Interview de Elsa Esnoult

Propos recueillis par IdolesMag.com le 15/11/2016.
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Elsa Esnoult © Alexandre Julien

Elsa Esnoult revient avec un magnifique deuxième album, « Tout en haut », sur lequel elle signe quasiment tous les titres, des titres dans leur ensemble plutôt mélancoliques et plus profonds que sur son premier disque. C’est une nouvelle fois avec beaucoup de plaisir que nous avons été à la rencontre d’Elsa qui reviendra longuement sur la genèse de ce nouvel album, qui oscille entre pop songs à la poésie sombre et girly, mais également sur le succès de « Pour toi » et son prochain retour dans la série « Les Mystères de l’Amour ». Rencontre avec une jeune fille qui a bien mûri et qui, à force de persévérance, a gagné ses galons d’artiste.

Avant de parler plus en détail de votre nouvel album, j’aimerais, si vous le voulez bien que l’on reparle un instant du formidable succès du premier qui a été certifié Disque d’Or. C’est assez peu courant de nos jours, a fortiori pour un premier album, et qui plus est, qui a été très peu joué en radio... Que retenez-vous de cette expérience ? Comment avez-vous vécu ce succès ?

C’est sûr que c’est un succès auquel je ne m’attendais absolument pas. Comme vous le dites, le disque ne se vend plus très bien, et donc je ne pouvais absolument pas penser que ce premier album allait devenir Disque d’Or. En plus, c’était effectivement tout de même un sacré défi à relever dans la mesure où je ne suis quasiment pas passée en radio. Je pense que ce succès est en partie dû à mon personnage de Fanny dans « Les Mystères de l’Amour ». Je pense que les gens se sont attachés à Fanny au fil du temps. Donc, oui, j’ai été plus qu’agréablement surprise. Ça a été pour moi des moments magiques que j’ai commencé à vivre, malheureusement, je n’ai pas pu les vivre aussi longtemps que je l’aurais souhaité puisqu’à peine l’album sorti, j’ai juste eu l’occasion de faire une seule scène, en l’occurrence le Divan du Monde. Je pensais que j’allais enchaîner quelques autres scènes, comme ça se fait habituellement. Mais non, tout s’est un peu arrêté abruptement, l’équipe de production qui m’accompagne a souhaité que je me retire un peu pour préparer ce nouvel album. Une pression, très positive, je précise ! (sourire), a été mise sur mon dos pour que je prenne le temps de me consacrer à l’écriture de mes nouvelles chansons.

Malgré les dédicaces et les show-cases, le public vous a manqué d’une certaine manière.

Exactement ! (rires) Vous savez, je suis encore jeune, je peux tout faire en même temps, ça ne me pose aucun problème. Je peux faire une tournée et écrire des chansons dans le même temps. Mais ça ne s’est pas fait comme ça, j’ai fait confiance à mon équipe de production qui voulait faire les choses bien, ne pas mettre la charrue avant les bœufs ! Et au final, je pense qu’ils ont eu raison. Le succès de ce premier album, je n’ai pas pu véritablement le savourer pleinement, j’ai dû retourner dans ma chambre faire mes devoirs… (sourire) Par contre, cette soirée au Divan du Monde, je l’ai sur-adorée. Rencontrer le public, discuter avec les gens, ça a été un moment magique pour moi.

Elsa Esnoult, Tout en haut, visuel : Pierre & GillesC’était peut-être un peu juste de programmer une tournée sur un seul album…

Bien sûr, et je le comprends très bien aujourd’hui. Mais sur le coup, j’ai été un peu frustrée d’une certaine manière… Je me sentais complètement capable de mener de front ma vie de chanteuse et ma vie de comédienne en parallèle.

Comme nous parlons de la scène, ce deuxième album semble taillé pour le live. Une tournée se met-elle en place ? En tout cas, est-ce votre souhait ?

À votre avis ? (rires) C’est mon souhait le plus cher, c’est sûr. Après, nous en avons discuté, et bien entendu tout le monde est partant, mais il faut attendre les retours sur ce deuxième album. En tout cas, ils sont plutôt positifs pour le moment, donc, je suis contente ! (sourire)

Le fait de quitter « Les Mystères de l’Amour » et d’être beaucoup moins présente médiatiquement parlant, est-ce que ça a été difficile à vivre avec le recul ? Aviez-vous besoin de vous retirer pour vous consacrer à l’écriture ?

