Interview de Moundir

Propos recueillis par IdolesMag.com le 17/02/2015.
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Moundir - DR

Moundir a publié en début d’année une compilation fitness, « Survivor », une sélection de morceaux faits pour bouger. Nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur ce projet. Nous en profiterons également pour parler un peu musique avec lui.

Moundir, compilation fitness survivorQu’est-ce qui vous a incité à publier une compilation Fitness ?

Le sport fait partie de ma vie intégrale. Je me suis occupé de pas mal de personnes quand j’étais coach. Et donc allier un projet avec cette passion qui m’anime et cette occupation qui me faisait manger à l’époque, je me suis dit pourquoi pas. Donc, lorsque le label Madison Music m’a approché pour me proposer un projet autre que celui de la chanson, j’ai accepté leur proposition. Il me fallait un projet musical autre que de la chanson. Je ne sais pas chanter. Et il est hors de question pour moi de rentrer dans le schéma classique de la télé-réalité, c’est-à-dire sortir une musique et un bouquin. Donc, je me suis dit que ce serait intéressant de créer une compilation autour du Fitness, qui allie la forme, la santé et le bien-être. Les gens peuvent écouter cette compile lors de leur entrainement. Ce sont des morceaux assez sympathiques. Donc, ce projet est né d’une belle rencontre avec les gens de Madison Music.

Comment avez-vous choisi les titres ? Pour leur rythme ?

Oui et non, parce que le rythme est propre à chacun. Cette compile est très fun et chacun trouve son step, comme on dit, par rapport à la musique. Il y a des musiques comme « Copacabana » qui sont très bien pour ça. Lorsque vous faites du vélo, du biking ou que vous courrez, chacun est libre de trouver son mouvement. Donc, chacun trouvera dans la compile la mesure qu’il aurait envie de s’approprier. Lorsque moi j’écoute une musique, j’essaye de trouver des appuis par rapport à la symphonie ou au step. Après, c’est personnel. Il y en a qui s’entraînent sur du Michel Sardou, d’autres sur du Chopin et d’autres sur de la techno. On trouve un peu de tout dans cette compilation, elle est donc appropriée à tout le monde. Et chacun peut se l’approprier personnellement.

Quand on fait des exercices, notre corps a tendance tout de même à suivre un rythme, non ?

C’est pour cette raison qu’il faut établir une playlist en fonction des capacités de chacun. On peut suivre un rythme plus intensif à certains moments, pas tout le temps. Prenez l’exemple de « Copacabana », là, on peut accélérer, parce qu’on peut imaginer qu’on est sur la plage et qu’on peut y aller. Mais quand ça redevient plus doux, on relâche. On ne peut pas aller que vite. C’est pour cette raison que je dis qu’il faut qu’on s’approprie cette compile. C’est à chacun de trouver son step.

Vous avez été coach, quel conseil pourriez-vous donner aux gens pour perdre les petits bourrelets apparus pendant l’hiver, en vue des beaux jours ?

Avant de donner des exercices pour perdre ses rondeurs ou les bourrelets… il faut savoir que les bourrelets, on les perd en faisant attention à sa nutrition. Il n’y a pas d’exercices qui font perdre les bourrelets. Là, on parle de la ceinture abdominale, c’est uniquement la nutrition qui importe. D’ailleurs, juste avant de parler de sport, je demande aux gens que je coache s’ils ont décidé de changer au niveau de leur corps ou de leur hygiène de vie. C’est la première chose dont il faut parler. Après, oui, on peut parler de cardio pour faire partir les bourrelets. Mais on ne peut pas commencer un exercice si on n’est pas déterminé à le finir.

Moundir - DR

Certains sports sont plus agressifs pour le corps que d’autres. Quels sont les disciplines les moins contraignantes ?

Je vous mentirais si je vous disais qu’il n’y a pas un exercice qui agresse le corps. Il y a des disciplines qui ont plus d’impact sur, notamment et surtout, les articulations. Je dirais qu’il faut bien s’entraîner à bonne quantité et bonne dose. Il faut veiller à ne pas charger la mule comme on dit. Je dirais que pour moi, le yoga est une très bonne activité. La course aussi, bien sûr, à partir du moment où on a intégré qu’il fallait bien s’hydrater et s’étirer. Et si possible, avoir les moyens d’aller voir derrière un masseur ou un kinésithérapeute. Il faut prendre soin de ses articulations quand on décide de courir. Il y a aussi le vélo qui est très bien. Finalement, je pense que toutes les discipline sont bénéfiques à partir du moment où on n’en abuse pas. Il faut prendre aussi soin de son corps et être à son écoute.

Après cette digression sportive, nous allons revenir à la musique… Mis à part les titres qu’on peut trouver sur votre compile, quelle musique écoutez-vous aujourd’hui ?

Je suis comme un routier, j’aime écouter un peu de tout. Tout dépend des moments dans lesquels je suis. Autant j’adore la soul, le r’n’b et le funk, autant, je peux également écouter un peu de variété française et du classique. Même du jazz ! J’écoute vraiment un peu de tout. À part que je n’écoute pas de hard rock, ni de métal, ni de techno.

Quelle est votre toute première claque musicale ?

Le premier concert de Kool and the Gang. J’ai adoré leur style. La symphonie est intemporelle. C’est un groupe qui a fait rêver mes parents et qui m’a fait rêver moi aussi. Qu’on soit en Afrique ou en Amérique du Sud, Kool and the Gang reste intemporel. C’est juste énorme. L’ambiance de ce concert était géniale. Et puis voir ce groupe mythique, c’était juste énorme. Personne n’est resté assis ! C’est toute la différence qu’on peut trouver entre Kool and the Gang et un autre groupe…

Et la dernière claque musicale ?

