Interview de Amandine Bourgeois

Propos recueillis par IdolesMag.com le 07/04/2014.
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Amandine Bourgeois © Jean-Marc Lubrano

Amandine Bourgeois revient le 5 mai avec un troisième album, « Au masculin », dans lequel elle revisite des grands standards de la chanson française d’artistes masculins. Elle apporte ainsi avec brio toute sa féminité à un répertoire masculin. Nous avons été une nouvelle fois avec grand plaisir à la rencontre d’Amandine afin d’évoquer la genèse de cet opus. Ce sera l’occasion également de faire le point sur son précédent album qui, pourtant magnifique, n’a jamais vraiment trouvé sa place, sur son passage à l’Eurovision et sur ses nombreux projets. Amandine travaille actuellement sur de nouvelles compos originales. Et là, on jubile ! Rencontre avec Amandine Bourgeois, une artiste authentique et regonflée à bloc.

Amandine Bourgeois, Au MasculinIdolesMag : Tu as quitté Sony pour signer chez Warner ce nouvel album. Que s’est-il passé avec Sony ? Vous n’étiez plus sur la même longueur d’ondes ?

Amandine Bourgeois : Je ne sais pas à vrai dire… En fait, j’ai fait l’Eurovision et c’est Warner qui s’occupe de ça. Et puis, il faut savoir que Sony n’avait pas choisi de me signer. J’ai donc gagné la « Nouvelle Star » et le gagnant du jeu signait chez Sony automatiquement. Alors que Warner avait vraiment envie de m’avoir et de me signer chez eux. On pourrait dire que c’est d’un côté un mariage forcé et de l’autre, un mariage voulu… (rires)

Quand tu es partie à Malmö pour l’Eurovision, « Au masculin » était-il déjà dans les tuyaux ?

Pas du tout. Justement, je travaillais avec David Salkin qui a composé la chanson « L’enfer et moi » et avec Boris Bergman qui en a écrit le texte. Au départ, je voulais chanter la chanson en anglais. On avait écrit un super texte en anglais avec David, avec vachement d’espoir. Par contre, France Télévision ne voulait pas un texte en anglais. Et je pense qu’ils ont eu raison d’ailleurs. Ils disaient qu’on représentait la France et qu’il fallait donc chanter en français, dans sa langue nationale. C’est un discours que j’avais tout à fait compris et du coup, j’ai appelé Boris Bergman que j’adore et on a travaillé ensemble sur un texte en français. Donc, je me suis dit que j’allais continuer dans cette lancée et faire un album dans cette veine-là. Sauf que… « L’Enfer et moi » n’a pas du tout eu l’accueil escompté en France. Le titre n’a quasiment pas été joué en radio. Les professionnels de la musique m’ont dit que ce n’était pas une bonne chanson… Bon. Bref ! (sourire) Du coup, je me suis remise en question. Je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir faire. Après l’Eurovision, j’étais vidée de  toute mon énergie. Je n’avais plus vraiment d’énergie créatrice. Je me suis dit qu’il fallait que je me replonge dans la chanson française, que je réécoute des choses, que je me nourrisse… Je me suis donc mise à écouter plein de choses différentes dont des standards de la chanson française. Il y a d’ailleurs des titres que j’ai découverts aussi parce que, comme tu le sais, je n’ai pas une culture de la chanson française aussi énorme que ça, j’ai écouté beaucoup plus de chanson anglo-saxonne. Du coup, j’ai eu envie de chanter ces titres. J’ai eu envie de remettre en avant mes talents d’interprète sur des grandes chansons qui avaient déjà existé et que j’aurais pu reprendre à ma sauce. Et puis, l’idée est venue de reprendre des chansons d’hommes dans lesquelles je pourrais mettre toute ma féminité. J’ai donc voulu revisiter ces titres avec toute l’influence des groupes que j’écoute, comme Portishead, Led Zep, les Rolling Stone ou London Grammar et Massive Attack. Tout ce que j’écoute, je me suis dit que je pourrais le mettre musicalement dans des chansons d’artistes comme Souchon, Nougaro, Michel Jonasz, Johnny, etc, etc…

Et comment t’es venue cette idée de reprendre des chansons d’hommes uniquement ?

