Interview de Desireless & Operation Of The Sun

Propos recueillis par IdolesMag.com le 27/10/2015.
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Desireless & Operation Of The Sun © Samuel Maurin

Desireless et Operation Of the Sun reviennent avec un tout nouvel album acoustique et intimiste, « Guillaume », inspiré par les poèmes et les calligrammes de Guillaume Apollinaire. C’est une nouvelle fois avec beaucoup de plaisir que nous avons été à la rencontre des deux artistes afin d’en savoir plus sur ce projet rempli d’amour et de sincérité, aussi surprenant qu’enthousiasmant. Sachez enfin que l’univers poétique « Guillaume » est destiné à vivre sur scène, dès le printemps 2016, sous forme de théâtre musical.

L’année dernière, lorsque nous nous étions rencontrés pour évoquer la sortie d’ « Un seul peuple », vous m’aviez confié qu’un nouveau projet, acoustique cette fois-ci, était sur les rails depuis juin 2014. Racontez-moi un peu cette aventure…

OOTS : Les premières pierres remontent à quelques temps déjà. Nous avions donné quelques concerts dans des endroits très intimistes, et notamment dans le petit magasin de disques Urgence Disk à Genève, qui est aussi Desireless & Operation Of The Sun, Guillaumenotre label. Nous n’avions pas les moyens techniques de débarquer avec de gros sons électro, du coup, j’ai juste pris ma guitare classique et nous avons chanté les chansons de « Noun » en version acoustique. C’était il y a deux ans, ce que je te raconte, quelque chose comme ça. L’accueil du public a été vraiment super. Et beaucoup de gens nous ont dit que c’était dommage de ne pas avoir l’occasion de retrouver tous ces morceaux en acoustique sur un disque… De là, nous nous sommes fait la réflexion suivante : « ne serait-ce pas sympa de faire un truc complètement nu ? Sans rien, sans arrangements… » L’idée a donc germé dans nos esprits. Et très franchement, la voix de Claudie, sans arrangement et sans machine, c’était une idée qui me plaisait beaucoup…

Et Apollinaire, il est arrivé quand dans cette réflexion ?

Desireless : Ce doit être le destin ou le hasard. Un jour, Antoine m’a demandé de lui donner un nom de poète. Je lui ai répondu, et je ne sais toujours pas pourquoi « Apollinaire ». Tout est parti de là. Alors, peut-être que le fantôme de Guillaume était déjà dans la maison, je n’en sais rien… J’aurais pu lui donner le nom de plein d’autres poètes, mais non, c’est celui de Guillaume qui m’est tout de suite venu à l’esprit.

Si on remonte un peu plus dans le temps, quel est votre premier souvenir d’Apollinaire ? Quand l’avez-vous découvert l’un et l’autre ?

Desireless : Je l’ai découvert adolescente. Je lisais beaucoup de poésie à cette époque. Je ne sais plus sur quel recueil j’étais tombée, mais c’est à cette époque que je l’ai découvert. Et puis, un peu plus tard, je devais avoir vingt-cinq ans quelque chose comme ça, j’avais écrit une chanson sur un de ses poème, « Hôtels ». Guillaume m’a donc suivi au fil des années, mais avec de grands blancs… Là, ça faisait un bon moment que je n’avais plus pensé à Apollinaire et quand Antoine m’a posé la question, c’est son nom qui m’est tout de suite venu à l’esprit.

