Interview de Régine

Propos recueillis par IdolesMag.com le 24/09/2015.
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Regine © Julien Vachon

Pour la première fois de sa carrière, dès le 15 novembre, La Grande Zoa part en tournée à travers toute la France ! Elle fera notamment escale sur la scène des Folies Bergères le 14 février prochain et publiera dans le même temps chez Universal une compilation de cinquante titres agrémentée d’un inédit signé Félix Gray et un livre, « Les Nuits de Régine », aux Éditions Hors Collection. C’est avec un immense plaisir que nous avons contacté Régine afin d’évoquer avec elle cette grande tournée qui s’annonce trépidante et ses nombreux projets, l’occasion également d’évoquer quelques souvenirs. Rencontre entre boas, chinchillas et p’tits papiers avec une artiste résolument tournée vers l’avenir.

Le 15 novembre, vous partez en tournée ! Et j’ai envie de dire que c’est la première fois de votre carrière… Qu’est-ce qui vous a décidée à partir sur les routes de France ?

Vous savez… La vie est une succession de rencontres et de désirs. Et il se trouve que ce désir de tournée était déjà implanté dans ma tête depuis un bon moment. Et puis, j’ai rencontré Samuel Ducros. De là, ce qui était déjà un désir très prononcé est devenu une réalité. Dans ma vie, j’ai chanté dans le monde entier. Ma vie s’est essentiellement faite en dehors de Paris. De temps en temps je faisais un grand show à Paris et puis basta, je repartais à l’étranger… (sourire) Donc à part les deux premières années quand j’ai commencé à chanter où je suis allée pas mal en province, j’ai toujours été éloignée de la province. Donc, c’était un vrai désir de ma part de partir en tournée. Je connais d’ailleurs très mal la géographie française ! Si on me pose la question de situer l’Ardèche par rapport à je ne sais quelle région… je serais incapable de le faire ! Je suis nulle ! Donc, avec cette tournée, je vais devenir très savante ! (éclats de rires) Mais plus sérieusement, j’ai un répertoire merveilleux. Et je n’ai pas honte de le dire parce que ce n’est pas moi qui l’ai écrit. J’ai toujours été servie par de grands personnages, qu’ils soient auteurs ou orchestrateurs. Les meilleurs qu’on trouve sur la place de Paris. Et je me réjouis d’aller chanter toutes ces chansons à travers la France.

Vous publierez le coffret « Les 50 plus belles chansons de Régine » le 30 octobre prochain, un coffret qui contiendra notamment un titre inédit écrit par Félix Gray… J’imagine que vous allez chanter cette nouvelle chanson lors de votre tournée.

Bien sûr ! Et comment ! Félix Gray, je le connais depuis qu’il est jeune homme… et je ne savais pas qu’il avait épluché ma vie de cette façon-là. Il m’a écrit cette chanson qui s’appelle « De ma p’tite poule à Mademoiselle ». C’est une chanson qui parle de Belleville, où je travaillais dans le café de mon père. Je nettoyais le percolateur, je sortais la terrasse, tout ça n’était pas très gai. Ce n’était pas très amusant, mais j’adore Belleville. Cette chanson m’a mise en joie. À cette époque, on m’appelait souvent « Ma p’tite poule ». Et très franchement, je ne sais pas où Félix a lu ça, j’ai dû le dire un jour quelque part… mais en tout cas, il a écrit cette chanson formidable qui mélange ma vie, mon histoire et mes tubes. Et je vous assure que c’est un mélange détonnant. La musique est formidable, les orchestrations sont très jeunes. C’est vraiment un titre formidable.

L’excitation est-elle la même de faire une création sur scène, comme ça va être le cas avec « De ma p’tite poule à mademoiselle », ou de chanter pour la énième fois « La Grande Zoa » ou « Les p’tits papiers » ?

