Interview de Chico

Propos recueillis par IdolesMag.com le 16/02/2016.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Chico & the gypsies, DR

Chico & les gypsies reviennent avec un nouveau projet dans lequel ils reprennent quelques-unes des  grandes chansons qui ont marqué les années 80, « Color 80’s ». C’est une nouvelle fois avec le plus grand plaisir que nous avons été à la rencontre de Chico afin d’en savoir plus sur ce projet. L’occasion également d’évoquer les années 80, quelques anecdotes amusantes, la Légion d’Honneur que l’artiste va bientôt recevoir et la sortie de son livre « Mes plus belles rencontres ».

Avant de parler plus précisément de « Color 80’s », racontez-moi un peu les souvenirs que vous gardez des années 80…

Les années 80, ce sont des souvenirs extraordinaires, ça a été la décennie de la révélation puisque « Djobi Djoba » et « Bamboleo » sont arrivés en plein dedans ! Ça a été la révélation de la musique gitane au grand public en 1987. On était en plein dedans.

Pourquoi justement ne pas avoir repris ces deux titres, que vous avez co-signés, sur ce nouvel album dédié aux années 80 ?

Chico & the gypsies, Color 80'sCe n’était pas nécessaire parce qu’on les avait déjà repris sur d’autres albums. Et en même temps, avec ce projet, on voulait plutôt rendre hommage aux artistes qui nous entouraient à cette époque. À une partie des artistes, pour être précis, parce qu’il y avait beaucoup d’artistes extraordinaires à cette époque ! Il a donc fallu faire un choix. On voulait plutôt rendre hommage à ces belles chansons et ces beaux artistes, plutôt que de reprendre ces deux titres-là en particulier.

Comment avez-vous opéré vos choix de chansons ? Pour beaucoup, les titres estampillés 80’s sont synonymes de fête et parfois même de chansons un peu kitch ou dénuées de sens. Alors que quand on y regarde de plus près, ce n’est pas du tout le cas…

On voulait un album classieux avant tout. Donc, le message que les chansons pouvaient véhiculer était essentiel pour nous. Quand vous prenez des chansons comme « Plus près des étoiles » de Gold ou « Comme toi » de Goldman, ce sont des chansons porteuses d’un message fort. Après, dans le reste, le message est peut-être plus léger, mais nous avons voulu le sublimer avec notre patte et notre âme gipsy. Le résultat est assez étonnant.

En parlant de Goldman, pourquoi avoir choisi précisément cette chanson, « Comme toi », dans son répertoire ?

Je l’ai toujours aimée. Déjà à l’époque, quand il l’a sortie, je l’ai tout de suite adorée. Et puis, aujourd’hui, quand on la réécoute et qu’on fait gaffe aux paroles, elle n’a pas pris une ride. Du coup, de la manière dont on l’a reprise, on lui redonne un petit coup d’éclat différent. C’est génial de travailler sur de belles chansons comme celle-là, et les autres d’ailleurs. Ce sont des chansons intemporelles.

En parlant d’âme gipsy, êtes-vous d’accord avec moi si je vous dis que votre version de « Comme toi » est un peu une réunion de la musique gitane du sud et de la musique tzigane de l’est…

Ouais, on pourrait voir ça comme ça. Dans l’esprit, on peut l’interpréter comme ça. Il y a une vraie fusion de cultures à l’intérieur.

Quand on regarde le tracklisting, vous avez repris quasi exclusivement des chansons françaises, alors que ce n’était pas le cas sur vos précédents albums…

On nous a souvent demandé pourquoi on ne chantait pas en français… Alors, bien sûr qu’on chantait en français, sauf qu’on le faisait pour nous à la fin d’un repas ou entre amis. Et finalement pourquoi ne pas le faire sur un disque et sur scène ? D’ailleurs, depuis qu’on a démarré ce projet, on chante quelques chansons sur scène. Et franchement ça le fait grave.

Si je comprends bien, sortir un disque avec des reprises de chansons françaises, c’est plus une demande du public.