OOTS : Moi, comme tout le monde, j’ai été un peu initié à la poésie par l’intermédiaire de l’école. Je ne peux pas dire que ce soit quelque chose qui faisait vraiment sens pour moi d’un point de vue émotionnel, à l’époque en tout cas. Donc, je l’ai laissé de côté. Et vers vingt-sept/vingt-huit ans, j’ai décidé de changer un peu de vie et de m’investir de façon plus significative dans la musique. À cette époque, et ne me demande pas pourquoi (sourire), je me suis mis à lire beaucoup de poésie surréaliste. Apollinaire, bien sûr, qui est d’ailleurs plutôt pré-surréaliste que surréaliste, mais aussi  Eluard, Aragon ou Breton. Je me suis découvert une passion pour la poésie surréaliste. Je me rappelle que j’apprenais des poèmes par cœur et que je les récitais. Ça me paraissait un peu désuet et hors du temps… et ça m’éclatait. (sourire) Après, je n’ai pas poussé la chose beaucoup plus loin, jusqu’à ce qu’il y ait cette connexion avec Claudie et cette envie. Comme cet album allait être complètement intimiste, il me paraissait logique que ce soit un album de poésie.

Desireless & Operation Of The Sun © Samuel Maurin

Depuis que vous travaillez sur ce projet, j’imagine que vous avez dévoré la quasi intégralité d’Apollinaire. En quoi vous sentez-vous proche de lui, ou tout du moins de son œuvre ?

Desireless : Il a une façon d’écrire qui me plait beaucoup. Déjà, il n’y a pas de ponctuation. Et j’écris également sans ponctuation. Et puis, il y a une musique dans ses mots et dans ses calligrammes qui me parle beaucoup. Il y a des images, il y a un rythme, il y a aussi une sonorité particulière des mots. Ça me transporte et ça me touche au plus profond de moi. Je ne sais comment le dire autrement. C’est toujours compliqué d’expliquer pourquoi on aime un auteur ou un artiste…

OOTS : Je suis assez d’accord sur le fait que dans l’écriture de Claudie, on retrouve pas mal d’éléments d’Apollinaire et du surréalisme en général. Il y a quelque chose d’hyper spontané, des idées qui jaillissent…

Desireless : C’est vrai, je n’aime pas donner un sens à ces mots qui jaillissent comme tu le dis, Antoine. J’écris comme ça quand je travaille sur une chanson. Je chantonne et les mots viennent comme ça, naturellement. Je n’ai aucune idée de ce que je vais dire. Je ne me dis jamais « tiens, je vais parler de ci ou de ça », non, jamais. Je laisse les mots venir tout seuls. Et je sens cette liberté et cette impulsion dans l’œuvre d’Apollinaire.

OOTS : On pourrait parler d’écriture automatique. Prendre un papier et laisser venir les mots tout seuls. Ce sont des mots qui se juxtaposent pour former un poème, qui n’est d’ailleurs pas forcément structuré avec des rimes, des pieds ou un message. Ce sont des mots qui viennent de l’inconscient.

Ses calligrammes donnent aussi une grande liberté quant à leur interprétation.

Desireless : Évidemment, il y a des thèmes récurrents qui sont présents, comme le temps, les cycles. Mais moi, vraiment, ce qui m’a touchée dans ses mots, ce sont leur musicalité. De toute façon, quand j’écris, je n’arrive pas à dissocier le son et la musique des mots. C’est un tout. C’est un être vivant entier. Je ne dissocie pas le son des mots. Et puis, il y a aussi les enchaînements entre les mots qui sont importants. Ces enchaînements peuvent me toucher au plus profond, et s’ils avaient été écrits dans un autre sens, le résultat aurait été très probablement tout autre. Il y a quelque chose, en plus, qui coule chez Apollinaire, quelque chose qui me parle et qui m’emporte loin et en même temps au plus profond de moi… ils résonnent vraiment en moi.

Desireless & Operation Of The Sun © Samuel Maurin

Avez-vous eu quelques réticences en vous attaquant à son répertoire ? Parce que dans ce projet, vous ne deviez ni vous trahir, ni trahir une œuvre existante.

OOTS : Sincèrement, et ce n’est pas pour jouer au petit insolent, mais non, on ne s’est pas trop préoccupé de garder une cohérence historique ou que sais-je. On a pris toutes les libertés qu’on a voulu prendre. S’attaquer à l’œuvre d’Apollinaire, ce n’était pas une angoisse pour nous.