Ce n’est pas du tout la même chose. Chaque chanson a son atmosphère et son histoire. C’est là qu’intervient mon travail d’interprète, je dois faire entrer le public dans cette atmosphère-là. Alors, bien évidemment, sur scène, je vais faire un medley dans grands tubes. Là, tout le monde va chanter avec moi. On va beaucoup rire aussi ! Je vais vous laisser la surprise mais je peux vous dire que le spectacle se terminera en grosse fiesta, avec des ballons et tout ce qu’il faut. Les gens pourront monter sur scène et danser. Je suis une animatrice aussi… donc, je profite de cette qualité que j’ai de mettre les gens à l’aise et en forme !

Des chansons comme « Zoa », « Les p’tits papiers » ou « Azzuro », les chantez-vous toujours avec autant de plaisir ? Une lassitude ne s’installe-t-elle pas au fil du temps ?

C’est impossible. Il n’y a jamais aucune lassitude quand on chante de très belles chansons. « Les p’tits papiers », je les chante toujours avec la même émotion. Vous savez, à la minute où je l’ai entendue, c’était mon deuxième disque et je cherchais des chansons, j’ai été cueillie. Quand Serge s’est mis au piano et a commencé à jouer, j’ai tout de suite compris que ce serait ma chanson et qu’elle serait très importante dans ma vie. « La Grande Zoa », c’est pareil. Quand on lit attentivement le texte, on se rend compte que Frédéric Botton a écrit un texte extraordinaire. C’est une histoire formidable. Beaucoup de chansons ont été inspirées par elle. Mais « La Grande Zoa » est immuable parce qu’elle a ce boa magnifique, entre autres… (sourire) Vous savez, il y a un problème récurrent, c’est que les gens aiment des chansons, ils les fredonnent, mais ils ne cherchent pas à savoir qui les a écrites. C’est un rôle un peu ingrat, celui d’auteur. Et il n’y a pas que les auteurs qui sont connus du grand public qui écrivent de beaux textes, j’ai plein de chansons dans mon répertoire qui sont écrites par des auteurs tout à fait inconnus et qui sont magnifiques… Serge Lama, je l’ai connu alors qu’il avait vingt-et-un ans et il m’a écrit des chansons à tomber par terre.

Quand on dresse la liste de tous les auteurs qui vous ont écrit des chansons, c’est impressionnant. Et ce qui est formidable, c’est qu’ils viennent tous d’horizons très différents les uns des autres et que votre répertoire reste tout à fait cohérent.

C’est vrai. Et ça a été ma chance. Vous savez, je suis quelqu’un qui peut chanter aussi bien des choses très drôles que des choses très tristes. Je peux même chanter des choses plus réalistes. J’adore vraiment l’écriture… et je suis très très maniaque dans le choix de mes chansons.

L’écriture de chanson vous a-t-elle démangé ou vous démange-t-elle aujourd’hui ?

C’est quelque chose qui me fascine mais que je ne sais pas faire. Je sais déjà faire beaucoup de choses, comme le ménage, la cuisine, recevoir mes amis ou faire rire les gens, mais écrire une chanson, je ne sais pas le faire. On ne peut pas avoir tous les talents. Chacun a son métier. Il y a des gens qui savent écrire des chansons, d’autres pas. Il y en a qui savent les interpréter, d’autres pas. Et je vais même vous dire, je n’aime pas spolier les gens. Je n’ai jamais chanté une chanson simplement parce que l’auteur souhaitait que je la chante. Je trouve cette démarche vraiment nulle. Une chanson, on la choisi parce qu’on l’aime ou qu’elle nous touche, pas pour d’autres raisons. Une chanson dure entre deux et trois minutes. C’est très très difficile à mettre en ordre. Il faut un début, une histoire et une fin. Tout ça en quelques minutes. C’est extrêmement difficile. Donc, je ne sais pas faire ça, mais je sais choisir, c’est déjà ça ! (rires)

En tout cas, vous les avez toujours très bien choisies tout au long de votre carrière !

