Interview de Cassandre

Propos recueillis par IdolesMag.com le 01/10/2014.
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Cassandre - DR

Après la sortie d’un premier album (« Il était une histoire ») en 2008, le duo Cassandre s’apprête à publier ce 6 octobre son deuxième opus. L’univers de Cassandre est fait de poésie, d’envies de liberté, de tourments et d’esthétisme. Leur nouvel album est particulièrement séduisant, aussi puissant que profond et touchant. Les amours de Cassandre sont multiples, ses émotions sont plurielles. Rencontre avec Pier et Flo que nous suivons avec beaucoup intérêt depuis leurs débuts.

Cassandre - DRDans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés ? Avez-vous tout de suite eu des envies musicales ?

Pier : On s’est rencontrés dans des circonstances tout à fait banales. On était tous les deux étudiants à l’université à Saint-Etienne. On s’est rencontrés grâce à des amis communs et Cassandre est né naturellement dans la foulée.

Flo : Pier avait une formation classique. Il m’a fait écouter quelques-unes des compositions qu’il avait déjà faites. Et très rapidement, je me suis permis de lui dire « Tiens, tu devrais peut-être faire les choses de telle ou telle autre manière… Idem pour les textes, je lui ai soufflé des idées ». En fait, assez rapidement, on a commencé à coécrire et cocomposer et Cassandre est né de façon très naturelle. Il n’y a pas un jour où nous nous sommes dit que Cassandre était né. Non. Ça s’est fait de façon tout à fait naturelle.

Quelles sont vos influences musicales respectives ? Vous n’avez pas tout à fait le même socle musical…

Pier : Mes influences sont surtout dans le répertoire classique. Pas juste la période classique, mais le classique dans sa globalité. Ça peut être autant de la musique baroque, que classique à proprement parler, que romantique ou du vingtième. Après, en chanson, je suis beaucoup plus attiré par la variété française en règle générale. J’aime les artistes qui aiment jouer avec les mots. Je pense à des gens comme Gainsbourg ou Zazie.

Flo : Pour ma part, dans mon éducation, mes parents m’ont beaucoup fait écouter de la pop. Du rock aussi finalement (sourire). Pink Floyd, etc… Mais je pense avoir été beaucoup plus sensible à la facette pop british. Qui dit british dit Depeche Mode, Eurythmics, Visage et tous ces groupes new wave qui ont découvert les sonorités électro et en ont fait une vague. Ça m’est resté avec le temps. J’ai appris un peu le piano tout seul en autodidacte, mais j’ai été très vite amoureux des sons électros, des synthétiseurs et de la musique assistée par ordinateur.

Où vous êtes-vous retrouvés musicalement parlant ?

Pier : Très naturellement. Sans vraiment réfléchir. Comme le disait Flo tout à l’heure, il a commencé à poser sa voix sur mes propres compos. Après, il a commencé à écrire des paroles et de la musique avec moi. Et puis voilà, aujourd’hui Cassandre est là et c’est une évidence.

Flo : Tout pareil.

Vous m’en avez touché un mot tout à l’heure, mais quelle est plus précisément la musique qui a bercé votre enfance ? La musique de vos parents, grands-parents.

Pier : La musique qui m’a bercé… je dirais qu’il y a beaucoup de musique classique. Du jazz aussi. Mais c’est une musique à laquelle je ne suis pas très sensible, il faut dire ce qui est. Après, il y a eu de la variété française aussi, comme les Rita Mitsouko. C’est ce genre de chansons que mes parents écoutaient.

Flo : Comme je te le disais tout à l’heure, mes parents sont plus issus de l’univers Creedence Clearwater Revival, ce genre de groupes très hippies et très rock. Mais aussi, dans les années 80, la décennie où je suis né, tout comme Pier, il y a eu cet intérêt pour la musique pop. Et c’est ce qui m’a vraiment marqué. Les Depeche Mode, Eurythmics, Frankie goes to Hollywood et ce genre de choses.

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Et à l’adolescence, vers quelle musique vous êtes-vous dirigés ?

Pier : Très franchement, à douze ans, j’écoutais en boucle Vivaldi, des musiques de film et… Patricia Kaas ! (rires)

Flo : Pour ma part, j’étais déjà tourné vers la pop anglaise. Tout petit, j’ai adoré Tears for Fears. Mais aussi de la variété française…

Pier : Tu écoutais pas mal Michael Jackson aussi.

