Interview de Chico

Propos recueillis par IdolesMag.com le 26/11/2014.
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Chico & The Gypsies & International Friends

Chico & The Gypsies publient le 1er décembre prochain leur nouvel album, « Chico & The Gypsies & International Friends ». Nous avons été une nouvelle fois à la rencontre de Chico afin d’en savoir plus sur ce projet qui réunit des artistes d’horizons divers comme Billy Paul, Kim Wilde, Kassav’, Tony Carreira ou encore Nuno Resende et le Collectif Métissé. Au cours de cet entretien, nous évoquerons naturellement largement la genèse de ce projet, mais évoquerons un instant la disparition de Manitas de Plata et le formidable succès de Kendji Girac. Rencontre avec Chico, le roi de la fiesta.

Quand ce projet de « Chico & the Gypsies & International Friends » est-il arrivé sur la table ?

Il y a un an à peu près. On a démarré gentiment et puis ça s’est accéléré d’un coup au printemps. En fait, ce qui est génial, c’est qu’à chaque fois qu’on a proposé aux artistes de venir chanter avec nous… tout le monde a toujours répondu présent et était d’accord ! (sourire) Et même Billy Paul… qui était la cerise sur le gâteau… il est carrément devenu fan ! Ses chansons nous ont bercés depuis des années !... Le jour où je l’ai croisé chez Sébastien, on avait déjà ce projet d’album international, je me suis dit que ce serait sympa de lui proposer de venir nous rejoindre. Très franchement… je le lui ai proposé pour ne pas avoir de regrets, mais je ne pensais pas que ça allait fonctionner. Et tout de suite, il m’a dit « Why not ? » Et donc, grâce à ce « Why not ? » on a monté ce projet complètement extraordinaire…

Billy Paul, c’était la toute première fois que vous le rencontriez chez Patrick Sébastien, ou bien l’aviez-vous déjà croisé auparavant ?

C’était la toute première fois chez Sébastien. Mais je l’avais écouté des milliers de fois. Depuis, on a fait un peu de promo ensemble, on a même tourné un clip. Et il est formidable ! Lors de cette promo que nous avons faite ensemble, il a raconté que cette chanson, qui était connue dans le monde entier et qui fait un carton depuis des années, eh bien, c’était la première fois qu’il la chantait en duo… et c’est avec nous ! C’est génial !

Qu’est-ce que ça vous a fait de travailler en studio aux côtés d’un artiste de légende comme Billy Paul ?

C’est un cadeau du bon Dieu ! (rires) Même si j’en ai rêvé, jamais je n’ai pensé qu’on pourrait le faire. C’est ça qui est génial. Le rêve est devenu réalité. Et puis, c’est un mec d’une gentillesse et d’une disponibilité incroyables ! Ce monsieur a tout de même 80 ans… Et il s’est tellement régalé, qu’il s’est donné à fond. J’ai adoré ce Monsieur. C’est un personnage !

Depuis quelques années, il s’est un peu absenté des médias… Vous l’avez tout de même décidé à tourner un clip et à jouer le jeu de la promo !

Et oui ! (rires) Il s’est rendu disponible pour nous. Et comme il le dit, il se régale avec nous. Il m’a même confié qu’il était ravi d’écouter notre musique dans sa voiture avec sa femme. Il semble vraiment heureux d’avoir enregistré cette chanson avec nous.

La soul, c’est un registre qui vous parle ?

Ah oui… Vous savez, toute ma vie, j’ai grandi avec ça : la soul et le blues. J’adore ! Lightnin Hopkins, John Lee Hooker, Chuck Berry… c’était toute mon enfance ! Mon frère était un grand voyageur. Il ramenait toujours des albums du monde entier. Il m’a fait découvrir plein de choses. Il avait une collection de Blues, de Rythm’n’Blues et de Soul extraordinaire.

Chico & The Gypsies & Billy Paul - DR

C’est la musique de votre enfance.

Ah oui ! J’ai grandi avec Aretha Franklin et toute la génération de la Motown. Et c’est probablement pour cette raison que nous avons avec le groupe une grande facilité d’adaptation. Je dis toujours que la main gauche, c’est la main du flamenco et de nos racines latines, et que la main droite, c’est un peu la main de la musique mondiale, des influences qu’on a eues depuis toujours. Je vais vous étonner… mais j’adore aussi la musique classique ! J’adore des styles de musique très différents les uns des autres.

