proposée spontanément ? Racontez-moi un peu l’histoire de ce titre.

Je lui ai demandé très précisément de m’écrire ce texte. Je venais de regarder un film qui m’avait bouleversé, « Ma part du gâteau ». J’ai tout de suite eu l’idée de cette chanson, quelqu’un qui passe sa vie à travailler… et qui passe à côté de tellement de belles choses. J’en connais d’ailleurs des gens comme ça qui ne pensent qu’au travail et à l’argent… (sourire) et qui finissent sans amour, sans amis, sans rien. Et donc, j’ai écrit cette chanson avec un texte en anglais. Et comme Claire est parfaitement bilingue et qu’elle est actrice également, je lui ai demandé si elle pouvait me faire un texte en français. Elle m’en a écrit exactement deux. J’ai choisi cette version-ci qu’elle aimait moins que l’autre d’ailleurs. Mais à mon sens, c’était cette version que j’ai choisie qui correspondait le mieux au texte que j’avais écrit en anglais.

Michael Jones © Caroline Gogry

On ne trouve que cinq titres live sur le DVD. J’ai été étonné d’en trouver si peu, vous qui aimez par-dessus tout la scène…

Là aussi, ce sont des contraintes techniques. Tout simplement. Et puis, dans la mesure du possible, je souhaitais que les images live qui allaient figurer sur le DVD soient des images inédites. Il se trouve que trois des live qu’on retrouve sur le DVD ont été enregistrés dans de très bonnes conditions dans un studio à Toulouse. Ils font partie d’une émission qui n’a pas encore été publiée, mais j’avais le droit de les exploiter. Par contre, je n’ai pas voulu non plus mettre l’intégralité de l’émission pour que eux, quand ils vont la diffuser, aient encore de l’inédit. Après, comme je vous le disais, il y a eu des contraintes techniques, un vulgaire problème de place. Je souhaitais que la chanson « Souviens-toi » soit sur le DVD, et rien qu’elle, elle dure treize minutes… donc, un DVD n’est pas extensible ! C’était juste un problème de support. Pour ajouter des chansons, il aurait fallu mettre des couches supplémentaires sur le DVD, ce qui devenait compliqué et plus onéreux.

On trouve plusieurs duos sur l’album. Deux avec Jean-Jacques Goldman, deux avec Francis Cabrel et un avec Jean-Pierre Danel. Dites-moi un peu ce que vous ont apporté ces trois collaborations. Tiens, évoquons d’abord Francis Cabrel !

(sourire) Francis, c’est juste le plaisir qui nous a réunis. C’est un artiste que j’aime énormément. Et c’est un homme que j’aime énormément. C’est juste un énorme plaisir de partager quelque chose avec lui, que ce soit une chanson ou tout simplement une discussion. J’ai été très honoré qu’il accepte de chanter avec moi. C’est un privilège énorme. Il m’a aussi écrit un superbe texte qui se retrouve sur le CD, « Marcher dans Memphis ». J’estime que j’ai eu énormément de chance de collaborer avec lui. On a beaucoup de points communs. On aime beaucoup le blues, la guitare… et le bon vin aussi ! C’est juste un immense plaisir de partager une chanson avec lui. Et deux, là, pour le  coup !

Vous reprenez « Drive my car » avec Jean-Pierre Danel.

Jean-Pierre, c’est autre chose. On a travaillé ensemble sur un projet commun, nous avions écrit une chanson tous les deux il y a quelques années. Et il est devenu un ami. On a, là aussi, un univers commun qui est celui de la guitare. Quand il m’a proposé de reprendre « Drive my car » sur son projet d’album, j’ai trouvé l’idée émouvante. Vous savez, « Drive my car », c’est ma chanson préférée des Beatles. Donc je lui demandé si je pouvais utiliser le clip sur mon DVD et il a accepté immédiatement. J’ai trouvé le clin d’œil sympa.