Oui, parce qu’on nous a souvent posé la question. Mais très franchement, on ne nous a pas forcés ! On s’est toujours régalé de chanter en français. Et puis, comme vous le dites, sur les derniers albums, on n’était pas sur du français, donc, c’était l’occasion de le faire. On voulait montrer que le mélange de la musique gitane et française, ça le faisait aussi ! Il faut dire aussi que j’ai la chance d’avoir des chanteurs extraordinaires avec moi, qui peuvent aussi bien chanter en français qu’en espagnol. Alors, pourquoi s’en priver ? Ces chansons sont tellement belles comme ça qu’il fallait les laisser en français et ne pas songer à les adapter.

C’est donc la chanson de Gold, « Plus près des étoiles » qui a été choisie en premier extrait. Cette chanson a été écrite suite à l’épisode des boat-peoples. Elle est finalement encore tristement d’actualité aujourd’hui… j’imagine que ça a pesé dans la balance pour faire de ce titre un premier extrait de l’album.

C’est ça qui est triste avec cette magnifique chanson, c’est qu’elle est encore d’actualité. Ça a pesé dans la balance, c’est certain. En fait, pour vous dire toute la vérité, il y a primo le fait que cette chanson est tristement d’actualité, et deuzio que j’adore ces mots « plus près des étoiles »… parce que si je n’avais pas été entouré d’étoiles, je n’aurais pas fait la carrière que j’ai faite. On peut avoir le talent qu’on veut, travailler plus que de raison… si vous n’avez pas une bonne étoile au-dessus de vous, vous ne le faites pas pendant quarante ans… et en pleine forme ! (rires)

Vous reprenez des titres de Daniel Balavoine (« L’Aziza »), Serge Gainsbourg (« Couleur Café ») ou encore de Michel Berger (« Chanter pour ceux ») qui sont devenus des artistes cultes aujourd’hui. Avez-vous eu l’occasion de les rencontrer ? Peut-être plus Serge Gainsbourg…

Effectivement, Serge Gainsbourg, j’ai eu l’occasion de le croiser à plusieurs reprises. Et notamment au Festival de Montreux. Je ne l’ai malheureusement jamais connu intimement. Ce mec était très provocateur devant les caméras, mais cette provocation devait cacher une extrême souffrance… C’est en tout cas comme ça que je le ressens. Par contre, je n’ai jamais croisé Daniel Balavoine ni Michel Berger. Malheureusement. Je les connais comme tout le monde, à travers leur musique et leurs apparitions à la télévision. Balavoine, j’aimais son personnage rebelle. J’aimais sa façon qu’il avait de donner sa version de la vie. Et Berger a fait des chansons tellement sublimes… Ce sont trois artistes qui me touchent profondément. J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à adapter leurs chansons. Il ne faut pas voir ce disque comme un calcul ou quoique ce soit. Non. On l’a fait pour nous faire plaisir, et faire plaisir au public également, je l’espère.

« Couleur Café » est tout de même un titre de 1964…

Hé hé ! Oui, mais une version espagnole a été éditée dans les années 80 ! (rires) C’est ça qui nous a plu, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a repris le titre en espagnol. Parce que vous vous imaginez bien, des titres de Gainsbourg qui nous plaisaient, il y en avait des tonnes. Mais là, avec la version en espagnol, ça tombait bien, on a pu lui ajouter nos propres rythmes et notre propre émotion.

Comme vous venez de me le dire, Balavoine ne mâchait pas ses mots. Pensez-vous que des prises de positions aussi franches et directes que celles qu’il a pu avoir seraient encore possible aujourd’hui ?

Franchement, je ne sais pas… Mais en tout cas, ce que je pense, c’est que ce serait pas mal qu’il y en ait quelques-uns comme lui aujourd’hui, ça c’est sûr ! Il y a différentes manières de faire passer des messages, lui avait choisi la musique et les coups de gueule. Coluche était comme ça aussi ! Il y avait à cette époque des gens qui en avaient, comme on dit ! (sourire)

Dans les années 80, tout était finalement beaucoup moins aseptisé qu’aujourd’hui dans les médias. On osait plus. Le direct était légion aussi, avec donc moins de censure possible…

(sourire) Vous avez entièrement raison. Des émissions comme on en avait dans les années 80 ne pourraient plus être diffusées aujourd’hui. Tout est beaucoup plus compliqué maintenant. Il y a plein de filtres.