Quand on regarde les chansons de ce nouvel album, on se rend compte que vous touchez un peu à tous les styles. Je pense à « Sye Bwa » que vous chantez avec Kassav’… Le Zouk, c’est une musique très festive, comme la musique gitane, finalement.

Ah oui… Et je trouve que le mélange n’est pas mal fait ! On a préparé tous les arrangements et quand Jacob et ses amis sont arrivés en studio, on a fait tourner la musique et il a regardé son groupe en disant « Voilà, c’est ça ! » (sourire) Il avait retrouvé l’âme de sa chanson, arrangée différemment. Vous savez, cet album, c’est une mosaïque d’abord d’amitié et puis de cultures différentes et d’artistes différents. C’est une richesse… J’adore les mosaïques de cultures. Et d’ailleurs, j’en suis une moi-même ! (éclats de rires)

Kassav’ et Jacob, vous les connaissez depuis longtemps ?

Oh oui. On s’est croisé des dizaines de fois, que ce soit en concert ou sur des plateaux télé. C’est pareil… il y a très longtemps que j’avais soumis l’idée à Jacob, parce que le Zouk et la musique gipsy, ce sont des musiques festives. C’est chaud, c’est chargé en énergie positive. Je lui avais donc dit que ce serait sympa de faire quelque chose ensemble. L’occasion s’est enfin présentée et il est venu très sympathiquement chanter avec nous !

Le Zouk et la musique gipsy sont similaires à bien des égards, finalement.

Bien sûr. Et quand vous écoutez ce qu’on a fait de « Sye Bwa », c’est d’une évidence incroyable. Ça coule de source, j’ai envie de dire. Chacun garde son âme et c’est la richesse de ces deux âmes qui donne tant de force à la chanson. Je l’adore, en tout cas. Et puis, on a mis de super chœurs. On a mis des cuivres aussi pour que ce soit bien chaud… ça balance bien. C’est top ! C’est un peu comme si c’était une création.

Dedicace de Chico poiur IdolesMag

Dans un autre registre, vous partagez un titre avec Kim Wilde. Vous avez dû la croiser sur quelques plateaux télé elle aussi.

Eh bien, non, figurez-vous, aussi bizarre que cela puisse paraître. Je la connais de par des amis allemands avec qui je travaille depuis des années. Et quand on cherchait une artiste qui pouvait correspondre à cette chanson, « Las Cartas », ils m’ont tout de suite parlé de Kim Wilde qui venait souvent dans leur studio à Cologne. Je la connais depuis toutes ces années où elle nous a régalés avec ses chansons, mais je ne la connaissais pas personnellement. Et quand ils l’ont proposée, j’ai tout de suite trouvé l’idée sympa. Elle a une bonne énergie et une très belle voix. Alors, ils en ont parlé avec elle, elle a demandé à écouter ce qu’on faisait, et elle a accepté tout de suite. Elle a adoré l’esprit du groupe, je pense.

Pour le coup, vous l’emmenez dans un univers musical aux antipodes du sien…

C’est clair, ça n’a rien à voir ! Mais Kim Wilde a une âme et elle se fond dans ce titre. C’est génial. Et puis, à la base, j’adore cette chanson, donc tous les ingrédients étaient réunis pour que ça fonctionne bien ! Et ça fonctionne très bien !

Avec Tony Carreira, vous chantez « Amigo ».

Avec Tony, la connexion s’est faite parce que nous sommes signés dans la même maison de disques, Sony Music. Et donc, comme on se croisait régulièrement dans les couloirs, sur scène ou sur des plateaux télé, l’idée a germé tout naturellement. Tony, c’est une figure emblématique de la chanson portugaise. Pour le coup, c’est lui qui a proposé la chanson, trouvant que ça nous irait bien, à lui et à nous. On connaissait bien cette chanson, et on a trouvé l’idée géniale.

Nuno Resende fait également partie de l’aventure.