Flo : Effectivement. Toujours pop ! (sourire) J’ai écouté Barbara aussi. Moins Gainsbourg. Les mots de Barbara me touchaient plus.

Revenons-en à Cassandre. Comment avez-vous choisi ce nom de scène ?

Pier : Tout simplement parce que j’ai un amour profond pour la mythologie grecque depuis mon adolescence. C’est quelque chose qui m’a vraiment bercé. C’est la première raison. Et la deuxième, c’est parce que je trouve que le prénom Cassandre a quelque chose de percutant. C’est un prénom qui est lourd de sens, de par son histoire, cette terrienne qui voit l’avenir et qui est condamnée à ne jamais être crue. C’est un peu de cette manière-là qu’on ressent les choses Flo et moi dans ce projet. On a un peu l’impression d’être spectateurs de la beauté et de l’horreur humaine… et que nos petites personnes ne pourront rien y changer.

Vous reconnaissez-vous dans ses deux fils ?

Pier : C’est vrai que Cassandre a eu deux fils, Télédamos et Pélops. C’est un pur hasard… parce que quand on a choisi le nom de Cassandre, nous connaissions son mythe et son histoire sans vraiment savoir qu’elle avait eu deux fils. On s’est rendu compte après coup qu’elle avait eu ces deux fils qui ont eu un funeste destin, tout comme elle, d’ailleurs. Donc, c’est un heureux hasard qu’elle ait eu deux fils finalement…

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Espérons que vous n’aurez pas le même destin…

Pier : On n’espère pas un funeste destin, évidemment, mais à la fois… quoi de plus romantique ? (sourire)

Votre premier album autoproduit, « Il était une histoire » est sorti en 2008. Quel bilan tirez-vous de sa production et de son exploitation ?

Flo : C’est un album qu’on a fait entièrement seuls, avec les moyens du bord. On avait un home studio sans forcément avoir ni l’un ni l’autre pris des cours de musique assistée par ordinateur. On a beaucoup travaillé là-dessus. Ça a été la première expérience pour nous en ce qui concerne les arrangements. Ce qu’on en a retiré ? Je pense que c’est l’univers sonore, l’harmonie, l’orchestration et les sons électros qu’on a pu y mettre… avec toutefois cette réserve qu’on a, encore une fois, travaillé seuls, et que maintenant qu’on a pu concrétiser un album… disons-le franchement… professionnel... on se rend compte que certains titres auraient mérité un arrangement plus solide, plus fort et plus puissant. C’est la raison pour laquelle deux titres de cet album ont été réédités sur celui-ci, « Liberté » et « Et sonnera l’heure ».

Comme tout premier album, « Il était une histoire » était perfectible à certains égards, mais je trouve que l’essence de Cassandre était déjà là. Êtes-vous d’accord avec moi ?

Pier : Tout à fait d’accord. Le nouvel album est dans la continuité du premier. On pourrait même parler d’aboutissement de ce qui avait déjà été jeté sur le papier et sur les notes avec « Il était une histoire ». Il n’y a donc aucun déni de notre part vis-à-vis d’ « Il était une histoire » et aucune fracture entre ce premier album autoproduit et ce deuxième album.

Flo : S’il a été retiré de la vente, ce n’est pas du tout parce qu’on renie les chansons qui étaient dessus, mais tout simplement, parce que c’était un travail qui pour nous, manquait d’une dernière étape, la phase de mixage qu’on n’a malheureusement pas pu avoir à cette époque-là et qui aurait apporté une touche finale à cet album.

Quand avez-vous posé les premières pierres de ce nouvel album ?

Pier : Ce nouvel album comporte des nouvelles chansons qui ont vu le jour au moment où nous avons commencé à travailler avec My Major Company. Mais il y a aussi les deux chansons issues du premier album, qui pour nous n’avaient donc pas encore eu la place qu’elles méritaient. On voulait vraiment les rééditer. Donc, finalement, la première pierre de l’album était déjà dans le premier album…

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Quelles était vos envies et vos idées de départ ?

Flo : Notre envie principale était d’apporter plus de puissance que de profondeur, puisque comme tu le disais tout à l’heure, l’essence de Cassandre était déjà présente sur le premier album. Ce qui nous importait,  c’était d’apporter un son propre, ample, large et puissant à nos chansons pour les concrétiser.

