Interview de Alex Lécuyer

Propos recueillis par IdolesMag.com le 21/09/2015.
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Alex Lecuyer, tatoue sur ta peau

Il y a tout juste un an, Alex Lécuyer remportait « Les Voix de la Chance », il publie aujourd’hui un premier EP avec la complicité de Pierre Billon, « Chaque jour est une chance », emmené par le single « Tatoué sur ta peau ». Nous avons été à la rencontre d’Alex afin d’en savoir un peu plus sur son parcours et comment il vit tout ce qui lui arrive depuis un an (c’est notamment lui qui interprète le générique du Loto sur TF1).

Avant de parler plus précisément de tout ce qui t’es arrivé depuis un an et de la sortie de ton premier EP « Chaque jour est une chance », j’aimerais, si tu le veux bien, que nous évoquions ton parcours dans les grandes lignes. Viens-tu d’une famille de musiciens, de mélomanes ou tout du moins d’artistes ?

Je ne viens pas du tout d’une famille de musiciens, même si on a toujours écouté beaucoup de musique. Par contre, je viens d’une famille d’artistes. Il y a des dessinateurs, des stylistes, des danseurs… Donc, le côté artiste est bien présent. Du côté musique, ma mère a fait beaucoup de chorale. Donc, j’ai grandi avec ça à la maison. Maman chantait beaucoup et elle chante d’ailleurs toujours autant, elle donne toujours autant de concerts avec sa chorale. Quand j’y réfléchis, je pense que c’est elle qui m’a donné le goût de la musique.

Que t’a-t-elle fait écouter, ta maman, mis à part le chant choral ?

Elle écoutait essentiellement de la chanson française, et surtout de la variété française. Elle écoutait du Aznavour, du Edith Piaf… Après, j’ai écouté du Fiori, du Céline Dion, du Jacques Brel. Donc, comme tu peux le remarquer, j’ai vraiment été bercé par la chanson française.

Et toi, quand tu as été en âge d’écouter ta propre musique, vers quel répertoire t’es-tu dirigé ?

Je suis vraiment resté dans ce même style. Forcément, j’ai écouté les chanteurs de ma génération comme Chimène Badi, etc… Tu sais, je comprenais ce que j’écoutais, vu que c’était chanté en français, et c’est ça qui m’a beaucoup plu au départ. Comprendre les messages que les artistes voulaient faire passer dans leurs chansons était important pour moi.

En tant qu’artiste, quel est ton parcours ? As-tu pris des cours de chant ? Intégré une chorale ? Appris à jouer d’un instrument ?

Très vite, j’ai appris à chanter. À l’école, on faisait toujours des spectacles de fin d’année. Nous avions donc un professeur de musique, et je pense que c’est ce professeur qui m’a donné le goût de chanter et surtout qui m’a poussé à continuer dans ce chemin-là. Il me disait que j’avais un timbre sympa pour mon âge, etc… Du coup, je l’ai écouté et j’ai commencé à chanter de plus en plus chez moi. J’écoutais beaucoup de disques et je chantais par-dessus. Mon parcours est vraiment celui d’un autodidacte, j’ai appris à chanter tout seul devant le miroir de ma chambre… (sourire) Puis, petit à petit, la passion à pris de l’ampleur, donc, je me suis mis à participer à des concours de chant dans ma région. C’était une façon de me tester et de voir ce qui se passait devant un public. De concours en concours (j’en ai fait pas mal), j’ai fini par monter un groupe avec des copains. Ça fait quelques années que le groupe existe, et il existe toujours aujourd’hui d’ailleurs. Nous continuons à donner des spectacles dans la région vendéenne pour diverses associations. C’est amateur, mais il y a un bon feeling entre nous, donc, c’est cool !

Écris-tu et composes-tu ?

Non. Très sincèrement, ça m’a travaillé tout un temps. Mais j’ai dû y renoncer, en tout cas pour l’instant, parce que ce n’est pas mon domaine. C’est un truc qui m’attire, mais je ne suis pas assez bon pour le faire maintenant.

Il y a donc un an, tout commence à s’accélérer pour toi, tu passes le casting des Voix de la Chance.

Oui. C’est une copine chanteuse qui avait déjà participé à plusieurs reprises à ce concours qui m’a dit que ce serait pas mal que je tente l’expérience. Donc, l’année dernière, comme elle venait de s’inscrire, elle m’a dit que ce serait bien je m’y inscrive aussi, pour qu’on puisse y participer ensemble. Je me suis donc inscrit sur internet pour le pré-casting. Après, je suis passé devant le jury, et notamment Pierre Billon. Il y a eu un bon feeling ce jour-là. Le courant était déjà bien passé entre nous pour une première rencontre. Après, c’était parti pour la première scène et la première sélection à Pornichet. J’ai eu la chance de remporter le premier concours, et puis, je suis allé jusqu’en finale avec d’autres artistes. La finale, c’était au cap d’Agde, et j’ai eu la chance de remporter ce concours de fous ! (rires)

Qu’est-ce qui se passe dans ta tête quand tu apprends que tu viens de gagner ?