Il a une énergie terrible ce Nuno ! (rires) C’est certes un très bon chanteur, mais il a une énergie particulière. Là, on l’a amené sur notre propre terrain, mais avec une chanson internationale. Pareil, il a craqué sur le morceau. Et je peux vous dire qu’il était à fond en studio ! C’était un peu un rêve pour lui. Et puis, il est très méticuleux Nuno…

Ça, c’est sûr, il ne laisse rien passer.

Il s’est investi à fond dans ce projet. Et je suis d’accord avec vous… il ne laisse rien passer. Il faut travailler avec lui pour le savoir ! C’est un grand bonhomme.

Le titre « Hotel California », comment l’avez-vous choisi ?

Nous l’avons choisi parce que c’est une chanson que j’adore depuis toujours… On l’avait déjà chanté aux États-Unis pour l’anniversaire de la maison de disques chez qui Eagles et nous étions signés. Ça avait fait un carton. Du coup, on l’a chantée en concert. Tout le monde connait et aime cette chanson. Je me suis dit que c’était un titre intemporel qui était fait pour Nuno.

Avec Idir, vous chantez sur l’une de ses chansons, « A Vava Inouva ».

Oui. Idir, c’est un très grand chanteur kabyle, pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas. Nous reprenons avec lui « A Vava Inouva », un titre qui a cartonné. On a beaucoup écouté Idir. C’est un personnage que j’aime beaucoup. C’est une personne qui a une véritable aura. Il est bon. Et quand on a choisi ce titre, on lui a proposé et il a accepté tout de suite de venir le chanter avec nous parce qu’il adore notre musique aussi. On a préparé les arrangements et quand il est arrivé en studio, il semblait ravi. Je suis très content et très fier de partager ce titre avec Idir. Idir, c’est une voix, bien évidemment, c’est un grand artiste, mais c’est aussi un emblème. Sa musique nous parle complètement. Mais comme c’est sa chanson, il fallait garder son âme à l’intérieur. Il fallait qu’on retrouve sa patte. Et ça le fait bien. En tout cas, il semblait ravi quand on lui a fait écouter la version définitive… (sourire)

Appréhendez-vous la réaction des artistes desquels vous réarrangez les titres ?

Franchement, non. On attend toujours la réponse de l’artiste en question, c’est sûr. Mais finalement, on le fait tellement avec passion que c’est toujours très bien passé. Jamais un artiste ne nous a dit que ce qu’on avait fait de sa chanson n’était pas bien, ou qu’il aurait mieux valu faire comme ci ou comme ça. Tout le monde craque sur nos nouveaux arrangements. Il faut dire qu’on met un point d’honneur à respecter l’œuvre originale et l’âme de son créateur. Ce qu’on apporte, c’est le côté gipsy, mais il ne faut pas dénaturer les chansons. Il faut qu’on retrouve dedans la patte de l’un et de l’autre. Il faut des apports complémentaires pour que le titre soit une réussite. Très franchement, on n’a jamais eu de réactions négatives. Mais vous savez, nous quand on travaille, on n’est pas inquiets parce que nous sommes des passionnés et qu’on fait ce qu’on aime faire. On travaille beaucoup aux sentiments et au cœur. Le feeling avant toute chose !

Votre fille, Sanaï, et votre neveu, Patchaï, sont également de la partie.

Ma fille… je voulais lui rendre un hommage ! Idem pour mon petit neveu Patchaï. C’est un garçon qui a vingt-deux ans maintenant… mais à neuf ans, je lui avais déjà produit un album. C’est un petit génie. Ce gamin va faire un carton, c’est sûr. J’ai voulu en même temps inviter ma fille à nouveau sur ce disque parce que j’ai voulu me faire plaisir…

Chico & The Gypsies & Billy Paul - DR

Ce doit être une fierté pour vous de faire chanter la famille.

Oui. Et très franchement, c’est top. En plus, cette chanson, c’est une création et je la trouve très très belle…

Elle a une sensibilité toute particulière.

Elle est émouvante. Elle est tendre… C’est un véritable mélange de sentiments cette chanson. Et l’interprétation de chacun est vraiment top !

Un petit mot sur « Le soleil donne » de Flavel & Neto.

