Interview de Louisy Joseph

Propos recueillis par IdolesMag.com le 18/12/2015.
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Louisy Joseph © Koria

Louisy Joseph revient avec un troisième album solo, « Music », aux influences, aux humeurs et aux sonorités variées. Nous avons été à la rencontre de l’artiste afin d’en savoir plus sur ce nouveau projet solaire et finalement plein de vie. L’occasion de faire également le point sur cette photo des L5 réunies qui a créé l’évènement il y a quelques jours.

Nous nous étions parlé à la sortie de votre dernier disque, « Ma Radio », que retenez-vous de l’aventure de ce disque ?

Je n’ai malheureusement pas pu le jouer beaucoup sur scène, mais il y a quelques titres comme « There must be an angel », le titre d’Annie Lennox en Ska, « Chante » et « Le message de nos pères » qui ont été des titres-phares. Je suis assez fière de l’impact qu’ils ont eu. Ce sont des titres qui ont passé les années et qui ont gardé la même émotion que celle qu’ils avaient à la base. Je le ressens comme tel en tout cas.

Louisy Joseph, MusicÀ l’époque, « Ma radio » avait mis un peu de temps à sortir et vous m’aviez confié que vous étiez déjà en train de plancher sur ce troisième album… Quand est-ce que « Music » a commencé à mûrir véritablement ?

On va dire que « Music » a vraiment eu plus de sens pour moi quand j’ai terminé « Tropical Family ». J’avais déjà commencé à réunir quelques maquettes et je me suis rendue compte qu’il fallait que je vive avec ces titres un petit peu. Parfois, vous savez, on réunit des titres et on file directement en studio. Là, j’avais besoin de les laisser vivre un peu avec moi pour être sûre qu’ils étaient les bons. Je voulais qu’ils gardent une émotion intacte. Donc, je les ai laissés mûrir un moment. Je ne voulais pas faire des choix brutaux et arbitraires. Je voulais vivre avec ces maquettes, prendre le temps de me demander pourquoi j’aimais ces titres, si je les aimerais encore demain, etc… J’ai voulu envisager cet album de manière plus profonde. Donc, il m’a fallu une petite année et demie pour vivre avec ces maquettes, écrire les textes et finalement rentrer en studio. Après, il y a eu « Danse avec les Stars » qui est venu se greffer à l’élaboration de cet album, la tournée de « Danse avec les Stars » et le tournage du film « Camping Paradis ». Le planning a été assez chargé, et en même temps, il fallait que je continue sur tous les fronts pour terminer cet album.

Quand on écoute les chansons de « Music », j’ai envie de dire que c’est un album qui est plein de vie. Êtes-vous d’accord avec moi ?

Totalement. Et je pense que toutes les aventures que j’ai vécues autour m’ont permis de donner cette énergie positive et hyper motivante à cet album. Je faisais cinq heures de danse le matin… donc, ça donne de l’énergie ! J’ai commencé le 12 juillet en studio. Je l’ai enregistré en plein été, cet album. Du coup, avec l’aventure de « Danse avec les Stars », les répétitions le matin, et le studio le soir, ça a été une période de ma vie très remplie, et surtout très enrichissante. Une période surtout très forte parce que je devais, des deux côtés, être entière et donner le meilleur. Je ne pouvais pas louper ma danse parce que j’étais restée trop tard en studio la veille. Je devais me donner entièrement à ces deux aventures. Et j’en garde de merveilleux souvenirs. La preuve en est avec ce titre, « le meilleur », qui est arrivé après ma blessure dans « Danse avec les stars ». Cette chanson reflète bien le besoin de trouver de la positivité partout, même quand, effectivement, on est plutôt bien amochée… (sourire) Il fallait que je trouve cette énergie positive à tous les moments. C’est pour ça que dans ce texte j’utilise la formule « je cours pour le bon et le meilleur », même si c’est un chemin, et qu’il est parfois un peu difficile… (sourire)

Ça ne m’étonne qu’à moitié qu’il ait été enregistré pendant l’été. Il est solaire, finalement.

