Interview de Nathalie Beaton

Propos recueillis par IdolesMag.com le 22/05/2014.
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Nathalie Beaton - DR

Nathalie Beaton publie son premier album, « D’où l’on vient », le 26 mai, un opus aux accents reggae dans lequel il est beaucoup question de racines, de destin, d’idéaux et d’humanité tout simplement. Nous avons été à la rencontre de la jeune artiste afin d’en savoir plus sur la genèse de ce projet d’album, elle qui se produit sur scène depuis de nombreuses années et qui n’avait jamais vraiment pensé publier un disque…

Nathalie Beaton, d'ou l'on vientIdolesMag : Vous me tendez la perche avec le titre de votre album… D’où venez-vous ? Je pense que vous êtes née à Casablanca, c’est bien ça ?

Nathalie Beaton : Oui, c’est ça, je suis née à Casablanca. Mais sinon… je vis en France ! (sourire)

Quels souvenirs gardez-vous du Maroc ? Des souvenirs musicaux ?

Pas du tout. J’étais trop petite. Idem quand nous sommes allés en Grèce… Musicalement, mes premiers souvenirs datent de mes cinq ans, j’étais en France. Je n’ai pas de souvenirs très précis non plus, mais je me souviens que mes parents m’avaient inscrite à cette émission de Jacques Martin, « L’école des fans » avec Gérard Lenorman. Je me souviens que c’était très amusant. Depuis, je chante tout le temps…

Participer à « L’école des fans » vous a-t-il donné le goût de la scène ?

Peut-être… Quand je regarde la vidéo maintenant, je me dis que déjà toute petite, je m’étais dit que ce serait mon métier. D’habitude, les gamins chantaient un couplet et un refrain dans cette émission… mais moi, j’ai insisté pour terminer ma chanson jusqu’à la fin. Je me dis que c’est quelque chose de naturel. Aussi, mon envie de chanter doit venir également de ma maman qui était chanteuse. Même si ça ne m’a peut-être pas influencée plus que ça dans le sens où je ne l’ai pas connue chanteuse. Mais peut-être qu’inconsciemment…

Quel est votre première approche de la musique ? Vous avez été au conservatoire ou pris des cours ? Avez-vous appris par vous-même ?

J’ai toujours tout appris en autodidacte et finalement, quand je fais le bilan, j’ai toujours travaillé là-dedans. J’ai toujours cherché à chanter, à apprendre différentes techniques vocales, à voir ce que je pouvais faire avec ma voix… à apprendre à jouer au piano et à la guitare. Mais j’ai toujours fait ça toute seule, en fait. J’ai toujours été très solitaire, toujours enfermée dans ma chambre à chercher à apprendre. Ensuite, en grandissant, en étant un petit peu plus mûre, je me suis mise à voyager et à apprendre mon métier un peu partout. J’ai tout de même pris une fois des cours de chant… ça a duré dix jours. J’y ai sans aucun doute appris des choses, ce n’est pas la question, mais j’ai vite arrêté. Donc, j’ai tout appris toute seule. Je ne sais pas si ça marche comme ça chez tout le monde, mais pour moi, ça a été la meilleure méthode.

Quand avez-vous commencé à écrire des chansons ?

À l’âge de quinze/seize ans, j’ai commencé déjà à écrire des chansons, même si elles n’étaient pas forcément super. Mais encore une fois, j’ai fait ça toute seule. Je le faisais en cachette de tout le monde.

Nathalie Beaton - DR

Qu’est-ce que ça représentait pour vous à cette époque ? Était-ce une sorte de journal intime ?

C’était tout à fait ça. Je ne montrais mes chansons à personne, même pas à mes parents ou mes amis. J’ai toujours fait ça jusqu’à l’âge de 24/25 ans, toujours en solitaire. Je suis quelqu’un de timide dans la vie de tous les jours… et pas sur scène. J’en viens à me dire que j’ai peut-être trouvé là ma manière de m’exprimer.