Concrètement… Tout s’est bousculé dans ma tête à cet instant précis. Nous étions tellement d’artistes au départ à passer ce casting que c’était incroyable que le dernier qui restait, ce soit moi. Il y avait tellement d’artistes talentueux ! En un quart de seconde, toutes ces images sont passées en revue dans ma tête. C’était fou de me dire que les gens m’avaient préféré aux autres. Je pense que c’est ça qui m’a le plus touché, c’est que je me rendais compte que j’avais réussi à toucher les gens.

Avais-tu passé d’autres castings d’autres télé-crochets ?

Oui. J’avais tenté La Nouvelle Star en 2008, j’avais tout juste seize ans. Je m’étais aussi présenté au casting de la deuxième saison de The Voice. À chaque fois, ce qui ressortait, c’était que je chantais bien, mais que j’avais une voix trop old school… Il manquait toujours un truc, quoi ! (sourire)

Les Voix de la Chance, c’était donc il y a un an maintenant. Avec le recul, que retiens-tu de cette expérience ?

Le mot qui revient toujours, c’est le mot chance. La chance y est pour beaucoup. J’ai fait des rencontres magnifiques après ce concours. Et déjà la rencontre avec Pierre Billon qui a été décisive. Tout s’est fait grâce à lui, finalement. Il m’a mis sur tout plein de projets. Du coup, depuis un an, tout se bouscule. Tout ce qui m’arrive depuis un an, je le prends avec beaucoup d’humilité et des paillettes dans les yeux. Je profite de tout ce qui m’a été offert jusqu’à présent. Et je me dis que ce n’est pas encore fini, donc, ça… c’est formidable ! Je remercie la chance et les rencontres.

Que se passe-t-il tout de suite après « Les Voix de la Chance » ? Tu rentres en studio avec Pierre Billon ?

Je suis d’abord rentré chez moi, sur Nantes. Quelques jours après, Pierre m’a appelé en me disant qu’il fallait qu’on cale quelques rendez-vous sur Paris dans un studio. Là, on s’est mis à travailler les chansons qu’il avait écrites avec son copain Jean Mora. Au départ, ils avaient écrit cinq ou six chansons, cinq ou six très beaux cadeaux. Je suis donc allé les rejoindre à Paris, et nous avons enregistré des maquettes. On a modifié quelques petits trucs, j’ai amené ma propre touche aux titres, et c’était parti. Donc, tout s’est fait assez rapidement. Tout a été fait en quelques mois tout au plus.

Un an, c’est très court…

Oui, et quand l’année est aussi bien remplie que celle que je viens de passer, c’est fou ! (rires)

Dans cet intervalle, tu t’es retrouvé à chanter la générique du loto sur TF1… Ce n’est pas rien, non plus !

(rires) Passer trois fois par semaine sur TF1, ce n’est pas rien, tu peux le dire !! (éclats de rire) Donc, entre septembre et novembre de l’année dernière, on a bossé les chansons. Au mois de décembre, Pierre m’a dit que la FDJ lançait un nouveau concours pour trouver l’interprète du nouveau générique du Loto sur TF1. On a donc renvoyé la maquette de « Born to be wild » de SteppenWolf, et hop, elle a été retenue. Là, je passe trois fois par semaine sur TF1, c’est un extrait de ce titre, donc, c’est très court, mais c’est génial quand on y pense. En fait, depuis que j’ai remporté Les voix de la Chance, il y a eu tout un tas d’enchaînements d’évènements incroyables…

En septembre, quand tu as commencé à travailler avec Pierre Billon sur des chansons originales, le single « Tatoué sur ta peau » existait-il déjà ?

Au tout départ, non. Ils avaient écrits une chanson en anglais. Elle était pas mal. Même pas mal du tout, mais on a hésité à l’enregistrer. On a réfléchi et on s’est dit que pour un jeune artiste qui débutait en France, ce serait plus judicieux d’arriver avec des chansons en français, que ça toucherait plus le cœur des gens. Les gens s’identifient forcément plus à une chanson avec un texte en français, qui leur parle directement. Donc, on a mis de côté cette chanson en anglais. Tout de suite après est arrivé « Tatoué sur ta peau ». C’est donc la première chanson en français que j’ai enregistrée, et la première de cet EP.

C’était aussi logique d’aller vers du français, vu que, comme nous en avons parlé tout à l’heure, c’est toute ta culture musicale, la chanson française…

Effectivement. J’ai grandi là-dedans et c’est dans ce répertoire que je suis le plus à l’aise, que je peux le mieux raconter des choses. J’ai fait quelques trucs en anglais aussi, mais mon accent n’est pas encore tout à fait au point. En anglais, il faut que tout soit bien calé pour être au top.

« Tatoué sur ta peau » va-t-il bénéficier d’un clip ?

