Interview de Sasha

Propos recueillis par IdolesMag.com le 20/01/2016.
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Sasha - DR

Sasha n’a que dix-sept ans et elle vient de signer son premier single, « Alive », chez Capitol. Nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur son parcours et ses nombreux projets.

Avant de parler de ton premier single, j’aimerais, si tu le veux bien, que nous évoquions ton parcours dans les grandes lignes. Viens-tu d’une famille de musiciens ou en tout cas dans laquelle la musique avait de l’importance ?

Pas du tout. Mais vraiment pas du tout ! Ma mère chantait comme une casserole, donc ma passion du chant, je ne sais pas du tout d’où elle vient. C’est un don du ciel, certainement. (sourire)

Écoutait-on tout de même de la musique ?

Oui, mais normalement. Personne n’avait de véritable passion pour la musique mis à part moi qui en écoutait beaucoup. La musique, ça a toujours été ma passion.

Qu’as-tu écouté justement ?

Je me souviens de chanter le duo de Barbra Streisand et Donna Summer « No more tears » sur le chemin de l’école. À un moment dans cette chanson, il y a une note qui est assez impressionnante. Et je me souviens très bien que j’ai essayé de la reproduire pendant longtemps… jusqu’à ce que j’y arrive ! (sourire) Après, dans un autre registre, j’ai été fan de Jenifer. Et aujourd’hui, je suis fan des chanteuses à grande voix, comme Adele ou Sia. Ce sont des voix uniques.

Raconte-moi un peu ton parcours dans la chanson.

Avant de chanter, je faisais de la danse. J’ai fait sept ans de danse. Ce n’est que vers l’âge de onze ou douze ans que ma meilleure amie m’a proposé de l’accompagner à des cours de chant. C’est vraiment à ce moment-là que j’ai compris que la chanson allait être ma passion.

Que se passe-t-il à cette époque où tu commences les cours de chant ? Tu te présentes à des concours ? Des auditions, peut-être ? Tu te produis sur scène ?

Eh bien, très rapidement, je me suis inscrite à un petit concours sur Facebook, « Warning Music ». Il fallait poster une vidéo et la vidéo qui récoltait le plus de « j’aime » pouvait passer à l’étape suivante. J’ai gagné ce concours. De là, j’ai ouvert une page Facebook et j’ai commencé à poster des vidéos sur Youtube. C’est ma meilleure amie qui filmait ces vidéos. C’était assez marrant de faire ça ensemble. Ce n’était pas professionnel à proprement Sasha, Aliveparler, mais on essayait tout de même de faire quelque chose de propre et de net avant de les publier. Au début, c’était essentiellement mon entourage qui me suivait – d’ailleurs, ils m’ont toujours poussée à réaliser mon rêve – et puis progressivement, j’ai cumulé pas mal de vues et d’autres personnes sont venues voir mes vidéos. À partir de ce moment, j’ai été contactée pour passer les castings de quelques émissions de télé comme « The Voice » ou « La France a un incroyable talent ». Je n’ai pas été prise, mais c’était une expérience comme une autre. Deux ans après, je me suis réinscrite à un autre petit concours dont l’un des membres du jury était Jérôme Sebag. C’est cette rencontre qui a bouleversé la suite de mon parcours puisqu’il est devenu mon compositeur et réalisateur. Il a craqué sur ma voix et ma personnalité et il a eu envie de travailler avec moi. J’étais ravie et donc, nous avons rapidement commencé à travailler ensemble. Grâce à Jérôme, j’ai rencontré Nicolas Loconte, avec qui je travaille aujourd’hui. Nous avons tissé des liens très forts tous les trois, et même bien au-delà de la musique. C’est ce que j’aime dans tout ce qui m’arrive, c’est que je travaille avec des gens que j’aime profondément et que c’est une vraie partie de plaisir, même si c’est beaucoup de travail. Quand on a eu réuni quelques chansons, on les a présentées à plusieurs maisons de disques et Capitol a été séduit par le projet… Et j’en suis ravie parce que je n’aurais jamais pensé un jour signer dans une maison de disques, et qui plus est, chez Universal ! C’est incroyable tout ce qui m’arrive aujourd’hui…

Avant ta rencontre avec Jérôme Sebag, tu chantais quasiment exclusivement des reprises ?

