Interview de Karen Brunon

Propos recueillis par IdolesMag.com le 08/10/2014.
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Karen Brunon, La fille ideale

Karen Brunon, que le grand public a découverte lors de sa participation au projet collectif de Calogero « Circus », s’apprête à publier son premier album, « La fille idéale », le 20 octobre prochain. Nous avons été à la rencontre de l’artiste afin d’en savoir plus sur ce projet éminemment poétique réalisé par Benjamin Biolay et pour la création duquel elle a réuni une famille artistique des plus prestigieuses : Keren Ann, Doriand, Élodie Frégé, Marie Bastide ou encore Gonzales. Rencontre avec une artiste pleine de vie, à la fois sensible et profonde, et surtout touchante.

Vous êtes loin d’être une débutante… et pourtant, c’est votre premier album solo qui sort aujourd’hui. Le temps vous a-t-il paru long jusqu’à la sortie de cet album ?

Non, il ne m’a pas paru long parce que comme vous venez de le dire… j’étais très occupée. Évidemment, c’est toujours plus facile d’attendre quand on est très occupé… Mais non, il ne m’a pas paru long. En fait, je pense que finalement j’avais peur qu’il n’arrive trop vite. Parce que là, on ne peut plus rien retoucher. C’est un peu le syndrome de la peur de mettre un point final à quelque chose… (sourire) Mais je pense que je ne suis pas la seule. Beaucoup d’artistes sont comme ça. Tant qu’on a les doigts dedans, le projet nous appartient. Mais une fois que c’est fini, on ne peut plus rien faire. Donc, je n’ai pas eu cette impatience-là. Mais quand même, très honnêtement, je suis contente que ce soit terminé et d’avoir l’objet dans les mains. J’en suis très fière.

Vous avez eu quelques expériences en groupe, je pense notamment à Shelby avec Keren Ann et Benjamin Biolay ou Circus aux côtés de Calogero, Stanislas, Philippe Uminski et Elsa Fourlon. Tout ceci vous a certainement nourrie et vous a mis sur le chemin de cet album…

Complètement. Ça m’a donné confiance en moi. Ça m’a donné une expérience que je n’avais pas. Je suis violoniste, mais être sur le devant de la scène et chanter tous les soirs sur scène sont des choses que je ne connaissais pas. Donc, je pense que ces expériences, qui sont avant tout des cadeaux magnifiques et un hasard qu’elles soient arrivées avant mon album, ont été bénéfiques. Aujourd’hui, je me dis « heureusement que ça m’est arrivé avant »

Quand avez-vous posé les premières pierres de cet album ? Était-ce il y a fort longtemps ou est-ce finalement assez récent ?

Les premières pierres remontent à une dizaine d’années. La chanson « Voilà », une des premières, date de cette époque. En fait, j’ai eu plein de chansons entre temps. Je n’ai jamais cessé d’écrire, mais j’ai mis du temps à me trouver… Le choix des chansons a été difficile parce qu’il y en avait beaucoup. C’est ça le problème quand on sort un album après autant d’années… Au fil du temps, on s’attache à des chansons, et puis finalement, il faut trouver une cohérence entre les chansons sur un album. Donc, malheureusement, j’ai été contrainte d’en éliminer quelques-unes que j’aime très fort. J’ai été obligée de faire un choix.

Karen Brunon © Denis Thybaud

Avez-vous longtemps réfléchi à la place que vous alliez laisser au violon au sein de cet opus ?

Ça, non, pas du tout. Les arrangements sont venus plutôt vers la fin… Pour certaines chansons, c’était une évidence, j’avais la construction du titre dès le départ. « Une aventure », par exemple, je voulais qu’elle soit pile poil comme elle est sur l’album. Finalement, la réalisation a été assez vite. Vous savez, Benjamin est quelqu’un qui travaille très vite. C’est très drôle parce que j’ai mis longtemps à sortir cet album, et quand la machine a été lancée, tout a été très vite. Plus vite que jamais, finalement. Donc, pour en revenir à votre question, la place du violon, je ne me suis pas posée la question… C’était tellement naturel qu’il soit là, comme ça. Finalement, je n’avais pas envie d’en mettre plus. J’avais envie que ce soit un album de chansons avant tout. Mais après, je me suis fait ce cadeau d’avoir une introduction instrumentale et un épilogue à cet album. Là, le violon prend la place de la voix.