Au départ, j’étais plus partie sur l’idée de reprendre des chansons qui me faisaient vibrer. Ensuite, avec la maison de disque, on a affiné le choix. Ils m’ont fait remarquer qu’il y avait beaucoup de chansons d’hommes dans mes choix et ils ont trouvé que ce serait sympa de rester sur ce concept-là.

Était-ce important de ne reprendre que des titres en français ?

Oui, carrément. Je me suis vraiment replongée dans la chanson française. Et je me suis éclatée à (re) découvrir la chanson française. Il y a plein de titres que j’ai découverts. Il y a ça de bien avec internet, c’est que je suis allée fouiller les répertoires des uns et des autres pour trouver des petits bijoux. Je me suis vraiment replongée là-dedans puisque ça faisait un moment que je n’écoutais que de la musique anglo-saxonne. J’avais vraiment envie de redécouvrir la chanson française. En plus, on m’a connue à la « Nouvelle Star » à travers des chansons comme l’hymne de Woodstock, « When a man loves a woman » de Percy Sledge ou « Rehab » d’Amy Winehouse. Et donc, justement, là, j’avais envie de montrer aux gens ce que j’aimais dans le répertoire français.

J’imagine que la liste était longue au départ, et puis il a fallu affiner les choix. Regrettes-tu d’avoir laissé de côté l’un ou l’autre titre ?

Pas vraiment. Tu sais, très sincèrement, il n’y avait pas tant de titres que ça au départ. Je savais où je voulais aller. Tu peux me croire, c’est vraiment un album que j’avais envie de faire. Ça faisait longtemps que je disais à mon manageur, et même bien avant l’Eurovision, que j’adorais « J’veux pas que tu t’en ailles », qu’elle me faisait chialer… Michal Jonasz… Waouw ! Quel groove ! Quel interprète. Cette chanson chantée en live par Michel Jonasz, on peut la trouver sur youtube, ça me fait pleureur et ça me fait dresser les poils sur les bras, tellement c’est énorme. J’avais trop envie de la faire cette chanson, et depuis longtemps ! Donc, c’est vraiment un album que j’avais envie de faire et que j’ai pris un énorme plaisir à faire. C’est un « album-récréation » avec lequel tu t’éclates. Reprendre des grandes chansons qui te touchent et qui te tiennent à cœur, c’est vraiment grisant…

Amandine Bourgeois © Jean-Marc Lubrano

Parlons-en un peu de ces chansons justement…

Par exemple, « La rua Madureira » de Nino Ferrer, c’est Renaud Papillon Paravel qui l’avait revisitée sur l’un de ses albums.  J’avais vraiment adoré sa version. Franchement, moi, Nino Ferrer, je connaissais plus « Mirza » et ce genre de chansons. « La rua Madureira », j’étais complètement passée à côté personnellement. Quand j’ai découvert cette chanson, j’ai trouvé le texte tellement beau et tellement fort, que je me suis dit qu’il fallait que je la chante. « Love me please love me » de Polnareff, c’est une de mes chansons préférées, avec « Marylou ». Je reprends aussi « Il est cinq heures » de Dutronc. Lui, Dutronc, c’est quelqu’un que j’écoute depuis que je suis toute petite. Quand mes camarades d’école écoutaient Chantal Goya, j’écoutais Jacques Dutronc ! (sourire) Cabrel… « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai », c’est une chanson que j’ai toujours adorée. Le texte est magnifique. « La ballade de Jim »… Alors, là, Souchon, j’adore le mec !! Je l’ai rencontré en plus, on a partagé une cuisse de poulet dans un hôtel à Castres. Je lui avais fait écouter ma chanson de l’Eurovision, et il avait adoré ma voix. C’était une super rencontre. Et « La ballade de Jim », c’est un texte qui me touche énormément parce que j’ai un ami qui vit la même chose. Donc, ça me touche profondément. « L’eau à la bouche »… J’adore Gainsbourg. J’ai toujours adoré son répertoire. Je trouve que ce texte était vraiment précurseur. Aujourd’hui, les femmes prennent de plus en plus leur liberté sexuelle et prennent de plus en plus les devants. Maintenant, ce sont les femmes qui vont draguer les mecs et c’était marrant justement dans ce concept « Au masculin », de reprendre cette chanson. Elle y a vraiment toute sa place. Et je trouve rigolo de l’entendre chantée par une femme. Il y a aussi « Alors on danse » de Stromae. Lui, je l’ai découvert sur cette chanson-là et j’ai complétement flashé sur son écriture et sur l’artiste et l’interprète tout simplement. J’ai donc voulu vraiment réinterpréter cette chanson en mettant en valeur toute la force du texte et des mots.