C’est vrai. Et le fait d’avoir vécu avec ces maquettes avant de rentrer en studio m’a permis d’être confortable avec les chansons. J’étais sûr que j’allais pouvoir porter ces chansons et qu’elles allaient pouvoir traverser les années avec moi.

Quand vous avez commencé à réunir les chansons, y avait-il un fil rouge que vous souhaitiez tisser ?

Ce fil rouge dont vous parlez, c’était ma personnalité. Je ne voulais pas ne donner qu’une seule facette de cette personnalité. Je ne voulais pas un album que de reggae, que de pop, que de musique du monde ou que de folk. Non. Il fallait que je puisse dans ma musique être aussi schizophrène que ma personnalité puisse l’être (sourire). Je voulais toucher à toutes les facettes de ma personnalité en musique. Si j’avais envie de faire du rock, je voulais le faire vraiment. Je ne voulais pas refreiner toutes les possibilités musicales que j’ai en moi. Dans la même optique, je ne voulais pas un album de reggae du début jusqu’à la fin, même si j’adore ça.  En fait, pour résumer, je ne voulais avoir aucune frustration musicale.

Louisy Joseph © Koria

Vous vouliez un album qui vous ressemble aussi plurielle que vous puissiez l’être.

Exactement. Et ce ne sont pas des contradictions, ni de la schizophrénie. Même si, au départ, quand j’ai réuni les maquettes, c’est, je ne vous le cache pas, ce que je me disais ! (rires) J’avais peur que les gens me prennent pour une « grosse schizo », excusez-moi du terme, avec des titres hyper produits et des titres acoustiques. J’avais peur de ça. Mais on n’est pas fait d’une seule humeur ou d’une seule émotion. Toutes ces émotions font une personnalité. Et c’est ça que je voulais retranscrire dans mes chansons.

Vous avez travaillé avec du beau monde, je pense à Mitch Oliver et JoeyStarr. Comment sont-ils arrivés sur le projet ?

Mitch, ce n’était pas un hasard… Il y a quinze ans de cela, on s’était dit qu’on ferait un jour un album ensemble. C’était sur le ton de la rigolade à l’époque, mais c’était resté… je passais voir Mitch dans son bunker transformé studio de temps en temps… C’est là qu’ont été produits une bonne partie des albums de rap importants. À l’époque, quand j’étais une petite L5 et que je rentrais dans ce studio, j’étais très impressionnée. Je me disais qu’un jour, il faudrait que je travaille avec ce type, parce qu’il avait une vraie énergie musicale et artistique qui me plaisait. Et puis, quand j’ai eu réuni toutes mes maquettes, je l’ai contacté sur Facebook et là, il me dit… « n’oublie pas que tu me dois un album »… J’ai été la plus heureuse du monde parce qu’il n’avait pas oublié ce qu’on s’était dit et qu’il m’estimait musicalement. Ça m’a vraiment touchée. Ensuite, il s’est chargé de réunir une équipe autour de cet album, et notamment en invitant JoeyStarr et Nathy. C’est lui qui a eu l’idée de faire venir JoeyStarr. Je ne pensais pas qu’il viendrait… et pourtant il est venu parce qu’il avait envie d’écouter ce que j’avais fait. On lui a fait écouter l’album et après… il a proposé de collaborer avec nous. Ce n’était pas une consécration, mais ça en avait la saveur. J’étais heureuse de le voir passer en cabine, sans se poser de question, juste par amour de la musique. J’étais heureuse de le voir me donner ce qu’il savait faire de mieux… Il y a aussi Calbo D’Ärsenik qui est un auteur qui nous a rejoints. C’est assez troublant de se retrouver à travailler avec ces gens-là qui viennent juste à la base écouter votre musique… (sourire) Calbo avait entendu parler de moi, mais le simple fait que Mitch lui dise qu’il était en train de travailler sur mon album l’a fait venir… C’est incroyable.

Mitch a pas mal travaillé avec Bashung. Sur votre précédent album, vous aviez travaillé avec Jean Lamoot qui, lui aussi, a beaucoup travaillé avec Bashung. Même si vous évoluez dans des répertoires très différents, Bashung est-il un artiste important pour vous ?