Une grande star internationale a débuté sa carrière dans les années 80, c’est Céline Dion. Vous reprenez ici « D’amour ou d’amitié », un titre fondateur dans sa carrière, mais pas le plus connu du grand public finalement…

Parce qu’on aimait bien cette question qu’elle se pose dans la chanson. D’amour ou d’amitié ? L’écriture de ce titre est très belle. C’est vrai que d’autres étaient tout aussi jolies, mais c’est celle-là qu’on a choisie parce qu’on l’aime profondément. Même si nous avons choisi des titres connus de tous, nous n’avons pas fait nos choix en fonction du top 50 !

Nous y voilà… le fameux Top 50, Marc Toesca, les p’tits clous… Toute une époque !

(rires) On était à fond dedans. C’était l’époque des Gipsy Kings. On a adoré toute cette époque. Et puis, quand on y est rentré, on y est rentré à fond. Il y avait non seulement « Bamboleo », mais aussi « Djobi Djoba ». Et en deux versions ! Une version était signée chez Universal, l’autre, je ne me rappelle plus très bien, mais ce devait être chez Sony à l’époque. Universal avait ressorti une version qu’on avait enregistrée un peu avant. Et du coup, les gens achetaient l’une ou l’autre version… et nous avions deux fois le même titre dans le Top 50. Toesca n’en revenait pas !

Vous avez fait un véritable raz-de-marée à l’époque. C’était finalement la première fois que le grand public s’emparait de la musique gitane. Ils connaissaient Manitas de Plata, certes, mais c’est vous, avec les Gipsy Kings qui l’avez popularisée.

Totalement. On l’a popularisée et démocratisée. Manitas de Plata avait un public énorme. Il a eu également un succès mondial, mais ça restait un public d’initiés. Et c’est vrai que nous, nous avons ouvert la voie d’un chemin musical. Regardez aujourd’hui le nombre de chanteurs qui se sont révélés dans ce style précis. Il y en a des milliers, et pas qu’en France ! Dans le monde entier. C’est nous qui avons créé ce style qu’on pourrait appeler musique gipsy / rock, parce qu’elle a la pulsion du flamenco et l’énergie du rock. Le nombre de musiciens de musique gipsy que j’ai croisés dans tous les pays où on a été chanter, c’est hallucinant ! Et j’en suis le plus heureux. Je suis plutôt fier et flatté de voir tous ces musiciens qui s’inspirent de ce qu’on a fait dans les années 80…

Chico & the gypsies, DR

En parlant des artistes gipsy, on ne peut pas ne pas évoquer Kendji Girac qui fait un carton, et le mot est faible, en ce moment. Il a vendu plus d’un million et demi de disques, il a été récompensé aux NRJ Music Awards, avec les votes du public, et a été complétement boudé aux dernières Victoires de la Musique, avec les votes des professionnels. La musique gipsy serait-elle trop populaire pour plaire à l’intelligentzia de l’industrie musicale ?

Que vous dire ? Je ne comprends pas trop… Kendji a vendu un million et demi de disques… ce qui veut dire que quand un projet plait au public, ça fonctionne ! Après, les professionnels quand ils votent ont d’autres critères que le public. Le public, lui, vote avec son cœur. C’est différent. Mais vous savez quand il y a un succès populaire, ce n’est pas toujours bien vu par la profession. Il y a peut-être un côté un peu élitiste, je ne sais pas…

C’est un peu comme le film de Dany Boon qui a battu des records d’entrées et qui a été boudé par les Césars…

C’est la même chose ! Quand c’est trop populaire, c’est parfois trop ! (rires) Kendji a vendu un million et demi de disques, s’il en avait vendu 500 ou 600 mille, il aurait peut-être eu une Victoire, allez savoir ! C’est la même chose avec la critique… les grands succès populaires reçoivent souvent un très mauvais accueil de la part de la critique. Il y a des choses bizarres des fois… Alors que finalement, les critiques devraient être un peu le reflet de ce que pense le public.