Il y a aussi « Dansez sur moi » de Nougaro… un toulousain !

Nougaro… J’avais un mois quand ma mère m’a emmenée à un de ses concerts. C’était mon premier concert. J’étais tout bébé… et je ne m’en souviens pas du tout ! (rires) Mais ça a dû, inconsciemment m’imprégner parce qu’après, j’ai réécouté tout. À treize ans, je connaissais « Nougayork » par cœur. J’ai vécu longtemps à Toulouse… [Amandine chantonne] « Ô Toulouse, Ô mon païs »… C’est une chanson que j’ai beaucoup chantée quand je suis arrivée à Paris. Je pleurais en la chantant parce que j’étais très nostalgique de Toulouse. Nougaro, c’est un poète et un chanteur que j’admire et que j’adore. J’avais envie de reprendre « Dansez sur moi » à ma sauce. Donc, comme tu vois, ça n’a été que des choix évidents. Je n’ai pas vraiment galéré pour trouver des titres… Bon, pour en revenir à ta précédente question, si tu veux vraiment savoir, oui, il y a quelques chansons que j’ai laissées derrière, comme « L’autre Finistère » des Innocents. Je n’ai pas vraiment réussi à la revisiter. Ce qu’on avait fait était vraiment très proche de l’originale donc je ne voyais pas trop l’intérêt de la mettre sur le disque. Il y avait aussi « Éteins la lumière » d’Axel Bauer. Là, pour le coup, on avait revisité le titre. C’était pas mal, mais c’était tout de même en dessous de la version originale. Je ne voulais pas la mettre sur le disque. En plus, j’aime beaucoup Axel Bauer, on a passé une super soirée avec lui. Je ne voulais pas qu’il soit déçu de ce qu’on avait fait de sa chanson. Je voulais lui faire honneur. Je trouvais que le titre était vraiment en-dessous de ce qu’il avait fait. En tout cas, je ne veux pas qu’on pense que j’ai voulu faire mieux que les versions originales. Je voulais juste que ce soit différent et que l’artiste valide la version et l’aime.

Tu as donc fait valider toutes tes versions aux artistes concernés.

Oui, toutes. Tous les artistes ont validé mes versions. J’ai reçu des petits mails d’Art Mengo, de Francis Cabrel… Julien Clerc, lui m’a laissé un message… Johnny a répondu aussi. Tout le monde a répondu !

En parlant de Johnny, tu as assuré quelques-unes de ses premières parties, et notamment au Royal Albert Hall à Londres. Qu’est-ce que ça fait de jouer dans une salle aussi prestigieuse ?

C’est clair… Le Royal Albert Hall, c’est une salle mythique. C’est une salle dans laquelle se sont produits tous les artistes que j’admire et que j’adore. C’est un peu comme l’Olympia à Paris. Ce sont des salles mythiques et chargées en énergie. On y sent les âmes des artistes qui y sont passés. C’était génial.  C’était une grande expérience. Merci Johnny ! Merci Johnny de m’avoir fait vivre ce rêve-là…  Je ne vis que des rêves d’ailleurs…

Il y a deux duos sur l’album. Le premier avec Cali sur « Il est cinq heures Paris s’éveille », le second avec Beverly Jo Scott sur « Mona Lisa Klaxon » d’Higelin. Comment sont-ils arrivés sur le projet ?