Desireless : C’est comme quand on travaille avec une personne. Là, je travaille avec Antoine parce que j’aime ce qu’il fait, que j’ai confiance en lui et que ça me donne envie de faire des choses avec lui. Avec Apollinaire, ça a été un peu la même chose. Il a écrit de très beaux textes, on a posé nos petites musiques dessus. On a même changé quelques trucs. C’est Guillaume qui nous a inspirés, donc, à aucun moment nous ne nous sommes mis des obstacles ou nous n’avons eu de préjugés. Nous nous sommes inspirés de ses poèmes.

OOTS : Notre respect pour l’œuvre d’Apollinaire n’est pas un respect scolaire. On a changé les mots qu’on voulait. On a mélangé nos textes avec les siens. On est plus dans le ressenti, l’amour et l’émotion que dans le cours de poésie. « Guillaume » n’est pas une étude scolaire ou une analyse de l’œuvre d’Apollinaire. C’est notre émotion et notre délire au départ de ses textes.

Quand on écoute le disque, on comprend rapidement qu’il y a une trame. Avez-vous échafaudé cette trame autour des textes que vous aviez choisis ou au contraire, avez-vous choisi les textes en fonction de cette histoire ?

OOTS : Tout est lié. Mais au tout départ, il y avait un texte, celui de « Clotilde ». Quand je suis allé demander à Claudie le nom d’un poète, en redescendant à mon piano, j’ai ouvert « Alcools » et je suis tombé sur « Clotilde ». Et on a commencé à travailler à partir de cette chanson. C’est de « Clotilde » qu’est née la trame de Guillaume. Maintenant, est-ce important d’expliquer cette histoire ? Nous n’en sommes pas certains. Nous préférons laisser à chacun imaginer l’histoire qu’il veut. Mais clairement, oui, il y a un fil conducteur.

Desireless : La présence de Guillaume, au travers de ses poèmes qui nous ont accompagnés, je l’expliquerais comme si c’était un nouvel ami qui était venu travailler avec nous. Donc, forcément, quand tu rencontres quelqu’un, tu as toujours un peu tendance à te livrer à lui et à te raconter. Donc, lui s’est raconté avec ses mots qui existaient déjà. Et nous, nous nous sommes racontés en brodant autour de ses poèmes.

« Le Pont Mirabeau » fait un peu figure de « tube » dans l’œuvre d’Apollinaire. Il a d’ailleurs été mis en musique quelques fois, je pense à Léo Ferré, Cora Vaucaire ou plus proche de nous Marc Lavoine. Est-ce que ce « Pont Mirabeau » est un peu le passage obligé quand on évoque Apollinaire ?

Desireless : Au départ, on n’avait pas du tout pensé au « Pont Mirabeau ». On a ouvert « Alcools » et on a cherché des poèmes. « Le Pont Mirabeau » ne faisait pas partie de notre premier choix. Au bout d’un moment, on s’est dit que ce serait pas mal d’intégrer ce texte à notre projet, parce que comme tu le dis, c’était un peu son « tube », à Guillaume. On a donc essayé pour voir ce qui allait se passer. Et comme le résultat nous a plu, on a inséré « Le Pont Mirabeau ».

Desireless & Operation Of The Sun © Antoine Aureche

Une superbe petite marionnette accompagne le projet. Elle a été réalisée par l’artiste Lise Nugues. Qui est-elle ? Pourquoi avez-vous souhaité travailler avec elle ?

OOTS : Lise fait partie de la Compagnie Calorifère, une compagnie de théâtre de marionnettes. Lise est une amie de Claudie depuis un moment.

