Interview de Joy Wild

Propos recueillis par IdolesMag.com le 27/03/2014.
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Joy Wild © Vincent Thomas

Joy Wild publie son premier album, « Face à Face », le 31 mars. Séduits par l’univers de la jeune artiste, nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur son parcours déjà bien rempli (elle est psychologue et va bientôt entamer des études de musicothérapie), et sur la genèse de ce premier album qui oscille entre sensibilité et force, entre noir et blanc, entre le Yin et le Yang. Elle nous expliquera notamment pourquoi elle a souhaité que « J’ai pas choisi » soit le premier extrait de cet album, un titre qui évoque un sujet assez peu traité dans la chanson française et trop souvent tabou, l’alcoolisme.

Joy Wild, Face a FaceIdolesMag : Viens-tu d’une famille de musiciens ou en tout cas dans laquelle la musique avait de l’importance?

Joy Wild : Absolument pas. C’est d’ailleurs ma grande particularité! (sourire) Je n’ai pas baigné du tout dans un univers musical au niveau familial. J’ai vraiment découvert ça de moi-même.

Qu’est-ce qui t’a donné ce goût pour la musique ?

Je pense que ça vient de choses que j’ai entendues. J’ai été fan des Cranberries à l’époque. Et puis surtout, ça vient de l’écriture. J’ai commencé par écrire avant même de composer. Vers l’âge de dix ans, j’écrivais déjà mes textes. Je pense que le déclic a été tout simplement qu’à un moment donné, j’ai eu envie d’exprimer mes émotions et mon ressenti. J’ai mis tout ça par écrit. Et après, vers 18 ans, j’ai commencé à composer.

Chantais-tu tout de même déjà quand tu as commencé à écrire tes premiers textes ?

Oui, je les chantonnais ! J’aimais bien écrire des poésies, que je transformais en rimes, et du coup, ça donnait des petites chansons.

Qu’est-ce qui t’intéressait dans l’écriture à cette époque-là ?

C’était plutôt la dimension de l’échappatoire, je voulais avoir quelque chose, comme une toile, sur laquelle je pouvais exprimer mes émotions. J’étais limite introvertie, donc du coup, l’écriture me permettait aussi de m’extérioriser un peu. Ça a été quelque chose de très important pour moi quand j’étais petite, et ça l’est encore maintenant.

Mis à part le fait que tu as grandi, que les préoccupations changent avec l’âge, écris-tu aujourd’hui pour les mêmes raisons qu’à cette époque ?

Oui, je pense que c’est resté. J’écris toujours pour les mêmes raisons. Après, je n’écris pas toujours sur mes propres émotions, disons que c’est un peu moins égocentrique que quand on est enfant. Donc, j’écris aujourd’hui aussi sur mon ressenti envers les autres, sur ce que je vois autour de moi… je mélange un peu de ma personne et du vécu des gens que je croise sur mon chemin, qu’il soit personnel ou professionnel. Je fais un peu un mélange de tout ça.

Quel est ton parcours dans les grandes lignes ? Je pense que tu as fait des études de psycho.

Tout à fait.

La musique était-elle toujours présente dans ta vie à cette époque-là ?

Oui. Elle a toujours été présente. Par contre, c’est vrai qu’à cette époque-là, je me suis vraiment concentrée sur mes études. Ce sont des études qui durent cinq ans et donc, je ne voulais pas en parallèle me lancer professionnellement dans la musique parce que je savais que je risquais peut-être de décrocher au niveau des études, et je ne le souhaitais pas. Donc, je me  suis vraiment lancée dans mes études. Par contre, à côté, j’ai toujours donné des petits concerts dans des bars et ce genre d’endroits. À l’époque, j’étais sur Reims et sur Grenoble aussi. J’ai donc donné quelques petits concerts dans ces villes. Je poursuivais mes études, mais la musique faisait aussi partie de ma vie en parallèle.

Joy Wild © Vincent Thomas

Tu as fait une spécialité en musicothérapie, je pense.