Le temps vous a-t-il paru long entre les deux albums ?

Pier : Bien sûr, ça a été long… parce qu’entre le premier album et la signature chez My Major Company, il s’est passé quelques années… et qu’entre cette signature et la sortie de l’album, deux années se sont encore écoulées. Mais finalement, d’un autre côté, ce temps n’a pas paru long parce que nous sommes restés dans cette démarche créative de développement artistique. On a fait plein de choses malgré tout entre ces deux albums.

Il s’est passé quoi pendant ce laps de temps ?

Pier : Il y a eu pas mal de concerts. On a eu la chance d’avoir un public qui nous a suivis et qui nous a permis de grandir. Et puis, il y a eu un petit télé-crochet…

J’allais en parler justement… Votre passage à X-Factor a été très bref. Que retenez-vous de cette expérience ? Et pourquoi avez-vous souhaité y mettre fin prématurément ?

Flo : (rires) C’est un peu par obligation qu’on y a mis fin parce que nous n’étions absolument pas disponibles pour continuer cette émission. Nous devions nous rendre entièrement disponibles et nos métiers de professeurs ne nous le permettaient pas. La décision de la faire, c’est un ami qui nous a suggéré de concourir. Finalement, nous n’avions jamais tenté cette expérience qui fait partie du paysage musical actuel. On avait envie de s’y confronter. C’était un peu comme un défi. Et finalement, le fait d’apparaitre une fois à l’écran a été très bénéfique pour nous. Ça a été une expérience plus que positive et qui nous a permis d’avoir encore plus de monde autour de nous.

Pier : On a fait un seul passage et nous sommes partis sur quatre « oui »… On était encore à un stade de l’émission où nous pouvions nous en aller. Comme on ne pouvait pas continuer vis-à-vis de nos métiers, on a préféré mettre un terme à cette aventure.

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Vous avez décidé de faire produire votre album par les internautes. En quoi le participatif a-t-il trouvé grâce à vos yeux ?

Pier : C’est une démarche tout à fait naturelle de notre part parce que nous partons du principe que c’est le public qui fait le succès des artistes. Ça nous a semblé totalement logique de faire confiance au public, et donc de partir de la source pour pouvoir faire naître cet album.

Quels thèmes abordez-vous dans les grandes lignes dans vos chansons ?

Pier : Le thème principal est la liberté. Après, on aborde d’autres thèmes aussi forts, comme la quête de soi, qui fait partie aussi de la liberté, mais c’est un peu plus ciblé. Évidemment, on aborde le thème de l’amour, sous toutes ses formes. Et le temps qui passe, bien sûr…

Vous avez écrit « À la vie, à la mode » avec Florian Gazan. Comment est née cette collaboration ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler avec lui ?

Flo : Ça s’est fait suite à une rencontre. Il a travaillé avec notre manager et nous nous sommes rencontrés autour d’un spectacle. On savait qu’il était parolier et qu’il écrivait des textes. On a fait appel à lui parce qu’on voulait obtenir quelque chose de particulier dans le refrain de cette chanson, quelque chose qu’on n’arrivait pas forcément à trouver nous-même spontanément. Ça a été une première expérience de coécriture. On l’a rarement fait, pour ainsi dire jamais.

Pier : Effectivement, Christophe Meilland, notre manager est un peu à l’initiative de cette collaboration. Il trouvait que ce serait une bonne idée. On a donné nos premières idées à Florian Gazan, et par échange de mails, on a écrit le texte assez rapidement. Ça a littéralement fusé. C’était une évidence, finalement.

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À propos de création, comment travaillez-vous tous les deux ? Qui amène quoi ? Comment fonctionnez-vous ?

Pier : Dans notre duo, on travaille de façon très naturelle. On ne s’impose rien. Il n’y en a pas un qui a un rôle attitré. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. L’un donne l’impulsion, l’autre apporte ses idées… et comme ça, peu à peu, on tisse une chanson jusqu’à son état final.

Flo : Je ne vais pas redire ce que Pier vient de dire. Tout se fait naturellement, il n’y a pas de schéma ou de recette toute établie. C’est spontané, c’est automatique.