À l’écoute de l’album, on se rend tout de suite compte qu’on a affaire à l’album d’une chanteuse et pas l’album d’une violoniste qui veut chanter…

C’était mon souhait. Je pense que ça aurait été une erreur de faire un entre-deux, ou en tout cas de dire « attention, je suis une violoniste qui chante ! » (sourire)… Là, je voulais montrer que je suis une chanteuse, que j’ai des choses à dire en tant que chanteuse, que j’aime les mots et les textes. Après, le violon est là, et il sera toujours là d’ailleurs, mais oui, je voulais que ce soit l’album d’une chanteuse…

C’est pour cette raison, j’imagine, que la voix a été mise en avant… Vous affirmez votre voix là où d’autres pourraient s’excuser de chanter.

Exactement. Tous les choix qui ont été faits sur ce disque sont assumés en tout cas.

Vous venez du classique, et bien que vous ayez travaillé avec de nombreux artistes de pop ou de variété, est-ce que vous avez eu peur à un moment donné d’aller vers quelque chose de trop pop, justement ? Ou bien là aussi, est-ce quelque chose qui s’est fait naturellement et à laquelle vous n’avez pas pensé une seule seconde ?

Ça ne m’a pas du tout fait peur. Non. Au niveau des goûts et des choix, rien ne m’a fait peur puisque je suis quand même compositeur des chansons et que j’ai été chercher Benjamin Biolay pour réaliser l’album. Je n’ai jamais eu peur d’aller où je ne voulais pas aller, ça c’est sûr, parce que je suis vraiment le lit de ce projet… Je n’ai pas eu peur du tout de ça… J’ai eu peur de plein d’autres choses mais ça c’est une autre histoire ! (rires)…

Karen Brunon © Yann Orhan

Depuis quand composez-vous des titres ? Parce qu’entre la maîtrise d’un instrument, être musicienne connue et reconnue et composer, il y a tout de même une marge…

C’est clair. Là, pour le coup, tout s’est fait petit à petit. J’ai écrit des chansons pour d’autres gens aussi. J’ai finalement beaucoup travaillé en binôme tout au long de mon parcours, pour apprendre et prendre confiance en moi. J’ai suivi une solide formation de violoniste, c’est un fait, mais j’ai toujours eu parallèlement ce besoin d’apprendre, de travailler et de savoir comment ça marche. Finalement, j’ai besoin de ne pas prendre les choses comme ça et me dire « on verra ! ». J’ai toujours besoin de pouvoir maîtriser les choses pour pouvoir les faire. Donc… avant de me dire que j’étais compositeur… il a fallu que je compose beaucoup de chansons ! (sourire) Je ne me sentais au début, effectivement, pas du tout légitime. Je pensais que ce n’était pas ma place…

J’imagine que choisir Benjamin Biolay comme réalisateur a été comme une évidence pour vous. Avez-vous tout de même pensé à d’autres réalisateurs ?

Ah non, je n’ai pensé à personne d’autre ! C’était lui et personne d’autre. Comme il me l’a dit, « c’est notre destin ». J’espère qu’il y en aura plein d’autres des albums, c’est certain, mais il était évident que le premier devait être réalisé par Benjamin.

Vous l’avez rencontré quand vous étiez toute jeune, même gamine…

Ah oui ! Et puis, au fil des années, c’est beaucoup à ses côtés que j’ai eu envie de faire ce métier de chanteuse. Travailler aux côtés de Benjamin, c’est passionnant. Voir une chanson naître dans les mains de Benjamin, c’est un grand moment…

Quelle est la première image que vous avez de lui ?

Oh ! Franchement, je ne m’en souviens pas… C’était au Conservatoire de Lyon. Je devais avoir onze ans et lui deux ans de plus. Donc la première vision que j’ai eue de Benjamin, c’est la vision d’un ado… (rires)

Avec le recul, que vous a-t-il apporté musicalement parlant ?

J’ai envie de vous répondre : tout ! Son univers, sa créativité, sa folie, son son… son génie, tout simplement. Benjamin sait tout faire, et en plus, il le fait bien ! J’ai envie de dire qu’il fait tout si facilement… mais ce n’est pas facile. C’est juste qu’il a acquis une telle expérience qu’il donne l’impression de tout faire avec une facilité déconcertante. C’est en tout cas fascinant de le regarder à l’œuvre…

Karen Brunon © Denis Thybaud

Il y a donc Benjamin Biolay sur cet album, mais il y a aussi pas mal de beau monde…  j’aimerais si vous le voulez bien qu’on évoque un peu tous ces artistes qui ont permis eux-aussi à cet album d’exister. Keren Ann, j’imagine que vous l’avez rencontrée par l’intermédiaire de Benjamin.