Non… je ne l’ai pas encore apprise. Je vais m’y former prochainement en fait. C’est un projet, histoire de lier mes deux domaines de prédilection, la musique et la psychologie. C’est un projet que j’ai. Ce sont des études qui durent trois ans et donc, je pense que je vais m’y atteler cette année. Je pense qu’en fin d’année, je commencerai la session.

Quand as-tu posé les premières pierres de cet album ? Sont-ce des chansons que tu réunis depuis des années, ou des chansons qui ont été écrites sur un court laps de temps ?

Cet album représente une assez grosse période de ma vie puisque le premier titre a été composé en 2006. Ce titre, c’est « Face à Face ». Et du coup, c’est un peu pour cette raison que je l’ai appelé ainsi, cet album. Donc, comme tu vois, ça représente une assez longue période de ma vie qui se boucle lundi prochain avec la sortie de l’album. Je suis assez contente et impatiente qu’il sorte, parce que huit ans, ce n’est pas rien dans une vie. L’album s’est composé au fur et à mesure. Le dernier titre a d’ailleurs été composé juste avant que je n’entre en studio. Et il se trouve que ce dernier titre, c’est «J’ai pas choisi », le premier single. Il a bien failli ne pas se retrouver sur l’album, d’ailleurs…

Dans cette chanson, « J’ai pas choisi », tu évoques la dépendance à l’alcool. C’est un sujet qui est finalement assez peu traité dans la chanson française, c’est un peu un tabou. Qu’est-ce qui t’a incitée à écrire sur ce thème ?

Justement, tu viens de mettre le doigt dessus, c’est le côté tabou. C’est une problématique dont on entend finalement très peu parler. Les alcooliques sont des personnes qu’on pointe d’avantage du doigt qu’on essaye de les aider. Du coup, comme tu le sais, je suis psychologue, j’ai donc été confrontée à ce genre de problématique dans ma vie professionnelle et j’avais vraiment envie de parler de ce sujet tabou. « J’ai pas choisi », c’est simplement le monologue d’une personne, d’un homme, qui essaye de s’en sortir malgré ses souvenirs et ses déchirures. Je pense que je suis arrivée à traiter ce sujet de façon assez pudique avec simplement des mots clés que j’avais personnellement entendus. J’ai donc repris ces mots clés et je les ai interprétés un peu à ma façon.

Joy Wild © Vincent Thomas

Est-ce que ça a été évident pour toi que ce titre allait être le premier single extrait de l’album ?

Eh bien non… Puisque c’était le dernier titre que j’avais composé, je ne pensais pas un seul instant qu’il allait se retrouver en premier single. Après, quand je l’ai fait écouter à mon entourage et au label, on m’a dit que ça pourrait faire un premier single. Mais moi, je ne m’y attendais pas. Je ne pensais pas que cette chanson pourrait autant interpeler… et que son refrain pouvait rester autant en tête. Parce que c’est un des gros retours que j’ai eus, c’est que le refrain restait en tête. Donc, voilà, on ne compose jamais pour qu’un refrain ou une mélodie reste en tête, du moins je ne le fais jamais, j’écris spontanément. Après, j’ai envie de dire que si ça reste en tête… tant mieux ! (rires)

Un clip vient d’être tourné en support de ce titre. Peux-tu m’en dire d’avantage ?

Il a été tourné samedi dernier et il sera prêt pour la sortie de l’album.

Tu ne perds pas de temps… Une semaine, c’est short quand même pour monter un clip !

Oui, ça va vite… Mais j’ai un secret, c’est que j’ai été accompagnée d’une équipe vraiment superbe. La boîte de prod qui a réalisé le clip est vraiment géniale. Ils ont fait un énorme travail en amont, et notamment sur les lumières. Ce que j’aime bien, c’est que le réalisateur a porté aussi la sensibilité du titre. Il l’a vraiment retranscrite dans le clip vidéo. Il a pris de la distance par rapport au sujet de l’alcoolisme. On n’a pas voulu l’attaquer de manière frontale en montrant trop de choses, ça ne sert à rien de trop montrer non plus. Donc, il a vraiment traité ça de manière à faire en sorte qu’on voit les souvenirs de cet homme qui essaye de s’en sortir. On montre ses blessures. Et on verra à la fin du clip si l’issue est plutôt heureuse ou pas… Comme je suis optimiste de nature, la fin sera a priori plutôt heureuse.

