Interview de Olivier Dion

Propos recueillis par IdolesMag.com le 26/01/2015.
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Olivier Dion, Si j'etais son soleil

Finaliste de la cinquième édition de la Star Académie au Québec, Olivier Dion a publié l’année dernière un premier album outre-Atlantique, « Fou ». Le jeune artiste débarque aujourd’hui en France avec un premier single « Si j’étais son soleil » écrit par Doriand dans une veine plus pop. Nous avons profité du passage éclair d’Olivier Dion en France pour aller à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur son parcours et ses ambitions. Olivier Dion se produira notamment les 18, 19 & 20 février prochain sur la scène mythique de l’Olympia en première partie de Véronic Dicaire. Rencontre avec un artiste charmant, fort sympathique et débordant de bonne humeur !

Avant de parler de ce nouveau single « Si j’étais son soleil » et de tout ce qui arrive, j’aimerais, si tu le veux bien, qu’on évoque un peu ton parcours. Le public français ne te connait pas encore très bien… Tu es donc né à Sherbrooke, mais viens-tu d’une famille de musiciens ou en tout cas dans laquelle il y avait une tradition musicale ?

Oui. Mon père est très mélomane. Il adore la musique. C’est un chanteur, mais il n’est pas musicien. Ma mère chante également un peu, mais c’est vraiment mon père qui m’a fait découvrir la musique. Il chantait dans une troupe amateur. C’est comme ça que j’ai fait mes premiers pas et que j’ai découvert la scène et le chant. À partir de l’âge de douze/treize ans, j’ai pris des cours de chant et j’ai commencé à faire quelques petits spectacles. C’est comme ça que j’ai emboité le pas dans la musique.

Que chantait-il, ton papa ?

Il chantait vraiment n’importe quoi ! (rires) Il chantait donc dans une troupe amateur à Sherbrooke. Il donnait des spectacles de variété. Il chantait un peu de tout, aussi bien de la musique populaire que du rock’n’roll.

Et chez toi, on écoutait quoi comme musique ?

Et à la maison, on écoutait beaucoup d’artistes québécois populaires comme Bruno Pelletier ou Richard Desjardins. Je ne sais si ce sont des artistes très connus ici en France, mais ce sont des artistes que nous écoutions beaucoup chez nous.

Écoutiez-vous quelques chanteurs français ?

De la musique qui vient de France, très honnêtement, je n’en ai pas beaucoup écouté dans ma jeunesse. Mes parents, dans les dernières années, ont beaucoup écouté Zaz. C’est une artiste française qui est beaucoup jouée au Québec. Mais disons que quand ils ont écouté Zaz, c’était une époque où moi j’étais un peu plus absent. (sourire) J’étais moins à la maison… Mais non, dans ma jeunesse, je n’ai pas beaucoup écouté de musique qui venait de France.

Et toi, vers l’adolescence, vers quelle musique t’es-tu dirigé ?

J’aimais beaucoup tout ce qui était très acoustique et très folk. J’aimais beaucoup aussi tous les auteurs/compositeurs du genre de Pierre Lapointe ou Ariane Moffatt. Ce sont des québécois que j’ai beaucoup écoutés dans mon adolescence. Et dans les chanteurs américains, il y a notamment John Mayer qui doit être l’artiste que j’ai le plus écouté tout au long de mon secondaire…

Tu as donc touché à la scène avec ton papa et tu as commencé à prendre des cours de chant vers douze/treize ans. Quel est ton parcours musical entre cette époque et ton passage à la Star Académie ?

J’ai donc commencé mes cours de chant vers douze ans. Après, j’ai rapidement été pris dans une petite maison de production dans ma région à Sherbrooke. C’était une boîte qui produisait différents spectacles et différents artistes pour de l’évènementiel. C’est comme ça que j’ai fait mes premiers pas. J’ai participé aussi à mes premiers festivals et notamment au Festival International de Blues de Tremblant. J’avais quatorze/quinze ans. Je l’ai fait deux ans d’affilée. Ça a été mes premières expériences de scène. C’est la première fois de ma vie que je chantais devant un public. Et puis ensuite, je suis rentré dans la Star Académie et c’est cette émission qui m’a vraiment propulsé. J’avais vingt ans à cette époque.

Qu’est-ce qui t’a poussé à intégrer le casting de la Star Académie ? Qu’est-ce qui t’a plu dans le concept de l’émission ?

