Interview de Tété

Propos recueillis par IdolesMag.com le 10/10/2016.
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Tete © Jerome Juv Bauer

Tété vient de publier « Les Chroniques de Pierrot Lunaire », un nouvel album où l’artiste laisse paraître sa vulnérabilité et dans lequel il signe comme un retour aux sources après quelques aventures plus produites. Un retour à l’épure, à l’essentiel et à la guitare, finalement. C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons été à sa rencontre afin d’évoquer plus en avant ce projet. Rencontre avec un Tété Lunaire pourtant bien ancré dans notre réalité.

Avec ce nouvel album, vous revenez avec un son plus épuré, moins produit, comme un retour à vos fondamentaux…

J’ai l’impression que c’est le prolongement de ce à quoi nous engage l’époque en tant que consommateurs et en tant que citoyens. Mon dernier album était très habillé. Sa sortie a été suivie d’une tournée trépidante, qui a été passionnante humainement et musicalement parlant. Suite à cette tournée, je suis allé faire quelques dates à l’étranger, dont certaines en famille. Et ça m’a fait un bien fou de me rendre compte que ça pouvait être aussi passionnant et trépident dans cette légèreté-là.

Tété, Les chroniques de Pierrot Lunaire« Les Chroniques de Pierrot Lunaire » sont un recueil de quinze chansons reliées par une trame. C’est toute une histoire ce disque.

L’histoire de cet album est l’histoire de cet homme qui est aux prises avec une réalité qu’il ne comprend plus et qui va essayer de trouver son salut en changeant son regard sur les choses, en retrouvant son regard d’enfant, le côté mélancolique et rêveur de son Pierrot Lunaire. Tout ça allait dans le même sens que l’épure de cette fameuse tournée que j’ai essayé de traduire sur l’album aussi.

Les chansons ont d’abord vécu sur scène avant de se retrouver gravées sur disque. C’est une démarche devenue assez peu courante de nos jours.

Vous savez, je suis un chanteur de rue à la base et toutes mes premières chansons ont été étrennées dans la rue à l’époque. Par la suite, je suis toujours allé dans de petits lieux pour tester mes compositions, trouver leur rythme et leur Ph avant de les enregistrer en studio. Et ce qui est génial dans cette démarche, c’est que ça donne du grain à moudre. C’est vrai que je croyais que cette histoire de recherche de Pierrot Lunaire parlait d’un auteur déchu, mais elle parle surtout de perte d’identité et de déclassement. Et ça, je l’ai compris en chantant les chansons devant des ouvriers dans le CE d’un site industriel amené à être fermé. Vous savez quand on parle de Pôle Emploi dans une chanson devant quelqu’un dont on sait qu’il va le perdre, son emploi, l’intensité de son propre regard nous emmène dans notre propre texte par une porte différente…

Les chansons ont-elles beaucoup bougé sur scène avant d’être gravées ?

Les textes ont été affinés. Mais c’est essentiellement en amont qu’il y a eu un gros travail de réécriture. Pas mal de chansons ont été réécrites quatre ou cinq fois de bout en bout. Parfois, je n’ai juste gardé que l’idée maîtresse. Mais encore une fois, ceci est en rapport avec un autre questionnement de l’album, c’est-à-dire notre rapport au temps. J’ai eu la chance de pouvoir travailler deux ans sur l’écriture de cet album. Et c’est vrai que ça permet, pour peu qu’on en ait l’envie, d’écrire une chanson, de la laisser reposer et de revenir dessus quelques temps plus tard, ou même de la reprendre de zéro. C’est finalement un énorme luxe de pouvoir travailler de cette manière, surtout à notre époque.

Tete © Jerome Juv Bauer

Qui est-il votre Pierrot Lunaire ? L’avez-vous construit à la manière d’un écrivain quand il compose la personnalité de ses personnages ?