Oui, ça a été un peu difficile et non, je ne pense pas que j’avais besoin de cette pause en toute honnêteté. Je suis le genre de personne qui peut tourner toute la journée et composer la nuit entière s’il le faut. Je n’ai pas besoin de beaucoup de sommeil. Plus je travaille, mieux je suis dans ma peau. Le fait qu’entre guillemets « on me force un peu à ne travailler que sur ce disque » m’a un peu frustrée, c’est vrai… Je me suis sentie un peu délaissée à ce moment-là, j’étais tellement heureuse dans tout ce que je faisais. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que les chansons que j’ai écrites dans cette période sont un peu plus sombres ! Mais avec le recul, cette pause a certainement été salvatrice. Le fait de rentrer dans ma bulle m’a probablement fait du bien. Mais dorénavant, je vais me battre et m’accrocher pour pouvoir toujours tout faire, croyez-moi ! (éclats de rires)

Quelles étaient vos idées et vos envies quand vous avez commencé à plancher sur ce nouvel album ?

Mon éternel sujet de prédilection, et mon favori, d’ailleurs, c’est l’amour… Mais j’avais envie au départ de faire un album très positif, un album qui donne envie d’aller de l’avant. Et peut-être moins parler d’amour… Alors, j’ai cherché, j’ai commencé à écrire différentes choses. J’ai d’ailleurs écrit à cette époque « Avance ». Mais au fur et à mesure que j’écrivais, je me suis rendue compte que je revenais, presque malgré moi, à ma source, l’amour… Toujours en gardant dans un coin de mon esprit ce côté positif dont j’avais envie. Finalement, l’amour est mon thème préféré. C’est d’amour dont j’ai le plus de facilité à parler. J’ai besoin de parler d’amour, parce que, comme je le dis toujours, c’est la seule chose qui nous réunit tous, qu’on évoque la joie immense qu’il peut nous procurer, ou le désarroi le plus profond dans lequel il peut nous plonger. Quels que soient nos âges, notre vie sociale, notre culture, nos religions… l’amour est la seule chose qu’on peut avoir, nous êtres humains, en commun sur cette terre. Et l’amour, c’est aussi ce qui peut nous rendre plus forts. C’est pour cette raison que j’ai décidé d’écrire essentiellement des chansons d’amour, parce que c’est ce qui me touche le plus, et ce qui touche le plus le public qui aime ce que je fais… (sourire) Ma plus belle façon de communiquer avec le public, c’est de partager avec eux toutes ces émotions que j’ai pu ressentir à un moment où un autre.

Vous chantez l’amour, mais un amour plus profond, voire sombre par moments, avec son lot de souffrance, pas forcément un amour gnangnan si vous me permettez l’expression. D’ailleurs, à ce propos, pas mal de chansons s’inscrivent, selon moi, plus dans le sillon de « L’Amour Destructeur » qui figurait sur votre premier album.

Effectivement, avec « Toujours là pour toi », ce sont les deux chansons que j’avais écrites sur ce premier disque. « L’Amour Destructeur » était pas mal ressorti dans les commentaires sur les réseaux sociaux ou dans le courrier que j’ai reçu, même si le titre n’a jamais véritablement été exploité. Je me suis d’ailleurs rendue compte que beaucoup de jeunes filles… même si quelques garçons écoutent aussi mes chansons, mais ils sont moins nombreux ! (éclats de rires)… se retrouvaient dans mes chansons, et notamment dans celles-ci qui sont peut-être un peu plus sombres, comme vous le disiez. Parfois écouter une chanson peut faire tellement de bien. Quand je lis tous ces commentaires, je me dis que nous parlons le même langage.

Le propos de ce disque est beaucoup moins léger qu’il n’y paraît…

(sourire) Exactement. Je le pense aussi...