Cali, je l’ai rencontré au Festival de l’Île d’Yeux l’été dernier. On a fait un concert et nous sommes rentrés en bateau ensemble. Ça crée des liens. « Il est cinq heures Paris s’éveille »… ça nous ressemble parce que nous sommes tous les deux des épicuriens. On aime la vie, on aime la fête. C’est un peu l’heure à laquelle on s’est couchés lors de notre rencontre à ce festival ! (rires) Et puis, Cali, c’est un chanteur magnifique. C’est une belle personne, c’est quelqu’un qui a l’énergie qui me manquait sur ce titre. Je l’ai donc appelé et je lui ai demandé de venir m’accompagner et apporter sa belle énergie masculine sur cette chanson. On s’est éclatés ! C’est la première fois qu’on chantait ensemble en studio, mais on a eu l’impression d’avoir déjà chanté ensemble depuis très longtemps. C’était marrant.

Et Beverly Jo Scott ?

C’est une chanteuse que j’admire. Je suis très fan d’elle depuis que je suis toute jeune. Quand je rêvais d’être chanteuse, j’écoutais déjà ses chansons. Là, elle est venue en studio sur « Mona Lisa Klaxon », c’était juste formidable. J’avais les larmes aux yeux. C’était un grand rêve qui se réalisait… Tu t’imagines, chanter en studio avec ton idole ?!... (sourire)

BJ Scott fait partie du jury de « The Voice » en Belgique. Quelques anciens candidats de télécrochets font eux aussi (ou ont fait) partie d’un jury, je pense à Quentin Mosimann ou Jenifer. Si on te le proposait, serais-tu tentée toi aussi d’intégrer un jury ou devenir coach ?

Oui… Enfin, tu m’aurais posé la question il y a deux ans ou même l’année dernière, je t’aurais répondu non. Mais là, mine de rien, je fais mon chemin d’artiste. Je suis toujours là depuis 2008 ! (sourire) Je prends de plus en plus d’assurance. Je m’affirme de plus en plus. Je prends confiance en moi. Je connais aussi de mieux en mieux mon métier de chanteuse et je maîtrise de plus en plus tout ça. Donc, oui, ça ne me déplairait pas. Pour être coach, il faut avoir de l’expérience. C’est surtout ça l’important. Il faut avoir l’expérience pour pouvoir la communiquer et voir ce qu’on peut apporter aux autres, comment les coacher, etc… Donc, oui, aujourd’hui, je me sens assez d’expérience pour pouvoir coacher des chanteurs ou des chanteuses.

Revenons un instant à « Mona Lisa Klaxon ». Louis Bertignac est venu également poser sa guitare sur le titre…

Oui !! C’est BJ que me l’avait présenté la première fois. Là, c’est Boris Bergman qui nous a mis en contact. Et puis, je l’ai croisé sur plusieurs télés qu’on a faites ensemble. C’est un super mec. J’adore son touché, j’adore son jeu bluesy. Je lui  avais demandé au départ de venir sur « Dansez sur moi » pour qu’il me fasse des petites guitares à la Rolling Stones, et tout, et tout… Et il m’a dit « Ah non !!! Je préfère Higelin ! » Je lui ai dit « OK ! Cool ! ».

Amandine Bourgeois © Jean-Marc Lubrano

Il y a aussi Lionel Suarez qui t’accompagne sur l’album, l’accordéoniste d’Art Mengo.

Effectivement. C’est un accordéoniste virtuose. Il est vraiment très très bon. Comme tu l’as remarqué, je n’ai que d’excellents musiciens sur cet album.

Tu as bossé une nouvelle fois avec Guillaume Soulan également.

Ah oui, Mon frère d’âme et de cœur. Il est toujours là. L’univers, on l’a dessiné avec lui aussi. C’est mon compositeur, mon guitariste, mon frère… Depuis des années, on ne se lâche pas.

De tous les mecs que tu reprends, duquel te sens-tu la plus proche artistiquement parlant ?