J’ai lu dans votre bio que vous avez signé votre premier contrat d’artiste au Cameroun. Pouvez-vous me raconter cette histoire-là ?

J’étais en France et je gagnais déjà ma vie en chantant dans des bars parisiens. D’ailleurs, je n’ai jamais eu de mal à trouver de boulot sur Paris dans la chanson… C’est important de le dire parce qu’il y a beaucoup d’artistes qui se plaignent qu’il n’y ait pas de boulot, et moi, je trouve qu’il y en a beaucoup. Sur Paris, du moins. Un jour, un manager ici en France m’a proposé un contrat au Cameroun. Je n’ai pas hésité une seule seconde parce que la musique c’est toute ma vie. J’avais envie d’y aller. Vous savez, je suis attirée par la musique black depuis toujours, c’est ce que j’écoute principalement, donc aller chanter au Cameroun, me paraissait évident. Je n’ai pas réfléchi, j’y suis allée. C’était une aventure formidable… si ce n’est cette maladie que j’ai chopée là-bas et qui m’a obligée à rentrer en France.

Le paludisme a donc eu raison de votre carrière au Cameroun et vous a contrainte à y mettre un terme. Comment l’avez-vous vécu ?

J’ai pris un gros coup de massue sur la tête. Le fait de rentrer, ça a été un moment difficile. Encore une fois, la musique c’est toute ma vie, et j’ai tellement appris de choses là-bas. J’y ai vécu des choses que je n’aurais peut-être, et même certainement, jamais vécues en France. En tout cas pas de la même manière. Donc, ça m’a vraiment plu de faire de la musique là-bas, mais je n’avais pas le choix, je devais rentrer. Après, j’ai tellement été prise par la maladie que je n’ai pas vraiment pensé à ça. Par la force des choses, j’ai été obligée de ne plus penser à mon malheur. Après, une fois que j’ai été remise en état, je me suis remise à chanter. Cette fois en restant en France. J’ai tout de même été un peu me balader à New-York pour chanter puisque j’avais eu l’occasion de le faire. Malheureusement pas en Afrique…

Nathalie Beaton - DR

Le voyage, c’est quelque chose qui compte beaucoup pour vous.

Oui. J’ai besoin d’apprendre. J’ai besoin de ressentir ce que j’aime et ce à quoi j’aspire. Et c’est dans le voyage que je trouve mon inspiration. C’est aussi là que je me lâche complètement. Plus je voyage, plus j’apprends et plus je trouve ce que j’ai envie d’être et ce que j’ai envie de donner.

Votre parcours est essentiellement un parcours de scène. Quand a-t-il été question de publier un album ?

À vrai dire, j’écris des chansons depuis l’âge de 14/15 ans, mais je n’avais jamais vraiment eu l’envie de publier un album. Je n’avais pas ce processus en tête. Il y a encore pas très longtemps de cela, je n’avais pas forcément en tête de faire un album. D’une part, je ne connaissais pas le processus… Je ne connaissais pas vraiment le système. Et ce n’était pas forcément l’idée que j’avais en tête. Mais je me suis inscrite sur My Major Company en octobre 2009…

Qu’est-ce qui vous a plu dans le participatif ?

J’avais entendu l’histoire de Grégoire et je me suis dit « pourquoi pas ? » C’est tout. Je m’y suis inscrite avec deux titres. Je n’y croyais pas plus que ça. J’étais confiante mais je me suis dit que ce qui serait intéressant, ce serait de savoir ce que les gens pensaient de mes titres… Je voulais essentiellement avoir un avis extérieur.

Là, la machine se met tout de même en route… Avez-vous de la matière ?

Quand j’ai commencé, j’avais donc les deux titres que j’avais mis en ligne. Mais finalement, je les ai très rapidement retirés du site et j’ai réécrit des titres tout nouveaux. Tout simplement parce que j’ai changé de registre musical entre temps.

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Pourquoi avoir changé de registre musical ?