Oui… enfin pas vraiment ! (rires) On a formé ensemble le groupe Shelby avec Keren Ann… Mais Benjamin en faisait partie aussi. Keren est devenue une véritable amie. Je l’ai accompagnée sur tous ses albums. On  avait déjà écrit des chansons ensemble. C’était une évidence qu’elle soit présente. Elle a accepté de chanter un duo avec moi, une chanson qu’elle a écrite avec Benjamin…

… sur un texte de Doriand.

Oui ! Doriand est un grand ami à moi lui aussi. Ils ont beaucoup travaillé ensemble, Keren Ann et Doriand, notamment sur un album de Sylvie Vartan et un autre pour Emmanuelle Seigner. Ce sont des gens qui font partie de ma famille, finalement. C’est plus qu’une histoire d’amitié. C’est ma famille de cœur.

Élodie Frégé vous a écrit quelques textes également.

Elodie Frégé, je ne la connaissais pas. Je l’ai appelée pour son écriture. Je trouve que c’est une fille qui a un talent fou. Je souhaiterais que ses albums soient plus connus et qu’elle arrive à faire ce qu’elle veut avec ses chansons parce que c’est vraiment un grand auteur. C’est très féminin ce qu’elle écrit. J’ai été chercher la féminité avec elle.

Ensuite, il y a Marie Bastide.

Là, c’est la famille Circus. Elle avait écrit les textes pour Circus. Pareil, ça a été tout à fait naturel pour moi de faire appel à elle. Pendant l’aventure Circus, elle a été tellement à mes côtés… Elle fait partie d’un moment de ma vie.

Il y a une chanson de Stanislas.

Pareil, Stanislas, c’est la famille Circus. Je le connaissais avant l’aventure Circus. On avait déjà pas mal travaillé ensemble sur différents projets, que ce soient les siens ou ceux d’autres artistes. Il a toujours eu un œil très très très gentil sur mon projet. Il m’a toujours donné de très bons conseils. Stanislas est toujours de très bon conseil d’ailleurs. Il est très généreux. C’est très agréable de l’avoir à ses côtés. Et c’est vrai que dans Circus, il m’a beaucoup beaucoup aidée. Son expérience est très enrichissante.

Karen Brunon © Denis Thybaud

Il y aussi Gonzales et Renaud Létang à qui vous avez confié l’introduction et l’épilogue de cet album.

J’ai demandé à Gonzales s’il accepterait de composer un morceau pour moi, piano/violon. Il a accepté. Il a joué avec moi. Il m’a invitée dans ses masterclasses. À chaque fois, je crée la rencontre puisque c’est mon projet. C’est moi qui ai été chercher les gens. Mais tous m’ont toujours surprise en me donnant plus. À Gonzales, je lui avais demandé de m’écrire un morceau pour le violon, et il a fini par me composer l’épilogue de l’album. La générosité de tous ces gens à chaque fois a été formidable.

Comment avez-vous travaillé avec vos auteurs ? Vous connaissaient-ils finalement assez bien, mise à part Elodie Frégé, ou bien leur avez-vous soufflé des pistes ?

Benjamin me connaissait suffisamment. À chaque fois, ça a été une évidence. Avec Élodie, on a passé beaucoup beaucoup de temps puisque comme je vous le disais, on ne se connaissait pas. Je suis allée la chercher et on a passé beaucoup de temps à discuter. Discuter comme deux copines, parfois autour d’un verre ou ce genre de choses. La rencontre a été assez magique. C’était assez facile de lui parler et de me dévoiler à elle. Je me suis énormément dévoilée à elle très vite. Si j’avais envie qu’elle aille ou je voulais aller… il fallait que je me livre. Je n’avais pas le choix. Et c’est vrai que je me suis beaucoup livrée à elle. Et même des choses pas forcément rigolotes… Et elle a su extraire tout ça avec une réelle délicatesse et une telle féminité… C’est magique. Ces moments-là avec Élodie m’ont beaucoup touchée.