Vous vous êtes clairement beaucoup plus investie dans la création de ce nouvel album que dans celle du premier. Était-ce essentiel pour vous pour franchir le cap du deuxième album, toujours un peu délicat…

Ce deuxième album, c’est vrai que c’était un défi que j’ai voulu relever par rapport aux retours que j’ai eus sur « L’Amour Destructeur ». La chanson « Pour qui tu m’prends » avait certes pas mal marché, mais elle avait bénéficié de beaucoup de promo et du support de la série. Je me suis dit que s’il en avait été de même pour « L’Amour Destructeur », elle aussi aurait peut-être pu fonctionner de la même manière. Donc, j’avais envie de relever le défi d’écrire des chansons dans ce registre-là. Après, le temps nous dira si j’ai eu raison ou pas. Disons que j’ai eu la chance de pouvoir imposer ma patte sur ce disque, et c’est une véritable chance parce que j’ai besoin d’être vraie dans ma démarche artistique. Alors, oui, j’ai envie que cet album fonctionne et rencontre le public, mais je ne voulais pas aller vers un album de chansons exclusivement rigolotes. Même si, et je l’assume complètement, j’ai un côté rigolo, j’ai aussi ce côté écorchée vive qui a besoin de lâcher les choses et d’exploser. J’avais besoin de ça, parce que je suis comme ça aussi. Quand Jean-Luc Azoulay a écouté les premières chansons que j’avais écrites, il m’a dit que je pouvais aller dans cette direction, qu’il me suivrait. Là, j’ai foncé et je me suis dit que j’allais montrer ce que j’étais capable de faire. J’ai vraiment eu la chance de pouvoir m’imposer nettement plus sur ce deuxième album. Disons que sur ce disque, j’ai raconté ce qui s’était passé dans ma vie pendant cette année et demie durant laquelle j’ai écrit et composé. Il y a donc trois chansons de Jean-Luc Azoulay et neuf de moi.

Elsa Esnoult et Pierre & Gilles © Angélique Le Goupil / AWcreation

Un mot sur la sublime pochette signée Pierre & Gilles. Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler avec eux ?

Je connaissais un peu leur travail, et notamment via la pochette qu’ils avaient faite pour Stromae. En revanche, je n’aurais jamais eu la prétention de leur demander de réaliser la pochette de mon disque. L’idée ne m’était même jamais venue en tête. Mais quand il a été question de réfléchir au visuel et à  la pochette, j’avais bien donné quelques idées vestimentaires ou de make up, la production m’a soumis l’idée de Pierre & Gilles, puisqu’ils avaient déjà travaillé avec eux de par le passé. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai trouvé ça génial, et j’ai accepté tout de suite. Après, il fallait encore que Pierre & Gilles soient d’accord… La production leur a donc envoyé l’album et quelques temps après, nous avons reçu un croquis, représentant ce qu’ils avaient ressenti en écoutant l’album. Quand j’ai vu ce croquis, je me suis dit qu’ils avaient parfaitement compris le propos de ce disque, j’en ai été la plus heureuse et nous leur avons donné carte blanche. Ils m’ont donné ce petit tableau qui sert de visuel à l’album et il faut voir le travail minutieux qu’ils ont fait. C’est extraordinaire. Eux ne retouchent pas les photos avec des logiciels, c’est de la peinture, c’est de l’art, tout simplement. C’est sublime.

Au bout du compte, ils vous ont très bien cernée, cette pochette est très cohérente avec le contenu du disque.

Oui, il y a cette douceur au premier abord, avec cette impression un peu romantique de princesse. Après, on se rend compte que le regard est malicieux. Et ce côté malicieux prend la forme d’un air affirmé. On voit une fille douce, mais forte également. Plus forte en tout cas. Et c’est cette fille-là qui a grandi pendant cette année et demi d’écriture et de composition.

En parlant de Pierre & Gilles, vous avez rencontré Sylvie Vartan l’année dernière, qui a elle aussi été immortalisée par eux et qui a également été produite par Jean-Luc Azoulay. J’imagine que son parcours fait rêver la jeune artiste que vous êtes.

Effectivement… C’était une très belle rencontre. Vous savez, je suis très admirative de ces longs et beaux parcours. Ça fait rêver… (sourire)

Musicalement, on évolue dans un registre plus chiadé, plus stylé, plus contemporain finalement que le premier disque qui était pour le coup plus variété. Était-ce là aussi un de vos souhaits ?

Totalement. Vous savez, sans prétention aucune, cet album il est sans faute à mes yeux. Il ressemble tellement à celle que je suis aujourd’hui. Je me retrouve complètement dedans. Donc ce ton plus contemporain, je le souhaitais vraiment. J’ai tout checké au niveau des arrangements. Bien sûr quand je compose, je suis seule avec ma guitare, et je n’ai pas toujours l’idée de ce que les arrangements vont pouvoir donner sur le titre. C’est un énorme boulot ! Mais je suis ravie de voir que nous sommes allés dans le chemin que je voulais prendre. J’ai la chance d’être bien entourée.

