Interview de Thomas Boulard, Luke

Propos recueillis par IdolesMag.com le 07/10/2015.
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Thomas Boulard © Richard Dumas

Le groupe Luke revient en pleine forme avec un excellent nouvel album, « Pornographie », témoin de son époque. « Pornographie » a beau être le cinquième album du groupe, il témoigne d’une véritable verve et d’une fraîcheur qui rappellent à bien des égards celles d’un premier album, avec un son hyper puissant en sus. C’est donc avec beaucoup de plaisir que nous avons été à la rencontre de Thomas Boulard afin d’en parler longuement avec lui. Luke se produira notamment le 9 octobre sur la scène de la Cigale (Paris 18ème).

Cinq années se sont écoulées depuis la sortie de « D’autre part ». Il y a eu la promo, la tournée et la sortie de ton projet solo avec Jean Lamoot, mais cinq ans, c’est devenu une éternité aux yeux de certains… Que s’est-il passé ? Avais-tu besoin de remettre les choses à plat ?

Luke, PornographieJe crois qu’il faut bien expliquer aux gens et rabâcher le fait que le temps médiatique est devenu un temps complètement fou qui n’a plus rien à voir avec le temps de l’être humain, et encore moins à voir avec le temps artistique. Certains prétendent le contraire et disent que les artistes ont toujours quelque chose à dire, mais c’est faux. En tout cas, pour ma part. J’ai pressé le citron pendant des années et des années, et je me suis rendu compte qu’il fallait arrêter cette spirale. J’avais encore des choses à dire, mais j’avais besoin de me remettre en question. C’est un point de vue très personnel, certains te diront très probablement le contraire… Mais je pense sincèrement que l’écriture à avoir avec la durée et qu’il faut laisser reposer les choses. C’est important. Donc, comme tu le soulignais, entre temps, j’ai fait un projet solo. C’était un projet artistique un peu fou et un peu à part que j’ai fait avec Jean Lamoot qui est un copain. On a fait un peu ce qu’on voulait tous les deux, on s’est affranchis de pas mal de choses. Mais il m’a fallu tout de même beaucoup de temps pour retrouver l’énergie et avoir un corpus de textes suffisant pour me lancer dans l’aventure de ce nouvel album. Très humblement, et je m’en excuse auprès des gens… je suis très lent ! (sourire)

Cette spirale infernale, le fait que tout aille toujours de plus en plus vite, c’est peut-être également une solution de facilité, une façon de ne pas aller en profondeur dans la création. Le vite-fait mal-fait comme je l’appelle…

Bien sûr. Après, il y a des gens qui écrivent très vite et très bien. Mais je n’en connais pas beaucoup… (sourire) Cette spirale infernale dont tu parles fait partie à mon sens de la « Pornographie » moderne. Cette pornographie moderne, c’est une accélération qui est totalement factice puisqu’elle n’est rendue possible que par la technologie. Aujourd’hui, on peut échanger des milliards de dollars en une nanoseconde. Ça n’a rien à voir avec le monde réel. Je pense que les gens souffrent de cette situation. Nous, les artistes, comme tout le monde d’ailleurs, nous sommes bombardés d’infos de toutes parts. Mais un artiste doit pouvoir digérer les choses pour les réexprimer. Donc, j’ai décidé de prendre mon temps…

Ton projet solo avec Jean Lamoot a-t-il nourri également le projet Luke ?

Bien sûr. Il faut le voir un peu comme Romain Gary, bien que je n’aie aucune velléité littéraire ! (rires) J’aime mélanger un peu les styles. Avec ce projet signé sous Thomas B., nous nous sommes lancés dans quelque chose de totalement différent. Et finalement… je me suis rendu compte qu’en changeant de style, et en m’amusant avec les arrangements, je disais souvent la même chose… (sourire)

Revenons à ce nouvel album… Quel a été le moteur de « Pornographie » ?