Parce que petit à petit, j’ai changé… Il m’a fallu du temps pour vraiment trouver mon style. J’ai toujours fait de la musique et j’ai cette chance d’avoir une voix qui me permet de chanter dans plusieurs registres différents. Je me suis toujours beaucoup éclatées dans des registres différents, que ce soit la pop/rock, dans de la soul ou d’autres style… Et donc, quand il a fallu concrètement réaliser mon album, que l’histoire est devenue sérieuse puisque les internautes avaient tout de même misé 100 000 euros, ce n’était pas rien, j’ai commencé à me poser des questions. J’en suis arrivée à la conclusion que le reggae était le style qui me correspondait le plus. Et pour des tas de raisons ! C’est une musique qui me plait totalement, qui est sensuelle, qui me permet de poser des textes d’une façon cool et simple. C’est une démarche qui me correspond.

Quels sont vos tout premiers souvenirs de reggae ?

Clairement, Bob Marley parce qu’on a toujours écouté sa musique chez moi. Mon père était un grand fan. Donc, depuis que je suis toute petite, j’ai écouté du Bob Marley. Par la suite, en grandissant, j’ai plus écouté du Lauryn Hill, un mélange de soul et de reggae. Alpha Blondy et Aretha Franklin aussi… Je suis vraiment attirée par tout ce qui est musique black, en fait. Je peux écouter de tout, même du jazz et ce genre de choses. Je ne vais pas en faire forcément, mais j’aime m’inspirer de ces registres musicaux.

L’album a été produit il y a un peu plus de trois ans maintenant. Que s’est-il passé pendant ces trois ans ? Est-ce le temps qu’il a fallu pour aller vers ce nouveau registre musical, le reggae ?

Il y a eu de ça. J’ai écrit une trentaine de titres dans un laps de temps de six mois. Le fait d’avoir signé ce contrat m’a donné des ailes. Il y avait 1381 personnes qui avaient misé sur moi… ça booste ! (sourire) Donc, j’ai composé beaucoup de titres en très peu de temps. J’ai été aussi entourée par un manager, je n’ai pas fait mes choix seule. Donc, c’est un tout, ce n’est pas uniquement la réalisation de l’album qui m’a pris du temps… c’est un contexte général. J’ai changé d’entourage. J’étais entourée d’une équipe que j’ai changée par la suite… pour des raisons personnelles. Bref, je n’ai pas eu un parcours facile.

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Quand on écoute vos chansons, il est question de destinée, de racines, de tolérance, d’humanité… d’idéaux aussi. Sont-ce des thèmes qui sont venus naturellement ?

Tous les titres tournent autour de ces thèmes-là… et je m’en suis rendue compte finalement après les avoir sélectionnés. Je ne me suis jamais dit « Allez hop ! Je prends un papier et un stylo et je fais la liste des thèmes que j’ai envie d’aborder… » Ça ne s’est pas passé comme ça. J’ai tout fait au jour le jour. Et je pense que j’ai retranscrit ce que je suis moi, ma personnalité. Dans ma vie de tous les jours, je suis quelqu’un de très humain… et ça se ressent dans mes textes. Forcément. En tout cas, je ne me suis jamais dit que j’allais écrire une chanson pour dire qu’il y avait de la misère dans le monde ou ce genre de choses. Ça ne s’est pas passé comme ça. C’est vraiment un processus naturel, c’est ma manière de vivre, ma façon d’être et de penser. Je ne voudrais pas paraître imbue de moi-même, mais c’est vraiment pile poil ma personnalité qu’on ressent dans cet album.

Vous signez à peu près tous les titres, sauf deux. Et c’est un de ces deux titres, « Café Bleu » d’Antoine Essertier qui a été choisi en premier extrait. Pourquoi ?

C’est bizarrement un des deux titres que je n’ai pas écrits, mais il résume à lui-seul très bien tout ce dont je parle dans l’album. Cette chanson, c’est une invitation à un retour à l’essentiel. Et donc, comme je vous le disais, ça résume tout le reste de l’album.