C’est vrai. Vous savez, j’aimais mon métier de nuit que j’avais commencé depuis longtemps. J’avais des boîtes à travers le monde et c’était difficile d’arrêter tout ça. C’était même impossible. Donc, j’ai mené les deux vies en parallèle. Vous savez, j’ai croisé tellement d’artistes qui étaient au bord du suicide tellement ils attendaient un tube… le tube, c’est un piège et un danger permanent. J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de tubes. Mais je n’aime pas employer le mot « tube », j’ai trop de respect pour mes chansons et pour mes auteurs. C’est aussi un projet que j’ai depuis longtemps, de rendre un hommage à mes auteurs. Et à mes orchestrateurs aussi, bien évidemment parce les orchestrations d’une chanson sont aussi importantes que le texte. Une chanson, c’est un tout. C’est la réunion entre un parolier, un musicien, un orchestrateur et un interprète. L’orchestrateur met en valeur ce qui lui est proposé, c’est formidable !

Revenons à votre tournée… Quelle formation allez-vous avoir ?

J’aurai cinq musiciens avec moi. Ce sont des musiciens formidables. Ils chantent tous. Ils ont tous une énergie formidable. Là, nous avons débuté les répétitions, et je peux vous dire que ça envoie ! Nous avons gardé les orchestrations d’origine, mais il y a une fougue nouvelle. Vous verrez, c’est formidable !

Avez-vous confié la mise en scène du spectacle à quelqu’un ?

Non, le metteur en scène, c’est moi ! (rires) C’est moi qui ai écrit les textes entre les chansons et qui ai écrit la trame du spectacle. J’adore faire ça. S’il y a bien une chose que j’aime, c’est la mise en scène. Et je vais d’ailleurs vous confier qu’un de mes grands projets après cette tournée, ce sera de mettre en scène ma propre comédie musicale. C’est une comédie musicale que m’ont écrite Eddy Marnay et Emil Stern. C’est mon histoire dans le café de mon père bien sûr et dans ma première boîte où je suis en même temps barmaid, vestiaire, etc… Il n’y a que deux tableaux, mais ce sont deux tableaux diaboliques. Et un troisième qui est le rêve, le retour vers mon père. Comme vous le voyez, mon père a une grande importance dans ma vie… Je mettrai en route cette comédie musicale juste après la tournée.

Qui va vous habiller sur scène cette année ?

Écoutez, j’ai toujours été habillée par la même personne, Mine Vergès. C’est la personne qui fait tous les costumes du Moulin Rouge. J’ai été sa première cliente. Ma première robe de scène, elle était de Marc Bohan, qui était à l’époque chez Dior. La deuxième, elle était de Saint-Laurent. Et après, ça a été Mine Vergès. C’est moi qui lui ai présenté Barbara, notamment. Mine, c’est une femme extraordinaire. Elle a un talent fou. Souvent, les costumes étaient dessinés par Dussarat. C’est un garçon qui est multiple. En cinq minutes, il devient quelqu’un d’autre. Il se travestit très très vite. C’est lui aussi un personnage formidable.

Comment l’appréhendez-vous, la scène ? La voyez-vous comme une espace de liberté totale ou est-ce tout de même très écrit ?

C’est automatiquement écrit. Quand quelque chose n’est pas écrit, c’est du fouillis. Nous sommes plusieurs sur scène, donc, chacun doit savoir ce qu’il doit faire à tel ou tel autre instant. J’ai terminé hier l’écriture du spectacle. Nous allons descendre dans très peu de temps à Nîmes pour travailler avec les musiciens, pour régler les lumières, etc… Les orchestrations, elles, sont faites depuis longtemps. Vous savez, ce qu’il y a de bien avec mon producteur Samuel Ducros, c’est que tout vient à l’avance, ce qui fait que vous avez le temps de rentrer dans votre spectacle et que vous avez le temps de vous installer. Vous n’avez jamais l’impression de devoir apprendre quelque chose. Tout se digère avec le temps. J’aime travailler comme ça. Prendre un papier et apprendre, ce n’est pas mon truc. J’aime quand c’est écrit et qu’on a pris le temps d‘y réfléchir.

Regine © Julien Vachon

L’autre jour, je parlais avec un ami qui me racontait une soirée mémorable qu’il avait passée avec « La Grande Zoa » qui tournait en boucle. Et je me suis dit que tout le monde avait finalement un souvenir avec l’une de vos chansons. Qu’est-ce que ça vous fait de savoir que vous avez fait partie de la vie de plein de gens ?