Desireless : Ça fait vingt ans que je la connais à peu près… (sourire)

OOTS : Elle a un petit atelier perdu dans la montagne et elle fabrique des marionnettes. Dès l’instant où on a cherché un moyen de personnifier Apollinaire sur scène, on a pensé à une marionnette. On avait pensé à de la vidéo aussi, mais l’idée de la marionnette s’est imposée rapidement. On a donc fait appel à Lise en lui demandant de nous en créer une. Lise est venue écouter plusieurs fois nos morceaux, même quand ils étaient encore en phase de construction. Elle a donc pu s’imprégner de ce Guillaume que nous avons inventé, qui n’a rien à voir avec Guillaume Apollinaire qui a été se battre au front. Et même physiquement et dans son caractère, notre Guillaume et Apollinaire sont différents. On voulait en tout cas que ce personnage soit une espèce de petit fantôme éthéré dont on ne sait pas s’il s’agit d’un homme, d’une femme ou d’un enfant. Il fallait recréer un personnage et Lise était la femme de la situation. Ce devait être elle la maman de Guillaume. Personne d’autre.

Parlez m’en un peu de la scène. C’est donc un spectacle de théâtre musical qui est attendu pour l’année prochaine.

Desireless : Oui. Je pense qu’on pourra le jouer à partir d’avril. On a déjà commencé à le structurer. On a une idée de la mise en scène. Comme ça fait un moment qu’on n’a plus travaillé dessus, avec la sortie du disque, etc… là, on va s’y remettre sérieusement. (sourire) Donc, on ne peut pas te parler plus précisément de ce spectacle parce qu’il est encore en construction. Les choses évoluent au fil des jours. Et ça évoluera encore à partir du moment où on va répéter avec les sons, la marionnette, etc…

OOTS : Ce qui est certain, c’est que ce sera un véritable spectacle et qu’il n’y aura pas uniquement de la musique. Ce sera du théâtre musical totalement acoustique. Il y aura la marionnette de Guillaume sur scène. Elle sera articulée, elle parlera et elle chantera. Et nous serons présents, évidemment, avec Claudie !

Desireless & Operation Of The Sun © Samuel Maurin

Ça va chambouler vos habitudes de scène à tous les deux ! Vous étiez plus habitués à des festivals électro ou des plateaux multi artistes…

Desireless : C’est certain, mais c’est ça qui nous empêche aussi de tomber dans la routine. C’était une envie de notre part. On aime bien se donner des défis. Même quand on fait nos concerts électro, on aime bien ajouter de nouvelles chansons. Là, d’ailleurs, il y a une nouvelle chanson qui arrive pour la fin de l’année. Il faut que ça bouge et qu’on se mette en danger. Et puis, vis-à-vis du public, on se doit de leur apporter des choses nouvelles. Et le fait de faire un truc très acoustique autour de l’univers d’un poète, ça apporte encore quelque chose de très nouveau. Ça nous fait sentir des choses très différentes. Avec un spectacle électro, il faut que ça bouge, que les gens aient envie de chanter et de danser. Là, ce sera autre chose, les gens seront assis. J’espère qu’ils ressentiront des émotions profondes. Peut-être vont-ils sourire ? Peut-être vont-ils pleurer ? Ce sera différent de ce que nous faisons avec Antoine depuis quelques années. Ce seront d’autres vibrations.

OOTS : Et en même temps, les gens qui écoutent « Guillaume » nous disent qu’ils nous reconnaissent bien. C’est bien un projet de Desireless et Operation Of The Sun. La forme est fondamentalement différente, mais dans le fond…

Desireless : … c’est la même chose. La seule différence, c’est que là, on va prendre plus de temps. Il y aura plus d’écoute aussi, autant pour nous que pour le spectateur. Ce spectacle sera une manière de s’extraire du temps et de se retrouver sur un autre plan, plus dans un ressenti profond.

C’est la réflexion que je me suis faite quand j’ai écouté « Guillaume », c’est totalement cohérent avec ce tu as fait, Claudie, dans le passé. J’ai repensé au « Brin de paille » ou au « Petit Bisou ».