Oui. Là, il y a un teaser qui a été mis à dispo sur Dailymotion, mais je pense qu’un véritable clip verra bientôt le jour. On en a discuté pas mal. Pierre a pas mal d’idées à ce sujet. C’est dans les tuyaux.

Ton premier EP, « Chaque jour est une chance », sera disponible le 25 septembre. Dis m’en un peu plus…

Il y aura cinq titres, dont une reprise. C’est une chanson que j’ai interprétée cet été dans le spectacle de Madonna Bouglione, « Gold » de Gabriel Rios. On a pensé que ça pourrait faire plaisir à quelques personnes. Sinon, les quatre autres titres originaux seront chantés en français.

De quoi vont parler ces quatre titres dans les grandes lignes ?

Ils vont parler de mon parcours, de mes origines, de ce que j’aime dans la vie. Je suis un garçon comme tous les autres, donc, je raconte des choses que j’ai vécues et dans lesquelles tout le monde pourra se retrouver. Il sera question de musique et de voyage aussi…

Quelle suite envisagez-vous avec Pierre Billon, de donner à cet EP ? Un autre Ep ? Un véritable album ? Ou est-ce encore un peu tôt pour en parler ?

Je ne sais pas trop. Pierre m’a dit cet été qu’il voudrait partir sur plus de chansons et donc de pousser le truc jusqu’à un album. Mais pour le moment, nous nous concentrons sur le EP. En fonction de l’accueil qu’il aura eu, on avisera. Mais pourquoi ne pas partir sur dix/douze titres ? En tout cas, nous allons prendre le temps de bien faire les choses, et donc, nous consacrer au Ep pour le moment.

Tu as donc fait tout cet été la tournée FDJ/NRJ 12. Des scènes sont-elles prévues dans les prochaines semaines ?

Pas pour l’instant. Mais bien entendu, ça fait partie de nos projets. Disons que là aussi, c’est dans les tuyaux, mais que rien n’est encore calé.

Comment ça s’est passé cette tournée cet été ? Que représente la scène pour toi ?

C’est juste incroyable de pouvoir livrer des messages et des chansons aux gens en live. C’est un moment de partage tellement fou ! Et quand ça fonctionne et que le courant passe bien, c’est un moment magique. Il y a une osmose qui se crée entre la scène et le public. On ne fait plus qu’un… C’est magique. Mais toute bonne chose à une fin, et le revers de la médaille, c’est que ça passe très très vite ! (rires) Cet été, on a fait une vingtaine de dates, c’était formidable. On a eu l’occasion de rencontrer les gens après les spectacles. On a partagé plein de jolis moments avec eux. Cet été, c’était un été de malades et de fous ! Artistiquement et humainement, je n’avais jamais vécu une expérience aussi forte.

Tu as eu l’occasion de chanter « Tatoué sur ta peau » à plusieurs reprises…

Oui ! (sourire) Je le chantais souvent l’après-midi sur un podium qui était juste à côté de la scène. Ça a été un super exercice de voir comment les gens réagissaient. J’ai eu de très bons retours. Je l’ai chanté à Bordeaux aussi, ce soir-là, il y avait pas mal d’autres artistes, comme Maude et tant d’autres.

C’est encore un tout autre exercice de chanter son propre titre, et pas des reprises…

Effectivement ! (sourire) Pour moi qui ai l’habitude de faire des reprises, je peux te dire que chanter et défendre son propre projet, c’est vraiment quelques chose de formidable. Là, tu pars pour autre chose, c’est encore une autre dimension. J’ai encore un peu de mal quand je pense à tout ce qui m’arrive. D’un côté, j’ai toujours été un amateur et un passionné, et là, d’un coup, ça devient professionnel. Tout se bouscule dans ma tête et dans ma vie ! (rires)

Tu es actuellement en pleine promo, c’est là aussi un tout nouvel exercice pour toi. Comment le vis-tu ?

C’est vrai que c’est un exercice qui est nouveau pour moi et qui est assez compliqué, mais ça me plait. En peu de temps, il faut se livrer et parler de son projet. C’est excitant, c’est cool. Ça me plait puisque j’aime parler, même si je t’avoue que parfois c’est aussi un peu stressant.

Dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui, à quelques jours de la sortie de ton tout premier EP ?

C’est un peu bizarre tout ce qui se passe dans ma tête. Il m’arrive de faire le point sur tout ce qui vient de se passer dans ma vie en un an à peine… C’est juste phénoménal. Je trouve ça un peu fou, même si j’en rêvais secrètement. En tout cas, je garde la tête sur les épaules, je ne pars dans des délires de dingues. Et surtout, je profite de tout ce qui m’arrive. Il y a un an, je n’avais rien dans les mains. Et là quand je vois tout ce qui m’est arrivé… je me dis que je suis vraiment chanceux. Je suis ravi de tout ce qui m’arrive. Et je suis heureux. Terriblement heureux. Une porte s’est ouverte, je vais tout faire pour la garder ouverte le plus longtemps possible…

Propos recueillis par Luc Dehon le 21 septembre 2015.
Photos : DR

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