Le moteur de ce disque, c’est une colère froide et sourde teintée de mépris pour l’époque qui nous entoure. C’est une époque qui est d’un cynisme inouï. Nous sommes envahis de modernité et de technophilie… tout ça pour cacher une barbarie à la fois réelle et symbolique, et pour cacher finalement un monde qui est basé sur la guerre et l’argent…  Cet album, c’est un constat froid de cette époque hachée, complètement séquencée et mutilée qui est la nôtre. C’est ça qui a été le moteur de « Pornographie ».

Il y a beaucoup de choses à dire sur notre époque, effectivement… T’es-tu censuré à un moment donné ?

Oui, je me suis censuré dans le sens où finalement, il y a des trucs que j’ai enlevés. Mais au final, je ne le regrette pas parce que j’ai jugé que j’allais trop loin. Avec le recul, je me suis censuré très peu. Mais je crois que la censure fait partie du travail de l’auteur. Si je voulais être proche de la réalité et être un baromètre de notre époque, je devais laisser passer des phrases.

Thomas Boulard © Richard Dumas

Ces contraintes que tu te mets en tant qu’auteur, est-ce vis-à-vis du public – Luke est un groupe écouté aujourd’hui –, des médias ou tout simplement de toi ?

C’est uniquement vis-à-vis de moi. Ce que je voudrais faire comprendre, c’est qu’il n’y a aucune censure en moi et que je suis mon propre censeur. À ce niveau-là, je ne transige pas. Je n’écris pas pour plaire à telle ou telle personne… (sourire)

As-tu écrit beaucoup en vue de faire ce disque ?

Oui, il m’a fallu beaucoup écrire pour ne garder qu’onze titres. Il faut écrire pour manier la langue française. Si on veut vraiment écrire ce qu’on a envie d’écrire, il faut pratiquer. Je le vois comme ça en tout cas. Et puis, il a surtout fallu que j’arrive à faire ressortir toutes ces phrases qui passaient au travers de moi. Ce ne sont d’ailleurs pas toujours les miennes que je dis dans le disque. Ce sont aussi des phrases d’une époque et d’une génération qui ne sont pas forcément représentatives de mon langage à moi.  Je ne parle pas comme je chante. Ce qui est écrit dans les textes, ce ne sont pas forcément mes propos. C’est très important que les gens le comprennent. J’essaye de rentrer dans le cerveau d’un post-adolescent du vingt-et-unième siècle constamment bombardé d’images tout aussi stupides les unes que les autres, avec comme unique perspective de gagner de l’argent et toujours un peu plus et un peu plus vite. C’est ça le constat de notre époque. Donc, j’essaye de rentrer dans ce cerveau-là quand j’écris.

On l’a compris, le texte est au cœur de « Pornographie », mais pour autant, les titres ne pêchent pas au niveau compo, je dirais même que c’est de la bombe ! Comment se passe la création ?

Pour ce disque, j’ai vraiment fait en sorte que la musique s’écrase devant les textes. C’est sûr. J’ai très souvent laissé tomber des musiques parce que le texte était moins bon, par contre, je n’ai jamais laissé tomber un texte. J’avais besoin d’un réel propos sur ce disque, et donc j’ai décidé de le privilégier… au vu du contexte actuel.

Autant te le dire tout de suite, j’ai adoré ce disque, et j’aurais aimé discuter en détail de toutes les chansons qui le composent… mais l’exercice de l’interview est limité, donc, on ne va pas pouvoir les passer toutes en revue. Il y a, à mon sens, trois titres phrases dans ce disque : « Warrior », avec ses allures de tubes qui donne le La, « Solitaires », que le clôt magnifiquement et « Quelque part en France » qui fait froid dans le dos, tellement le texte est criant de vérité. Peux-tu me dire pour chacune d’entre elles s’il y a eu un élément déclencheur particulier à leur écriture ?

« Warrior », il n’y a pas vraiment d’élément déclencheur, c’est simplement un sujet qui m’intéressait depuis longtemps. Je fantasmais un peu sur l’ « American Psycho » de Bret Easton Ellis. Rentrer dans la tête d’un dominant, de celui qui tire les ficelles. Ce qui m’amusait, c’était de faire bien comprendre aux gens que pendant qu’on pense que le marché est libre, en fait, les autres nous livrent une guerre sans merci. Ce Warrior nous livre une guerre sans merci. Et lui, cynique, il est libre. En plus, il est jeune et prend les anciens pour des cons. C’est un personnage moderne dont la psychologie m’intéressait beaucoup.

