Interview de Ika

Propos recueillis par IdolesMag.com le 19/03/2014.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Ika, Menage de printemps

Ika publie son premier disque, « Ménage de Printemps », le 24 mars. Séduits par l’univers de la jeune artiste, son propos et ses mélodies, nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur son parcours et sur la genèse de ce premier disque, écrit et composé à six mains, avec Marie Haby et Arno Santamaria. Rencontre avec une artiste libre qui, malgré un propos parfois un peu sombre ou même dur, garde toujours une porte ouverte et une bonne dose d’optimisme.

IdolesMag : Tu es née à Montpellier et tu as vécu la majeure partie de ton enfance au Maroc, c’est bien ça ?

Ika : Oui, c’est tout à fait ça. J’ai vécu au Maroc de mes un an jusqu’à mes treize ans.

Quels souvenirs en gardes-tu ?

Quelque chose de très positif. Un style de vie complètement différent de celui qu’on peut avoir en France, avec du soleil, une vie plus détendue va-t-on dire… Après, les choses ont fait qu’on a dû revenir en France. Si tu connais un peu le Maroc, tu le sais, il y a un décalage entre ce qu’eux écoutent et ce qui passe en France. À l’époque, au Maroc, on écoutait à fond Madonna ou Michael Jackson, avec des hits qui avaient un peu de retard par rapport à la France. Donc, j’ai vécu la musique dans une dimension et une culture un peu différentes. Après, je n’ai pas du tout une famille de musiciens. J’ai donc vécu ma petite enfance là-bas. J’ai encore des amis là-bas et j’y retourne de temps en temps pour voir mon père.

Quand tu rentres en France, tu découvres alors un autre son, une autre société.

Oui, c’est un autre son. Et très franchement à cette époque, je suis un peu paumée. Je suis complètement perdue par rapport aux gens, au milieu et au contexte. C’est une manière de vivre complètement différente. Et je commence à voir la vie d’une manière potentiellement un peu plus sombre. Mais je me fais plein d’amis et au bout d’un an ou deux ans, je m’adapte. Musicalement, j’ai rencontré plein de gens à cette époque-là. Quand on est jeune, on fait toujours plein de petits groupes de rock, de jazz… J’ai participé comme beaucoup d’ados à plein de projets. J’avais la tête pleine d’idées. C’est là concrètement que j’ai commencé à monter des petits groupes à droite et à gauche, et à faire des petits concerts pour la fête de la musique et ce genre de choses. La musique devient importante dans ma vie à cette époque. J’ai commencé à jouer un peu de guitare avec mon frère. Internet a commencé à prendre de plus en plus d’importance à cette époque, donc, j’ai découvert de plus en plus de musiques différentes.

Ika © Vincent Thomas

Tu me disais que tu étais un peu paumée quand tu es rentrée en France. Est-ce à ce moment-là que tu commences à écrire et composer ?

Tout à fait. J’ai commencé à composer vers quatorze/quinze ans. Dès que j’ai eu une guitare en fait. Composer sans appui musical, je n’y arrive pas. Il me faut toujours un son derrière. J’ai commencé par composer des chansons en anglais, ma culture musicale étant plus anglo-saxonne à la base. J’ai commencé à écrire aussi à cette époque-là. Tous les groupes auxquels j’ai pu participer jouaient beaucoup de compos personnelles. C’est vraiment à cette époque que j’ai construit mes bases et que j’ai pu expérimenter plein de styles différents avec des gens différents.

Tu as ensuite fait des études. La musique était-elle toujours présente à cette époque dans ta vie ou as-tu fait un break ?

