Interview de Brice Conrad

Propos recueillis par IdolesMag.com le 10/10/2014.
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Brice Conrad © Cynthia Frebour

Brice Conrad fourmille de projets ! Alors que l’album collectif « Les enfants du Top 50 » (orchestré par Jean-Félix Lalanne, sur lequel il reprend « Ils s’aiment » de Daniel Lavoie) sort lundi, concomitamment à son nouveau single « Eternelle », Brice est en pleine élaboration d’un deuxième album. Nous avons donc été à sa rencontre afin d’évoquer avec lui les années Top 50 et toute cette folle période des 80’s (Brice les a vécues en différé puisqu’il est né en 85), faire le bilan de l’exploitation de son premier album « La nuit  bleue » et en savoir plus sur la création de son deuxième opus attendu pour le premier semestre de l’année prochaine. Rencontre avec un artiste aux multiples facettes qui n’a pas fini de nous surprendre !

Les enfants du Top 50Qu’est-ce qui t’a séduit dans ce projet « Les enfants du Top 50 » ?

Il y a des tas de symboliques… Rien que le titre que je reprends, « Ils s’aiment » de Daniel Lavoie, il a été publié l’année de ma naissance. Le Top 50 a démarré dans le même temps. Donc, je ne me souviens pas de ce titre à l’époque, forcément… mais je l’ai écouté par après. C’est ma mère qui m’a fait découvrir ce titre qu’elle aimait beaucoup. Reprendre ce titre, c’est une façon de toucher à une époque, et de mettre ma petite empreinte sur un titre emblématique… l’empreinte d’un jeune artiste qui commence sa carrière. Et puis, c’est toujours génial de reprendre des titres qui appartiennent au patrimoine français. En plus, là, je me retrouve avec plein de grands artistes comme Zaz ou Yannick Noah. Comment aurais-je pu dire non ?

Est-ce toi qui as choisi le titre ou t’a-t-il été proposé ?

Je ne te cache pas que je n’ai rien choisi sur ce coup-là, mais c’était finalement le choix parfait. Jean-Félix Lalanne connait son métier sur le bout des doigts et apparemment il a pensé à moi directement pour ce titre. Il trouvait que le titre me collait bien. Et finalement, il avait raison. C’est un titre où j’ai pu mettre mon empreinte, un titre que j’ai pu m’approprier d’une certaine manière. Il y avait un peu de place pour moi. Je l’ai chanté pour la première fois chez Drucker cette semaine… et devant Daniel Lavoie. C’était un peu spécial !

Justement, qu’a-t-il pensé de ton interprétation ?

Il m’a dit qu’il avait adoré. Et qu’il avait apprécié toute l’émotion que j’avais mise dedans. C’est le principal, finalement !

Tu es donc né en 1985… et le Top 50 a vu le jour fin 84. Quand on évoque Marc Toesca et les P’tits Clous, est-ce que ça te parle ?

Oui, bien sûr. Alors, comme tu le dis, j’étais vraiment très très petit à l’époque, je venais de naître, donc, dans l’époque, ça ne me parle pas. Mais le Top 50 est tellement rentré dans les chaumières, il y a eu tellement d’extraits qui sont passés et repassés à la télé, que je sais aujourd’hui très bien ce que c’est. Donc, oui, ça me parle !

Te serais-tu vu évoluer en tant qu’artiste dans les années 80 ? C’étaient les années fric, l’explosion de la bande FM, les années Canal et le fameux Top 50…

Je pense que j’aurais pu très bien me situer dans ses années-là… L’homme est capable d’adaptation ! Il y a eu en tout cas de très belles chansons. Et donc, j’ai des influences dans cette époque. Et puis, c’est l’époque de la naissance de la New Wave. Et aujourd’hui encore, la New Wave est source d’inspiration pour beaucoup d’artistes. Je travaille aujourd’hui sur des machines, il y a des synthés… donc la New Wave a vraiment du sens pour moi.

Brice Conrad, EternelleParlons-en d’ailleurs un peu de cette nouvelle chanson, « Eternelle ». Quand est-elle née ? A-t-elle été écrite avant, pendant ou après la sortie de « Le nuit bleue » ? Elle marque en tout cas une évolution assez flagrante par rapport aux premiers titres.

C’est une des premières chansons que j’ai concoctées pendant l’exploitation de « La nuit bleue ». En fait, je n’ai jamais cessé d’écrire. C’est un état, finalement. Je n’ai, par contre, pas d’anecdote particulière quant aux circonstances dans lesquelles je l’ai écrite. Tu sais, les choses viennent assez instinctivement finalement. À un moment, il faut qu’elles sortent. Je suis quelqu’un de très réceptif. Je suis très attentif aux gens, aux ambiances, et à tout ce que je peux observer. Après, les choses sortent à un moment donné, je ne peux pas vraiment expliquer précisément pourquoi. En tout cas, la mélodie de ce titre est venue très vite. Je voulais un thème qui me touche et qui me parle, toujours en restant dans quelque chose de très atmosphérique, quelque chose qui peut faire penser à l’au-delà. Donc « Eternelle » est arrivée assez rapidement. Ça m’a plu tout de suite. Pareil, le mot m’est venu en tête un peu par hasard au fur et à mesure que la chanson s’est construite. Je construis mes chansons un peu comme un puzzle.

Ce titre, tu l’as co-écrit avec Bertrand Soulier.

Effectivement. Il m’a permis de trouver de nouveaux angles. Il m’a aussi montré une autre façon de travailler. J’ai rarement co-écrit et c’est finalement un exercice qui m’a plu.

Est-ce justement un exercice, la co-écriture, que tu aimerais développer dans le futur, et notamment sur le deuxième album ?