Revenons à « Color 80’s »… On ne va pas pouvoir passer tous les titres en revue, mais vous reprenez un titre de Cabrel (« L’encre de tes yeux »), de Vanessa Paradis (« Joe le Taxi »), de Johnny (« Je te promets »), de Gilbert Montagné (« Les sunlights des Tropiques »), etc… Ceux-là, vous avez dû les croiser ou même les côtoyer pour certains d’entre eux.

Bien sûr… Avec Johnny on s’est beaucoup côtoyés à Saint-Tropez. Et dans ces années-là, justement. J’ai aussi des souvenirs de Vanessa Paradis. Elle était très jeune sur la plage de Saint-Tropez avec sa famille à la Voile Rouge. « Joe le taxi » est sorti en même temps que le nôtre, « Bamboleo ». Donc, après, nous nous sommes retrouvés sur les plateaux télé à faire nos promos respectives. C’était marrant aussi de reprendre ce titre qui a marqué les années 80 et qui a marqué les débuts de Vanessa Paradis. Et on sait où elle en est maintenant !

Vous faites encore un clin d’œil au milieu gitan avec « La gitane » de Félix Gray.

Pareil, Félix, je l’ai connu à l’époque à Saint-Tropez. On faisait le bœuf sur la plage ensemble à la Voile Rouge. Après, quand il a eu du succès avec « La gitane », on était super contents pour lui. Et puis, vous vous imaginez bien que quand le mec chante « La gitane », ça nous parle ! (rires)

Un titre plus surprenant figure sur le disque, c’est « J’veux du soleil » d’Au p’tit bonheur.

Ah bon ? Ça me paraissait assez évident, moi ! C’est un rythme bodega qui collait bien avec notre musique. Et en même temps, le soleil, c’est tellement ce qu’on a envie de donner aux gens. Rien que le titre de cette chanson est une invitation à la fête !

On vient de discuter de quelques personnes que vous avez rencontrées… Vous venez d’ailleurs de publier un livre « Mes plus belles rencontres ». Quelle est la rencontre la plus surprenante que vous ayez faite ?

Je dirais celle avec Charlie Chaplin. C’était au début des années 70. À cette époque, nous chantions dans les restaurants et nous nous sommes retrouvés à Lausanne à la Grappe d’Or. Le patron, qui adorait la musique qu’on jouait, nous a dit un jour à midi « si vous venez ce soir, Charlie Chaplin sera là »… Donc, nous sommes bien évidemment revenus le soir et Charlie Chaplin était là. On a joué pour lui. Et lui qui a fait rire le monde entier, quand on a commencé à jouer, il s’est mis à pleurer. Pour moi, ça a été un signe incroyable. Que cet homme qui nous a fait pleurer de rire, pleure en nous écoutant chanter et jouer, ça a été un grand moment. Il était à la fin de sa vie. J’ai trouvé dans ses larmes le signe que notre musique allait avoir un grand chemin.

Un livre comme celui-ci, c’est une façon de regarder dans le rétroviseur, quelque part.

Non, je ne l’ai pas fait dans cette optique. Je voulais un livre de photos. Il n’y a que quatre textes dedans, un pour chaque décennie. Je voulais simplement montrer en images cette belle aventure que je vis depuis quarante ans.

Chico & the gypsies, DR

Quel regard jetez-vous sur votre parcours ? Parce que quarante ans de carrière, plus de 20 millions de disques, un groupe connu aux quatre coins du globe… ce n’est pas rien !

Ça me parait incroyable d’avoir vécu tout ça. C’est une magnifique aventure musicale, doublée d’une aventure humaine formidable. Des fois, j’ai l’impression que ce n’est pas moi. C’est incroyable. Tout à l’heure, je feuilletais le livre, et j’ai eu un peu de mal à me rendre compte que c’était moi sur les photos. Je repense notamment à cette photo prise avec le directeur de l’UNESCO qui a décidé de me nommer Envoyé Spécial de l’UNESCO pour la paix, avec comme parrain le Commandant Cousteau. Jamais de ma vie je n’aurais pu penser avoir cet honneur-là.

Le petit gamin qui est né à Arles dans les années 50, il rêvait de cette vie-là ?