J’avais bien aimé la reprise qu’ils avaient faite, du coup, on a trouvé que ce serait sympa de la faire avec eux. On l’a faite espagnol/français. Et ce qui est génial, c’est qu’ils apportent une touche de fraîcheur et de jeunesse à ce titre. J’ai fait écouter le disque à quelques personnes, et souvent, les gens trouvent cette version très belle. Déjà… la chanson est très belle. Laurent Voulzy, ce n’est pas n’importe qui ! (sourire) Et finalement, rien que dans ce titre, « Le soleil donne », il y a tout ce que cet album renferme pour moi…

Le collectif métissé fait une nouvelle fois partie de l’aventure.

Et oui ! Ce sont des artistes qui ont une énergie terrible. On voulait faire un titre super festif, et on n’a pas réfléchi très longtemps, ce devait être le Collectif Métissé. On a tout de suite avancé avec eux. Et la fête était au rendez-vous.

Y a-t-il un titre que vous avez eu un peu plus de plaisir à réarranger qu’un autre ?

Celui sur lequel on a le plus réfléchi… c’est « Me and Mrs Jones » de Billy Paul. Sans aucun doute. Cette chanson, elle est mythique. Et donc, il fallait qu’elle garde son âme, qu’elle ne soit pas dénaturée et qu’on lui apporte ce côté gipsy… Déjà dans notre réflexion quand on s’est dit qu’on allait faire un titre avec Billy Paul, ça ne paraissait pas évident. Nous avons deux univers complètement opposés. Et finalement, je pense qu’on a réussi cette fusion, en gardant l’âme des deux, sans trop charger les arrangements. Je suis très content de ce titre. Mais c’est celui qu’on s’est dit qu’on ne pouvait absolument pas manquer… (rires) Vous savez, ce titre, il ne faut pas se leurrer, c’est lui qui a crédibilisé toute cette histoire. On ne pouvait rater aucun titre, mais surtout pas celui-là !

Chico & The Gypsies & Billy Paul - DR

Je ne peux pas ne pas vous demander un petit mot sur Manitas de Plata qui nous a quittés il y a quelques jours. Quels souvenirs gardez-vous de lui ?

C’est très simple… Si Manitas n’avait pas existé, je n’aurais pas existé. C’est aussi simple que ça. Je le connais depuis très longtemps. C’est lui qui m’a permis de faire ma première émission de télé. J’étais très jeune à l’époque. C’était une émission avec Danièle Gilbert. Pour nous, Manitas de Plata, c’était un grand artiste, mais au delà, c’était un chemin, c’était une étoile. C’est lui qui m’a donné envie de faire ce métier. C’était un exemple pour moi. Beaucoup plus tard, c’est moi qui l’ai invité à partager la scène avec nous. Je l’ai emmené en Amérique du Sud, en Argentine, au Venezuela, mais aussi en Europe et jusqu’aux Émirats Arabes, Dubaï, etc… On a fait un parcours extraordinaire. Vous savez, petit, il me faisait rêver. Et donc, me retrouver avec lui sur scène en vrai… c’était magique !

Quels souvenirs gardez-vous de cette émission ?

Je n’en revenais pas. Je l’ai croisé à Paris au Théâtre des Champs-Elysées. On s’est retrouvés une semaine sur scène. Alors, oui, je le connaissais des Saintes-Maries-de-la-Mer et par la famille, mais ce n’était pas pareil… Qu’il nous invite sur scène, c’était grandiose.

Kema, son petit-fils, joue avec vous dans le groupe.

Oui, oui. Kema, c’est le leader du groupe. C’est sans aucun doute lui qui a… beaucoup… le plus… hérité du côté musical du grand-père. Mais vous savez… quand je repense à Manitas, c’est lui qui nous a ouvert la voie. C’est vraiment quelqu’un qui nous a inspirés. Bien sûr, notre musique est un peu différente aujourd’hui, mais le premier gitan à avoir fait le tour du monde, c’est Manitas de Plata. C’est le premier à être passé à la radio. Ce n’était pas comme aujourd’hui… quand il partait aux États-Unis, il prenait le bateau… mais quand il avait terminé son concert à New-York, il prenait le taxi direction Montpellier ! (éclats de rires) C’était un personnage incroyable.

