Interview de Ally Hana

Propos recueillis par IdolesMag.com le 12/03/2016.
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Ally Hana, Mon soleil

Remarquée l’année dernière grâce à son duo avec Jonesic (« L’un sans l’autre »), la jeune Ally Hana vient de publier son premier single « Mon soleil », dans lequel elle évoque ses racines. Nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir plus sur son parcours et ses nombreux projets.

Avant de parler de tout ce qui t’arrive en ce moment et de tes projets, j’aimerais, si tu le veux bien que nous parlions un instant de tes racines, qui est en l’occurrence le sujet de ton single « Mon soleil ». Viens-tu d’une famille de musiciens ou en tout cas d’artistes ?

Des musiciens, non pas du tout ! Mais oui, on écoutait beaucoup beaucoup de musique.

Quel genre de musique a bercé ton enfance ?

On écoutait un peu de tout… De par ma mère, j’ai beaucoup écouté de variété française. Moi, après, j’ai pas mal écouté de R’n’B et même parfois du rap. Il m’arrivait même de chanter de l’Opéra. Comme tu vois, j’ai vraiment écouté de tout.

Quelle est ta première approche de la musique ? As-tu appris à jouer d’un instrument ? As-tu fait partie d’une chorale ? As-tu pris des cours de chant ?

Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ça… Mais ma mère m’a inscrite au solfège quand j’étais vraiment toute petite. C’est donc là que j’ai commencé à faire de la musique. J’y ai pris apparemment des cours de chant… (rires) mais je n’y ai pas fait long feu ! J’ai dû en faire un ou deux jours à tout casser parce que qu’apparemment j’étais intenable en classe, je ne m’arrêtais plus ! Sinon, après, j’ai vraiment tout appris à l’écoute. C’est la même chose pour le piano, je me débrouille, mais j’ai tout appris à l’écoute. Quand j’étais petite, ma mère m’avait offert un petit piano pour enfant. Et j’ai essayé de reproduire dessus les sons que j’entendais à la radio. Je tapais le son à une main… (sourire)

Je crois savoir que tu écris et que tu composes. À quand remontent tes premiers textes et tes premières musiques ?

La musique a toujours fait partie de moi. J’étais très mélomane quand j’étais enfant. Je chantonnais tout le temps. J’étais constamment à la recherche de jolis sons. Pour ce qui est de l’écriture, j’ai dû commencer quand j’étais en troisième. À vrai dire… je n’étais pas du tout concentrée en classe ! (sourire) Au lieu d’écouter mes professeurs, j’étais tout le temps à écrire des bouts de texte sur mes cahiers. C’étaient les textes d’une enfant, donc ce n’était pas vraiment des textes très aboutis… mais je ressentais le besoin de m’exprimer de cette manière.

C’était une manière de t’échapper de ton quotidien d’élève, toujours un peu ennuyeux… (sourire)

Même pas vraiment. C’était plutôt un envie, un besoin que je ressentais. J’aimais beaucoup écrire. D’ailleurs, je n’écrivais pas que pendant les cours, parfois je me réveillais en pleine nuit pour écrire quelques mots. Ça m’arrive d’ailleurs encore aujourd’hui.

Quel est ton parcours musical dans les grandes lignes ? As-tu eu des groupes ?

En fait, je chantais naturellement. Je veux dire par là que je chantais tout le temps, que c’était un état, quelque part. Je ne cherchais pas à me professionnaliser ou autre. Je saoulais d’ailleurs certaines personnes que je ne nommerai pas ! (rires) En fait, chanter, c’était naturel pour moi. Donc, oui, je chantais surtout devant ma famille. Mais en vrai, j’étais assez timide, donc, j’avais un peu de mal à chanter devant les autres. D’ailleurs, chanter devant les autres, ça s’est fait petit à petit. Par contre, tout le monde m’appelait « la chanteuse ». Ça veut bien dire ce que ça veut dire… (sourire)

T’es-tu présentée à des concours de chant ? As-tu passé des castings pour des télé-crochets ? Des auditions ?

Jamais. Tu sais, quand j’y repense aujourd’hui, à l’époque, je n’avais pas du tout prévu d’en faire un métier. Ce n’était pas du domaine de l’envisageable pour moi. C’est vraiment à l’âge de 16/17 ans que je me suis dit que oui, ça pouvait peut-être être possible. Avant cette époque, je ne chantais que pour moi, pas pour les autres.