Je crois que Pierrot Lunaire est avant tout une espèce de signalétique et de symbolique qui convoque des images. Il y a plus d’un an, j’ai fait écouter mes maquettes à mon management et à l’issue de cette écoute, nous essayions de trouver un fil rouge entre ces chansons. On ne trouvait pas les mots et finalement, j’ai dit « toute ces histoires, c’est l’histoire d’un Pierrot Lunaire ». Nous nous sommes tous regardés et on s’est dit que c’était cette idée qui synthétisait le mieux l’idée de l’image de ce personnage un peu adulescent, entre deux mondes, le réel et l’absurde, qui se débat dans ce contexte et qui essaye de resanctuariser une zone sacrée où il pourrait être lui-même. C’est un peu comme ça que s’est construite l’histoire. En ce moment, à l’invite des internautes, je reprends des chansons un peu oubliées de mon répertoire, des chansons que je n’avais plus jouées depuis des années. Ce qui m’a amené à enregistrer une version en décor naturel de « L’air de rien », la chanson éponyme de mon premier album. C’était déjà une chanson qui parlait de ça, en fait. On y retrouve le rapport à la fragilité, notamment. Je crois que sous beaucoup d’aspects, il y a pas mal de thèmes évoqués dans ce nouvel album qui se retrouvaient déjà dans les albums précédents. Disons que « Les chronique de Pierrot Lunaire » les ont réincarnés.

Forcément, tout créateur met de lui dans ses personnages. Quelle proportion de Tété retrouve-t-on dans ce Pierrot Lunaire ?

Je crois qu’il y a une assez grande proportion. L’histoire de Pierrot Lunaire, c’est justement le droit à n’être que soi et à être tout le monde en même temps. Donc, c’est un peu moi, c’est un peu l’adulescent quadra en 2016, c’est aussi un peu une allégorie du consommateur que nous sommes tous, du citoyen qu’on essaye tous d’être. Pierrot Lunaire engage tout ça avec lui, en fait.

Tete © Jerome Juv Bauer

Il y a plusieurs chansons importantes sur ce disque. Arbitrairement, j’aimerais parler de « La réalité » qui ouvre le disque et qui engage l’auditeur immédiatement dans le contexte. Quel est votre regard en tant qu’artiste sur notre réalité ?

Elle est particulièrement âpre. Il y a une phrase que j’aime beaucoup qui dit que la réalité aura toujours plus d’imagination que le meilleur des auteurs. On est un peu tous engagés sur une voie dont on ne sait pas trop où elle nous mène. Depuis quelques temps, on a une succession d’évènements assez surréels que personne n’envisageait. Et pour autant, un peu à l’image de ce que dit le personnage principal de cet album, la réalité en soi n’est rien, c’est le regard que l’on porte dessus qui importe. Et c’est ce regard qui doit continuer à prévaloir.

J’aime beaucoup le double sens du « Chanteur sous vide », qui mélange vide, vertige et société de consommation et aseptisation. Qu’est-ce qui a nourri l’écriture de ce titre ?

C’est dans la continuité de tout ce qui est évoqué dans l’album. Le « sous vide » évoque évidemment le rapport du fait qu’il est question de se trouver soi et de réaliser quelque chose. Nous autres, auteurs de chansons ou même de livres, notre travail a vocation à être reproduit à l’infini. Et effectivement, souvent, que ce soient les livres ou les CDs, ils se retrouvent toujours  sous blister. J’ai donc voulu faire un clin d’œil à notre société de consommation dans ce titre. Comment parler de décroissance quand on est soi-même un produit de consommation ? Et puis, nous avons le sol qui se dérobe bien souvent sous nos pieds, quand on fait une crise d’angoisse ou qu’on ne voit pas d’issue à une situation.

La musique, et donc par la même occasion le chanteur, sont des produits de consommation. La manière de consommer la musique a beaucoup évolué ces dernières années. Quel regard jetez-vous sur ce phénomène ?