Vous chantez « Liberté » de Paul Éluard. Ce poème écrit sous l’occupation allemande trouve aujourd’hui une nouvelle lecture, dans un contexte qui n’est en fin de compte pas très différent. Sans rentrer dans des schémas politiques qui sont finalement bien éloignés du monde de l’art en général, et de la musique en particulier, pensez-vous que notre société manque de liberté ?

Pier : À la fois, on est dans un monde, en tout cas dans un pays où on a des libertés, beaucoup plus que dans d’autres. Et à la fois, on est enfermés dans beaucoup de stéréotypes et de cases. Et c’est ça qui nous empêche d’être totalement libres. Donc, finalement, on se rend bien compte que la liberté absolue n’existe pas, mais qu’on a quand même une certaine chance d’avoir une liberté supérieure à d’autres nations.

Flo : Comme tu le soulignais tout à l’heure, il y a une portée politique à ce texte. Mais je ne pense pas qu’on ait voulu avoir cette visée politique en utilisant ce poème. On termine notre album par ce titre, et c’est plus une liberté dans l’existence pour se réaliser soi-même qu’il faut voir dans ce titre. Il n’y a aucune visée politique. Et la démarche d’avoir converti un poème pour une femme, d’avoir fait d’un poème d’amour une ode à la liberté, c’est aussi intéressant.

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Que représente Paul Eluard pour vous ?

Pier : Il représente avant tout un univers complètement surréaliste qui nous plait complètement. Comme d’autres artistes nous plaisent tout autant.

Quels sont vos auteurs de prédilections, justement ?

Pier : Il y a Paul Éluard, évidemment. Dans les poètes, j’ai envie de citer Baudelaire aussi. C’est classique mais toute son œuvre est vraiment très forte. En poésie, ce sont les deux premiers qui me viennent en tête.

Flo : Ce sont eux aussi qui me viennent en tête. J’aime beaucoup Baudelaire.

On ne va pas pouvoir évoquer dans le temps qui nous est imparti toutes les chansons qui figurent sur votre album. Alors, très arbitrairement, j’aurais aimé savoir dans quelles circonstances étaient nées « Ô mon amour » et « Eaux Troubles » ?

Pier : « Ô mon amour » est née exactement au même moment que « Ma révolution » et « Atteins le bonheur ». Et finalement, elles sont toutes les trois liées dans cette envie de liberté et dans ce souffle de liberté pour combattre une réalité et un quotidien oppressants. C’est comme ça qu’est née « Ô mon amour ».

Flo : Pour ce qui est de « Eaux Troubles », je crois que c’est vraiment la chanson de l’introspection. On a essayé d’imaginer ce lieu aquatique qui est une sorte de paradis, mais un paradis souterrain, sous l’eau. Un paradis vers lequel on aimerait fuir pour se réfugier. On ne sait pas de quelle manière finalement… Disons qu’il y a une volonté de fuir pour revenir vers soir, aller au plus profond de soi et se retrouver. C’est une fuite, cette chanson…

Pier : C’est vraiment une chanson très intérieure. Je pense qu’il n’y a qu’au fond de l’eau qu’on peut trouver ce silence…

On a évoqué certaines chansons qui m’ont le plus touché personnellement, mais vous y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ?

Pier : Pas vraiment. Chaque chanson a une valeur égale pour moi. Elles sont toutes le fruit de nos entrailles. Chacune est à l’image de l’un et de l’autre. Tant qu’il y a des mots qui ne correspondent pas à l’un ou à l’autre, la chanson ne sera pas finie.

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Une petite anecdote autour d’une chanson ?

Flo : Je pense à l’approche un peu dadaïste de « Liberté » où je me souviens avoir pris une édition de la Pléiade des œuvres de Paul Eluard. Je me souviens d’avoir ouvert la première page qui venait et d’avoir cherché, d’une manière un peu dadaïste, une mélodie qui collait aux mots. J’étais tombé sur le poème « Liberté » qui plus est, est le poème emblématique d’Éluard… Alors que c’était finalement le pur hasard. C’est une approche de texte que je n’ai jamais renouvelée. D’ailleurs, c’est le seul texte dont on s’est inspiré mais qu’on n’a pas écrit. J’aime bien cette approche, je la trouve singulière.