Non, non… j’ai toujours continué à faire de la musique. Quand j’ai fait mon école supérieure de commerce, je suis partie dans le nord… et ma guitare m’a toujours suivie. J’ai commencé à travailler la production à cette époque. J’ai appris le studio, le montage audio et ce genre de choses, plutôt dans l’électro et le Trip Hop. Je n’ai pas fait que de la chanson pop/folk, j’ai fait beaucoup d’électro aussi. Ça me plaisait d’apprendre à m’enregistrer moi-même. C’est d’ailleurs grâce à ça que j’ai pu enregistrer les premières maquettes que j’ai proposées sur My Major. J’ai mis un peu d’argent de côté pour pouvoir m’acheter une table de montage et un petit ordinateur pour pouvoir mixer mes sons. Tous les soirs et tous les week-ends, j’étais à fond sur la musique. J’étais vraiment passionnée et même droguée de ça… on peut le dire ! Ça a été un apprentissage exceptionnellement enrichissant pour moi. Un peu frustrant aussi parce qu’à cette époque-là, on ne pouvait pas communiquer facilement sur ce qu’on faisait. Des sites comme MMC n’existaient pas, Internet n’était pas encore aussi développé qu’aujourd’hui. Je me souviens tout de même que j’avais créé un MySpace pour partager mes chansons. Donc, pendant mes études, j’ai vraiment continué mon chemin dans la musique. J’ai continué à faire des concerts. Toutes les soirées se finissaient souvent par un petit concert live…

Tu dis dans ta bio que tu gardes une vie professionnelle « classique » aujourd’hui à côté de la musique. Est-ce par besoin ou une réelle envie ?

« Classique » n’est pas vraiment le terme… En fait, je suis directrice commerciale dans la communication par les supports publicitaires. C’est « classique » dans le sens de normal, mais ce n’est pas un métier classique dans le sens où l’artistique est très important. C’est un métier avec beaucoup de rapports humains aussi. C’est quelque chose qui me plait. Je ne pourrais d’ailleurs pas travailler dans un truc qui me renfermerait sur moi-même où un secteur dans lequel je ne m’épanouirais pas. C’est un métier qui change tout le temps. Et j’aime ça. Et aussi, ce métier fait ma stabilité. J’ai besoin de ça pour profiter et me sentir bien… et pour justement apprécier encore plus ce que je fais à côté. Après, si j’arrive à vivre de ma musique à plein temps… je pense que j’aurai une activité liée à la production musicale ou autre. J’ai besoin d’avoir une autre activité que le simple fait de chanter. C’est plutôt positif, je pense.

Ika © Vincent Thomas

Tu bosses donc dans le support publicitaire, j’imagine que le visuel est donc super important pour toi… Est-ce toi qui es à l’origine de celui de ton disque ?

Oui. On a fait un shooting avec Vincent Thomas, qui est un très très bon photographe. C’était hyper important pour moi d’avoir un bon feeling avec le photographe. On a fait deux shootings à vrai dire. Un à Montmartre et l’autre sur l’île Seguin. On a vraiment eu un super feeling. On a adoré travailler ensemble. J’ai un visage un peu sauvage, en tout cas un peu particulier à shooter. Soit ça passe, soit ça casse… Et c’est passé super bien. Et effectivement, quand on a regardé les photos et que j’ai vu cette photo avec la tête retournée, je me suis dit que c’était le bon !

Ça interpelle. Tu la repères tout de suite au milieu des autres.

Je le pense aussi. Tu sais, je travaille dans le marketing, donc, j’ai tout de même une sensibilité là-dedans… et j’étais persuadée depuis le début que c’était celle-là qu’on devait prendre pour la pochette. Dès que je l’ai vue sur l’ordinateur, j’ai compris que ce serait elle. My Major n’était pas vraiment d’accord au début parce qu’ils avaient un peu la vision terre à terre de me dire que les mecs à la Fnac ne sauraient pas dans quel sens le mettre en rayon. Et moi, c’était justement mon idée : j’avais envie que le mec se pose la question quand il allait le mettre dans les bacs. Et je voulais aussi que ça interpelle les gens. Je me suis dit que c’était un truc qui pouvait fonctionner. Après coup, My Major a validé l’idée et la photo. Une fois qu’on a travaillé le design et les couleurs, tout le monde a été d’accord. J’ai une démarche marketing dans tout ce que je fais… Mais elle est saine et honnête. Et c’est vrai que j’ai envie d’aller plus loin que ce qui se fait habituellement. Il ne faut pas non plus dénaturer ce que je suis, mais c’est un aspect du travail sur la création d’un disque qui m’intéresse énormément. Et même dans les médias, on va pouvoir dire que c’est un album renversant !… (rires) Je trouve qu’en termes de shooting et de positionnement d’image, on a fait quelque chose de bien.

Quelle est la toute première chanson qui a été créée pour cet album ?