C’est une manière de poétiser un sujet délicat.

C’était l’idée, exactement. Et puis aussi, dans la réalité, il y a des gens qui s’en sortent. J’ai eu aussi envie de me rapprocher de cette réalité-là. Je voulais aussi dire qu’on pouvait s’en sortir, même si on n’avait pas forcément choisi d’être malade. Parce que beaucoup de gens l’oublient, mais l’alcoolisme est une maladie. On peut s’en sortir. Il y a finalement une petite note d’espoir dans toute cette histoire… et heureusement !

Joy Wild © Vincent Thomas

Tout ce travail de l’image autour de la musique, est-ce quelque chose d’essentiel à tes yeux ?

Bien sûr. Je pense que c’est important. Je t’avouerai que j’avais un peu de mal au départ avec ce concept-là de tout visualiser et de tout imager. Mais « marketingment » parlant, il faut le faire. Le clip était essentiel. Du coup, ce visuel apporte vraiment un peu à mon texte et à la chanson. Parfois, des gens me parlent du titre et me disent qu’ils n’avaient pas compris que ça parlait de l’alcoolisme. C’est peut-être justement parce que j’en parle de façon assez distancée et assez pudique. Du coup, ce visuel-là va permettre aux gens de comprendre de quoi le titre parle. C’est hyper important. On sait que beaucoup de personnes fonctionnent avec un visuel plutôt qu’avec un texte. Donc, mettre en images des mots, je trouve que c’est une démarche importante.

Qu’est-ce qui te guide dans une chanson ? Quel est le point de départ ? Une émotion ? Quelques mots ? Quelques notes ?

La première chose, c’est un ressenti. Tout part d’une émotion que je ressens, que je me sente bien ou pas bien. Et puis, souvent, je commence par l’écriture. Je commence plus souvent par l’écriture que par la composition, en fait. Donc, j’écris quelques mots et généralement, ça va assez vite. J’écris les textes en général assez rapidement. Je n’aime pas passer trop de temps sur mes textes, trop les réfléchir… Donc, généralement, quand je commence à écrire un texte, je le finis assez vite. Je ne le reprends pas  quelques semaines ou quelques mois plus tard. C’est un processus assez rapide finalement, mais qui part d’une émotion à la base.

Dans les grandes lignes, quels autres thèmes abordes-tu dans l’album ?

C’est un album assez varié dans son ensemble. Il y a des thèmes plus généraux, comme l’amour, la vie, les sensations qu’on a quand on est amoureux, la rupture amoureuse dans « Avec ou sans toi », par exemple. Ce sont des thèmes assez généraux finalement. Et à côté de ça, il y a des thèmes un peu spécifiques comme l’alcoolisme. « Et alors » parle plutôt du fait d’accepter ses propres différences, ce qui nous différencie de l’autre. « Get out » parle de liberté, notamment. Donc, ça parle de plein de thèmes généraux, avec des petits thèmes spécifiques à gauche et à droite. Tout dépend de ce qui m’inspire sur le moment.

Le mélange de l’anglais et du français s’est-il imposé naturellement ? Es-tu bilingue ? L’anglais est-il naturel pour toi ?

Je ne suis pas complètement bilingue. J’écris beaucoup en anglais, le parler c’est autre chose ! (sourire) Mais je sais l’écrire et je le comprends, c’est déjà ça… Maintenant, à la base quand j’ai commencé à poster mes maquettes sur My Major Company il y a quatre ans de ça, je n’avais que des maquettes en anglais. Donc, j’ai commencé en anglais et ce n’est que par la suite que j’ai écrit en français. Il ne faut pas se mentir… l’industrie musicale en France nécessite qu’on écrive aussi en français. C’est normal. Mais j’ai quand même voulu garder mon identité anglo-saxonne. Donc, dans cet album, on retrouve du français et de l’anglais. L’anglais est une langue qui me parle beaucoup en termes de sonorités. C’est une langue évidente à chanter, elle a de belles sonorités. Donc, j’ai voulu vraiment garder ce côté-là. Et puis, ma culture musicale est essentiellement anglo-saxonne. Du coup, je n’ai pas voulu faire un album tout en français.