Avez-vous laissé beaucoup de titres de côté ?

Pas tant que ça. Je n’ai pas besoin de passer par dix chansons pour en sortir une. Quand je vois comment Jean-Luc Azoulay travaille avec Gérard Salesses, ils font parfois huit cents chansons pour n’en garder au final qu’une dizaine. Je ne fonctionne pas du tout comme ça. Quand une chanson me tombe dessus, je la travaille au mieux, je la mène au plus loin que je peux. Je m’acharne parfois dessus… (rires)

Elsa Esnoult © Alexandre Julien

Vous reprenez deux titres d’Emmanuelle sur ce disque, pas forcément les plus connus d’ailleurs. Pourquoi ces deux titres-là en particulier ? Était-ce un souhait de votre part ? De Jean-Luc Azoulay ?

C’était à ma demande. Lors d’une des premières réunions autour de ce projet, j’ai dit que j’aimais bien « Parce que c’est toi ». Il n’était pas question de reprendre le titre, mais simplement de dire que je l’aimais beaucoup. Jean-Luc m’a demandé de quel titre je parlais, celui d’Emmanuelle ou de Manuela. Je ne connaissais que celui de Manuela [Elsa commence à fredonner « Parce que c’est toi » de Manuela Lopez] et donc Jean-Luc m’a fait écouter la chanson d’Emmanuelle. Là, j’ai eu la chair de poule et je me suis mise à pleurer. Je la trouvais juste magnifique cette chanson. Je ne la connaissais pas du tout et il m’a expliqué qu’elle n’avait pas forcément super bien marché non plus. Là, j’ai eu l’envie de la reprendre et de la mettre sur mon album. Je me suis dit que ce serait aussi un joli clin d’œil à lui qui avait écrit ce titre il y a quelques années puisqu’il produisait mon album. Du coup, on en a repris une deuxième, « C’est bon tout ça » qui a été rebaptisée « Tout un été avec toi ». En reprenant ces deux titres, je me suis dit que ça faisait un équilibre dans le disque. Je fais du Elsa Esnoult, des titres parfois un peu mélancoliques ou sombres, et lui des titres peut-être un peu plus insouciants. Et Jean-Luc sait parfaitement ce qui plait aux gens, donc… je me suis dit qu’il en fallait pour tous les goûts ! On a donc ajouté ces deux titres, et « Le doigt dans œil », qui est un peu comme vous le souligniez dans votre article le successeur de « Pour qui tu m’prends » ! (sourire)

C’est assez amusant que vous repreniez des titres d’Emmanuelle qui a souhaité à un moment donné de sa carrière casser cette image un peu édulcorée estampillée AB Productions en s’orientant vers des titres plus profonds. C’est un virage que vous négociez dès le deuxième album, vous… Il y a comme une similitude dans vos parcours, même si les artistes et les époques sont très différentes.

(sourire) Je ne connais pas très bien le parcours d’Emmanuelle, donc je ne vais pas vous en parler, mais c’est vrai que ma nature profonde va vers des titres moins édulcorés. En tout cas, tout ça a été fait de manière totalement inconsciente en tout cas.

De toutes les chansons qui composent cet album, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ?

Ah oui… « Je pars ». Celle-là, c’est la chanson qui m’a permis de tourner une page. C’est la chanson qui m’a permis de repartir sur de nouvelles bases. Elle est très symbolique pour moi. Personnellement, c’est en tout cas celle qui me touche le plus.

Vous tournez une page avec ce deuxième album qui sort aujourd’hui…

Oui. C’est un nouveau départ, une nouvelle vie. J’avais d’ailleurs songé appeler ce disque « Nouveau Départ »…

Et pourquoi avez-vous opté pour « Tout en haut » ?

J’avais plein d’idées de titres. Mais comme la chanson « J’suis là-haut » a rapidement fait l’unanimité, on s’est donc tout naturellement dit que c’était avec elle qu’il fallait lancer le disque, donc j’ai réfléchi à un titre qui pourrait être raccord. Finalement, « Tout en haut » résume assez bien le contenu de ce disque. Je trouvais le symbole d’être au-dessus des choses qui peuvent faire mal assez joli…

Vous avez repris le tournage des « Mystères de l’Amour ». La sortie de votre disque va-t-elle être à nouveau intégrée au scenario ?

