Interview de Dumè

Propos recueillis par IdolesMag.com le 02/06/2014.
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Dumè - DR

Après avoir joué le rôle de Sheriff de Nottingham dans la comédie musicale à succès « Robin des Bois » et avoir participé à l’émission de France 3 « Les chansons d’abord », Dumè publie son premier album, « La moitié du chemin ». Nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir plus sur ce disque,  l’équipe dont il s’est entouré (Lionel Florence, Pascal Obispo…) et ses nombreux projets. Dumè intègre également le casting de la comédie musicale de Roman Polanski « Le Bal des Vampires » à la rentrée au Théâtre Mogador. Il nous en parlera.

Dume, la moitie du cheminIdolesMag : Il y a une sacrée tradition musicale dans ta famille…

Dumè : Exactement. J’avais un grand-père chanteur et un père très bon accordéoniste. Lui, il était instrumentiste, et il était excellent. Il était très bon guitariste aussi. Et même après moi… j’ai des neveux qui font le conservatoire de piano. On est vraiment très ancrés dans la musique chez moi…

Quel est ton parcours dans les grandes lignes ?

C’est mon père qui m’a donné envie de faire de la guitare. J’ai commencé très tôt. J’avais douze ans. J’ai commencé par des cours de jazz, mais j’ai fait énormément de musiques différentes. J’aimais le rock et même le hard rock. J’adorais les Guns quand j’étais gosse ! Je les aime d’ailleurs aujourd’hui. Ce sont eux qui m’ont poussé à aller chercher des influences électriques. Je suis ensuite rentré au conservatoire de musique pour travailler ma voix. Je l’ai fait pendant des années. J’ai appris le chant lyrique et le répertoire classique. Donc, j’ai encore récupéré plein d’influences dans ce milieu classique. Mais dans un coin de ma tête, je gardais l’idée et l’envie de composer des titres pop et de travailler avec d’autres artistes pour réaliser des singles. Et pourquoi pas pour moi en même temps ?... (sourire)

Après le conservatoire, tu rencontres Pascal Obispo…

Oui ! J’ai eu la chance de rencontrer par hasard Pascal Obispo il y a huit ans. Il m’a dit tout de suite qu’il trouvait très bien ce que je faisais… il a écouté mes premières maquettes. Après, il m’appelle et me dit qu’il faut que je monte à Paris parce qu’il a envie de me faire bosser dans sa maison d’Édition Atletico Music. J’ai donc signé avec lui, et moins d’un mois après, je suis parti sur mon premier projet, qui était le disque de Faudel. Après, j’ai enchaîné pour Natasha St-Pier et Johnny… ça a été hyper rapide. Ça m’a fait assez bizarre de me retrouver de ma chambre avec mes petites chansons dans mes tiroirs à composer pour Johnny Hallyday avec des chansons qui allaient être écoutées par des milliers de fans !! (sourire)

Nourrissais-tu déjà également ton projet solo à cette époque ?…

Oui, bien entendu. J’ai signé avec My Major Company et on a sorti un premier single, « Je ne sais rien faire », qui est pas mal passé en radio. Juste derrière, je rencontre Roberto Ciurleo et Bruno Berbérès qui recherchaient un Sheriff de Nottingham pour la comédie musicale « Robin des Bois ». Ils m’ont proposé de passer le casting pour le rôle, ce que j’ai réussi à relever avec succès. Et ça a débouché sur cette comédie musicale sur laquelle je travaille depuis deux ans et qui s’achève le 29 juin. Il reste à peu près vingt dates. On aura fait près de 800 000 spectateurs. Pas plus tard qu’hier, on était Nantes, on jouait devant 5500 personnes. Et aujourd’hui, je suis là avec toi pour parler de mon premier album solo…

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En 2010, le single « Je ne sais rien faire » marche plutôt pas mal. Si tu ne sors pas l’album dans la foulée, c’est parce que tu intègres la troupe de « Robin des Bois » ?