Joy Wild © Vincent Thomas

La pudeur est différente aussi quand on écrit en français, du moins dans sa langue maternelle.

Ah oui, c’est sûr… J’en dis beaucoup plus sur moi, même si je noie un peu le poisson parfois (sourire), en français qu’en anglais. C’est en tout cas l’impression que je ressens. Mes textes en anglais, du moins dans cet album, parlent de choses qui me concernent moins, généralement. Peut-être aussi qu’avec les années, j’arrive de plus en plus à me dévoiler et à moins me cacher qu’auparavant… à une époque, je me cachais beaucoup dans mes textes. Je parlais de tout et de rien. Je parlais essentiellement des autres, mais plus les années passent et plus je me rends compte que ça me corresponds… c’est finalement plutôt de moi que je parle.

Il ressort une certaine fragilité des chansons, mais à côté de ça, une force évidente et surtout, une envie d’aller de l’avant. Es-tu comme ça dans la vie aussi ?

Oui, je pense… Je me définis d’ailleurs un peu comme ça. J’aime bien mes fragilités, j’aime bien mes défauts. En tout cas, j’ai appris à les aimer, ce qui n’était pas forcément le cas au départ. Mais du coup, je me décris souvent comme quelqu’un de sensible et fragile, mais forte à la fois. C’est sûrement aussi par rapport à mon vécu personnel. Et de cette sensibilité et cette fragilité, j’en ai fait une force. Je pense qu’on le ressent dans ma musique. D’ailleurs, comme je te le disais tout à l’heure, mes chansons partent souvent d’une émotion, donc forcément, ça part de ce que je suis et de ce que je ressens. C’est pour ça que cet album reflète aussi très bien ce que je suis et qui je suis.

De toutes les chansons, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je parle de tendresse, je ne parle pas forcément de ce que la chanson raconte en elle-même, mais plutôt de quelque chose qui se serait passé autour d’elle, pendant sa création ou son enregistrement…

Je pense que c’est « Retiens-moi ». À la base, il faut savoir que cette chanson était entièrement écrite en anglais. Elle s’appelait « Hold Back », à l’époque. Ce dont je me rappelle, c’est que je l’avais écrite et composée dans ma petite chambre d’étudiante de 9m² à l’époque. Du coup, c’est une chanson à laquelle je tiens énormément. J’en ai un souvenir assez marquant. Je n’étais d’ailleurs pas très bien à cette époque-là. Par contre, ce n’est pas forcément celle que j’aime le plus en terme de sonorité, mais celle à laquelle je suis le plus attachée…

Joy Wild © Vincent Thomas

Si l’album était une couleur, laquelle serait-ce et pourquoi ?

Hum hum… Je vais avoir beaucoup de mal à te répondre à cette question parce que cet album est pour moi du noir et blanc. Je vais avoir beaucoup de mal à trancher entre ces deux couleurs. Justement, comme tu le disais tout à l’heure, il y a de la fragilité, parfois de la noirceur ou de la mélancolie, et en même temps, il y a toujours de l’espoir et une force. C’est un peu comme s’il y avait le côté Yin et le côté Yang. Donc, j’aurais beaucoup de mal à te donner une seule couleur… On va dire « Joker » !

La production de l’album a duré un peu plus de deux ans. C’est très long. Comment l’as-tu vécu ?

Pas si mal que ça parce qu’à ce moment, je faisais mes études. Je les terminais. Donc, finalement, je voyais ça comme quelque chose d’assez rigolo. J’avais en tout cas cette distance par rapport à ça. Je trouvais déjà bien que les gens écoutent mes chansons et misent sur moi… mais je ne pensais pas du tout atteindre les 100 000 € pour financer l’album, en toute sincérité. Et finalement, ces deux ans sont passés très rapidement, parce que j’avais autre chose à côté. Je n’attendais pas là-dessus. Je savais que je faisais autre chose à côté. Du coup, ça n’a été que du bonus quand j’ai atteint le financement de l’album. Ça a été comme une délivrance. Et ça n’a été que du bonus. C’est plutôt une expérience positive, malgré le temps… Mais de toute façon, je suis un peu une tortue… je vais assez lentement dans mes projets de vie, donc, ça ne m’a pas vraiment choquée… On va doucement, mais sûrement.