Au départ, c’était un défi et puis aussi, c’était sans aucun doute une opportunité d’aller plus loin, de pouvoir me faire voir par plus de gens. J’avais également envie de vivre cette expérience pas comme les autres. Je voulais voir jusqu’où ça pourrait me mener. Et puis je savais que c’était également une formidable opportunité pour pouvoir m’établir un peu plus dans l’industrie musicale au Québec. Je savais que la Star Académie était une superbe porte d’entrée. Tu sais, je suis allé là sans attente précise. Quand on participe à de grands concours comme celui-là, on ne sait jamais vraiment ce qui peut arriver. Et puis, il s’est avéré que ça a été une superbe expérience qui m’a mené finalement là où je suis aujourd’hui.

J’imagine que l’émission au Québec est sensiblement la même qu’ici en France et que donc vous suivez plein de cours différents pour vous former au mieux aux métiers de la scène et du chant. Quelle est la chose la plus importante que tu y as apprise ?

Aïe Aïe Aïe… Ta question est très difficile parce que j’y ai appris tant de choses ! (sourire) Mais je crois, en y réfléchissant, que la chose la plus importante que j’ai apprise, ce n’est pas forcément pendant l’Académie que je l’ai apprise, mais après l’émission. Je ne sais pas si c’est la même chose ici en France, mais j’imagine que oui, après notre apprentissage à l’Académie, on part en tournée pour une cinquantaine de spectacles. Et c’est là, sur le tas finalement, qu’on apprend vraiment ce qu’est le métier, le show business. Comment vivre avec les médias ? Comment vivre avec la foule ? Comment gérer les répétitions et les représentations ? On y apprend la vraie vie de tournée. On y apprend à vivre en groupe également. La Star Académie nous apprend à vivre dans l’engrenage du Show business et de la musique, bien au-delà des cours de chant-même. C’est un apprentissage très complet.

On parlera un peu plus tard de ton premier album qui est sorti l’année dernière au Québec, mais j’aimerais m’attarder un moment sur ton single qui vient de sortir ici en France, « Si j’étais son soleil ». Comment en es-tu arrivé à chanter ce titre ?

Ce sont des producteurs français qui m’ont repéré sur le web, et notamment à cause d’une chanson que j’avais chantée sur Youtube, « I see fire » de Ed Sheeran. C’était donc une cover que j’avais mise en ligne avec mon équipe au Québec, Production J. Ensuite, j’ai été approché par la France. C’est Columbia Records qui nous a contactés. On a eu des premières rencontres par Skype. Ils avaient l’air intéressé par moi. Ensuite, je me suis rendu ici. On s’est mis autour d’une table et on a regardé ce qu’on pourrait faire ensemble. Et voilà, le single « Si j’étais son soleil » est arrivé dans le décor comme on dit ! (sourire) On m’a présenté la chanson. J’ai accroché dessus tout de suite à la première écoute. Et c’est comme ça que tout a commencé.

Olivier Dion - DR

As-tu accroché dans un premier temps sur le texte ou sur la mélodie ?

À la toute première écoute, c’était seulement la mélodie, pour la bonne et simple raison que nous n’avions pas encore de texte dessus. J’ai vraiment tout de suite accroché. Elle n’était pas exactement comme on la présente aujourd’hui. Elle n’avait pas les mêmes arrangements, mais je l’ai de suite trouvée très rafraichissante et très cool. Ensuite, on a reçu une suggestion de texte de la part de Doriand. Ça matchait parfaitement.

As-tu eu l’occasion de discuter avec Doriand de l’orientation que tu voulais donner au texte ?

Pour celle-là, non. Il nous a tout simplement proposé ce texte. C’est mon équipe qui l’a reçu et qui me l’a présenté. Tout de suite, on s’est rendus compte que ça fonctionnait. Et pour moi, je t’avoue que c’est très important la qualité des textes. Et Doriand écrit très très bien. C’est bien beau d’avoir une belle mélodie, mais c’est essentiel d’avoir les bons mots pour véhiculer les bonnes émotions. Tout de suite, j’ai accroché sur ce texte-là. C’est donc comme ça que ça s’est passé sur ce titre. Mais je ne te cache pas que j’écris aussi beaucoup mes propres textes, donc, je suis déjà sur l’écriture de quelques textes pour mes prochaines chansons.

Quand as-tu commencé à écrire ? Vers l’adolescence ou un peu plus tard ?

C’est venu un peu plus tard, à l’époque de la Star Académie. C’est quand il a été question de travailler sur mon premier album, « Fou », que je me suis mis à poser des mots sur le papier. Avant ça, je n’osais pas vraiment écrire. J’ai écrit comme tout le monde quelques petits textes, mais sans plus. Je n’ai jamais vraiment osé. Ce n’est que récemment que je me suis laissé un peu plus aller. Et ça donne de bons résultats ! (rires)

Est-ce que tu composes également ?