Oui. En fait, c’est la profondeur des réalisateurs avec qui il a bossé qui compte pour moi. Je n’ai pas la prétention de faire la musique de Bashung ni de chercher à suivre ses pas, mais j’aime la profondeur de son travail. Toucher la profondeur de sa musique en travaillant aux côtés d’artistes comme Mitch ou Jean Lamoot qui ont donné du goût à sa musique, c’est grisant. C’est un honneur pour moi. Ceci dit, et comme vous le dites si bien, nous n’avons pas le même registre. Mais où nous nous rejoignons, c’est que nous avons travaillé avec des gens qui avaient un profond amour pour la musique. Mitch a fait du Rap, il a bossé avec Les Rita, avec Bashung… Il a fait tellement de grands albums que j’ai l’impression d’avoir grandi avec ses mixes. C’est un honneur pour moi de faire partie de cette discographie prestigieuse.

C’est très arbitraire, mais deux chansons me touchent particulièrement sur votre album, ce sont « First song » et « Tout laisser tomber ». Vous rappelez-vous dans quelles circonstances elles sont nées ?

C’est très drôle ce que vous dites-là… Parce que ces deux chansons ont le même compositeur. Des fois, je me dis qu’en musique, on est toujours dans la séduction, même quand on travaille avec des artistes qu’on ne connait pas, on partage des choses avec eux. J’ai été touchée par Kubix. C’est lui qui a composé les deux chansons. « First Song », j’ai voulu qu’on l’appelle comme ça parce que c’est la première chanson qu’on a faite ensemble et j’espère qu’il y en aura d’autres… Ce qui m’a troublée dans cette chanson, c’est son énergie seventies qui me rappelle des artistes comme Janis Joplin. C’est une époque où la musique avait une espèce de profondeur qu’on n’a pas forcément retrouvée par après. Quand on a fait cette chanson, on a commencé à construire la musique guitare/voix. J’ai laissé vagabonder mon énergie musicale et elle est née en une journée et une nuit… On l’a terminée vers trois heures du matin et on l’a enregistrée. Le lendemain, on a été la faire écouter à Mitch qui a trouvé qu’il y avait quelque chose de Tracy Chapman dedans. Il la trouvait très folk, et elle fonctionnait bien à son sens dans l’album. Du coup, on a continué à travailler ensemble avec Kubix. On a laissé le titre de côté pendant qu’on faisait les grosses productions. Et pendant ce temps, il m’a dit qu’il avait un autre titre, un peu plus dancehall à me faire écouter. Il avait déjà posé sa voix dessus, le titre était déjà plus ou moins composé. Du coup, Calbo d’Ärsenik est venu poser sa patte dessus et « Tout laisser tomber » est né. J’avais envie de donner une image très caribéenne de la femme dans ce titre, comment les femmes antillaises fonctionnent avec les hommes.

Et vous, y en a-t-il une pour laquelle vous avez une petite tendresse particulière ?

« Religion », je pense. Je l’ai écrite après « Chante », qui a déjà pratiquement trois ans. Quand j’ai écrit « Chante », j’étais dans une espèce de désespoir, mais je ne voulais pas que la musique reflète cet état d’esprit. Je venais de perdre une amie et je me disais que la seule chose à faire était peut-être de sortir cette émotion dans une chanson. Je n’étais pas du tout partie pour écrire ce genre de texte, mais le support de cette musique, « Chante », m’avait donné envie d’écrire quelque chose de très profond, de combatif et de motivant. Même si on n’a pas la force, même si on a au fond du cœur quelque chose qui nous empêche d’avancer, je chante pour ça aussi. Je chante pour me délivrer de certaines peines. Je fais ça parce que je n’ai nulle part où aller… Après, je me suis dit qu’il fallait que je donne un retour à cette chanson, qui soit beaucoup plus « religieux ». Cette chanson réunit un peu ma façon d’aimer la musique et la raison pour laquelle j’en fais. S’il y a bien une chanson qui me ressemble dans cet album, c’est celle-là. C’est cette espèce de dévotion que j’ai pour la musique depuis les premiers frissons avec la guitare ou l’harmonica, je devais avoir huit ou neuf ans. J’avais l’impression d’avoir découvert quelque chose qui n’appartenait qu’à moi. C’était comme si j’étais devenue nonne, que j’allais dévouer ma vie à la musique… (sourire) « Religion », c’est devenu ça. Au départ, ce devait être une chanson sur le reggae et sur Bob Marley et puis, finalement, c’est devenu une chanson plus « religieuse ». Jah is my religion… La musique est ma religion. C’est une chanson que j’ai commencée il y a trois ans…