Que s’est-il passé dans ta vie pour que tu te dises que le métier de chanteuse est envisageable ?

Quand j’ai découvert que les maisons de disques existaient, qu’internet ouvrait des possibilités presque infinie…

Tu as publié pas mal de vidéos sur le net. Ça date de cette époque ?

Pas du tout. Quand j’étais plus jeune, j’avais un gros souci de confiance en moi. Du coup, il ne me serait jamais venu à l’idée de poster des vidéos de moi en train de chanter sur internet. J’aurais eu bien trop peur qu’on me dise que je chantais mal ou que sais-je ? Donc, non, je n’ai pas posté tout de suite de vidéos sur le net. C’est en grandissant, et avec l’âge que j’ai pris un peu plus confiance en moi et que je me suis dit que j’allais en poster une ou deux. C’était vraiment pour la famille et les amis. Rien de plus. C’est suite à ça que j’ai été repérée par mes producteurs. Mais je ne m’y attendais pas du tout.

Les vues se sont-elles rapidement cumulées sur tes vidéos ? Est-ce que ça t’a fait peur ?

Franchement, les vues ne se sont pas tellement emballées. Mais quand même un peu. En fait, tout ça ne m’a pas fait flipper parce que j’avais de bons retours, donc, finalement, ça m’a plutôt rassurée qu’autre chose. Et ça m’a donné envie de continuer à en poster encore et encore…

Dans quelles circonstances as-tu été amenée à signer chez Capitol ?

Mes producteurs m’ont découverte sur Instagram, par l’intermédiaire de petites vidéos de quinze secondes. De là, on a pris rendez-vous, on s’est vus quelques fois et on a commencé à travailler ensemble. On a commencé à faire des sons. Et c’est seulement à ce moment-là qu’on a présenté ces sons à Capitol.

Ça t’a fait quoi d’avoir un rendez-vous chez Capitol ?

À vrai dire, sur le moment, je n’avais pas capté ce qui m’arrivait. Je ne me rendais pas compte. D’ailleurs, je devais tirer une drôle de tête parce que mes producteurs me demandaient tout le temps ce qui se passait, si je n’étais pas contente, et ce genre de choses… (sourire) Je ne me rendais pas compte que je venais de signer chez Universal.

La signature, c’est une chose… après, tu as toute une équipe qui prend en charge ton projet. Avoir un directeur artistique, des attachés de presses, etc… autour de toi,  ça a dû être très nouveau et donc très spécial pour toi !

Tu peux le dire… Quelques mois auparavant, j’étais encore à chanter toute seule dans ma chambre, et puis là, d’un coup, j’ai eu toute une équipe qui m’épaulait. J’étais… non pas choquée… mais presque ! (rires)

Comment le vis-tu, justement, d’avoir toutes ces personnes qui bossent avec toi sur ton projet ?

Je me sens entourée et un peu rassurée. Ça fait du bien d’avoir des gens qui sont là pour toi.

L’année dernière, on t’a découverte en featuring avec Jonesic sur le titre « L’un sans l’autre ». Dans quelles circonstances l’as-tu rencontré ? Par l’intermédiaire de tes producteurs ?

C’est ça, nous étions signés dans le même label et nous avions les mêmes producteurs. On a été amenés à se rencontrer en studio. On a sympathisé assez rapidement et tout s’est fait naturellement.

Que retiens-tu de cette expérience en duo ?

C’était une première expérience très enrichissante. Je ne l’oublierai jamais. Ça a été une ribambelle de premières fois… première fois en studio, premier clip, etc… Donc, forcément, je ne retiens que du bon. C’était le tout début d’une nouvelle aventure…

Parlons un peu de ton single « Mon soleil » maintenant. Quand est-il arrivé dans ton parcours ?

On avait déjà fait pas mal de sons avec Yohann Malory et Tristan Salvati. Et un jour, ils m’ont proposé cette chanson. J’ai tout de suite été séduite par son propos, ça me parlait. Du coup, on l’a directement enregistrée.

Un clip a été tourné. Ce n’est pas véritablement ton premier, puisque le featuring avec Jonesic avait bénéficié d’un clip également, mais c’était ton premier en tant qu’artiste solo. Comment ça s’est passé ?

