Interview de Yves Jamait

Propos recueillis par IdolesMag.com le 15/10/2015.
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Yves Jamait - DR

Yves Jamait publie aujourd’hui son sixième album studio, « Je me souviens », un album qui évoque le passé et les souvenirs sans jamais verser dans la nostalgie. Un album résolument tourné vers l’avenir. C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons discuté avec l’artiste de cet album magnifique, réalisé par Manu et Daniel de Tryo. Rencontre.

J’ai envie de dire que « Je me souviens » est un album qui parle du passé, mais qui n’est pas nostalgique. Êtes-vous d’accord avec moi ?

Ah ! Bravo ! Merci ! C’est la première fois que j’entends ça… (rires) Et j’en suis ravi parce que je ne trouve pas qu’il soit nostalgique du tout cet album. C’est un album de souvenirs. Il faut se souvenir des choses pour ne pas les perdre ou les oublier. C’est plus dans ce sens-là qu’il faut voir cet album… Je ne voudrais pas que les gens pensent que je regarde en arrière et que je dis que c’était mieux avant. Non, ça n’a rien à voir avec ça. C’est plus dans l’esprit de savoir de quel socle on est fait. Il faut prendre « Je me souviens » à la Perec, où on énumère des choses pour mieux vivre aujourd’hui.

Yves Jamait, Je me souviensParler du passé, faisait-il partie de vos envies quand vous avez commencé à travailler sur ce disque ou sont-ce les premiers textes qui ont dessiné cette voie ?

C’est exactement ça… J’ai écrit plusieurs textes et je me suis rendu compte que beaucoup d’entre eux allaient voir vers le passé. Comme j’avais déjà dedans le morceau « Je me souviens », je suis allé dans cette voie.

Aviez-vous tout de même des envies précises pour ce nouvel album ? Peut-être des envies musicales ?

Je ne sais jamais vraiment où je vais quand je travaille sur un album. Je ne conceptualise pas… Donc, non, je n’avais pas d’envie particulière. En général, quand j’écris une chanson, je ne sais pas du tout de quoi je vais parler. Ce qui a été différent, c’est de travailler plutôt sur des mélodies. J’avais quelques petites mélodies que j’avais enregistrées sur mon dictaphone et je me suis plus collé là-dessus. Par contre, oui, j’ai eu une envie particulière. J’avais envie de travailler avec un autre réalisateur. Je travaillais depuis quelques années avec la même équipe, de manière un peu consanguine, en famille et avec les copains. Et depuis deux ou trois albums, j’avais véritablement envie de travailler avec un arrangeur. Et il se trouve que là, j’en ai parlé à deux membres de Tryo et qu’ils ont accepté cette mission. Et je suis très content de ce qu’ils ont fait.

Justement, j’allais y venir. Ce sont donc Emmanuel Eveno et Daniel Bravo de Tryo qui ont réalisé la grande majorité des titres. Maintenant que l’album est pressé, que vous ont-ils apporté musicalement parlant ?

Une vraie fraîcheur et un endroit où je ne serais pas du tout allé tout seul. Déjà, ce qu’il faut savoir c’est que le résultat me plait énormément… de toute façon, quand quelque chose ne me plait pas, je le dis assez vite. Quand on a décidé de travailler ensemble, ils m’ont demandé ce dont j’avais envie. Je leur ai répondu  « faites ce que vous voulez ! ». Je leur ai donc juste envoyé des piano/voix ou des guitare/voix en essayant le moins possible d’influer sur les arrangements, mis à part peut-être dans l’interprétation des textes. Mais musicalement en tout cas, c’était très posé et très basique. À partir de là, je leur ai demandé de faire ce qu’ils avaient envie de faire dessus, tout simplement. Au début, je ne vous cache pas que j’ai été assez surpris de ce qu’ils m’ont envoyé. Mais très rapidement, j’ai compris qu’ils amèneraient une réelle fraîcheur à mon univers, une façon de composer qui ne me serait jamais venue à l’esprit. Donc au début, j’étais dubitatif, mais deux jours après, j’ai trouvé ça génial. Je leur avais envoyé deux morceaux pour commencer et très rapidement, je leur ai envoyé tout le reste.

C’était une façon de vous mettre en danger également, parce que l’équipe de musiciens est elle aussi différente… Une façon de casser une certaine routine ?

Peut-être la routine est-elle, elle aussi, un danger ?... Rester dans son vase clos est aussi un réel danger pour un artiste. Il faut aller au-delà de sa zone de confort. Depuis longtemps, j’avais envie de travailler avec un arrangeur, et là, je me suis dit qu’il fallait le faire. Quand ils m’ont envoyé leur travail, j’ai demandé à ce que mon pianiste, Samuel Garcia, travaille également dessus. Eux envoyaient le premier jet, lui retravaillait dessus et ainsi de suite. Après, ils me renvoyaient les choses et je donnais mon avis, bien sûr. Mais je pense avec le recul que j’ai moins donné mon avis tout simplement parce que je trouvais ça vachement bien.