Qu’est-ce qui te plaisait dans le participatif ?

Eh bien… le participatif ! (rires) C’est la première fois que je faisais découvrir mes textes à des étrangers. Moi qui étais très pudique, ça a été très difficile et assez impressionnant. Et en même temps, j’étais très curieuse de savoir ce que les gens pensaient de mes chansons. J’étais la seule à me donner mon propre avis, avec deux trois amis qui n’étaient finalement pas très objectifs. Je voulais vraiment voir ce qu’une personne lambda qui ne me connaissait pas allait penser de mon travail. C’était ça ma motivation première quand je me suis inscrite sur ce site. L’échange et le partage. J’avais des producteurs qui me faisaient des critiques positives, d’autres des critiques négatives. Du coup, j’étais à leur écoute, et j’ai avancé grâce à leurs remarques. Mon projet s’est aussi construit au fur et à mesure autour de ce principe-là de participation.

Joy Wild © Vincent Thomas

Tu as déjà fait pas mal de scène. Que représente-t-elle pour toi finalement ? Une étape parmi les autres ?

Je prends un plaisir fou à être sur scène. Si je ne pouvais faire que de la scène, ça me conviendrait très bien. Donc, j’ai hâte de remonter sur scène. D’ailleurs le prochain concert, c’est le 16 mai au Divan du Monde (Paris 18ème) avec d’autres artistes du label. Et je m’en réjouis grandement ! Et puis, le 1er juin, je serai en première partie de Yoann Fréget. La scène n’est pas une étape comme les autres. C’est capital dans la vie d’un artiste. C’est là qu’il communique finalement vraiment avec son public. Parce que quand on écoute un album, c’est bien beau… on est dans la voiture d’une personne, dans son Ipod… mais on n’est pas en échange direct avec elle. Alors que la scène, c’est justement un échange direct. C’est indispensable.

Tu viens de me parler de Yoann Fréget qui a remporté la deuxième édition de « The Voice ». As-tu été tentée, toi aussi, à un moment donné de participer à l’un ou l’autre télécrochet ?

Pas du tout. Enfin… je vais être très honnête avec toi ! Je ne sais pas si tu te souviens de l’émission « Graines de Star »… Il y a une petite décennie. À l’époque, je devais avoir douze/treize ans, et j’avais tenté ma chance ! Je n’étais pas arrivée au stade de la télé. J’étais arrivée juste avant. Dommage ! C’était ma première et mon unique expérience de télé-réalité. Je sais que je ne suis pas fait pour ça. Je n’aime pas trop être en compétition avec d’autres personnes. Je vis assez mal la compétition. Donc, rien que pour cette raison, je n’ai pas tenté de participer à d’autres émissions de ce style.

Avant de te quitter, et pour résumer ce dont nous venons de parler, dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui, à quelques jours de la sortie de ton album ?

L’émotion qui domine, c’est l’impatience. Je ne suis bizarrement pas trop stressée. Comme je te le disais, ça fait huit ans que je travaille sur cet album, du coup, c’est une délivrance de le voir dans les bacs. Le 31 mars, c’est ma date de délivrance ! (rires) C’est le bébé qui naît. Je suis hyper impatiente de voir ce qui va se passer par la suite. En tout cas, ce ne sera que du bonus. L’important est le plaisir que j’ai pris à faire cet album et j’espère qu’il donnera à son tour du plaisir à un certain nombre de personnes. Après, on verra ce qui se passera !

Propos recueillis par Luc Dehon le 26 mars 2014.
Photos : Vincent Thomas, DR
Facebook : https://www.facebook.com/joywild.officiel?fref=ts









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