Ça ne peut que me faire plaisir… Est-ce que la vie au-delà existe ? Je n’en sais rien ! Par contre, ce que je sais, c’est qu’il y a trois ou quatre chansons qui resteront dans la tête des gens, ce sont des chansons qui ont fait partie de leur vie à un moment ou un autre. C’est un réel plaisir. C’est ça finalement la survie… Vous savez, quand quelqu’un s’en va, je n’efface jamais son numéro dans mon téléphone. J’ai un grand respect des gens, et bien évidemment des gens que j’aime. J’ai assisté à trop de désespoir de gens qui ont été oubliés que je ne peux pas oublier quelqu’un ou effacer son nom. Il n’y a pas beaucoup de reconnaissance dans notre époque et dans nos métiers. Mais la reconnaissance et l’amitié sont deux valeurs capitales pour vivre cette vie. C’est en tout cas ce que je pense… Notre conversation devient plus sérieuse tout d’un coup… mais ce n’est pas mal… (sourire)

Passer des bijoux et des chichillas à des réflexions plus profondes, c’est aussi ça, la vie, finalement.

C’est vrai ! Regardez « La Grande Zoa », elle a eu une vie formidable ! Elle va peut-être se marier et avoir des enfants maintenant… C’est extraordinaire.

Vous avez inspiré beaucoup de travestis et de transformistes…

C’est un fait ! Je suis imitée dans tous les Clubs Méditerranée dans le monde entier. Il y a des « Grandes Zoa » partout ! Et c’est assez rigolo. Vous savez, les travestis, ceux qui en font leur métier, sont les seuls à pouvoir m’imiter. Ils peuvent reproduire mes gestes, mon regard, etc… Alors qu’aucun imitateur n’a réussi jusque-là. C’était le grand désespoir de Thierry Le Luron, mais il n’y est jamais arrivé. Le seul à y être un peu parvenu, c’est Yves Lecoq. Certes, on peut imiter la voix, mais il y a tout le reste. Par contre, les travestis ont dans leur façon de bouger, dans leur regard, dans leur façon d’être finalement, ce que j’ai au plus profond de moi, c’est-à-dire la gaité et la tristesse. Donc, ils arrivent vraiment à donner l’illusion que c’est moi qui suis sur scène…

Le 14 février, vous serez sur la scène des Folies Bergères. Vous vous y étiez d’ailleurs déjà produite il y a une dizaine d’années. Pourquoi avez-vous à nouveau choisi cette salle aujourd’hui ?

Je connais très bien Madame Martini, c’est un fait. Mais les Folies Bergères, c’est une salle mythique pour moi depuis que je suis gosse. Mon rêve, c’était de descendre l’escalier nue. Alors là, je vais le descendre, mais là, je serai très habillée ! (éclats de rire) Je me vois très bien en petit truc pailleté, j’ai de très belles jambes… Je suis encore très bien foutue pour mon âge !! (re-éclats de rire)

Regine © Julien Vachon

Par contre, vous n’allez pas faire escale en Belgique, alors que vous y êtes née, à Anderlecht pour être précis.

Ça va se faire, j’en suis persuadée ! J’ai d’ailleurs beaucoup chanté à l’Ancienne Belgique. Eddy Despretz s’occupait de moi. Quand il ne s’occupait pas de moi, il s’occupait d’Adamo et il venait m’habiller quand même ! (rires) Eddy était lui aussi un garçon formidable. J’ai toujours eu la chance de travailler avec des gens qui m’aimaient et que j’aimais. Vous savez, on ne peut pas travailler avec des gens qu’on n’aime pas. Il faut aimer les gens et les respecter. Et se respecter soi-même, et le public, bien sûr.

Qui écoutez-vous aujourd’hui ?

Je sais reconnaître quelqu’un qui a du talent ou pas dès ses débuts. Les télévisions doivent donner aux gens les choses du moment, les choses qu’ils attendent. Il va y avoir quelques désespérés dans quelques années. Faire une carrière, c’est un gros boulot. Il faut un grand amour de ce métier.