Un petit mot sur « Je me souviens », qui donne son nom à l’album… Vous y décrivez un personnage pour le moins curieux…

Le but avec cette chanson était d’avoir quelque chose de pas vraiment palpable. On ne sait pas à qui on a véritablement affaire. On ne sait pas s’il y a eu un meurtre ou un accident… ou s’il s’agit de quelqu’un qui fait une espèce d’Alzheimer amoureux. J’aimais bien l’idée de laisser l’auditeur en suspens. C’est une démarche qui me plaisait bien. Goldman avait écrit une chanson dans ce style, « Puisque tu pars ». On ne comprend pas vraiment tout ce qui se passe dans cette chanson. Et ça m’amusait de faire les choses de la même manière. Et donc, dans « Je me souviens », on est un peu dans la même démarche. J’ai mis dans cette chanson plein de choses personnelles, mais qui restent un peu dans le foutoir. On ne peut pas vraiment comprendre ce qui se passe. On est dans le questionnement. J’aimais aussi l’idée de cette personne qui se souvient de plein de petits détails, mais pas de l’essentiel…

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C’est bien de laisser une porte ouverte à l’auditeur…

Ah oui. Ce n’est pas toujours facile à faire, mais c’est intéressant. On peut parfois exclure l’autre quand la chanson est moins bien réussie. Là, pour le coup, je ne sais pas si j’ai réussi, mais j’ai le sentiment que ça passe pas mal… Je ne pense pas que l’auditeur soit exclu. Il est impliqué, mais il ne sait pas vraiment ce qui se passe.

Dans « J’ai appris », vous évoquez la disparition de Jean-Louis Foulquier, qui a joué un rôle majeur au début de votre carrière. Quels souvenirs gardez-vous de lui ?

Des souvenirs très personnels et très positifs. J’ai eu la chance de passer quinze jours avec ma famille chez lui. Je cherchais une maison à louer et comme il habitait juste à côté, il m’a dit de venir chez lui… Jean-Louis était un nocturne, et moi aussi, donc on se retrouvait beaucoup lui et moi… On discutait énormément de chanson. J’étais très friand d’anecdotes sur les chansons, et pour le coup, lui en avait des tonnes ! On a eu de grands moments de discussion sur la chanson. Pendant quarante ans, j’ai été un auditeur avant de chanter, donc, il m’a appris à voir les autres aspects du métier. Au-delà de ça, c’est un homme que j’aimais beaucoup pour sa position. Jean-Louis était plutôt quelqu’un de droite, et moi, je suis plutôt quelqu’un de gauche. Discuter avec lui était très intéressant. J’aimais beaucoup sa façon d’être, de vivre et de penser. Je pense qu’il ressentait la même chose à mon égard. Bien sûr, c’est lui qui m’a parrainé et qui m’a présenté à Patrick Sébastien qui m’a produit par la suite. Donc, oui, j’ai de vrais bons souvenirs avec Jean-Louis. C’était quelqu’un de très riche d’expériences en tout genre dont il m’a fait profiter… Et j’avais envie de parler de ça au travers d’une petite chansonnette… Ce n’est pas une chanson à proprement parler marquée dans ce qu’il a été lui, mais j’avais envie de parler de ma tristesse…

Dans cette chanson, en parlant du temps, vous dites « On ne vit pas assez longtemps pour oublier tout ce qu’il nous a appris ». Je trouve cette phrase très juste et très belle. Vous rappelez-vous des circonstances précises dans lesquelles vous l’avez écrite ?

Précises, non. J’avais écrit la première strophe. Et en février, il me manquait encore deux ou trois chansons et je suis retombé sur cette strophe. J’ai donc continué cette chanson parce que je trouvais dommage de la laisser là comme ça… Je pense que cette phrase, je l’avais écrite avant. J’écris pas mal de petits aphorismes comme ça que je garde pour des chansons futures. Donc, cette phrase, je pense que je l’avais écrite quelques temps auparavant.

En parlant d’écriture… écriviez-vous avant de faire de la musique professionnellement ?

Oui, j’écrivais pour apprendre. Ce que j’écrivais était particulièrement mauvais et j’ai eu la décence de m’en rendre compte ! (rires) Quelques-uns aujourd’hui devrait se poser ce problème de conscience… (sourire) Je ne dis pas que c’est merveilleux et génial ce que j’écris aujourd’hui, mais c’est en tout cas beaucoup plus audible et beaucoup mieux que ce que j’ai pu écrire à une époque. Mes textes aujourd’hui sont le résultat de vingt-cinq ans d’écriture où je m’apercevais de mes problèmes. J’ai commencé au plus bas… je n’ai jamais eu le génie de l’écriture, mais j’ai travaillé.