Encore une fois, c’est difficile d’avoir du recul, nous sommes en plein dedans. Vous savez, les ouvriers de Ford qui travaillaient dans les premières usines qui préfiguraient notre société, avaient-ils vraiment conscience d’être à un tournant de l’histoire ? Nous sommes engagés sur une voie dont on ne sait pas trop où elle va nous mener. Il y a du bon et du moins bon, comme dans tout. L’album lui-même est ironiquement le fruit de ça. J’ai initié toute la production chez moi dans mon studio, mais après tout s’est joué dans le choix des sons. Je voulais des sons organiques. C’est ce qui m’a permis de faire ce travail minutieux d’artisan que j’aime tant. Si ça avait été fait comme il y a dix ans, je n’aurais pas pu travailler de la même manière. L’internet me permet d’être aussi en contact vivant avec les gens, qui sont ceux qui peuvent faire vivre une chanson, en l’écoutant, en la reprenant, etc… Là, nous vivons une crise industrielle de modèle économique, nous ne vivons pas une crise artistique. Loin de là. Au contraire, je crois qu’il n’y a jamais eu autant de chansons écrites. Les nouvelles générations écrivent beaucoup. Ils ont non seulement digéré toute la musique que moi j’écoutais à leur âge, mais ils ont également digéré l’utilisation d’outils formidables qui sont à leur disposition depuis quelques années seulement. Ça va dans le sens du regard qu’on essaye de renouveler. Ça nous oblige en tant que chanteur, qu’écrivain, que journaliste, à renouveler notre regard sur les choses. Et ce que je trouve formidable, c’est qu’à une époque où tout est devenu numérisable, une chanson, un article, un dessin, la seule chose qui reste non-numérisable, c’est l’expérience. Le fait de se retrouver dans une salle et vivre un moment avec le public, donc, vivre ce moment ensemble, dans la même pièce, c’est la seule chose qui échappe à cette règle du tout numérisable. Et derrière ça, il reste le regard. Même s’il y a des Pokémon Go, des réalités augmentées ou autres, à un moment donné, quand on revient à l’échelon de l’humain, il reste des histoires. C’est cette histoire qui suit l’évolution de l’homme sous la forme d’un fil rouge depuis la nuit des temps.

En parlant de nouvelles technologies. Quand vous avez commencé à chanter, on ne parlait pas de réseaux sociaux. Aujourd’hui, ils sont devenus omniprésents. Déjà, vous occupez-vous personnellement de vos réseaux sociaux ? Et au-delà de ça, quel regard jetez-vous sur ces nouveaux moyens de communication ?

Premièrement, oui, je m’en occupe personnellement. Ensuite, tout ce que raconte l’album sur notre société de consommation, c’est que nous sommes dans une logique exponentielle. Il en faut toujours plus. À l’échelle des réseaux, c’est pareil, il y a une école qui dit qu’il faut avoir toujours plus d’abonnés et de followers. Et une autre qui dit qu’il vaut mieux n’en avoir que quelques-uns et essayer d’instaurer un dialogue avec eux. Alors, il ne faut pas se voiler la face, l’idée quand on sort un album, c’est qu’il résonne. On m’offre pendant un temps une tribune qui me permet de parler de mon travail et d’instaurer un dialogue avec les gens. C’est le contrepoint du monologue dont cette profession a longtemps fait usage.

Tete © Jerome Juv Bauer

Dans cette optique, les internautes vous soumettent actuellement par l’intermédiaire des réseaux sociaux des idées de titres d’anciennes chansons à reprendre.

Effectivement, j’ai l’impression d’avoir un projet presque participatif, avec l’intermédiaire des réseaux sociaux. Là, je reprends de vielles chansons que je n’ai plus chantées depuis longtemps. J’ai répété cet été et je me suis demandé quelles chansons j’allais bien pouvoir reprendre, et ce sont les gens en fait, via Facebook, qui ont fait leur choix. Il y a plein d’idées que je n’aurais jamais eues seul. Jamais. Donc, les réseaux sociaux me permettent d’explorer des pistes que je n’aurais pas eu l’idée d’explorer tout seul. On est forcément plus forts à X cerveaux qu’à un seul. Au-delà des chiffres, le moment où ça devient sympa, c’est quand on commence à interagir avec les gens, à instaurer un dialogue.