Et enfin, Jean-Jacques Goldman, j’ai envie de dire comme une évidence ! On trouve évidemment sur le CD l’emblématique « Je te donne ». Je pense que tout a été dit, ou presque, sur cette chanson, mais auriez-vous tout de même une petite anecdote nouvelle à me raconter ?

(sourire) Comme vous le dites, je pense que tout a été dit ! On a tellement parlé de ce titre depuis des années… Ce qu’il faut retenir de cette chanson, c’est qu’elle parle de nous, Jean-Jacques et moi. Les gens l’ont prise comme un message. Vous savez la chanson est sortie à un moment un peu difficile pour la France. C’était la naissance du Front National, de Touche pas à mon pote, etc… Et au lieu de parler de racisme, cette chanson parlait du mélange des cultures. Donc, elle a été entièrement adoptée par les gens. Les gens n’ont pas pensé une seule seconde à l’époque que cette chanson évoquait le mélange de nos deux univers, à Jean-Jacques et à moi. Ils ont tout de suite pensé que le message allait au-delà de ça.

Michael Jones - DR

De l’époque « Fredericks / Goldman / Jones », vous reprenez uniquement « Juste après ». Pourquoi ce titre précisément ?

C’est une chanson que je chante sur scène pour rendre hommage à Carole. « Juste après » est une chanson que Jean-Jacques a écrite spontanément après avoir regardé un reportage à la télévision. C’était un reportage sur un enfant mort-né qu’une infirmière a passé un temps fou à ranimer. Pour y arriver finalement. Quand on voit la scène où l’enfant ouvre les yeux, on a juste envie d’applaudir. Quand Jean-Jacques a sorti cette chanson, je n’avais pas vu l’émission. « Juste après » pouvait parler de n’importe quoi, finalement. Et qu’est-ce qu’elle a bien pu faire juste après… Après quoi ? Après avoir fait l’amour ? Non, après avoir sauvé un enfant. J’ai d’ailleurs une anecdote sur cette chanson. Jean-Jacques m’a laissé faire le solo de guitare sur ce titre et quand il est revenu au studio il m’a dit que ce n’était pas ça du tout qu’il voyait sur le titre. Comme je ne savais pas que ça devait correspondre au réveil de l’enfant, j’avais un peu fait un contre sens. Lui voulait une note qui parte d’en bas de la guitare et qui monte tout en haut. Je lui ai alors proposé de la jouer en slide. Et il m’a dit que c’était tout à fait ça qu’il voulait. Sauf que… je n’avais pas accordé la guitare ! (sourire) Je lui ai demandé d’attendre un moment pour le faire bien. J’ai donc appris par cœur ce que je venais de jouer et je l’ai rejoué avec un vrai son et la guitare accordée. Et quand Jean-Jacques est revenu pour écouter, Andy Scott, le preneur de son, au lieu de monter la chanson avec la nouvelle guitare, l’a montée avec l’ancienne. Et c’est ce qu’on peut entendre sur le disque… Alors, à l’époque, tous les journalistes nous ont demandé comment on avait obtenu ce son si particulier. C’était juste un mélange d’une guitare jouée à peu près et d’une guitare jouée bien ! (rires)

Un dernier petit mot sur Jean-Jacques Goldman. Votre nom est irrémédiablement associé au sien. Est-ce que ça a pu être pesant à un moment donné, aussi prestigieux que cela puisse être.

Pas le moins du monde ! On m’a souvent demandé si ça me gênait d’avoir été dans l’ombre de Jean-Jacques Goldman, mais comme il n’était pas très épais, il ne faisait pas beaucoup d’ombre… (sourire) Honnêtement, je pense que j’ai eu une carrière privilégiée. Si on n’avait pas joué ensemble dans le groupe Taï Phong et s’il ne m’avait pas demandé de venir travailler avec lui après, je serais sans doute resté dans l’anonymat. Mais j’ai vécu tellement de belles histoires et de beaux moments sur les tournées avec Jean-Jacques et Carole qu’il faudrait être vraiment bête pour ne pas apprécier tout ce que j’ai pu vivre avec eux. Je suis tellement fier d’avoir travaillé avec Jean-Jacques. Il n’y a rien de pesant là-dedans.