Exactement. Je devais sortir l’album à ce moment-là, mais c’est vrai que cette proposition du rôle du Sheriff dans « Robin des Bois » ne se refusait pas ! On était à deux mois de la sortie de l’album… Avec ma maison de disques, on a pensé que c’était mieux d’attendre, pour toucher bien plus de monde. Et je pense qu’on a eu raison puisqu’aujourd’hui, j’ai bien plus de personnes qui me suivent qu’avant « Robin des Bois ». 800 000 spectateurs, ce n’est pas rien ! J’ai eu aussi « Les chansons d’abord » sur lesquelles je travaillais avec Natasha St-Pier sur France 3. On a fait à peu près un million six cent mille spectateurs tous les dimanches. Donc, ça m’a permis de chanter des duos avec les plus grands, que ce soit Bruel ou Sardou. J’ai en tout cas multiplié les expériences musicales qui m’ont permis de me faire connaître par un plus grand nombre de personnes. Je pense qu’aujourd’hui, c’est important d’être déjà identifié avant de pouvoir sortir quelque chose. Il y a beaucoup de monde. Et donc c’est important d’être identifié, je crois… C’est en tout cas sur la bonne voix…

Et tu démarres une nouvelle aventure à la rentrée avec « Le Bal des Vampires » avec Roman Polanski

Effectivement, j’ai un parcours un peu atypique… (sourire) La boîte de production Stage Entertainment, qui a déjà monté « Mamma Mia », « Sister Act », « La Belle et la Bête » ou « Le Roi Lion » sur Paris, sont venus me voir il y a quelques mois sur « Robin des Bois ». Après, ils sont passés en loges en me disant qu’ils allaient monter très prochainement « Le Bal des Vampires » avec Roman Polanski. Ils pensaient que je pouvais correspondre au premier rôle, le Comte von Krolock. Il a plusieurs siècles, il est tout ce qu’on peut imaginer du Vampire. Il est plus du côté du Dracula de Bram Stocker que de Robert Pattinson dans « Twilight ». C’est vraiment le vampire dans toute sa splendeur. Il a un côté très aristocrate, plutôt cheveux long dans le dos genre « Entretien avec un Vampire »… Du coup, j’ai eu la chance de rencontrer Roman Polanski, de participer à tous les castings et de pouvoir être choisi par lui-même pour incarner son premier rôle à partir du 16 octobre au Théâtre Mogador.

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Ça ne te fait pas peur de repartir aussi rapidement dans une comédie musicale ? N’as-tu pas peur que finalement les gens ne passent à côté de ton projet solo et ne pensent que tu es un chanteur de comédie musicale uniquement ?

Non, absolument pas ! Je pensais déjà différemment il y a longtemps. Matt en est la preuve vivante en France. Tout le monde lui a demandé pourquoi il se lançait dans une comédie musicale alors qu’il était installé. C’est très français de penser que faire une comédie musicale n’est réservé qu’aux gens qui essayent de se faire connaître. Prenons l’exemple de Broadway, Hugh Jackman, qui est une star incontestable du grand écran, on ne peut pas le rater aujourd’hui, eh bien, il va faire une comédie musicale à Broadway. Régulièrement, il monte sur scène et il va performer sur les planches des théâtres de Broadway. Aujourd’hui, c’est tellement difficile dans le milieu… beaucoup de gens veulent chanter et veulent devenir comédien… qu’il faut multiplier les expériences artistiques pour essayer d’avoir la carrière la plus riche possible. Si on reste cantonné dans une seule chose, on risque  de se priver d’atteindre des dizaines voire des centaines de personnes. Pour s’enrichir et avancer, il faut multiplier les expériences. Et avoir la chance d’être dirigé par Roman Polanski pendant deux mois, ça n’a pas de prix. Le nombre de stars, de comédiens et de comédiennes en France qui ont voulu participer à cette comédie musicale… dont je tairai évidemment les noms parce que c’est confidentiel !... est assez extraordinaire. Si tu savais le nombre de personnes qui ont voulu avoir le rôle que je vais avoir… ce sont des personnes qui cartonnent au cinéma ! Je pense qu’être dirigé par Roman Polanski, ça n’a pas de prix.