Fin novembre, vous serez sur la scène du Café de la Danse et une grande tournée se met en place. Le disque vient tout juste de sortir, ce sera donc une des premières fois où vous chanterez ces nouvelles chansons, après les avoir gravées. Est-ce que ça va changer la donne ?

Depuis le début de la promo, je parle beaucoup d’artisanat. Et je crois que le fil rouge, depuis deux ans, ça été de faire évoluer ces chansons, de les mâtiner. En les jouant tous les jours ou presque, en cherchant de-ci de-là de nouveaux accords de guitares, etc… Donc, ce que je souhaite aujourd’hui, c’est rester dans la continuité de ça.

Un mot sur le visuel du disque et du livret. Ça peut paraitre obsolète aux yeux de certains de parler de visuel à une époque où on dématérialise la musique de plus en plus, mais je pense que ça reste un des vecteurs de la musique. C’est donc vous qui avez réalisé ce dessin.

Oui, c’est moi. Et pour ce qui est des illustrations dans le livret, ce sont des esquisses que j’ai faites et qui ont été retravaillées par Jérôme Baurer qui est le directeur artistique du projet. Vous savez, ma première vocation quand j’étais adolescent était d’être illustrateur ou dessinateur de BD. Je n’ai pas été jusqu’au bout. La musique a pris rapidement le pas. La difficulté de j’avais à raconter des histoires par le biais de la BD s’est levée avec ma guitare.

Tete © Jerome Juv Bauer

Vous attachez donc une importance toute particulière au travail sur le visuel.

Ah oui, bien évidemment. On parlait tout à l’heure de sanctuariser son petit bout de jardin… on est en plein dedans. Déjà, quand j’étais étudiant et que j’allais à la Fnac, je passais deux ou trois heures à regarder les pochettes dans les rayons. Il y avait des genres de musique que je n’aimais pas forcément, et que je n’avais pas vocation à aimer, mais toutes ces pochettes me fascinaient. C’était autant de portes ouvertes sur un ailleurs. C’était du beau. On pouvait les toucher, sans forcément les écouter. Ça s’apparente un peu à de la magie. Les pochettes de disques sont des écrins, finalement. Elles ont vocation à convoquer des sons et des images. Donc oui, je suis très attaché à ça. Après, il faut aussi accepter l’idée qu’il n’y a qu’un petit pourcentage du public qui va écouter l’album dans son intégralité. Mais finalement, n’écouter qu’un ou deux titres, et donc toucher les gens d’une certaine manière, n’est-ce pas déjà le principal ? On vit à une époque où les gens n’ont plus le réflexe d’écouter un album entier. On écoute quelques morceaux sur son téléphone ou à la radio. Donc, il ne faut pas être présomptueux et demander d’écouter 45 minutes. S’ils écoutent l’un ou l’autre titre, pendant quelques minutes, que ça les amène ailleurs un instant, c’est déjà super.

Justement, « Les chroniques de Pierrot Lunaire » ont une trame. Il y a u fil rouge tout au long du disque. Le fait que cette entité soit morcelée à l’écoute, ça ne vous froisse pas un peu ?