Finalement, c’est peut-être plus facile de se dévoiler aux gens qu’on connait le moins…

Oui… Vous avez raison d’une certaine manière. En tout cas, j’avais envie de me livrer à elle. Elle est l’essence-même de ce que je suis pour écrire, ça c’est sûr.

Y avait-il des thèmes bien particuliers que vous souhaitiez aborder dans les chansons ?

Oui… Après, sont-ils compréhensibles pour les autres ? Je ne sais pas, parce que j’avais envie que ce soit poétique. Vous savez, j’aime les mots. J’avais envie que les mots soient beaux. Et tous les auteurs avec lesquels j’ai travaillé ont vraiment réussi ça. Je pense à une chanson qui s’appelle « Amour en cage ». C’était un moment où on pense aux parents qui vous mettent une certaine pression en vous demandant quand vous comptez avoir des enfants… Je vois beaucoup ça autour de moi aussi… des filles à qui on demande quand elles vont devenir maman… Élodie a su écrire sur ce thème à sa façon. C’est très poétique, donc je ne sais pas si tout le monde le comprendra. « Mettre l’amour en cage », c’est une façon de parler du fait d’être enceinte. Cette chanson parle du fait que le temps passe vite… et qu’on se demande si on le fera un jour, mettre l’amour en cage… (sourire) Et il se trouve qu’entre temps, j’ai mis l’amour en cage ! (rires) En tout cas, ce sont des sujets que j’avais envie d’aborder, mais toujours avec poésie. Je ne voulais pas des mots crus. Je voulais que les choses soient suggérées. Je voulais que les mots soient beaux.

Karen Brunon © Denis Thybaud

Et vous-même, écrivez-vous un peu ?

Malheureusement… Enfin… Pour être tout à fait honnête, j’écris. Mais je n’en suis pas assez satisfaite pour les partager avec les autres.

C’est donc un exercice que vous pratiquez.

Oui. C’est même un exercice que j’aime beaucoup faire. J’aime les mots et j’aime mettre des mots sur mes idées. Et puis, finalement, je me dis que ça peut toujours aider un auteur avec lequel je travaille. Noter ses idées, c’est important. Même si je ne leur fais pas lire mes mots, je peux au moins leur en parler… (sourire) Mais c’est un exercice qui est vraiment encore trop difficile pour moi. Je fais chaque chose après l’autre. Chaque chose en son temps.

Ce sera la prochaine étape, peut-être…

Voilà… peut-être… (sourire)

De toutes les chansons qui composent cet album, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je parle de tendresse, je ne pense pas forcément à ce que la chanson raconte, ni même à son orchestration ou à sa rythmique, mais plutôt à quelque chose qui se serait passé autour d’elle, pendant sa création ou son enregistrement.

C’est une évidence pour moi, c’est « Le lieu du crime », le duo avec Keren Ann. J’ai l’impression que c’est un bout de ma vie cette chanson. C’est l’aboutissement de tout ce que j’ai pu vivre avec cette personne depuis des années, que ce soit de l’amour, de l’amitié… On a tellement partagé de choses dans nos vies que d’un coup, nous retrouver en studio ensemble et la voir travailler sur un de mes morceaux… C’est tellement magique. Keren Ann est elle aussi magique. Elle a un tel univers. Franchement, cette journée de studio, c’est inoubliable pour moi. Sa générosité… Tout était évident. Tout était beau. Je ne sais pas comment le dire tellement c’était un moment de bonheur…

Il y a parfois des moments tellement magiques qu’il vaut mieux ne pas essayer de les expliquer.

Ouais… Après, il y a des moments plus douloureux qui débouchent eux-aussi sur des choses magnifiques. Pourquoi était-ce douloureux à ce moment-là ? On n’en sait rien… mais le résultat est là…

Un clip a été tourné pour « D’où je viens ». Est-ce un travail qui vous plait ce travail de l’image ?