Bien sûr. Là, je suis donc en plein dans la création de ce deuxième album, et je la pratique de plus en plus. Quand la personne avec laquelle tu écris te cerne et te comprend bien, qu’elle va dans la même direction que toi, et même un cran au-dessus, c’est vraiment formidable. J’aime écrire, c’est certain, mais ce n’est pas forcément mon domaine de prédilection. Mon truc, c’est vraiment la composition et les mélodies. Écrire, c’est sûr que ça fait partie de moi, mais c’est peut-être moins mon truc finalement. Si l’auteur peut venir vers moi et emmener mes idées encore plus loin, c’est génial.

Quel bilan tires-tu de l’exploitation de ton premier opus « La Nuit Bleue » ?

J’ai découvert que vendre des albums… c’était difficile ! (rires) J’ai tout de même eu pas mal de passages radios, on a entendu pas mal les singles, j’ai donc touché un large public… et oui, j’ai été étonné des ventes. Après, c’est aussi le reflet du fait que je sors de nulle part et que le public ne me connait pas. Je ne sors pas d’un programme comme « The Voice », les gens ne me connaissent pas à la base, donc, ça peut peut-être plus vite s’essouffler. Il n’y a plus trente-six émissions de variétés non plus à la télé, donc les artistes sont de moins en moins visibles en télé. Les Français découvrent plus lentement les artistes. Ils les découvrent petit à petit. Pour mettre un visage sur une chanson, ça met du temps. C’est un peu le ressenti que j’ai vis-à-vis de cet album qui aurait peut-être pu s’envoler. Mais je suis très content quand même. C’est très encourageant. C’est vraiment un sentiment d’un premier album, de la découverte de plein de choses… Ce premier album, ce sont les bases de mon projet, très « ballades pop-rock ». Il y avait vraiment l’influence des guitares sur cet album. Je me suis fait comme ça et on le ressent. Et là, sur le deuxième, il va y avoir un virage, ce sera plus produit.

Y a-t-il des choses que tu veux gommer, ou a contrario, accentuer, du premier sur le deuxième ?

Non. Quand je fais un choix, je l’assume totalement. C’est que ça doit sortir comme ça, tel quel. Et je suis en phase avec. Après, forcément, le temps passe et fait son œuvre, donc, on évolue et on a envie de progresser. Donc, si c’était à refaire aujourd’hui, bien sûr qu’il y a des choses que je ferais peut-être un peu autrement. Mais elles sont comme elles ont été faites à l’époque. Donc, c’est sans regret aucun.

Brice Conrad © Cynthia Frebour

Une lyrics video d’ « Eternelle » vient d’être publiée. Un véritable clip est-il envisagé ?

Oui. Je le tourne dans dix jours. Il devrait être en ligne d’ici un mois et demi maximum.

Concrètement, où en es-tu dans l’élaboration de ce deuxième album ?

Concrètement, on a trois ou quatre titres déjà bien bien produits. Il y en a trois quatre qui avancent bien. Donc, il est en très bonne voie. On va dire que j’en suis pratiquement à la moitié. Tout est en train de se mettre en place. Il me reste la fin de l’année pour le mettre en boîte !

Pour quand est-il attendu ?

Au premier semestre 2015.

Quelle couleur aura-t-il ?

Comme je te le disais tout à l’heure, il va y avoir un petit virage. Ce sera un peu plus moderne et plus groovy. Avant, c’était pop-rock rythmé par des guitares, là, ce sera pop-rock rythmé par une production plus étoffée. Il y aura en tout cas pas mal d’ambiances différentes.

Tu m’as parlé de Bertrand Soulier tout à l’heure, travailles-tu avec d’autres auteurs ?

Il y a un jeune auteur bourré de talent qui vient de commencer. Il m’a écrit un texte pour l’instant, et nous sommes en train d’en écrire un deuxième. Mais je ne suis pas à l’abri d’une autre collaboration vu que l’album n’a pas terminé. Tout peut encore bouger.

As-tu déjà une idée des thèmes que tu vas aborder dans les chansons ?

J’ai toujours envie de parler des relations homme-femme, et plus largement des relations amoureuses. C’est en tout cas très ouvert. Je parle de la vie en général. Je ne veux surtout pas m’aventurer sur des terrains plus politiques. Ce n’est vraiment pas mon truc et je ne saurais pas très bien comment les traiter. Je préfère évoquer des histoires de vie…

Tu es pas mal occupé en ce moment avec la promo des « Enfants du Top 50 » et l’élaboration de ton deuxième album, mais je pense que tu as un autre projet, un peu moins musical.

Oui ! (sourire) Je suis en train de créer ma propre marque. C’est une marque de bijoux et bracelets en argent, de débardeurs, de T-Shirts et de bougies parfumées. Je suis quelqu’un qui porte énormément de bijoux, j’aime avoir de beaux vêtements. Et encore une fois, c’est une initiative qui est venue assez rapidement et spontanément. J’avais envie de m’exprimer d’une autre manière et de lancer une gamme. Il n’y a pas mieux pour un artiste qui aime porter des vêtements et des bijoux que de créer sa propre ligne. En plus, le partager avec les gens, c’est vraiment super.

Finalement, dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui avec tous ces projets plus emballants les uns que les autres qui se profilent ?

Je me sens super bien. J’ai hâte de passer à autre chose avec ce deuxième album. Je me languis de savoir ce que les gens vont penser d’ « Eternelle ». J’ai le sentiment de grandir, de m’épanouir et de faire ce que j’aime. C’est une énorme chance pour un jeune artiste qui débarque. Vivre des choses aussi intenses me comble de bonheur. Tout va bien pour moi !

Propos recueillis par Luc Dehon le 10 octobre 2014.
Photos : Cynthia Frébour

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