Tu prêches un convaincu. Mais tu le sais comme moi, enchaîner deux comédies musicales coup sur coup risque de te cantonner dans un genre…

Le nombre de stars de séries américaines qui remontent sur scène pour faire de la comédie musicale est impressionnant. Certains d’entre eux se sont fait connaître par la comédie musicale, avant de partir jouer dans des blockbusters, pour y revenir quelques années après. Le plus important, c’est de faire les choses bien, d’être bon dans ce qu’on fait et de travailler pour. C’est très français de se dire qu’en se lançant avec une comédie musicale, on reste cloisonné dans ce genre. D’ailleurs, regarde les comédies musicales qu’on a vues en France ces deux dernières années, personne n’en est sorti. Hormis les derniers qui sont Christophe Maé et Emmanuel Moire qui ont réussi à sortir un truc derrière… et encore, Emmanuel Moire, il a réussi à sortir quelque chose grâce à « Danse avec les Stars ». Il a eu un retour un peu bâclé, puis après « Danse avec les Stars », il a réussi son coup. Pourquoi ces deux-là ont-ils réussi et pas les autres ? Parce qu’ils ont fait le bon chemin. Les autres ont fait de la comédie musicale, puis ils ont sorti un single pour voir si ça marchait ou pas, et après ils ont complètement disparu. Ce n’est pas ça qu’il faut faire. Il faut occuper le terrain. Il faut multiplier les expériences. Je pense que c’est la seule manière aujourd’hui de s’en sortir. Il faut toucher des publics différents. Et je suis très content et très sûr de moi en enchaînant avec « Le Bal des Vampires ». Je pense que vais toucher un public complètement différent de celui de « Robin des Bois », malgré le fait que ce soit un spectacle familial également. Mais je pense que Polanski va attirer un public qui aime plus le théâtre ou le cinéma. Et ça va me permettre de me faire connaître par d’autres personnes. Aujourd’hui, il n’y a plus de méthode !

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On est d’accord. N’empêche que tout reste très cloisonné en France…

Et oui ! Il faut donner un grand coup de pied dans la fourmilière et faire changer les choses, pour faire en sorte qu’il y ait des artistes vraiment différents qui émergent. Et notamment en radio. La radio est souvent cloisonnée dans des formats et des habitudes. C’est important d’essayer de proposer des alternatives et faire des choses différentes. Moi, je travaille mon album, il a un côté très pop et complètement actuel et en même temps, je ferai « Le Bal des Vampires » avec un côté un peu plus opératique et théâtral. Ce spectacle représente d’ailleurs la comédie musicale de Broadway dans toute sa splendeur.

On a tendance à dire que dans un premier album, on met un peu le meilleur de toutes les chansons qu’on a accumulées tout au long de son parcours. Est-ce le cas pour le tien, ou bien la création s’est-elle concentrée sur une courte période ?