Un mot sur « Solitaires ».

Pour ce qui est de cette chanson, il y a très longtemps que je l’avais. Je l’ai co-écrite avec un ami espagnol. C’est lui qui a écrit le texte à la base, et je le trouvais magnifique. Donc, il faudrait lui poser la question à lui, de savoir quel a été l’élément déclencheur. Par contre, c’est moi qui ai mis ce texte sous l’angle de la connexion. Le constat d’une époque où on est tous connectés et tous solitaires, finalement. J’aimais bien cette idée.

Et « Quelque part en France », qui dresse une liste des propos effrayants tenus par certaines personnes…

Là, par contre, il y a eu un réel élément déclencheur dont je me rappelle très bien. Cette chanson raconte exactement ce qui m’est arrivé. Un jour je suis allé boire un verre dans la région où j’ai passé mon enfance. Là, je suis tombé sur un ancien ami de lycée. On a discuté et au fur et à mesure, la conversation a dégénéré. En fait, pendant de longues minutes, il m’a expliqué tout simplement et sans aucune pudeur qu’il était fier de lui parce qu’il avait voté Front National, que tous ses potes avaient fait pareil et qu’il allait s’inscrire sur la liste FN de la région. Le texte qui est écrit dans la chanson retranscrit avec exactitude la conversation que nous avons eue. J’ai eu beaucoup de mal à me remettre de cette conversation, je ne te le cache pas. Je me suis dit que cette conversion, c’était le sous-titre parfait des discours de Marine Le Pen et de Florian Philippot. C’est-à-dire qu’ils ont un discours lénifiant et hyper lisse qui passe parfaitement dans l’espace médiatique, mais le vrai discours sous-jacent, c’est autre chose, c’est ce que m’a raconté cet ancien ami, qui ne l’est plus d’ailleurs aujourd’hui ! (sourire) Ce qu’on ne dit pas, ce qu’on a au fond de nous, c’est ce qui est écrit dans « Quelque part en France ». Toute la soirée, j’ai entendu des propos comme « de toute façon la gauche et la droite nous ont baisés. Qui s’occupe de nous aujourd’hui ? Les pédés, on va tout de même pas les marier… » C’est la réalité des propos qu’il m’a tenus. C’est un discours haineux, un repli sur soi vraiment crasse… Et là, pour le coup, ce texte, c’est la retranscription mot pour mot des propos qu’il m’a tenus. Tout simplement. Donc, les couplets, c’est uniquement ce que cette personne dit, et les refrains, c’est moi qui parle de mon dégoût de voir cette France en train de se replier sur elle-même, qui n’a plus qu’un seul débat en tête, celui de l’immigration, comme si c’était l’essentiel… un débat qui en plus est un débat biaisé. Cette chanson, c’est un dégoût profond. Je regarde ça atterré, les bras m’en tombent…

C’est une chanson qui interpelle en tout cas, et qui fera réagir. Du moins, je l’espère…

En plus, on voit la progression de cette conversation, ça commence par « comment ça va à Paris ? Tu côtoies des stars, toi ! Nous, on vit dans le trou du cul du monde… » et ça enchaîne et ça dégénère au fur et à mesure en allant de plus en plus loin dans les propos pour finir avec « les pédés, on va tout de même pas les marier ». C’est une haine sans non. Et j’avais envie d’en parler dans ce disque. Parce qu’on doit se battre contre ce genre de propos.

Dans « Discothèque », tu dis « Le rock est mort et vous avec ». Penses-tu que le rock aujourd’hui est en train de se lénifier lui aussi, qu’il est entré en léthargie ?