Dans un autre style, avez-vous écouté l’album de Kendji Girac ? Et qu’en avez-vous pensé ?

J’ai surtout écouté les deux chansons qui sont passées en radio. L’album, je vous avoue que je ne l’ai pas encore écouté en entier. Mais ce que j’ai entendu m’a plu. C’est vraiment bien. Ça montre qu’il y a une génération de jeunes de notre communauté qui commence à pointer le bout du nez. Depuis le temps que je dis que le milieu gitan est un vivier de talents… c’est bien qu’il y en ait un qui en sorte ! (sourire)

Kendji a donc remporté la troisième édition de « The Voice ». Si on va un peu plus loin, êtes-vous client de ce genre de programme ?

Franchement, non. Mais en même temps, je trouve que c’est très bien que ça existe. Le résultat est là. Vous savez, je n’ai pas vraiment le temps de regarder ces émissions, et pas forcément l’envie non plus d’ailleurs. Mais j’étais content quand j’ai appris que Kendji avait remporté l’émission. C’est quelqu’un qui a bossé pour en arriver où il est aujourd’hui. Il ne vient pas de nulle part.

Dans quelques jours, vous vous envolez pour l’Angleterre, puis vous irez au Japon et en Hollande. Quel pays vous a réservé l’accueil le plus étonnant ?

Bah… les japonais, par exemple ! Ils ne comprennent pas forcément ce qu’on dit, mais il faut voir leur réaction ! C’est incroyable.

Chico & The Gypsies & Billy Paul - DR

Ils sont plutôt réservés, les japonais. Du moins c’est l’image qu’on en a…

On croit qu’ils sont réservés, nuance ! (rires) Quand vous chantez là-bas… je peux vous assurer que ce sont des fêtards comme nous tous ! (rires) Ils chantent. Ils dansent… Ils ne se ménagent pas. Et puis, c’est un public fidèle qu’on retrouve d’année en année. Maintenant, on va s’y produire pratiquement une fois par an. C’est vraiment un public étonnant. Mais plein d’autres pays sont étonnants… À  Djakarta, ils nous ont réservé un super accueil aussi ! Ce qui est incroyable, c’est de voir que les gens aiment cette musique quelle que soit leur culture. C’est incroyable. C’est une musique intemporelle.

Elle parle à tout le monde.

D’avoir cette carrière internationale et de voir comment le public réagit aux quatre coins du monde sans comprendre les paroles, ça montre bien que c’est un langage universel. L’émotion dépasse la compréhension des paroles. C’est pour ça que le public réagit de la même manière, que ce soit en Norvège, aux États-Unis ou en Russie ou au Kazakhstan. Je vais vous faire une confidence… nous sommes allés chanter dans des pays dont j’ignorais l’existence !! (éclats de rires) Et même eux se régalaient !... C’est dire…

Une dernière petite question pour la route… C’est bientôt les fêtes de fin d’années Qu’est-ce que ça vous évoque ?

Ah ! J’adore les fêtes. C’est synonyme pour moi avant toute chose de famille. On essaye de partager ce moment le plus possible avec la famille. Ce sont toujours des moments sympathiques. C’est toujours la fiesta, avec les bons repas, les cadeaux, les enfants qui courent, la musique… C’est une étape plus que sympathique dans l’année.

Donc, pour vous, les fêtes, c’est en Provence.

Ah oui. Nulle part ailleurs… C’est la Camargue et tout ça.

L’album sort dans quelques jours, vous partez à l’étranger quelques semaines, et vous serez sur la scène de l’Olympia le 28 avril prochain. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis très heureux, serein, tranquille. Je remercie tous les jours le bon Dieu de m’avoir fait le cadeau de cette musique, et de m’avoir permis de vivre de ma passion et de rendre les gens heureux. Mais ils me rendent bien parce que tous les gens que je croise me remercient pour le bonheur qu’on leur donne. Si ça ce n’est pas un vrai cadeau de Noël… (sourire)

Propos recueillis par Luc Dehon le 26 novembre 2014.
Photos : DR

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Facebook officiel :
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