Quand on regarde votre parcours, vous avez beaucoup fait partie de groupes ou de collectifs, que ce soit Taï Phong, Fredericks Goldman Jones, El Club ou même les Restos du Cœur. Était-ce une réelle envie de votre part d’évoluer en bande, en partageant avec les autres, ou est-ce que ça s’est plutôt fait au fil des rencontres ?

Je pense que la notion d’artiste solo est très franco-française, ou en tout cas très latine. Je suis né au Pays de Galle, où la musique se fait en groupe essentiellement. Ça commence d’ailleurs presque toujours par un passage par la chorale. Donc, j’ai toujours partagé la musique avec d’autres gens. Et même encore aujourd’hui où je tourne sous mon nom, j’ai un véritable groupe. Si on regarde le DVD, mes acolytes chantent autant que moi. C’est un projet de groupe, même s’il porte le nom de « Michael Jones ». J’aime le partage avant tout. Le partage avec le public, évidemment, mais également le partage avec ceux avec qui je joue. Je n’ai pas assez d’ego pour monter seul sur scène et tout envoyer. J’ai besoin de cette notion de partage.

Je ne vais pas vous demander s’il y a une chanson que vous préférez parmi la vingtaine que vous avez choisie, ça n’aurait finalement pas beaucoup de sens, puisque vous avez déjà effectué un sacré « tri ». Mais y en a-t-il une pour laquelle vous avez une tendresse particulière ? En rapport à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pas la chanson en elle-même.

Il y en a beaucoup… Mais j’ai une tendresse toute particulière pour la toute dernière chanson, « How it goes ». J’ai enregistré beaucoup d’albums au studio Condorcet à Toulouse pour la bonne et simple raison que j’estimais beaucoup la personne qui prenait le son, François Porterie. On a écrit cette chanson ensemble. C’est une chanson qui figurait sur mon premier album. François a fait un AVC et il ne peut plus exercer aujourd’hui, donc, pour moi cette chanson est très importante.

Michael Jones - DR

Vous avez débuté votre parcours de musicien à la fin des années 60… Sans parler véritablement de l’industrie musicale en elle-même, mais plutôt des technologies, votre métier a beaucoup changé au fil des années. Quel regard jetez-vous sur cette évolution ? Aujourd’hui, tout le monde peut avoir un home studio de plutôt bonne qualité à moindres frais, d’un autre côté avec l’arrivée du CD, et ne parlons pas du MP3 !, le son est de plus en plus compressé…

Je ne trouve pas que la musique en elle-même ait évolué tant que ça. La seule grande différence est technique, comme vous le dites. Aujourd’hui, effectivement, tout le monde ou presque peut avoir un home studio et enregistrer des maquettes relativement facilement. Ça permet à beaucoup d’artistes d’émerger. Vous savez, quand j’ai débuté, il était impossible de sortir un son de qualité si on n’allait pas dans un studio digne de ce nom. Nous n’avions pas à la maison le matériel pour… et ce matériel était hors de prix. Après, il faut effectivement se rendre compte que cette évolution technique s’est faite au détriment du son. Le MP3, n’ayons pas peur de le dire, est un support extrêmement médiocre. Il a été bâti sur un mensonge. Il suffit de regarder le poids d’une chanson encodée en MP3… on l’a amputée de 90% du son !!! Ça explique aussi la renaissance des ventes de vinyles. Ok, il est évident qu’un vinyle sonne déjà mieux qu’un CD parce que le CD est déjà compressé à 50%. Donc, le vinyle a deux fois plus de dynamique, le son est plus rond, plus agréable à écouter. Ensuite, cette dégression sonore de la musique moderne fait qu’aujourd’hui les gens qui viennent écouter un groupe jouer live sont étonnés de la richesse du son qu’ils entendent. C’est inouï ! Les gens redécouvrent d’une certaine manière la musique, quelque part… Et ce n’est pas plus mal, ça redynamise la musique live.