Même si la forme a changé, écrivez-vous aujourd’hui pour les mêmes raisons qu’hier ?

J’écris toujours pour écrire des chansons, ça c’est une constante. J’écris de temps en temps un texte pour le publier sur mon Facebook, mais le plus souvent, j’écris pour écrire des chansons. À un moment, quand j’ai besoin de chansons, je ressors tous les petits aphorismes et les petites choses que j’ai mises de côté pour essayer de construire un texte. Maintenant, est-ce que j’écris pour les même raisons qu’hier ? Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je n’écris pas de la même façon, et là, je me rends compte d’une évolution. Avant, l’écriture se faisait dans la douleur, aujourd’hui, j’écris tout de même plus sereinement… Mais pour quelles raisons ? J’aurais beaucoup de mal à vous le dire…

On va revenir à l’album, mais comme vous venez de me parler de Facebook, quel regard jetez-vous sur les réseaux sociaux qui sont devenus omniprésents dans nos vies aujourd’hui ?

J’ai tendance à dire que les premiers réseaux sociaux, c’étaient les bars, et que je préférais ceux-là… (sourire) Aujourd’hui les gens ne se parlent plus que par écrans interposés. J’exagère un peu quand je dis ça, ça fait un peu vieux con… mais c’est tout de même un peu comme ça aujourd’hui. Les bistrots étaient de formidables réseaux sociaux où on pouvait avoir de vraies discussions, avec des gens qu’on avait en face de soi. Après, je ne suis pas forcément un adepte de Facebook. C’est très bien professionnellement. Je vais d’ailleurs voir souvent ce que les gens disent sur mon Facebook officiel. J’en ai un autre, qui est le mien, mais que j’avais ouvert en allant signer une pétition contre Sarkozy… Finalement, je me suis retrouvé avec un Facebook à mon nom, mais je ne savais pas ce qu’il fallait en faire ! (rires) Bref ! Je ne voue pas une passion aux réseaux sociaux, mais c’est comme pour tout, comme pour internet, il y a du bon et du moins bon. Il y a des déviances aussi… Ce qui est dommage, c’est que les gens ont tendance à se défouler sur Facebook. Il y a beaucoup de haine qui est véhiculée… Mais ça reste un support comme tant d’autres.

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C’est facile de déverser son fiel par écrans interposés, moins de le faire accoudé au zinc devant la personne en question…

C’est clair ! (rires) L’anonymat permet tout. Ça fait croître le nombre de corbeaux, ça c’est certain. Mais loin de moi l’idée de condamner les réseaux sociaux, certains s’en servent bien, d’autres s’en servent mal et puis voilà…

Sanseverino, Marcel Azzola et Lionel Suarez vous rejoignent sur « Accordéon ». Qu’est-ce qui vous donné envie de partager ce titre avec eux ?

À chaque fois que je sors un album et que je rencontre les journalistes, la question qui revient, c’est « Alors, vous avez encore un accordéon ? » (sourire) Donc, je me suis dit que je ne devais pas être le seul à avoir cette maladie d’utiliser l’accordéon et je suis allé voir les autres qui s’en servaient aussi. Il faut bien comprendre que l’accordéon est un super instrument qui ne se limite pas au musette. J’avais envie de travailler avec Sanseverino qui joue avec Lionel Suarez sur scène. Et pour ce qui est de Marcel Azzola, on l’a appelé pour voir s’il ne voudrait pas venir jouer un petit coup avec nous… Et il est venu. « Chauffe Marcel ! » En tout cas, l’accordéon est un instrument que j’aime beaucoup et qui permet beaucoup de choses. D’ailleurs, même si on me parle de musette, je n’ai pas vraiment l’impression d’en avoir fait beaucoup dans mes albums !… (sourire) Ce titre était aussi une façon de faire un pied de nez à tout ça. Je ne crois pas que je sois le seul à utiliser cet instrument… et il a une autre envergure que celle qu’on veut bien lui donner en général.

Finalement, vous trainez une image de gavroche alors que quand on écoute vos chansons, vous n’êtes pas un artiste de musette ni un titi parisien !

Bien sûr ! J’utilise plus l’accordéon en bandonéon ou en latin et ce genre de choses… Mais je pense que le problème vient du fait que les médias ont besoin de mettre les artistes dans des cases et les étiqueter. Et ils se sont un peu trompés par ce qu’ils ont confondu la casquette irlandaise et la casquette de Gavroche… (sourire) Une casquette et un accordéon, et hop, on est un artiste de musette ! Et c’est une étiquette très difficile à enlever. Je devrais faire « Danse avec les stars » ou la « Star Academy » pour m’ôter cette étiquette, mais je ne suis pas sûr de vouloir le faire… (sourire)

Ce serait peut-être mieux pas… (sourire)

Ce n’est en tout cas ni dans mes capacités ni dans mes goûts !