C’est un peu des deux. Prenons l’exemple de « Je ne sais rien faire »… Cette chanson, je l’ai écrite au Cap Ferret chez Pascal Obispo. On était partis faire un séminaire de création avec quelques auteurs et compositeurs, comme il aime en faire. De ses séminaires sont sortis souvent ses plus gros succès pour Florent Pagny, Patricia Kaas ou Calogero. Beaucoup d’artistes ont eu des succès venant des séminaires d’Obispo. Et donc, j’ai eu la chance de pouvoir participer à l’un d’entre eux. Et c’est en parlant avec Lionel Florence que cette chanson est née… Je lui expliquais qu’à part la musique et la comédie, il n’y a avait pas grand-chose que je savais faire. J’ai composé cette chanson en un quart d’heure à peine. Je lui ai proposé la musique. Je marchais dans le jardin de Pascal après un repas et j’ai siffloté la mélodie dans ma tête. Arrivé dans ma chambre, j’ai pris ma guitare et je l’ai composée en un quart d’heure. Je l’ai arrangée dans la foulée et deux heures après, la chanson était faite, en tout cas la mélodie et le yaourt étaient faits. J’ai donc proposé cette chanson à Lionel Florence qui très peu de temps après, me propose le titre « Je ne sais rien faire ». Je lui ai demandé pourquoi il me proposait ce titre, et lui m’a répondu que quand nous parlions ensemble quelques jours auparavant, je lui avais expliqué que je ne savais rien faire que de la musique. C’est ce qui lui est venu directement à l’esprit. Il a écrit la chanson très rapidement après notre conversation… Comme quoi, on peut passer des mois sur une chanson qui n’aura aucun succès, et des fois, des trucs sortent hyper rapidement, comme s’ils coulaient de source… et ces trucs fonctionnent tout de suite. Ça a été le premier titre extrait de l’album.

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Et les autres chansons ?

Les autres chansons ont été faites un peu plus sur la longueur. « Maman m’avait dit » est, par exemple, la dernière chanson que j’ai composée sur mon album. Je voulais parler de ma mère dans une de mes chansons. Elle a été quelqu’un de très important pour moi. Elle m’a toujours soutenu dans tout ce que j’ai voulu faire. Elle a toujours cru en moi. Mais à condition que je fasse bien les choses… Mes parents m’ont dit que si je voulais faire de la musique, c’était OK, mais qu’il fallait que je le fasse bien, que je ne fasse pas n’importe quoi. C’était important d’écrire une chanson sur elle. Et cette chanson parle d’elle, elle a toujours su me préparer à la vie. Elle m’a toujours dit que ce serait difficile, qu’il y aurait toujours beaucoup de concurrence autour de moi, dans tout… que ce soit en amour, en musique ou dans le travail tout simplement, il faut toujours essayer de se démarquer des autres et de faire le travail bien. C’est de ça que j’ai parlé à l’auteur de la chanson, Nicolas Nebot. Et il a écrit cette chanson pour moi. Elle m’a collé tout de suite à la peau.

Plus généralement, comment as-tu travaillé avec tes auteurs ?

L’avantage que j’ai avec mes auteurs, c’est que je les connais bien… J’ai déjà essayé de travailler avec des auteurs que je ne connaissais pas ou très peu. Il m’est arrivé d’aller chercher tel ou tel auteur parce qu’il avait écrit une chanson que j’aimais bien… et que j’aimais bien sa patte et sa signature. Mais la plupart du temps, ça n’a pas marché parce que la plupart d’entre eux ne me connaissaient pas. Ils se contentaient d’écrire un truc par rapport à l’image que je dégageais ou à des clichés auxquels je pouvais correspondre. Et en fait, c’était une erreur… parce que je n’ai gardé que trois auteurs : Lionel Florence, Nicolas Nebot et Joseph Ugolini, qui est un ami de longue date. J’ai gardé ces trois auteurs parce que ce sont les trois qui ont réellement essayé de me découvrir. J’ai beaucoup parlé avec eux avant qu’ils ne m’écrivent des chansons. Donc, il y a des chansons qu’ils m’ont écrites sur mesure et qui m’ont collé tout de suite à la peau. Et puis, il y a des thèmes que je leur ai proposés en leur disant que j’aimerais chanter sur tel ou tel thème. Ça a été le cas sur la chanson sur ma mère ou sur « Méditerranéenne ». C’est une chanson qui me correspond parce que je suis né à Marseille mais que j’ai grandi entre la Corse et Marseille pendant toute ma jeunesse. Je ne voulais pas chanter uniquement la Corse ou uniquement Marseille… je me suis dit que « Méditerranéenne » irait très bien ! Je parle de la mer qui sépare mes deux endroits préférés, qui sont le Sud de la France et la Corse. Du coup, j’ai voulu parler de la Méditerranée.