Pensez-vous que c’est facile pour un jeune artiste aujourd’hui ?

Avec les réseaux qui existent aujourd’hui, quelqu’un qui a du talent et qui est intelligent ne peut que sortir du lot. Il y a de jeunes artistes formidables aujourd’hui. Je pense notamment à Vianney qui est un garçon qui a un talent fou. Il a un merveilleux répertoire. Mais à côté, j’aime aussi énormément Voulzy et Souchon. Ce sont deux personnages qui tiennent encore la route d’une façon fabuleuse. Je les adore.

Le passé existe, mais vous êtes résolument tournée vers l’avenir. Quel regard jetez-vous sur le paysage musical qui est aujourd’hui essentiellement fait de reprises ?

Quand ils font un concours, ils reprennent une chanson qui a déjà eu du succès à leur sauce. C’est de bonne guerre, ça se fait déjà dans les crochets de l’époque. Par contre, il y en a très peu qui n’imitent pas. Ceux-là, ils ont quelque chose en plus. Et d’ailleurs quelques-uns en sont sortis la tête haute. C’est ceux-là qui deviendront de grands chanteurs, les autres, on les oubliera. Le radio-crochet, ce n’est pas nouveau, c’était déjà cruel et terrible à l’époque avec le fameux crochet [et là, nous partons dans un éclat de rire avec Régine en repensant au crochet qui éjectait le candidat de la scène]. Les gens qui rêvent de faire carrière, ils sont de plus en plus nombreux. La vie va tellement vite aujourd’hui que c’est devenu encore plus difficile. Mais on voit les artistes qui seront à la mode aujourd’hui et qui ne le seront plus demain, et ceux qui feront carrière. Ça se repère très vite… Un garçon comme Mika, je l’avais repéré à ses débuts. C’est quelqu’un qui est multiple et très intelligent. Il est brillant, Mika. C’est un garçon résolument moderne et qui le restera. C’est comme ça ! (sourire) Et moi, aujourd’hui, je suis encore là et je suis très heureuse de partir en tournée. Tout le monde me dit que je suis folle, que je vais prendre le train, que ça va me fatiguer… Eh bien non, avant, je prenais le Concorde, aujourd’hui je vais prendre le train. C’est normal !

Avant de vous quitter, j’ai une question qui me brûle les lèvres depuis des années… Comme vous le dites dans la chanson, « On n’a jamais su qui était Zoa ». Mais le savez-vous, vous ?

Oui, « La Grande Zoa » c’est moi !

Mais vous n’avez pas été mangée crue par votre boa…

Allez savoir… (éclats de rire)

Propos recueillis par Luc Dehon le 24 septembre 2015.
Photos : Julien Vachon, DR

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Tournée de Régine :

  • Dimanche 15/11/2015 – Le Corum – Montpellier (34)
  • Dimanche 29/11/2015 - Le Silo – Marseille (13)
  • Dimanche 06/12/2015 – Théâtre Municipal – Carcassonne (31)
  • Jeudi 24/01/2016 - Bourse du Travail – Lyon (69)
  • Dimanche 31/01/2016 - Théâtre Municipal – Abbeville (80)
  • Dimanche 07/02/2016 – Le K – Reims (51)
  • Dimanche 14/02/2016 - Les Folies Bergères - Paris
  • Dimanche 21/02/2016 – Casino Barrière – Toulouse (31)
  • Vendredi 26/02/2016 - Théâtre Sébastopol – Lille (59)
  • Samedi 27/02/2016 - Mégacité – Amiens (80)
  • Dimanche 28/02/2016 - Le Splendid - Saint-Quentin (02)
  • Vendredi 04/03/2016 – Gare du Midi – Biarritz (64
  • Vendredi 11/03/2016 – Le Vinci – Tours (37)
  • Dimanche 13/03/2016 - Théâtre Galli – Sanary (83)
  • Dimanche 20/03/2016 - Cité des Congrès – Nantes (44)
  • Mercredi 23/03/2016 – Théâtre Debussy Palais des Festivals – Cannes (06)
  • Samedi 09/04/2016 - Théâtre Femina – Bordeaux (33)








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