Pas vraiment. J’apprends le piano, mais je ne suis pas encore au stade de composer une chanson de A à Z. Je crée quelques petites mélodies, mais sans plus. Je n’ai pas assez de notions musicales pour ça. Donc, je compose des petites mélodies que j’enregistre sur mon téléphone. J’en ai quelques-unes à mon actif, mais elles ne sont pas vraiment exploitables en l’état. Je préfère me consacrer sur les textes en ce moment.

Tu reviens de Saint-Martin où tu as été tourner le clip de « Si j’étais son soleil ». Comment ça s’est passé ?

C’était génial ! Ça a été l’une des plus belles expériences de ma vie. On a passé quatre jours sans pratiquement aucun nuage ! On a été dans les plus beaux endroits de Saint-Martin. C’était mon premier vidéo clip officiel parce qu’au Québec, je n’avais pas encore vraiment tourné de vidéo clip. Ça a été merveilleux. Et ce soir, on va visionner le clip pour la première fois. J’ai hâte de voir le résultat.

Tourner, c’est un exercice encore différent. Est-ce que ça t’a plu ?

J’ai a-do-ré ! Au Québec, j’ai fait de la comédie musicale, donc le jeu d’acteur, c’est quelque chose que j’aime beaucoup et qui me passionne presque autant que la musique. Donc, là, le faire dans un contexte aussi magnifique : sur ma chanson, au soleil, dans des décors de rêve… j’ai beaucoup aimé !

Que va-t-il se passer après la sortie de ce single ? Parle-t-on déjà d’un album ? D’un EP ? L’album qui est sorti au Québec l’année dernière va-t-il sortir en France ?

Effectivement, on est dans ce questionnement en ce moment ! Je pense que ce seront majoritairement des nouvelles chansons qui sortiront ici en France. On en a déjà quelques-unes qui sont prêtes. On ne sait pas encore si on va se diriger vers un EP ou plutôt sur un album. Mais ce qui est certain, c’est que quelque chose sortira au printemps. Ce sera en tout cas essentiellement du matériel différent. Peut-être qu’on va reprendre l’une ou l’autre chanson de l’album que j’ai sorti au Québec, mais très peu. On souhaite que ce qui va sortir ici soit différent. Le marché français et le marché québécois sont très différents. Les publics sont très différents. On n’a pas finalement vraiment la même culture musicale. Ici, je me laisse beaucoup guider par la boîte pour approcher ce marché dans les meilleures conditions possibles.

Olivier Dion - DR

Effectivement, les marchés musicaux français et québécois sont très différents l’un de l’autre. Quelle image as-tu du marché français ?

Les français ont une culture musicale très bonne et très forte. Je suis vraiment emballé de voir ça. Je crois, en tout cas pour ce qui me concerne, que je vais me diriger ici vers un répertoire un peu plus pop que ce que je fais au Québec. Au Québec, je suis dans une mouvance plus rock, que j’aime évidemment beaucoup également. Mais je suis très content de me dire qu’en allant vers des terrains plus pop, je vais me diriger vers quelque chose de nouveau. Chez nous, je pense que c’est un répertoire qui ne marcherait pas aussi bien. Donc, je suis très content d’avoir cette opportunité-là de me lancer dans quelque chose de nouveau.

Tu as travaillé sur ton premier album au Québec avec Marc Dupré. Qu’en est-il de l’équipe que tu as réunie autour de toi ici en France ?

Présentement, je pense que je vais travailler avec des personnes différentes. Mais je ne sais pas vraiment. Tout n’est pas encore décidé. On ne s’est, par exemple, pas encore arrêtés sur le nom d’un réalisateur. Là, nous sommes en recherche de titres et de collaborations. On est vraiment dans un processus de création, pas encore de réalisation.

Tu es actuellement en pleine tournée au Québec. Des scènes sont-elles prévues ici en France ?

Oui ! Je vais faire la première partie de Véronic Dicaire à l’Olympia les 18, 19 & 20 février prochains.

C’est pas mal !

Tu peux le dire ! Je suis effectivement très très heureux de ça. Véronic, que je connais bien du Québec, m’a fait ce cadeau. C’est une très belle opportunité de faire l’Olympia pour ma première scène française ! Et puis Véronic est une très grande dame de la chanson. C’est vraiment un honneur pour moi !

L’Olympia est une salle mythique à Paris. Que t’évoque-t-elle ?