J’adore… Et vraiment, j’ai énormément travaillé sur ce clip. Je me suis aussi beaucoup investie sur la pochette de l’album, sur le livret, les photos… C’est vraiment quelque chose qui me passionne. Je trouve que c’est dommage d’aller au bout d’une chanson et de finalement ne pas lui lier une image ou un visuel. L’image est devenue très importante aujourd’hui. Il y en a partout autour de nous. Tout est image, aujourd’hui. Et je trouve dommage, quand on est artiste, de ne pas s’occuper de ça aussi, ou en tout cas de ne pas donner son avis. Vous savez, je ne suis pas photographe, je ne suis pas graphiste non plus… Mais j’aime donner mon avis sur le visuel. C’est très important d’aller, comme nous en parlions tout à l’heure, parler avec un auteur qui va écrire pour vous. Ici, c’est la même chose. C’est important de dire ce qu’on veut… En tout cas, sur ce clip, j’avais envie de tout donner pour qu’on ressente bien l’univers. J’avais envie d’espace. J’avais envie d’être debout sur un camion. Tout ça aussi était magique finalement.

Vous me parlez du visuel, des photos… Est-ce que ça reste important pour vous que ce premier album bénéficie d’une édition physique ?

Oui. J’adore les objets. Encore une fois, je me suis tellement impliquée dans le visuel, que ce serait contradictoire de dire que je m’en fous… (sourire) Moi, j’aime bien, mais je comprends que certaines personnes n’y accordent pas plus d’importance que ça. Moi-même, quand j’achète un album, je vais souvent sur iTunes. Mais tous les albums importants à mes yeux, ceux de Keren Ann ou de Calogero, je les ai tous en physique. J’ai besoin de les toucher, de tourner les pages du livret, de lire les textes…

La vue et le toucher font finalement partie également de la découverte de l’univers d’un chanteur.

Vous faites partie de ceux qui ne peuvent pas lire un livre électronique, j’imagine…

Exactement !

Nous sommes pareils. Un livre a une odeur. On a besoin de tourner les pages…

De la scène est-elle prévue ?

Oui ! Je vais faire les premières parties de Calogero.

On reste dans la famille…

Oui, mais surtout, il m’a fait un cadeau magnifique. Je commence le 18 novembre avec lui, en première partie, pour dix dates. Dont Paris Bercy.

Avez-vous une appréhension de monter « seule » sur scène ?

(rires) Une énorme !! Énorme. Énorme. Je ne pense qu’à ça. Encore une fois, dans mon envie d’aller au bout des choses, d’aller dans les détails… Donc, là, je ne pense qu’à ça. On va commencer à répéter très vite pour nous laisser le temps de bien faire les choses.

Comme vous me parlez de Calogero, j’aimerais faire une petite digression sur Circus. Le projet est-il mis entre parenthèses ou la porte est-elle fermée ?

L’aventure est entre parenthèses. Je pense qu’on a tous très envie de nous lancer dans une autre aventure ensemble. Maintenant, il faudra que la vie nous amène à un moment où on sera tous prêts à le faire. On a tous nos agendas, on a tous nos envies. Aujourd’hui, ce que je peux vous dire, c’est que quand on a terminé l’aventure Circus, on s’est regardés et on s’est dit « Quand est-ce qu’on en refait un deuxième ? » Maintenant, la vie en décidera. Mais l’envie est là.

En guise de conclusion, j’aimerais vous demander dans quel état d’esprit vous êtes, à quelques jours de la sortie de votre premier album.

C’est très fluctuant. (rires) J’ai très peur. C’est en fait toujours pareil, quand on est dans le vif du sujet, on est toujours très bien. Quand je suis en répétitions, je ne suis jamais inquiète. Quand je ne le suis pas, je suis inquiète. Là, je vous parle de mon album, je suis confiante. Quand je n’en parle pas, j’ai peur. Disons que j’en suis en tout cas très fière. Ça fait tellement d’années que j’en rêve… Les gens qui l’ont écouté me disent que ça leur a plu. Certains m’ont même dit qu’il était très beau… Mais je suis pleine de doutes. Je me lève le matin, j’ai peur… Disons que c’est un peu la tempête ! (éclats de rires)

Propos recueillis par Luc Dehon le 8 octobre 2014.
Photos : Denis Thybaud, Yann Orhan, DR

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Karen Brunon en première partie de Calogero :

18/11 : Bordeaux - Zénith

19/11 : Pau - Zénith

20/11 : Limoges - Zénith

22/11 : Paris - P.O.P BERCY

26/11 : Toulouse - Zénith

27/11 : Clermont-Ferrand - Zénith

28/11 : St Etienne - Zénith

02/12 : Lyon - Halle Tony Garnier

04/12 : Lille - Zénith

09/12 : Nantes - Zénith









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