Non. Tout a été une surprise. J’ai toujours été de surprise en surprise. Quand j’ai connu la famille Reyes et que je me suis mis à faire de la musique avec eux, j’ai adoré. J’ai su tout de suite que c’était une musique qui allait plaire. Leur père, José Reyes, était le chanteur de Manitas. Tous ses enfants chantaient déjà d’une façon merveilleuse. Ils étaient encore très jeunes, mais ils chantaient très bien. Après, quand on a commencé à jouer, j’ai réalisé très tôt qu’on pourrait avoir du succès. Mais je n’aurais jamais pu imaginer un seul instant l’ampleur du succès que nous allions avoir. C’est ça qui a été ma plus grande surprise. Franchement, jusqu’à aujourd’hui, ça dure encore… ça fait quarante ans ! C’est inouï.

Une carrière comme la vôtre est-elle encore envisageable aujourd’hui selon vous ?

Pourquoi pas ? Bien sûr. Je pense qu’il faut rester optimiste malgré tout. Tout devient un peu compliqué, mais il faut faire des paris audacieux. Vous savez, quand j’ai débuté, je n’en menais pas large. Je sortais de mon petit quartier d’Arles et regardez où je suis aujourd’hui. Pourquoi ça n’arriverait pas à d’autres aussi ? La vie de chacun fera que le succès sera au rendez-vous ou pas. En tout cas, jamais je n’aurais imaginé avoir un tel succès dans ma vie. Mais il ne faut pas penser que tout est plus difficile aujourd’hui qu’hier. Ce n’est pas vrai. Quand j’ai démarré, c’était super difficile. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Il y a quarante ans, quand on parlait de gitans, c’était un peu comme les migrants à Calais aujourd’hui. Même dans ma propre famille, quand je leur annoncé que j’allais faire de la musique avec des gitans… je ne vous raconte pas leur réaction ! Ils ont fini par être d’accord mais ils m’ont demandé ce que j’allais faire comme métier ! Personne dans ma famille n’aurait songé qu’on pouvait vivre de la musique, et encore moins de la musique gitane. Donc, ça a été difficile. Aujourd’hui, c’est difficile d’une autre manière, mais dans la vie tout peut être  compliqué ou tout peut être facile. Tout dépend de comment on le vit.

Vous allez recevoir prochainement la Légion d’Honneur. Êtes-vous sensible à ce genre de décoration, d’honneur ?

Je suis très sensible à ça. Quand je regarde mes premières photos [Chico replonge dans son livre], je n’aurais jamais imaginé que quarante ans plus tard le Président de la République me remettrait la Légion d’Honneur. C’est une belle récompense. Déjà pour moi, évidemment, mais aussi et peut-être surtout, pour ceux qui m’ont fait confiance tout au long de mon parcours. C’est une récompense partagée.

Avant de vous quitter, un dernier mot sur la tournée que vous venez de débuter à Montpellier la semaine dernière. Vos premières impressions ?

C’était le top ! Une fiesta du tonnerre ! Montpellier, c’est toujours une date un peu particulière parce que la moitié du groupe y habite. Il y a plein de gitans et de musiciens là-bas, et c’est un endroit où les gens écoutent beaucoup de musique gitane. Je vais même vous dire que c’est plus difficile de jouer là-bas que dans une autre ville. Ça nous a fait le même coup l’année dernière quand nous avons joué à Arles. Pour moi qui suis né en Arles, je vous assure que c’était très particulier. J’aime bien ces rendez-vous avec le public sur scène. Ça leur permet de voir à quel niveau de travail et d’exigence nous nous trouvons. Beaucoup de gens qui viennent nous voir ne s’imaginent pas un instant que ce sont des heures et des heures de répétitions un spectacle. Ça dure deux heures, nous sommes treize sur scène, huit guitaristes et chanteurs. Et même après deux heures, les gens ne veulent pas que ça s’arrête. C’est formidable la scène. Les gens se rendent compte qu’on n’est pas dans le calcul, qu’il n’y a pas de tricherie.

Propos recueillis par Luc Dehon le 16 février 2016.
Photos : DR

Liens utiles :
Site web :
http://chico.fr
Facebook :
https://www.facebook.com/ChicoAndTheGypsiesOfficiel/?fref=ts









+ d'interviews
Vidéos




Retrouvez-nous sur Facebook
Retrouvez-nous sur Twitter
Concours
 
Retour en haut