Déjà, ça m’a amenée à voyager… et comme j’adore voyager, j’étais heureuse ! J’étais toute excitée à l’idée que ce soit mon clip et qu’il soit tourné dans un autre pays. J’étais super contente. J’ai rencontré des gens tellement agréables et j’ai pu voir des paysages merveilleux. On les voit d’ailleurs dans le clip.  En vrai… c’était trop bien ! (sourire)

As-tu une petite anecdote marrante à me raconter  sur ce tournage ?

Je n’ai pas d’anecdote croustillante… mais je peux te dire que j’ai eu très très froid et que je tremblais comme pas possible. Ça, je m’en souviendrai longtemps !! (rires)

Le travail avec la caméra, tu as aimé ?

Au début, pour quelqu’un d’un peu timide comme moi… c’est stressant. Très sincèrement, pour les premières prises, j’étais assez mal à l’aise. Après, on s’y fait. C’est aussi grâce à l’équipe qui m’entourait. On a beaucoup sympathisé avec le réalisateur et toutes les personnes qui travaillaient avec lui, du coup, c’est devenu beaucoup plus facile, presque naturel. Grâce à toutes ces personnes, j’ai envie de dire que le travail avec la caméra est devenu naturel. Ou presque.

Qu’est-ce qui se profile après « Mon Soleil » ? Un deuxième single ? Un Ep ? Un album ?

Dans l’idée… on part sur un album. En fait, en ce moment, je travaille beaucoup en studio sur de nouveaux sons.

Ça veut encore dire quelque chose pour toi qui es très jeune, un album ?

Oui. Un album, c’est un très gros travail. Il faut arriver à se démarquer avec son propre univers. Surtout que la comparaison est vite faite. Mais c’est un challenge qui me plait. En tout cas pur moi, enregistrer un album, c’est juste énorme. C’est comme un bébé, un album…

Où en es-tu concrètement ? As-tu déjà de la matière ?

On a bien avancé. Mais j’essaye toujours de faire mieux. C’est un problème, parce que je cherche toujours à aller un peu plus loin, et à un moment, il faut savoir valider quelque chose. Mais oui, on a tout de même déjà pas mal de matière. 

Dans les grandes lignes, de quoi parlent ces chansons que tu as déjà enregistrées ?

Ça parle du fait d’être fière de qui on est et d’où on vient. Ça bouge aussi. J’ai envie de faire des chansons dansantes, joyeuses.

À ce propos, la danse, ça fait partie de ton projet ? Tu danses ?

Euh… on se débrouille ! (sourire)

Tu vas intégrer la danse à ton projet ?

Je ne sais pas encore… je préfère garder le mystère ! (rires)

Des scènes sont-elles prévues ?

Oui.

Ça représente quoi pour toi, la scène ?

C’est un peu le but, la concrétisation d’un projet. Chanter tes chansons en live devant des gens, c’est pour ça qu’on enregistre des sons en studio. C’est une sorte de finalité.

En as-tu l’expérience ?

Un petit peu. Avec Jonesic, on en a fait quelques-unes… mais seule, non, je n’en ai pas l’expérience… ça fout la pression, mais j’ai hâte !

Tu es actuellement en pleine promo, j’imagine que c’est là aussi très nouveau pour toi. J’ai cru comprendre au fil de l’interview que tu étais une jeune fille assez timide… comment vis-tu cet exercice ?

J’aime ça… parce que ça fait partie de mon travail. Mais c’est un peu stressant encore… d’autant plus que je suis assez maladroite ! (rires) Du coup, j’ai toujours peur de mal faire les choses. Mais j’ai toujours cette petite voix en moi qui me dit, « fais comme tu le sens et ne te prends pas la tête ! »

Ton single vient tout juste de sortir, il y a plein de belles choses qui se profilent… que se passe-t-il dans ta tête aujourd’hui ?

Là encore, comme pour la signature avec Capitol… je ne me rends pas encore bien compte de tout ce qui m’arrive. J’ai surtout hâte d’être sur scène pour tout lâcher. Du coup, ça me fait monter en pression… je ne me rends pas encore bien compte de tout ce qui se passe, mais j’en suis tout de même la plus heureuse, parce que ce n’est que du bon.

C’est la scène qui va te permettre de t’affirmer complètement en tant qu’artiste.

C’est ça, tu as tout compris… (sourire)

Propos recueillis par Luc Dehon le 12 mars 2016.
Photos : DR

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