Bien sûr ! Évidemment ! Le rock est mort parce qu’il a été digéré par la communication. À partir du moment où les Top Models portent des T-Shirts Motorhead sans les avoir écoutés… c’est fini ! La boucle est bouclée et le rock a été digéré. Le rock est devenu un élément du spectacle, il n’a plus cette force de propos et cette fièvre de rébellion qu’il a pu avoir. Mais je comprends qu’il ait été digéré, parce que le monde s’est tellement complexifié que le rock ne veut plus rien dire. Et quand je dis « Le rock est mort et vous avec », ça veut dire aussi que le rock ne dit plus rien. Il n’y a plus que les rappeurs aujourd’hui qui s’expriment en français. Les rockeurs, aujourd’hui, préfèrent s’exprimer en anglais. Le rock ne dit plus rien. Finalement, le rock n’est plus une rébellion, il est devenu un effet de mode. Donc, oui, je me dis que le rock est mort.

Ce que j’ai aimé dans « Pornographie », c’est bien évidemment le son qui est excellent, on sent le background du groupe et l’expérience, mais à côté, dans le propos, on a une vraie verve et une réelle fraîcheur comme si c’était le premier album d’un jeune groupe qui débutait …

(sourire) C’est un vrai compliment que tu me fais là… Parce qu’il a fallu faire beaucoup de travail sur soi pour arrêter de devenir irréel. C’est le danger des artistes. Quand on a vendu du disque, qu’on a une certaine notoriété, on a tendance à devenir irréel. On a perdu la connexion avec le réel et on n’a plus rien à dire. Et donc, pour un rockeur, c’est une grande problématique… (rires) La candeur des débuts, on ne fait que la perdre au fil des années. Et c’est très difficile à retrouver…

J’ai choisi arbitrairement de parler de quelques titres en particulier. Y en a-t-il un, toi, sur lequel tu as envie de mettre le focus ?

C’est compliqué parce que j’ai passé beaucoup de temps sur cet album, donc, les chansons, je les aime toutes. Si j’ai voulu qu’elles figurent sur le disque, c’est que j’estimais qu’elles y avaient leur place. J’aime aussi beaucoup « J’veux être un héros » qui est pour moi un morceau de rock français moderne. J’ai le fantasme du rock français 2.0… (sourire) Le personnage de cette chanson me plait beaucoup. « Rêver tue » me plait beaucoup aussi parce que c’est une ballade, mais c’est peut-être le morceau le plus dur de l’album… Cette chanson marche très bien en concert. Chaque phrase est un délice à prononcer. Ce sont des images très fortes.

En parlant de scène, et on va peut-être parler un peu plus musique cette fois-ci, quand tu composes un morceau, penses-tu directement à ce qu’il va donner sur scène ou est-ce que ça vient dans un deuxième temps ?

En tout cas, si je n’y pense pas tout de suite, j’y pense assez vite. Même si le disque a un réel propos et qu’on a tendance à me parler des textes, je pense qu’à aucun moment, ce n’est un disque prétentieux en termes de musique. On n’est pas là pour ennuyer les gens non plus. Ce n’est pas un disque snob. C’est un disque fait pour emporter, pour être vif, pour être dynamique. Il a vraiment été pensé pour la scène. Donc, ok, il y a un propos, mais par contre, on n’est pas là pour faire chier les gens. Il y a de la flamboyance dans ce disque et une vraie puissance pour la scène. Et quand les morceaux n’avaient pas ça, je ne les ai pas mis sur le disque. Même pour les morceaux calmes, ils ont cette fulgurance qui permet, sur scène, de tenir les gens en haleine. Je le crois en tout cas.

Retrouve-t-on quelques petits « accidents de parcours » sur le disque définitif ?

Il y en a un au tout début du disque, un problème de réverbération sur la guitare. On aimait bien, donc on l’a laissé. Pour ce qui est de la voix, on a beaucoup utilisé de voix de maquettes. Attention, je ne dis pas que je n’ai fait qu’une prise, je n’ai pas cette prétention-là, mais ce sont des voix qui ont gardé la candeur et la fièvre des premiers instants. Avantage ou inconvénient ? Je n’en sais rien, mais je n’ai pas pu faire autrement. Et je ne le regrette pas du tout parce que je pense que je n’aurais pas réussi à retrouver cette forme en réenregistrant des centaines de fois le titre, musicalement en tout cas. « Solitaires », dont nous parlions tout à l’heure, en l’occurrence, c’est vraiment la prise guitare/voix que j’ai faite chez moi. On ne l’a jamais refaite. Quand on écoute ce titre, il faut m’imaginer en pyjama chez moi en train de la chanter ! (rires)