Toi qui écris également, pourquoi ne signes-tu aucun titre sur ce disque ?

J’ai composé toutes les musiques, sauf une qui a été composée par Pascal Obispo. J’ai tout composé chez moi dans mon studio ou au Cap Ferret. Lorsque je propose des idées de texte aux auteurs, ça reste juste une idée. Je ne tiens pas à coécrire avec eux, même si je change un mot ou l’autre pour qu’il me corresponde mieux. Les textes, c’est leur travail. C’est eux qui le font chez eux. C’est leur job de pousser le texte à son maximum. C’était très sympa ce travail avec eux…

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Comment Judith est-elle arrivée sur le projet ?

On se connaissait déjà puisque nous sommes dans la même maison de disques, My Major Company. On a commencé par faire quelques plateaux télé ensemble, moi je chantais « Je ne sais rien faire » et elle son single de l’époque. On a sympathisé très rapidement. C’est une super fille… Elle est toujours souriante et toujours cool. Un jour, Sevan Barsikian me dit que ce serait cool de faire un truc tous les deux. J’avais cette chanson, « La moitié du chemin », qui avait déjà un arrangement tel qu’il est sur l’album. Il y a deux versions sur l’album. La version solo qui a un côté plus valse et la version avec Judith. Sevan me dit donc qu’on pourrait peut-être essayer de transformer « La moitié du chemin » avec un truc bien pop. J’ai essayé et j’ai proposé la chanson à Judith. Je me souviens qu’on était à la terrasse d’un café Avenue de la Grande Armée… et dès qu’elle l’a écoutée, elle a souri. J’ai capté direct que c’était une chanson qui allait lui plaire. On a commencé à travailler sur la chanson ensemble et ça a été super vite. Souvent, il y a des chansons comme ça où la magie opère tout de suite. Je suis étonné que la chanson ne soit pas plus rentrée en radio que ça. Je reste persuadé encore aujourd’hui que c’est une bonne chanson. Et je pense qu’on pourrait avoir des surprises par la suite si l’album s’installe correctement. Pourquoi ne pas la ressortir en single plus tard ?

Tu me disais tout à l’heure que l’album était prêt il y a quatre ans avant que tu n’intègres la troupe de « Robin des Bois ». Est-il resté en l’état ?

Non. Pas vraiment. Je ne suis plus la même personne que celle que j’étais il y a quatre ans. Bien sûr, je le suis encore un peu, mais on est constamment en train d’évoluer. En tout cas moi, je me remets souvent en questions. Mes influences changent tout le temps. Je suis obligé d’être à la page. Il faut être capable d’écouter de tout. Je suis capable d’aller à l’Opéra comme je suis capable d’écouter les derniers trucs pop qui sont sortis. Donc, forcément, mes influences évoluent constamment. Il y a donc certaines choses que j’ai gardées, mais beaucoup d’autres qui ont été ajoutées au fil du temps, dont « Maman m’avait dit ». Cette chanson, si l’album était sorti il y a trois ans en arrière, elle n’aurait pas été dessus parce que je ne l’avais tout simplement pas encore créée. Je l’ai créée dans le courant de l’année. Ce sont donc des chansons qui sont venues s’ajouter. Et puis, il y a aussi pas mal d’arrangements qui ont été retravaillés et réenregistrés en studio dans les derniers mois.

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La semaine dernière, tu as tourné le clip de « Maman m’avait dit ». Peux-tu m’en dire un mot ?