La chanson existe depuis un moment déjà. Elle a notamment été chantée par Soha il y a quelques années…

On me l’a proposée pendant l’enregistrement de l’album. Pour tout vous dire, elle n’était pas prévue au départ. Mon ancien manager, avec qui je ne travaille plus aujourd’hui, m’a amené un jour cette chanson. Je l’ai écoutée et j’ai tout de suite décidé de la mettre dans l’album parce que c’était tout à fait moi. Elle m’a plu tout de suite.

Le titre a bénéficié d’un clip que vous avez été tourner au Costa Rica. Quels souvenirs gardez-vous de ce tournage ?

Ce clip, il faut savoir que c’est mon premier clip… j’avais… pas vraiment des craintes… mais une certaine appréhension quant au tournage. Je me suis dit que c’était mon premier clip et qu’il allait falloir que je fasse attention, que je sois pro… j’avais peur aussi de voir ce que j’allais donner à l’image. Je me posais plein de questions. Pour finir, ça s’est passé le plus simplement et de la façon la plus cool du monde. Je suis revenue avec un état d’esprit limite comme si on était partis en vacances. Je ne m’attendais pas du tout à ça. C’était tellement cool qu’en rentrant à Paris, avant même de visioner les premières images, j’avais hâte de les voir ! C’était trop cool pour moi. Ça ne me semblait pas possible… (sourire) En fait, finalement, quand je regarde le clip aujourd’hui, je me dis que c’est exactement ça… c’est moi ! (rires) J’en suis très contente. J’avais peur de ne pas être naturelle et puis finalement… non, ça a été ! C’était cool.

C’est quelque chose de douloureux de vous regarder ?

Oui. En tout cas maintenant, oui. Peut-être que dans un an, je ne dirai plus la même chose, mais pour le moment c’est un peu douloureux. Comme je vous le disais, je suis quelqu’un de vachement timide à la base. J’ai beaucoup de mal à livrer mes émotions. Et c’est paradoxal parce que je me sens bien sur scène… je suis comme libérée, j’ai envie de dire plein de choses aux gens, j’ai envie de me donner complètement à eux. Alors que dans la vie de tous les jours, je suis quelqu’un de très timide. J’ai toujours un tas de petites craintes…

Je ne vais pas vous demander si vous préférez telle ou telle chanson… Vous ne pourriez très certainement pas me répondre. Mais de toutes les chansons qui composent cet album, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je parle de tendresse, je ne pense pas forcément au message qu’elle délivre, mais plutôt à une petite anecdote qui se serait passée autour d’elle, pendant sa création ou son enregistrement…

Il y en a deux… et effectivement, ce ne sont pas mes préférées en soi. Ce sont en tout cas deux chansons pour lesquelles j’ai beaucoup d’affection. La première, c’est « Mi Amor » parce que, je ne suis pas danseuse spécialement, mais je suis fan de danse. Quand on voit un couple danser, c’est plein de sensualité. C’est du partage, la danse. Du coup, j’avais envie de faire le parallèle entre une histoire d’amour et une danse à deux. J’ai réussi à l’écrire assez rapidement dans ma voiture… sur une aire d’autoroute en buvant un café ! Vous saurez tout ! (rires) Bref… j’ai réussi à l’écrire en moins de vingt minutes. Je l’ai sortie très rapidement. Et quand je l’écoute, j’en suis fière parce que c’est ce que j’avais envie de dire et de transcrire. La seconde, c’est « Coup de Poker ». Je suis partie de ce mot-là, « Coup de Poker », sans vraiment savoir de quoi j’allais parler. Cette expression m’intriguait. Je suis donc partie de là et j’ai parlé d’humanité, d’où on vient, ce qu’on fait là… Tout ça est venu naturellement. C’est la chanson que j’ai écrite le plus rapidement dans l’album. C’est parti d’un trait. Ça m’a étonnée parce que ce n’est pas souvent le cas… (sourire)

Nathalie Beaton - DR

Justement, êtes-vous une besogneuse ou une instinctive dans la création ?