Vous qui aimez l’un et l’autre les mots, pourquoi avoir fait le choix de publier un album éponyme et donc de ne pas lui avoir donné de véritable nom ?

Pier : Tout simplement parce qu’on sentait qu’il n’avait pas besoin d’un nom précis. Pour nous, il signifie un nouveau départ. Tout en restant dans la continuité de ce qu’on a fait auparavant, il représente un certain aboutissement dans notre travail.

Flo : On arrive avec un album qui s’appelle « Cassandre ». Il n’y a rien d’autre à rajouter puisque c’est Cassandre…

Des scènes sont-elles prévues ?

Flo : Oui. On a notamment un showcase qui est prévu à Saint-Etienne le 18 octobre. On a souhaité démarrer dans notre ville d’origine. Avant de faire véritablement des concerts avec des musiciens, on a surtout envie d’aller à la rencontre des gens et leur chanter nos chansons piano/voix. On a envie de moments de partage. C’est un album qui est né d’une production participative et on a envie de célébrer ça ensemble.

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Avez-vous l’expérience de la scène ?

Pier : Avant de signer chez My Major Company, on a fait une succession de showcases notamment. On a fait beaucoup de concerts au Réservoir aussi. On avait fait aussi un concert à Bratislava en Slovaquie pour la fête nationale française, le 14 juillet. On avait été invités par l’ambassade de France en Slovaquie. Donc, oui, on a fait pas mal de scènes, mais là, il nous tarde vraiment de remonter sur scène parce que ça fait une éternité qu’on n’en a plus fait.

Que représente la scène pour vous ? Une réelle partie de plaisir ou une petite souffrance également ?

Pier : (sourire) Il y a toujours ce sentiment d’effroi avant de monter sur scène. C’est normal… puisqu’on s’apprête à être mis à nu pendant une heure/une heure et demie. Donc, c’est ce sentiment-là qui prend le dessus. Mais très vite, il se passe quelque chose de magique. On se rend très vite compte que les gens sont venus pour nous. La scène, c’est à la fois incompréhensible et fabuleux.

Comment la concevez-vous ?

Pier : On imagine un concert comme un spectacle, avant tout.

Fait-elle partie de votre processus créatif ?

Flo : C’est plutôt rare de se dire que ça donne une idée pour la création studio. En principe, la première étape, c’est vraiment le studio. La scène vient dans un deuxième temps. Mais c’est vrai qu’une chanson peut parfois prendre un autre style et une autre allure quand elle va être interprétée sur scène. Parce que les musiciens sont là… et qu’on aime beaucoup apporter une dimension rock à nos titres, même ceux qui sont très électro, on a envie de leur apporter une guitare électrique et une vraie énergie de scène. Donc la scène peut apporter une deuxième dimension à une chanson, mais pas son impulsion.

Vous avez toujours mis l’accent sur le visuel qui entoure votre musique, je pense notamment aux clips. Quel est votre rapport à l’image ?

Pier : Notre rapport à l’image a finalement une importance égale au reste, que ce soit le son, la voix, etc… Tout ce qui entoure Cassandre est important, autant l’image que le son ou la vidéo. Tout a son importance parce que tout nourrit le projet.

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Vous projetez-vous dans l’avenir ?

Pier : Oui, bien sûr. Cassandre n’a pas vocation à s’arrêter, c’est un projet qui nous est viscéral.

Pour mettre un terme à cette interview, j’aurais aimé savoir dans quel état d’esprit vous étiez tous les deux aujourd’hui, à quelques jours de la sortie de cet album ? Vous considérez-vous comme des artistes libres ?

Flo : Libres, oui. En tout cas dans un sentiment d’accomplissement, ça c’est sûr, parce que cet album nous ressemble pleinement. C’est probablement aussi pour ça qu’il a mis autant de temps à naître. L’impression, c’est donc à la fois une certaine jubilation, mais aussi un accomplissement. On a l’impression de donner véritablement vie à quelque chose qui va pouvoir vivre par lui-même.

Et toi, Pier ?

Pier : J’utiliserais sensiblement les mêmes mots, donc, je n’ai pas grand-chose à ajouter à ce que Flo vient de te répondre…

Vous êtes un peu comme des jumeaux…

Pier : (sourire) Il y a effectivement beaucoup de similitudes entre nous…

Propos recueillis le 1er octobre 2014.
Photos : DR

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