Je crois qu’en fait ce disque a été écrit comme ça, donc, ça ne me froisse pas. Chaque chanson est la suite de la précédente, mais elles peuvent vivre en tant qu’entité séparées les unes des autres. Encore une fois, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité là-dessus. On m’a beaucoup demandé quel rapport j’entretenais avec « À la faveur de l’automne », si cette référence constante à ce titre ne m’embêtait pas. Et j’ai toujours répondu que non, parce que ce titre a été, est toujours et restera, une porte d’entrée sur tous les autres. Si je prends mon répertoire déposé à la SACEM, ça représente près de deux-cent chansons.  Et ce que je retiens de plus beau de tout ça, c’est de toujours avoir l’opportunité de poursuivre mon chemin. À partir du moment où une chanson, quelle qu’elle soit, est une porte d’entrée sur les quatorze autres de l’album ou les deux-cents autres que j’ai pu écrire, je crois que c’est surtout ça qu’il faut retenir. S’attacher au fait que les gens ne me donneront pas quarante-cinq minutes de leur temps pour écouter l’album, c’est rentrer par la petite porte. Ce n’est pas leur rendre hommage. Parce que c’est grâce à eux que je peux continuer à faire ce que j’aime.

Tete © Jerome Juv Bauer

Auriez-vous une petite anecdote à me raconter à propos de l’un ou l’autre titre de l’album ? Un petit accident à peine perceptible ou une petite histoire, qui pourra permettre à l’auditeur d’écouter le morceau peut-être un peu différemment ?

J’ai une anecdote qui se rapporte à une chanson en particulier, et par extension à toutes en même temps. Sur une des dates de la tournée précédente, je partais en train à Bordeaux. Et dans un des compartiments du train, il y avait un Américain. J’avais toutes mes guitares avec moi, et il me demande quel genre de musique je fais et ce genre de choses. De fil en aiguille, nous bavardons un peu et il me raconte qu’à vingt ans, il était hyper assidu de la scène mythique du Village à New-York, cette scène qui a vu tous les grands folkeux, dont Dylan. Je lui ai donc posé plein de questions. Et là, je vois qu’il lit un livre sur les Rolling Stones, il me demande si je connais, je réponds « un peu mais pas tant que ça » et il me promet de me l’envoyer. Il m’a donc envoyé ce livre quelques mois après. Et ce livre m’a accompagné pendant que je créais les chansons de ce nouvel album. C’est un livre où Cliff Richards raconte l’histoire des Rolling Stones, son rapport à la guitare, les accordages particuliers qu’il utilise… Et du coup, je me suis plongé dans cet univers pendant ces deux dernières années. Et ça m’a nourri. Je crois que la chanson qui sonne le plus dans cette veine-là, c’est « L’amour à nos chevets ». Mais in extenso, à l’échelle de l’album, on retrouve tout au long du disque des accordages non conventionnels. Ce sont des accordages que j’avais abandonnés après le premier album et c’est, entre guillemets, Cliff Richards qui m’a convaincu de les réutiliser sur ce nouveau disque. C’est là la signature de cet album-là. Sans cette rencontre-là, sans ce concert-là, sans ce livre-là, ce nouvel album ne sonnerait pas pareil.

J’ai le sentiment très subjectif que ces « Chroniques de Pierrot Lunaire » sont votre album le plus intime. Partagez-vous cette impression ?

J’ai toujours peur du manque de recul avec ce genre de question. Si on veut aller dans ce sens-là, je dirais en tout cas que c’est mon album le plus vulnérable. Dans tous les premiers albums, il y avait une forme de poésie abstraite. C’était des fois un peu difficilement lisible. Et je pense que tout ça est une manière de se cacher. Cet album est celui sur lequel je dévoile le plus cette vulnérabilité dont je vous parlais. Le fait que l’album s’ouvre sur le clash incapacitant de quelqu’un qui est battu par la réalité et qui n’a pas d’autre choix que de se l’avouer avant d’enclencher une réponse, fait que la vulnérabilité est accrue. Ces attributs de la vulnérabilité deviennent une force. Ce personnage change au fil du temps, comme une grille de lecture, comme j’ai changé. Et finalement, on arrive à quarante / quarante-et-un ans et on se dit que ce n’est pas si grave…

Propos recueillis par Luc Dehon le 10 octobre 2016.
Photos : Jérôme Juv Bauer

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