Thomas Boulard © Richard Dumas

Finalement, les voix qu’on enregistre sur les maquettes sont souvent bien plus intéressantes et plus riches que les prises qu’on peut faire après… Il se passe quelque chose de l’ordre de la découverte…

… surtout que je me suis vraiment obligé à écrire les textes au moment où je les enregistrais, pour garder l’intention de départ. Quand on prend un texte comme « C’est la guerre », si tu hurles « C’est la guerre », ce n’est pas la même chose si tu la fait un peu brutale que si tu te le joues un peu branleur qui se fout du monde. Ça n’a pas du tout le même sens. Ce sont des détails qui ont vraiment toute leur importance sur un disque. Aujourd’hui, les moyens technologiques qui sont mis à notre disposition nous permettent de déplacer le curseur entre la maquette et la prod de façon significative. C’est ce qu’on a fait là. C’est ce qui permet de garder une certaine fraîcheur.

Tu me parlais du rock français 2.0 tout à l’heure. Que penses-tu de la scène rock française de 2015 ?

Beaucoup de mal… (sourire) Non mais… c’est pas mon genre de balancer des noms ou quoique ce soit. Ce que je trouve c’est que le niveau des gens qui jouent aujourd’hui est très élevé. Vraiment, il y a des groupes très très bons. Ce qui me gêne, c’est qu’il y a de moins en moins de sens. Et on a de moins en moins de sens parce qu’on a de moins en moins de français, notamment. Pour moi, le rock français, c’est d ‘abord du rock en français. Pas du rock en anglais. Je pense qu’il y a une vraie question à se poser artistiquement sur l’abandon des classes moyennes éduquées au français… On a quand même quelque chose à dire, ou témoigner de quelque chose, mais on ne le fait plus. On a à faire avec un monde qui parle de plus en plus anglais. Je comprends cette attirance et cette attraction, mais je trouve que le niveau du débat qu’il y a autour de ça aujourd’hui est très bas. Les discussions et les dialogues ont de moins en moins de sens. Et je pense que ça aura des conséquences. Mais par contre, le rock, en français et en général, au niveau du son, est monté d’un cran.

C’est notre époque qui veut ça aussi, ce nivellement par le bas généralisé…

Tu vois, ce que je ne comprends pas, c’est que le champ littéraire est rentré dans la bataille de son époque avec des gens comme Christine Angot, Michel Houellebecq, Tristan Garcia… tous ces gens-là sont rentrés dans la bataille de l’époque. Ils réfléchissent sur notre époque un peu dégénérée. Et c’est pour cette raison que je ne comprends pas que le champ artistique de la musique ne soit pas rentré lui aussi dans cette bataille. Vraiment, ce que j’aimerais dire avec ce disque, c’est ce que j’ai essayé de faire mais peut-être n’y suis-je pas arrivé ?, c’est que ce ne soit pas qu’un disque de genre, comme un western ou un polar. C’est un disque de rock, c’est vrai, mais j’espère qu’il va au-delà du genre, qu’il dit autre chose. Je ne comprends pas pourquoi on n’est pas plus de musiciens à rentrer dans la bataille de notre époque. C’est un véritable combat qu’il faut livrer. C’est un défi à relever. On a besoin de nous musiciens autant que des écrivains, des cinéastes, des ethnologues ou des écologistes…

Propos recueillis par Luc Dehon le 7 octobre 2015.
Photos : Richard Dumas

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Luke en concert / PornoTour :

  • 23/10 – Pierrefontaine-les-Varans (25)
  • 06/11 – Lausanne (CH)
  • 07/11 – Dommarien (52)
  • 21/11 – Abbeville (80)
  • 24/11 – Bordeaux (33)
  • 26/11 – Toulouse (31)
  • 27/11 – Lyon (69)
  • 09/12 – La Cigale (Paris 18ème)
  • 11/12 – Epinal (88)








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