Encore une petite question sur l’évolution de votre métier… à vos débuts, vous deviez jongler avec les radios, la presse écrite, la télévision… aujourd’hui, il y a Internet et il faut composer avec les réseaux sociaux. Comment les appréhendez-vous ?

Du mieux que je peux !! (éclats de rire) Le gros problème des réseaux sociaux, c’est que ça prend beaucoup de temps. Donc, j’ai des gens qui s’occupent de mon Facebook et de mon site. La seule chose que je fais personnellement, c’est tweeter. J’utilise les tweets pour que les gens qui s’occupent des autres médias relayent les infos dessus. Il y en a d’autres qui font l’inverse. Jean-Louis Aubert, par exemple pour ne pas le citer, lui, ne s’occupe que de Facebook. Et ce sont des gens qui relayent sur Twitter.  Chacun a sa façon de gérer les réseaux sociaux. À côté de ça, les réseaux sociaux ont un impact assez fabuleux sur le paysage musical. Aujourd’hui, certains groupes ne subsistent que grâce aux réseaux sociaux. Un groupe qui a de bonnes idées et qui fait de la bonne musique peut exister sans sortir de disque. C’est une révolution en soi.

Tout au long de cette interview, nous avons beaucoup parlé du passé, mais en tant qu’artiste, j’imagine que ce sont les prochaines aventures qui sont votre moteur. Quels sont vos projets aujourd’hui ?

Je n’ai plus aucun projet !! (éclats de rire) Non, je blague… mais il y a un fond de vérité là-dedans. Je viens d’avoir 65 ans et j’ai eu le temps de faire le bilan. Et je me rends compte qu’aujourd’hui mon plus grand plaisir, c’est de monter sur scène, jouer de la musique avec des potes devant des gens. Donc, mon seul projet, c’est de pouvoir continuer à faire ça le plus longtemps possible. C’est pour cette raison que je ne sors plus d’albums studio. Je veux consacrer le temps qu’il me reste à prendre du plaisir sur scène avec les gens que j’aime, mes musiciens, mes techniciens et mon public.

En parlant d’album studio. Le concept d’album a-t-il encore un sens selon vous aujourd’hui ?

Ça peut avoir un sens pour certains artistes, mais pas pour tout le monde. Quelqu’un qui a des idées nouvelles et michaqui porte un vrai message peut sortir un album, ça va cartonner. Je vais prendre l’exemple de Stromae, tout simplement. Dans une toute autre optique, je ne comprends même pas comment les maisons de disques ont été étonnées du succès de l’album de Renaud. C’est Renaud tout de même ! Renaud a toujours fait de belles chansons, avec du sens et de l’émotion. Donc, c’était évident que les gens allaient être touchés par son album. Il a donc eu raison de le sortir. C’est évident. Après, pour d’autres personnes, je suis plus dubitatif. Pour moi, personnellement, je le dis franchement, ça me prend trop de temps. Faire un album, c’est tout arrêter ou presque pendant au moins un an. Et dans l’optique qui est la mienne aujourd’hui, cette année serait une année à ne pas être sur scène et donc à ne pas m’amuser. Donc, oui, je travaille encore en studio, je fais des séances pour d’autres, mais ça reste un loisir, pas une occupation principale.

Le plaisir avant tout.

Oui. Le plaisir de la scène avant tout. En novembre dernier, j’ai eu un accident. Je suis tombé dans le vide et je me suis gravement blessé. Je suis pourtant monté sur scène le vendredi à Toulouse, J’ai eu mal avant le concert, après le concert, mais pas pendant ! Je n’ai pas senti la moindre douleur… Sauf quand je levais trop le bras, je vous l’accorde ! (rires) Mais ce n’est pas bien grave. Je n’ai pas souffert pendant ce concert.

C’est la magie de la scène.

Oui, une bonne décharge d’adrénaline qui fait que quand on monte sur scène, plus rien ne peut nous arriver.

Propos recueillis par Luc Dehon le 15 février 2017.
Photos : Caroline Gogry, DR

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