Desireless : Ce sont des cycles… J’ai travaillé avec plein de gens différents, que ce soit avec Michel Gentils, avec Fabien Skarlakens, avec Alec Mansion, avec Antoine… Tout ça, ce sont des chemins parallèles qui se croisent de temps en temps. Ce sont des espèces de cycles.

Desireless & Operation Of The Sun © Samuel Maurin

Comme vous le savez, je reste extrêmement attaché au support physique, alors, j’ai envie de parler un instant du CD en lui-même. Comment l’avez-vous conceptualisé ?

Desireless : Nous aussi, nous y restons attachés. Ce qui nous importait, c’était d’avoir un livret plus gros, avec de belles photos et tous les textes.

OOTS : On voulait avant tout se faire plaisir aussi… (sourire) Donc, oui, on a souhaité faire un bel objet. C’est Samuel Maurin, une nouvelle fois, qui a pris les photos. Ce sera donc un format DVD, à mi-chemin entre le livre et le CD.

Tu m’as dit tout à l’heure, Claudie, qu’il y avait un titre électro qui allait être dévoilé avant la fin de l’année. D’autres projets sont sur les rails ?

Desireless : On a plein de trucs et on ne sait pas vraiment où tout ça va nous mener ! (rires) Il va y avoir une nouvelle vidéo avant la fin de l’année. Et puis, il y a toujours les concerts, les plateaux électro et multi artistes. Il y a aussi une collaboration avec trois autres artistes des années 80 qui va voir le jour, avec Enzo Enzo, Sabine Paturel et Caroline Loeb. Et d’ici là, j’ai bien peur qu’il n’arrive encore quelques choses nouvelles… (sourire) Donc, oui, il y a plein de choses qui arrivent !

Desireless & Operation Of The Sun © Samuel Maurin

On a coutume de dire que Guillaume Apollinaire était un précurseur du mouvement surréaliste. En tant qu’artistes, vous sentez-vous, vous, surréalistes ?

Desireless : Je pense que tout est question de liberté et de mouvement. Quand je fais de la musique, j’ai l’impression d’être sur un plan différent de la réalité bien matérielle. Ce qui m’importe, c’est de laisser parler et vivre ce qui est inconscient.

OOTS : Moi, je pense qu’il y a quelque chose de surréaliste dans notre tandem, tout simplement. Dans les textes surréalistes, on observe des juxtapositions de mots qui a priori n’ont rien à voir les uns avec les autres, mais qui, mis ensemble, forment une idée. Dans la peinture, c’est la même chose. Quand tu regardes une toile de Dali, il y a plein de choses juxtaposées qui n’ont rien à voir entre elles… et qui finalement ont tout à voir entre elles. Quand on entend « la terre est bleue comme une orange », on le sait, une orange, ce n’est pas bleu… et pourtant quand on y pense, n’est-ce pas un petit peu bleu aussi ? Et pour en revenir à notre duo, Desireless & Operation Of The Sun, a priori nos univers sont différents l’un de l’autre. Les gens connaissent surtout l’identité populaire et médiatique de Desireless. Et moi, je viens des caves alternatives et de l’antithèse de tout ça… Donc, a priori, on pourrait penser que nos univers n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Alors que si…

Desireless : Notre tandem, c’est la juxtaposition de deux mondes qui semblent éloignés de prime abord mais qui sont complémentaires.

Un dernier mot sur « Guillaume » ?

Desireless : Quand je parle avec des gens qui ont écouté « Guillaume », j’ai l’impression que c’est un peu ce qu’ils attendaient de nous, inconsciemment. On leur a proposé quelque chose dont ils avaient besoin, en tout cas c’est ce que je ressens au vu de leurs réactions hyper positives et des émotions qu’ils ont ressenties. C’est un projet qui vient du cœur et j’espère qu’il fera du bien à ceux qui l’écouteront…

Propos recueillis par Luc Dehon le 27 octobre 2015.
Photos : Samuel Maurin, Antoine Aurèche

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