Oui, bien entendu. Lors du prime, vous pourrez d’ailleurs voir qu’il y a beaucoup de scènes que j’ai interprétées en chantant. L’album va totalement s’intégrer dans la série. Ce sera le vrai retour de Fanny.

N’avez-vous pas peur que le public ne fasse un amalgame entre vous et votre personnage de Fanny ?

Pas peur. Nous ne sommes pas tant que ça différentes l’une de l’autre, finalement. Nous avons beaucoup de similitudes. Après, c’est vrai que j’aurais peut-être certainement aimé qu’il y ait une différence plus marquée entre mes deux métiers, celui de comédienne et celui de chanteuse, mais je suis très consciente que c’est grâce au public des Mystères que le premier album a fonctionné, vu qu’aucun titre n’a été joué en radio. Je pense que le public s’est attaché au personnage de Fanny et qu’il a souhaité écouter les chansons qui sont nées dans la série. J’espère que la démarche fonctionnera également pour le deuxième album… Vous savez, Fanny est tendre, romantique et rebelle. Elle a un sacré caractère. Et ça, ça me correspond totalement. C’est un peu moi. Maintenant, il est clair que Fanny a des réactions que je n’aurai jamais ! Même si nous sommes différentes, nous nous ressemblons sur de nombreux  points. D’ailleurs, je ne vous cache pas que Fanny m’a beaucoup manquée pendant tout ce temps… (sourire) Je suis touchée par les cicatrices de ce personnage. J’ai envie de la protéger, d’une certaine manière…

« Tout en haut » est un album beaucoup plus personnel que le premier. Vous êtes en pleine promo, vous avez donc les premiers retours des journalistes. Le public, quant à lui, découvrira le disque dans quelques jours. Appréhendez-vous son accueil ?

On appréhende toujours, forcément. Jusqu’à présent, je n’ai eu que du positif, et je dois dire que c’est assez exceptionnel. Alors que sur le premier, ça n’avait pas toujours été le cas. Par exemple, beaucoup de gens m’ont dit que la chanson « Pour qui tu m’prends » était un peu une farce. J’ai eu un peu peur, alors qu’au final ce titre a plutôt très bien fonctionné. Là, avec ce disque, ce qui revient c’est que j’ai gagné en maturité, que je suis devenue une artiste… Ce sont des phrases fortes pour moi. C’est assez exceptionnel d’entendre ça. Du coup, ça me donne confiance en ce deuxième album. Maintenant, on me l’a bien dit, certaines chansons peuvent presque faire l’unanimité, mais seront-elles assez belles pour que le public ait envie de les écouter et d’écouter les autres ? Ça, tant que l’album ne sera pas sorti, ça restera un mystère. C’est la grande inconnue de ce métier.

En étant produite par Jean-Luc Azoulay et en jouant dans une de ses séries, vous vous inscrivez dans le sillon des autres égéries de la galaxie AB, Dorothée et Hélène en tête. Est-ce que c’est quelque chose qui peut vous donner le vertige ou vous faire peur ?

Honnêtement, je souhaiterais avoir la carrière de Dorothée ou d’Hélène. Qui ne le souhaiterait pas ? Ce sont des parcours merveilleux. Le succès, elles l’auront connu quasiment toute leur vie. Elles ont rempli des salles immenses. Donc, oui, c’est vertigineux. Et ça ne me fait pas peur, même si je sais que ce n’est pas toujours facile à vivre et à gérer. Par contre, ce qui me ferait peur, c’est qu’on me compare à elles-deux, qui sont déjà très différentes l’une de l’autre. Leurs parcours sont fabuleux, mais différents, même si elles ont le même producteur… qui est aussi aujourd’hui le mien (sourire). Je ne suis ni la nouvelle Dorothée ni la nouvelle Hélène, même si leurs carrières font rêver la jeune artiste que je suis…

Propos recueillis par Luc Dehon le 15 novembre 2016.
Photo couverture album : Pierre et Gilles
Photos St-Martin : Alexandre Julien
Photo Pierre et Gilles avec Elsa : Angélique Le Goupil / AWcreation

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