Louisy Joseph © Koria

Comme vous venez de me l’expliquer, « Religion » fait donc en quelques sortes écho à « Chante ». J’ai envie de dire que dans la même optique « Mon histoire » fait écho au « Message de nos pères »…

C’est pas faux… En fait, elle avait plus l’idée de me convaincre que j’étais sur le bon chemin dans la musique, en me disant qu’un jour j’irais marcher sur mes terres, pour regarder ce que j’avais accompli, avoir de la tendresse pour ce que j’avais fait, pour mes émotions, pour mes erreurs... C’est une façon d’avoir du recul sur ce qu’on a essayé de construire dans une vie. Le « message de nos pères » avait aussi un peu un côté rétro. C’était plus un constat. Je constatais plus ce qui se passait dans l’actualité et je disais qu’il fallait garder un peu de naïveté et se dire qu’un jour on marchera tous ensemble. Là, je le dis en parlant de moi, en disant qu’un jour je marcherai sur mes terres et je regarderai ce que j’ai fait.

« Music » est donc votre troisième album solo. Avec le temps, l’expérience, l’exigence qui va en augmentant… diriez-vous que c’est plus difficile ou plus facile de mener à bien un album ?

Je ne pourrai pas vous dire que c’est plus facile ou plus difficile. Effectivement, l’expérience rassure sur certaines choses, mais ce qui n’est pas évident, c’est de se renouveler. Là, par exemple, si on me demandait de replancher directement sur un album, j’aurais beaucoup de mal à me remettre en question par rapport à « Music ». Pour moi, c’est important de vivre au quotidien. De vivre avec ses albums et entre ses albums. C’est finalement le quotidien qui nous permet d’avoir du recul sur ce que nous faisons, nous, artistes. C’est difficile de coucher des choses sur papier ou de créer des musiques. Il faut vivre avant de pouvoir raconter des choses. C’est probablement pour cette raison aussi que je mets un peu de temps à les faire, mes albums… (sourire) C’est toujours un passage. Il faut savoir s’enfermer et disparaître un temps pour savoir ce qu’on a à raconter. J’ai entendu une chanteuse, Adele pour ne pas la citer, dire qu’être heureuse ça n’aidait pas pour écrire. C’est drôle, mais c’est vrai. Ce qui est important pour pouvoir écrire, c’est de vivre. Avoir des choses à raconter.

On a beaucoup parlé d’artistique et d’émotions au cours de cette interview, une petite question plus marketing, maintenant. Vous vous êtes associée avec la marque Kaporal et le site vente-privee pour la sortie de ce disque. Est-ce important aujourd’hui de sortir des circuits de distribution classique ?

Je pense que ça fait partie de notre époque, avec tous ces supports qui naissent et apparaissent et qui ne peuvent qu’apporter un plus aux ventes de disques qui sont de moins en moins importantes. Il y a un moment où l’album existe de façon complètement dématérialisée, mais la musique existe toujours. Il faut trouver des systèmes qui fonctionnent avec le progrès et avec cette dématérialisation du disque pour continuer à en vendre. Là, pour la sortie de ce disque, je me suis donc associée à une marque et un site de vente. Je pense qu’on est tributaires du progrès. Il faut s’associer pour continuer à faire son travail dans de bonnes conditions. Là, pour le coup, je n’ai pas eu à me travestir, puisque c’était juste une histoire de lifestyle. Mettre des jeans et des talons hauts, c’est un peu ma façon de vivre. Kaporal s’est intéressé à mon attitude et ma façon de m’habiller. Ils se sont dit que c’était plutôt pas mal de s’associer avec moi en terme de pseudo égérie, et en donnant en même temps un sérieux coup de pouce à cet album. C’est lifestyle… (sourire)

Louisy Joseph © Koria

Une tournée « Music » est-elle envisagée ?