Je suis instinctive dans tout ce que je fais. Pour les textes, c’est pareil. Après, il y a des textes sur lesquels je commence à écrire instinctivement quelque chose mais qui me prennent finalement quelques jours pour x raisons. C’est souvent parce que je ne trouve pas le mot précis que j’ai envie d’entendre dans la chanson ou que la rime ne me plait pas… Du coup, pour en revenir à votre précédente question, j’ai été très étonnée de sortir une chanson comme « Coup de Poker » aussi facilement… et qu’elle me plaise telle quelle, sans retouche et sans trop avoir approfondi le sujet. J’ai vraiment écrit instinctivement.

Passer six mois ou quelques années sur un titre, en seriez-vous capable ?

Oui, je pourrais le faire. J’ai des titres qui me plaisent d’ailleurs beaucoup mais que je laisse de côté pour le moment. Je les ressortirai certainement un peu plus tard, différemment… je les transformerai un petit peu. J’ai un bon paquet de textes aussi que je n’ai pas terminés parce que je faisais comme un blocage ou que sais-je ? Mais ce sont des textes ou des idées qui me plaisent quand même et je sais qu’un jour, je les ressortirai. En revanche, pour la composition de cet album-ci, « D’où l’on vient », je n’ai eu aucune complication. J’ai tout fait à l’instinct, tout naturellement.

Tout au long de l’album, vous dressez un constat sur notre monde et notre époque. Même si la question est un peu large… quel regard jetez-vous sur l’évolution de notre monde ?

J’écris d’une manière très générale, mais ce que je pense de notre monde transparait dedans. Je crois beaucoup en Dieu, et je fonctionne beaucoup par rapport à ça. Pour moi, le seul message à faire passer, c’est que les gens doivent vivre uniquement dans l’amour. L’évolution du monde, ce devrait être ça. Nous devrions avoir un peu plus d’humanité. Le matériel, c’est secondaire. À la limite… on s’en tape de tout, sauf des gens. De l’entraide qu’on peut avoir entre nous, du partage… C’est en tout cas l’évolution que j’espère pour notre monde.

Votre album sort dans quelques jours maintenant, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis sereine. Plutôt sereine parce que je ne m’attends pas à vendre 500 000 exemplaires à la sortie. Disons que je suis sereine et que j’ai les pieds sur terre. J’ai toujours fait des scènes, j’ai toujours travaillé dans la musique et je n’ai jamais eu trop de difficulté à en vivre, comme nous en parlions tout à l’heure. C’est juste un peu différent aujourd’hui. Mais j’y crois, j’y vais et j’ai envie d’y aller plus que tout. Mais je ne me prends pas la tête. Je n’ai pas envie de me prendre la tête. On verra ce que ça va donner. Le souhait que j’ai aujourd’hui, c’est que l’album soit écouté, que le clip soit vu et que le projet soit visible dans son ensemble. Ensuite, on aime ou on n’aime pas… ce n’est plus de mon ressort, je ne pourrai rien faire. Mais au moins, on l’aura entendu.

Vous qui venez de la scène, vous l’avez mise un peu en standby depuis quelques mois. Allez-vous bientôt remonter sur scène ?

J’ai effectivement diminué les scènes depuis à peu près un an pour sortir cet album. Mais, on reprend le 21 juin, pour la fête de la musique. On reprend gentiment. Et puis, il va y avoir des choses différentes qui vont arriver, notamment des show-cases et de la promo. C’est encore autre chose. Je commence à rentrer dans un autre état d’esprit, tout en restant moi-même.

Propos recueillis par IdolesMag le 22 mai 2014.
Photos : DR
Facebook : https://www.facebook.com/Nathalie.beaton.1?fref=ts









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