Ça on peut le dire… c’est une salle mythique ! Tous les plus grands artistes sont passés par là. Je vais te raconter une petite anecdote… La dernière fois que je suis venu à paris, c’était en septembre, et nous débutions notre collaboration avec Sony, je m’étais pris en photo devant l’Olympia en me disant que peut-être un jour j’aurais la chance d’y poser les pieds… J’en rêvais. Et il y a quelques mois à peine, je n’aurais jamais pu penser que ce rêve se réaliserait aussi tôt ! (rires) C’est vraiment quelque chose de grand pour moi, l’Olympia. Je m’en réjouis vraiment !

Tu m’en as touché un mot tout à l’heure, tu as intégré le casting de la comédie musicale « HairSpray » au Québec l’année dernière. Que retiens-tu de cette expérience en troupe ?

J’en retiens que quand on a une bonne troupe avec laquelle on s’entend bien et avec laquelle on a une belle complicité, on peut faire de belles et grandes choses. C’était une expérience très agréable et formidable. On formait tous une belle troupe. On était tous un peu dans la même tranche d’âge et on avait tous le même genre de bagage. Il y avait néanmoins quelques personnes un peu plus expérimentées qui commençaient eux aussi dans l’industrie du disque. Donc, nous étions tous à peu près au même niveau et j’y ai donc appris beaucoup de choses. J’ai appris beaucoup de choses là-bas, et j’y ai notamment fait mes premiers pas de danse et appris mes premières chorégraphies. J’ai notamment appris à danser le twist. C’était une fabuleuse expérience. Jouer la comédie en chantant et en dansant, ça a été un autre rêve que j’ai pu réaliser.

Tu me parles de danse. Tu m’as dit que la couleur de l’album destiné au marché français serait plus pop, vas-tu incorporer de la danse dans ton projet ? Pour des prestations télé ou scéniques, notamment.

Pour l’instant, je n’en sais rien. Mais je ne suis pas du tout fermé à cette idée parce que j’aime beaucoup la danse et les émotions qu’elle peut susciter. Donc, pourquoi pas ? Disons que pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour, mais je ne ferme pas la porte pour autant à cette éventualité.

Olivier Dion - DR

Ta carrière est assez courte, mais finalement, elle est déjà assez riche…

(sourire) J’ai de la chance, c’est vrai…

Tu es également animateur d’une émission de découverte de talents au Québec.

Et oui ! J’ai animé cette émission au printemps dernier. « Mix4 », c’est une émission pour les jeunes sur un canal jeunesse au Québec, Vrak TV. L’émission s’appelait donc « Mix4 » et elle proposait la découverte de jeunes talents en danse et en chanson. Il y avait cinq jeunes danseurs et cinq jeunes chanteurs qui performaient devant un public. C’est comme une espèce de télé-réalité où les jeunes talents doivent performer devant les jeunes. Le public vote et à la fin de la saison, il y a deux grands gagnants. J’ai donc animé cette émission et j’ai épaulé ces jeunes-là au fil de la saison. Ça a été une expérience très enrichissante pour moi de voir des jeunes se développer, travailler et évoluer de cette manière. C’était très bien.

Tu es donc en pleine tournée au Québec, tu vas te produire sur la scène de l’Olympia en première partie de Véronic Dicaire les 18, 19 & 20 février prochain, ton single « Si j’étais son soleil » commence à cartonner, tu travailles sur de nouvelles chansons à destination du public européen… Mis à part le fait que tu es en plein Jet Lag, que se passe-t-il dans ta tête aujourd’hui ? Dans quel état d’esprit es-tu ?

(éclats de rires) Aujourd’hui… il se passe beaucoup de choses dans ma tête ! Il m’arrive plein de choses en ce moment. Et puis, là, le prochain spectacle que je vais donner au Québec, ce sera ma rentrée montréalaise au Théâtre Saint-Denis, le 6 février. C’est un peu notre Olympia au Québec… Donc, là, j’ai beaucoup de pression. Il se passe beaucoup de belles et grandes choses dans ma vie. Mais j’essaye de bien gérer ça en travaillant bien et en essayant de me préparer au mieux. Je pense que c’est ça la clé pour ne pas trop être nerveux… Mais c’est vrai qu’en ce moment, je n’ai pas le temps de prendre beaucoup de recul. Je ne réalise pas trop tout ce qui m’arrive, mais je me sens assez choyé et gâté. Et je vais t’avouer que la semaine dernière quand nous étions à Saint-Martin pour tourner mon clip, je n’en revenais pas trop. Je me pinçais pour voir si je rêvais ou pas… (sourire)

Propos recueillis par Luc Dehon le 26 janvier 2015.
Photos : DR

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