Je suis à la recherche d’un tourneur. Le bon tourneur qui va pouvoir mettre mes rêves en réalité. J’ai besoin de jouer sur scène, là. C’est vital. Après « Ma radio », j’ai eu un petit moment de vide où je chantais seule mes titres sur bande. J’étais assez triste de ça. J’ai besoin de monter sur scène avec mes musiciens. Et pendant toute cette période où nous avons travaillé ensemble pour enregistrer ce disque, on a créé une unité entre nous. On a envie de partir en tournée, c’est une certitude. J’ai eu l’occasion de faire une seule scène depuis que l’album est terminé, au mois de juin pour la fête de la musique, et je peux vous dire que ça nous a donné une sacrée envie de recommencer ! Ça nous a fait tellement de bien à tous. Jouer ces nouveaux titres et les associer avec quelques autres des deux premiers albums, ça nous a donné un spectre assez large pour faire un joli show.

Une photo des L5 réunies a créé le buzz il y a quelques jours. Est-ce que ça aurait un sens aujourd’hui de reformer le groupe ?

J’ai toujours dit aux filles que nous avions mérité notre place dans ce groupe, par contre, ce qu’on a toujours détesté, c’est le côté revival et revenir avec nos vieilles chansons. Ce qui aurait du sens aujourd’hui, c’est de retourner en studio toutes les cinq et enregistrer un nouveau titre. Si retour il y a. Ce que j’aime,  c’est travailler. Les chansons qu’on a faites, même si elles ont marqué une génération, et nous aussi par la même occasion, appartiennent au passé. Il faut être en adéquation avec ce qu’on est devenues aujourd’hui. Donc, en ce qui me concerne, ce qui aurait du sens, ce serait d’enregistrer un nouveau morceau en studio ensemble. Un one-shot pour montrer combien on était bonnes, combien on travaillait dur… et qu’on l’est toujours ! On peut encore faire de beaux et bons titres en associant nos talents à toutes les cinq. Refaire des trucs comme avant avec une saveur de passé, ce n’est pas mon truc. J’aime aller de l’avant et créer toujours de nouvelles choses. Donc, dire qu’on va repartir ensemble et créer l’évènement, je ne suis fermée à rien… Mais avec du neuf. Il faut évoluer. Faire une tournée de regrets, même si le mot est mal choisi parce qu’on a vécu de très belles années toutes les cinq, ce n’est pas mon truc. Mais oui, on est toujours capable d’enregistrer de bonnes chansons aujourd’hui, ça j’en suis persuadée. Disons que cette photo a été prise alors que nous ne nous étions pas vues depuis six ans. Il était temps qu’on se parle et qu’on discute ensemble après ce fameux clash qui n’a jamais eu lieu ! Tout le monde a inventé un clash entre nous, alors qu’il n’y en a jamais eu. On nous a juste rendu nos contrats, aussi difficile que ce soit à accepter. Disons qu’on vendait seulement 300 à 400 000 exemplaires et que pour l’époque, c’était peu…

Comme quoi, tout est relatif !...

(éclats de rire) Effectivement, vu comme ça aujourd’hui, ça paraît violent ! (rires) Mais c’était l’époque où les albums cartonnaient et se vendaient. Nous avions écumé la formule groupe pendant sept ans, il était temps pour chacune, je pense, de revenir à son essentiel et de se retrouver.

Revenons à « Music ». L’album est donc sorti aujourd’hui (notre interview a été réalisée le 18 décembre), quel est votre état d’esprit ?

En fait… il y a un mélange d’excitation, parce que j’ai envie de savoir ce que les gens qui sont en train de l’écouter vont en penser. Et puis cette excitation est mêlée à de la peur. Il y a une certaine angoisse parce qu’on ne sait pas si ça va plaire, justement. Ce que je sais, c’est que j’ai envie de savoir ce que les gens en pensent, et que j’ai une terrible envie d’aller leur chanter ces nouvelles chansons sur scène…

Propos recueillis par Luc Dehon le 18 décembre 2015.
Photos : Koria

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