Bien sûr. Il a été tourné juste à côté de Paris. Il y a un petit lotissement dans lequel on a l’impression d’être à Wisteria Lane… C’est le cliché parfait ! Ce sont de grandes maisons tout droit sorties des séries américaines ! On a tourné au milieu des jardins entre les maisons et à l’intérieur de l’une d’entre elles dont la déco donnait vraiment l’impression d’être américaine. Moi, j’ai grandi avec les clichés des années 80 et 90. On parle souvent dans les chansons des années 60 et 70, mais beaucoup plus rarement des années 80 et 90. Et moi, c’est vraiment ma période et mon époque. Donc, pour en revenir au clip, c’est l’histoire d’un petit gosse qui va essayer d’aider sa mère à sortir d’une période de déprime. On comprend rapidement que c’est une femme qui élève seule son enfant. On a mis plein de clichés de ces années-là et notamment des jouets et des jeux que j’adorais à l’époque. Je pense notamment à des Nintendo et des trucs comme ça, c’était les premiers jeux vidéo qu’on a eu en France et qui ont fait le bonheur de mon enfance. Donc voilà. Le clip est en montage et il apportera vraiment un plus à la chanson.

De toutes les chansons qui figurent sur l’album, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je parle de tendresse, je ne pense pas forcément à ta chanson préférée, mais une chanson qui t’a marqué peut-être un peu plus qu’une autre…

Il y a une chanson que j’aime tout particulièrement, c’est « Solitaire ». Je trouve qu’elle me représente bien. Elle a vraiment un côté très Cabrel, c’est vraiment quelqu’un qui a beaucoup compté dans la chanson française pour moi. Après… il y a aussi « Maman m’avait dit ». C’est probablement la chanson qui me parle le plus et qui représente le mieux ma manière de voir les choses. Si j’en avais deux à choisir, ce seraient celles-là. Mais c’est toujours difficile parce que je les aime toutes puisque je les ai créées… Et puis… J’aimerais te dire un mot sur « Mon Opium » qui parle de la fille que j’aime et qui m’a toujours poussé en avant. « Mon opium », c’est la chanson la plus décousue de l’album, où il y a le moins d’instruments, c’est vraiment un guitare/voix. Elle parle de ma copine avec laquelle je suis depuis de nombreuses années. Elle a toujours été là. Elle a assisté à tous les stades et à l’évolution de ma carrière musicale. C’est aussi une chanson à laquelle je tiens énormément. Elle est peut-être un peu plus personnelle encore que toutes les autres…

Tu termines les représentations de « Robin des Bois » et vas bientôt entamer les répétitions du « Bal des Vampires » qui débute le 16 octobre à Mogador… Mais de la scène solo est-elle tout de même prévue pour défendre cet album ?

Pour le moment, je termine « Robin des Bois ». Je repars en tournée dans quelques jours. Il y a encore vingt spectacles. La dernière aura lieu le 29 juin. Après, je ne te cache pas que je vais me reposer un petit peu… Je sors de plus de deux cents représentations en dix mois. C’est énorme ! J’ai donc besoin d’un peu de repos vocal et physique. En même temps, je pense faire pas mal de plateaux radio pendant tout l’été. La période des plateaux d’été arrive à grand pas ! C’est tout ce qui est prévu pour le moment. Et, comme tu le soulignais, à partir du 26 août, je repars pour un mois et demi de répètes pour « Le Bal des Vampires ». Il faut que nous soyons fin prêts pour le 16 octobre ! C’est un des spectacles les plus attendus de l’année, donc le défi est important à relever ! Il va falloir que je me concentre autant sur le Bal que sur mon album. À partir de septembre, je ferai des plateaux télé pour mon album et d’autres pour « Le Bal des Vampires ». 2014/2015 va encore être une année chargée ! (sourire)

Propos recueillis par Luc Dehon le 2 juin 2014.
Photos : Bernard Benant, DR
Facebook : https://www.facebook.com/dumeofficiel?fref=ts









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