Les deux derniers titres de l’album sont un peu surprenants… « Réalité » est purement un titre de reggae et « Salauds » dans un registre plus world. J’imagine que ce sont Manu et Daniel qui vous ont amené sur ce terrain…

Très franchement, « Réalité », je le voyais comme un titre de reggae. J’étais sur un contretemps, donc, ils ont foncé dans la brèche et ils m’ont carrément fait du Tryo ! (sourire) Leur vraie nature est ressortie. Si sur le reste de l’album, on ne pouvait pas deviner qu’ils étaient derrière tout ça, là, ils sont démasqués pour le coup ! Et pour le côté world de « Salaud », je n’y avais pas du tout pensé et je n’y aurais jamais pensé tout seul, c’est certain. Mais j’ai voulu les laisser faire, tant que les chansons n’étaient pas trahies. Je leur ai envoyé mes chansons toutes brutes et ils les ont habillées. Jamais ils ne m’ont demandé de les chanter autrement. Jamais. Les chansons sont restées telles que je les avais chantées sur les maquettes. J’ai trouvé encore une fois leur travail vraiment intéressant.

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Nous avons évoqué quelques chansons que j’ai choisies arbitrairement. Y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ?

Sans aucun doute « D’ici », la première chanson que j’ai écrite. Je l’avais écrite il y a presque deux ans pour Louis Delort, dont le papa est mon guitariste. Il m’avait demandé d’écrire un truc pour son fils qui cherchait des chansons. J’avais écrit deux chansons et je lui ai envoyé celle-là. Elle n’a pas été retenue, et j’ai décidé de la garder pour moi parce que je la trouvais très bien… Et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque c’est la préférée de ma fille qui est très fan de Louis Delort ! La boucle est bouclée… (sourire) Mais j’ai aussi beaucoup de tendresse pour « Le temps emporte tout » et « J’en veux encore » qui sont aussi des chansons auxquelles je tiens énormément.

Nous avons beaucoup parlé du passé tout au long de cette interview… un sacré bout de chemin a été parcouru depuis de la sortie de « De verre en vers ». Quel regard jetez-vous sur votre parcours complètement atypique ? Vous avez tout de même débuté à quarante ans…

Oui… C’est un regard furtif. J’ai effectivement commencé à quarante ans, donc les années filent… J’essaye de ne pas trop regarder en arrière, paradoxalement au propos de cet album qui vient de sortir… (sourire) Le passé, c’est ce qui a fait qui je suis aujourd’hui. Je regarde plutôt en avant. J’y vais. Je fonce. J’essaye de remplir tout ce que je n’ai pas pu remplir avant. J’ai écouté beaucoup de chanson française avant d’en faire. Aujourd’hui je suis devenu un acteur de la chanson française… J’en suis conscient et j’aime ça. J’ai la chance de pouvoir monter sur scène et d’avoir du monde qui vient me voir. J’ai plutôt de la tendresse pour tout ce qui s’est passé. Ça m’émeut beaucoup. Je suis très heureux de tout ce qui s’est passé et j’ai bien l’intention de continuer. J’espère que les gens me suivront toujours. Et j’espère avoir une inspiration similaire pour le septième album… Continuer. Continuer. En bouffer un maximum… parce que je n’ai plus vingt ans. Je ne vais pas dire que je n’ai plus beaucoup de temps, mais j’en ai certainement moins que ce qui est déjà passé, donc il faut que je fonce.

Débuter à quarante ans, ça a été un inconvénient ou une formidable chance ?

Ça a été un réel avantage. Mes premières chansons étaient lamentables et laborieuses. Si j’avais commencé à cette époque, je ne serais plus là aujourd’hui. C’est certain. En plus, je ne serais plus là pour diverses raisons… Commencer à quarante ans, ça m’a donné un peu de recul sur les choses. Ça m’a permis aussi de ne pas faire les conneries que j’aurais pu faire à vingt. Ça m’a permis de ne pas rêver bêtement. J’ai accepté de rêver avec tout ce qui m’arrivait mais j’ai très vite compris qu’il fallait se prendre en mains assez vite et ne pas se laisser faire. C’est un avantage d’avoir de la bouteille… (sourire) Après, le seul inconvénient que je vois c’est que si tout ça m’était arrivé dix ans plus tôt, j’aurais peut-être  pu aller encore plus loin dans la scène. Avec dix ou quinze ans de recul, j’aimerais aujourd’hui avoir la force que j’avais quand j’ai commencé. J’en ai un petit peu moins, mais c’est le seul inconvénient que je peux y voir…

Propos recueillis par Luc Dehon le 15 octobre 2015.
Photos : DR

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