T’en as des questions, toi ! (rires) Il y a Alain Bashung, forcément. Bashung, je me sens musicalement et même au niveau personnalité assez proche de lui. Johnny Hallyday aussi, on a des points communs. Je l’ai vu vivre avec ses musiciens et sur scène aussi puisque j’ai eu l’occasion de faire quelques dates de tournées avec lui comme on en parlait tout à l’heure. C’est quelqu’un d’hyper sensible qui peut être très timide dans la vie, mais quand il débarque sur scène… Waouw ! C’est incroyable ce qu’il dégage. Il a un côté félin aussi sur scène. Je me sens assez proche de sa sensibilité et de son côté show-man. Alain Bashung avait aussi ce côté assez rock’n’roll, et donc je me sens assez proche de lui. Il avait cette façon très anglo-saxonne de groover les mots. Je me sens proche de ça… Michel Jonasz, il groove aussi énormément. Stromae… je ne sais pas parce que je ne le connais pas assez bien humainement. En fait, je ne le connais même pas du tout. (rires) Mais par contre, artistiquement, dans ses mots, dans sa manière d’interpréter les choses, je me sens proche de lui. Ça me touche. Ça fait résonner quelque chose en moi. Je pense que je suis une écorchée vive, au même titre que Bashung ou Johnny.

De la scène est-elle prévue autour d’ « Au masculin » ?

Il y aura un show case parisien qui sera organisé, ça c’est sûr. Après, ça va dépendre de l’accueil de l’album. Si le public accroche et a envie d’écouter cet album, il y aura des concerts qui suivront.

Amandine Bourgeois © Jean-Marc Lubrano

En parlant de l’accueil de l’album. Ton précédent opus, « Sans amour mon amour » est loin d’avoir cartonné et d’avoir trouvé sa place. Et pourtant, il était vraiment excellent de bout en bout. Comment l’expliques-tu ?

Peut-être parce que je n’ai pas fait assez de promo ? Tu sais, il y a encore beaucoup de gens aujourd’hui qui ne savent pas que j’ai sorti un deuxième album. Je me suis beaucoup remise en question personnellement. Peut-être avais-je fait de bonnes chansons mais que je n’avais pas encore trouvé mon univers vraiment ?

Pourtant, on sentait ta patte… et entre nous, bien plus que sur le premier…

Je sais… Et puis, j’ai tout de même enregistré avec du lourd. J’étais partie en Angleterre pour travailler avec l’équipe d’Amy Winehouse. C’étaient de vrais pros. Ce n’était pas n’importe qui. Mais je ne comprends pas que ça n’ait pas pris. Pourtant, je trouvais qu’il y avait une belle évolution par rapport au premier disque. Je trouvais que c’était un album plus mûr, plus soul, plus rock… Il y avait plus de voix. Mais peut-être n’était-il pas encore assez mûr ? Peut-être était-il encore dans la recherche de qui je suis ? Je ne sais pas à vrai dire. J’essaye de me remettre en question, de comprendre pourquoi. Après, peut-être que tout ne dépend pas de moi non plus. Il ne faut peut-être pas que je prenne tous sur les épaules. Il y a les médias… C’est grâce à vous, les médias, que nous existons, nous les artistes. Si les médias ne s’intéressent pas à nous, on n’existe pas. Vous, vous m’avez soutenue à fond, merci ! Mais les médias en France ne m’ont, en moyenne, pas énormément soutenue sur ce deuxième album.

Un album de reprises, c’est bien… Mais tu sais qu’on t’attend avec des chansons originales…

(sourire)

Es-tu déjà repartie sur de nouvelles chansons originales ou est-ce vraiment trop tôt ?

Si… Je suis déjà repartie sur de nouvelles chansons (sourire). Et vraiment cet album de reprises m’a permis de souffler. Ça m’a permis de ne pas me prendre la tête sur la création. J’ai juste pris le plaisir de chanter des chansons et de les revisiter. Ça m’a vraiment nourrie. Ça m’a recentrée sur ce que j’ai envie de faire. Du coup, j’ai de l’énergie à revendre. J’ai la patate pour me remettre dans la compo et l’écriture. Donc, oui, je suis déjà dessus. Je suis à fond là-dedans !

Propos recueillis par Luc Dehon le 7 avril 2014.
Photos : Jean-Marc Lubrano
Site web : http://amandinebourgeois-officiel.com/
Facebook :
https://www.facebook.com/mandinote









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