Elle remonte à longtemps ! J’étais allé voir Al Jarreau au Bataclan. C’était là aussi juste énorme.  C’était en tout cas une aussi grosse claque que la première.

Êtes-vous un grand consommateur de musique ?

Oui, effectivement, surtout avec iTunes. Je ne peux pas faire quelque chose sans musique. Que je sois au poker ou en train de faire du sport, la musique m’accompagne. Même quand je prends les transports en commun, la musique fait partie de mon accompagnement.

Vous me dites que vous allez sur iTunes, est-ce que ça vous arrive tout de même encore d’acheter du support physique ?

La technologie d’aujourd’hui fait en sorte que je peux écouter de la musique et voir le Cd sans faire la queue dans un magasin ni avoir à subir la foule… Cette technologie me donne accès aussi à un catalogue impressionnant. Donc, je télécharge beaucoup sur iTunes. Je consomme la musique principalement sur ordinateur. Je pense que la technologie a fait un grand pas à ce niveau-là. Aujourd’hui, on gère tout de notre téléphone et de notre ordinateur. Et on n’est plus obligés de se prendre la tête à retrouver un CD. Rappelez-vous quand nous nous baladions avec notre CD laser portable et une ribambelle de CD… ce n’était pas pratique ! (rires) Aujourd’hui, tout tient dans un simple téléphone et je trouve que c’est mieux comme ça. Il faut vivre avec son temps.

Un petit mot sur votre actu. Vous avez été coacher les Marseillais en Thaïlande, je pense…

Je ne peux rien vous cacher. Je suis parti pendant un peu plus de 48 heures, exactement 72 heures dans la jungle, où j’ai pu leur apporter mon expérience de la survie. Je leur ai expliqué comment il fallait s’entendre et comment il fallait avancer dans la difficulté. Ensuite, il y aura d’autres surprises. Mais disons que je suis plus arrivé dans cette émission comme un intervenant que comme un coach. Je pense que le mot coach n’est pas approprié pour ce genre d’aventure.

Moundir - DR

Après trois « Koh-Lanta » et « Moundir, l’aventurier de l’amour », vous voilà avec « Les Marseillais ». N’avez-vous pas peur de vous enfermer dans un genre ?

Non, pas du tout. Je ne rentre pas dans les codes des gens qui veulent m’enfermer dans un genre ou un autre. Je décide des choses que j’ai envie de faire et qui sont dans la lignée de ma personnalité et de mon intégrité. Intervenir dans la jungle avec les Marseillais, j’ai trouvé ça génialissime. Et de un parce que ça véhicule de vraies valeurs de partage et de patience. Et de deux, malheureusement, je ne vais rien vous apprendre, nous vivons dans un pays où nous sommes jugés à chaque fois sur pas mal de choses. Donc, le cinéma nous est fermé. On n’a pas le droit d’être animateur ou chroniqueur. Donc, écoutez… on fait ce qu’on aime ! Aujourd’hui, des journalistes deviennent des chroniqueurs. C’est le monde à l’envers. Pourquoi dire qu’on s’enferme dans un genre avec la télé-réalité ? Moi, j’ai fait des émissions qui ont marché et qui ont véhiculé de belles valeurs. Donc, pour moi, c’est une vraie fierté. Et puis derrière, c’est une grosse pression. Ce sont des gens qui ont fait la démarche de venir vous proposer un projet… par contre, on me proposerait de faire « Les Anges de la Télé-réalité », je dirais non tout de suite. Et là, je répondrais oui à votre question. Je n’irais pas m’enfermer dans une émission où je ne trouve aucun intérêt.

Le grand public vous a donc connu par l’intermédiaire de « Koh-Lanta ». Vous avez participé à trois reprises à cette émission. Seriez-vous partant pour une quatrième saison si l’occasion se présentait ?

Waow... Non, sincèrement, je pense que pour moi, c’est fini. Koh-Lanta, c’est fini et bel et bien fini. Vous savez, je l’ai fait trois fois. L’innocence n’y est plus. Il n’y a plus l’innocence que j’ai pu avoir à l’époque. Donc, pour moi, c’est certes une belle fierté d’avoir participé à cette émission, d’en parler avec vous aujourd’hui et de la représenter d’une certaine manière, mais là, je pense que c’est fini pour moi. D’ailleurs, si la production des Marseillais m’a appelé, c’est parce que justement j’ai véhiculé de vraies valeurs sur ce jeu et que Koh-Lanta est une vraie émission populaire. Donc, Koh-Lanta, j’en suis fier, mais maintenant, c’est bon ! Et puis à 41 ans, n’est-ce pas… (sourire)

On a évoqué la sortie de votre compile Fitness et votre intervention auprès des Marseillais. Y a-t-il d’autres choses qui se profilent ? D’autres projets dans les tuyaux ?

Il y a de très jolies choses qui se profilent. Je bosse sur une série sur les chats en 3D. Mon personnage sera un chat. Et ce sont des chats qui vont juger des gens de télé-réalité… Je n’en dirai pas plus, mais ce sera sur le net. Les personnes qui m’ont approché et contacté sont les même personnes qui ont fait les dessins animés de Tony Parker sur M6. Donc, il y a ça. Au mois de mars, on va me voir dans l’émission « Vendredi tout est permis » avec Arthur. Il y a aussi le Koh-Lanta des enfants. On fait participer des enfants et des adolescents au jeu de Koh-Lanta. On va sillonner la France avec ce jeu. Il y a également le poker… Et puis, il y a d’autres projets qui commencent également à pointer le bout de leur nez, mais c’est encore un peu tôt pour en parler.

Propos recueillis par Luc Dehon le 17 février 2015.
Photos : DR

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Site officiel :
http://www.moundir.fr









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