Oui. Je chantais en anglais essentiellement. Parce que c’est ma culture musicale et que j’aime la chanson anglaise, tout simplement. C’est grâce à Jérôme et Nicolas que je chante aujourd’hui en français. Et finalement, j’adore ça aussi ! (sourire) mais je continue à chanter en anglais également. D’ailleurs dans l’album sur lequel je travaille actuellement, il y aura un mix entre de l’anglais et du français.

Écris-tu ?

Pas du tout. Du moins pas encore. Je n’ai que dix-sept ans, et j’estime ne pas avoir le vécu ni l’expérience nécessaires pour écrire mes propres textes. Par contre, Jérôme m’a très bien cernée. Nous discutons beaucoup ensemble. Je lui donne souvent les premières directions pour écrire les textes. Et au final, j’ai toute ma place pour dire ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Mais c’est grâce à eux que j’ai grandi musicalement parlant, donc je leur fait entièrement confiance.

Ce n’est pas banal de signer chez Universal à dix-sept ans. Qu’est-ce que ça t’a fait ? J’imagine que tu étais très heureuse, mais as-tu ressenti une certaine peur aussi ? C’est impressionnant tout de même une major…

(sourire) C’est clair. J’étais contente. Heureuse, même, puisque j’arrivais à un de mes premiers objectifs. Donc, oui, j’étais super heureuse. Après, c’est vrai que je me suis posé beaucoup de questions parce que je ne connais finalement que très peu ce milieu. Je ne sais pas trop ce qui m’attend pour la suite. Mais quoiqu’il en soit, je reste positive. Par contre, je suis consciente de la chance inouïe qui s’est offerte à moi !

Quand on t’a présenté « Alive », qu’est-ce qui t’a touchée dans ce titre ?

Au départ, j’ai été surprise. Je ne m’attendais pas à une telle chanson, puisque j’avais plus l’habitude de chanter des ballades à la Adele ou à la Alicia Keys. Donc, je ne m’attendais pas à ce genre de musique. Mais d’un autre côté, j’ai été tout de suite séduite parce que je trouve que c’est un son qu’on n’entend pas souvent en français. En fait, ce qui m’a plu tout de suite, c’est que le refrain soit explosif. C’est prenant et en même temps ça suggère l’évasion. Ça m’a tout de suite plu.

Quand tu as enregistré « Alive », j’imagine que c’était la première fois que tu rentrais en studio, ou presque. Comment as-tu appréhendé le studio ? Parce que là aussi, c’est une ambiance très particulière.

C’est clair ! Passer de sa chambre au studio… ça change ! (éclats de rire) Du coup, j’ai découvert un matériel incroyable. J’ai chanté dans une cabine, avec un vrai micro, j’ai découvert ce qu’était une table de mixage… Bref, ça paraît anodin peut-être, mais quand tu ne connais pas tout ça, c’est super impressionnant ! Par contre, je me suis tout de suite sentie dans mon élément. J’ai vraiment kiffé ça !

Un clip a été tourné en support d’ « Alive ». Toi, tu étais sur les toits de Paris et une autre partie a été tournée à Los Angeles. Que retiens-tu de cette expérience nouvelle ?

Je vais t’avouer que j’ai reçu le synopsis par mail, donc je n’avais pas donné de directives ou quoi que ce soit. Par contre, le réalisateur a tout de suite compris ce qu’on voulait partager avec le public. Et quand je vois le résultat, je suis heureuse parce que je ne m’attendais pas du tout à ça ! Et, oui, comme tu le disais, moi, j’ai tourné à Paris et l’autre partie s’est tournée à Los Angeles. Donc, je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer les acteurs et le réalisateur.

Un album est en préparation. On le sait toi et moi, la culture de l’album s’est perdue ces dernières années. Est-ce que ça veut encore dire quelque chose pour toi de sortir un album, de trouver une cohérence sur dix/douze titres ?

Oui. C’est très important. Un album, ça concrétise quelque chose. Ce n’est pas juste un recueil de chansons, il faut un lien entre les titres. Et puis, sans album, c’est difficile d’aller sur scène… et la scène, c’est quelque chose qui me plairait énormément…

En as-tu l’expérience ?

Un peu. J’ai déjà chanté dans différents mariages, j’ai chanté aussi sur une plus grande scène, au Palais des Sports de Marseille. Il y avait 2500 personnes… là aussi, c’était quelque chose de nouveau pour moi. C’était vraiment intense. Je devais avoir douze/treize ans, quelque chose comme ça. J’ai déjà chanté aussi dans la rue, devant Beaubourg notamment. Donc, oui, je me suis déjà frottée à la scène.

Tu m’as dit tout à l’heure que tu avais fait pas mal de danse. Comment la conçois-tu la scène ? Comme un spectacle global avec chorégraphie et mise en scène, ou plutôt comme un récital intimiste ?

Mon premier objectif, c’est de rencontrer mon public. Le reste m’importe moins. Maintenant, si autour, il y a des danseurs et une mise en scène de folie, oui, bien entendu, ça me plairait. Mais avant tout, j’ai envie de rencontrer mon public.

Il en est où concrètement l’album ?

On est en pleine préparation. Aucune date de sortie n’est encore fixée. Quelques titres sont déjà enregistrés.

Dans quel sens va-t-il aller ?

On va essayer de pouvoir toucher un peu tout le monde. On s’est concentré sur des sentiments et des émotions qu’on peut avoir tout au long de sa vie, que ce soit à mon âge ou plus tard. J’espère en tout cas que les gens vont se reconnaître dans mes chansons.

Les titres vont-ils rester dans l’esprit électro pop un peu mystique d’« Alive » ou vas-tu aller tâter d’autres terrains ?

On va rester dans ce style. Il y aura bien entendu des ballades et des titres plus rythmés. En tout cas, on essaye de faire quelque chose de bien !

Sasha - DR

Tu as commencé la promo il y a peu. C’est là aussi une expérience nouvelle pour toi, j’imagine. Comment le vis-tu ?

C’est assez impressionnant là aussi. Mais c’est un exercice qui commence à me plaire. Je découvre tous les aspects de ce métier et c’est formidable !

Tu as donc dix-sept ans, j’imagine que tu es encore aux études. Les continues-tu en parallèle ou les as-tu mises en pause ?

Je les continue. Je veux avoir mon Bac. C’est très important d’avoir une base. Après le Bac, je me concentrerai sur la musique et on verra ce qu’il adviendra.

Une dernière question pour la route. Tu as tout juste dix-sept ans, tu viens de sortir un premier single et tu planches sur ton premier album… Que se passe-t-il dans ta tête ?

Tout se bouscule. Ça faisait un an et demi que je n’avais plus rien posté sur ma page… et quand j’ai posté le clip, j’ai eu plein de retours très positifs. J’ai reçu beaucoup de messages d’encouragement et de soutien. J’ai vraiment été ravie et ça me booste pour la suite. Tu sais, j’appréhendais un peu le regard des gens et leur avis. Parce que c’est le public qui fait une carrière. Ou pas. Sans le public on n’est rien, nous, artistes. C’est le public qui nous permet d’aller plus loin ou pas. Mais franchement, les retours sont très bons et j’en suis vraiment contente.

Propos recueillis par Luc Dehon le 20 janvier 2016.
Photos : DR

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