La première composée, ça a été « Entre tes bras ». Elle était complètement différente à la base. C’était une musique très très douce et un peu triste. On l’a retravaillée complètement avec Arno Santamaria, mon réalisateur, pour lui donner un peu de punch. Il fallait être cohérent avec la couleur globale de l’album. Donc, on l’a retravaillée complètement et on a fait un très gros travail là-dessus. C’est d’ailleurs pour ça que ça a pris pas mal de temps, parce que comme j’étais une artiste en développement j’ai voulu vraiment aller au fond des choses. Chaque titre a été retravaillé en long et en large. On est allés au bout des choses, tout en préservant l’ambiance et le fond du titre. Il n’y a aucun titre pour lequel je puisse dire qu’on s’est plantés. Ensuite, il y a eu « Mon héroïne » qui a pas mal changé aussi. Elle est un peu plus douce qu’à l’origine. Au départ, elle était beaucoup plus rock, plus sale aussi. Mais je voulais quelque chose de plus classe. En termes d’arrangements, on s’est vraiment bien complétés avec Arno. Il y a un côté Lou Reed sur le refrain que j’aime beaucoup… « Ménage de Printemps », c’est un titre que j’aime beaucoup, et il est resté assez fidèle à sa base d’origine. Ce qui compte dans ce titre, c’est le texte, l’intention et l’énergie qu’il dégage. « On court » est une de celles qui ont été composées en dernier, avec « Cowboy ». À la base, « On court » faisait six minutes… Quand je compose, je me fous du radio edit. Je me lâche et après on retravaille. Ce qui m’importe c’est que je ne sois pas déçue du résultat à la fin. Et ce n’est d’ailleurs le cas sur aucun titre. Tous me sont très personnels et proches de ce que je voulais. J’en suis très contente.

Arno Santamaria, j’imagine que tu l’as rencontré par l’intermédiaire de MMC.

Tout à fait. Arno avait sorti un album sur MMC à l’époque, et un autre avant sur Spidart. Je l’ai rencontré sur un podium musical. On a rigolé, on a bu un verre, on s’est éclaté… De toute façon, pour moi, ça marche comme ça, je ne peux pas bosser avec des gens avec lesquels ça ne passe pas. J’ai besoin d’être proche des gens avec qui je travaille, et d’être humainement en confiance. MMC m’avait proposé plusieurs réals, que j’ai refusés. J’avais Arno en face de moi depuis le début, et je voulais vraiment bosser avec lui. Quand je lui ai demandé s’il était d’accord, il a accepté tout de suite. On a bossé un peu chez lui et un peu chez moi. On était vraiment en confiance, comme deux amis qui travaillent ensemble.

Ika © Vincent Thomas

C’est Marie Haby qui signe toutes les paroles du disque. Qui est-elle pour toi ? Parce que toutes les chansons sont très personnelles et écrites à la première personne, et si on ne prête pas attention aux crédits, on pourrait vraiment penser qu’elles sont de ta plume…

Marie, c’est ma meilleure amie. Ça fait sept ans que je la connais. C’est elle qui écrit les textes, mais je dirais qu’on les écrit à quatre mains. En terme de valorisation, c’est elle la parolière, il n’y a pas de doute, mais je compose en même temps qu’elle écrit. On travaille ensemble. Ce que je ressens, elle le traduit en mots. Ou alors, si elle ressent quelque chose de très fort, comme ça a été le cas sur « Ma vieille », c’est moi qui compose sur son ressenti. Ce n’est pas une coécriture en soi puisque ce n’est pas moi qui prends la plume, mais il y a quelque chose de profond qui se dégage de nous deux… Et ça me fait plaisir quand tu dis qu’on pourrait penser que c’est moi qui ai écrit les textes, parce qu’effectivement, il y a beaucoup de moi dedans. D’ailleurs quand elle écrit un texte que je ne ressens pas, je le refuse.

Vous travaillez vraiment en binôme.

Oui, concrètement, on pourrait dire qu’on est en coécriture, mais il ne faut pas voir le projet comme « allez hop, je prends des parts, et toi tu prends celles-là »… Non, c’est hyper naturel, ça vient du cœur. Donc, c’est elle la parolière qui est créditée, même si on travaille main dans la main. Je voulais aussi lui donner la place qu’elle méritait. En tout cas, je vis ses paroles, et elle vit mes compos…

Ika © Vincent Thomas

Quand on écoute toutes les chansons, l’idée globale qui ressort, c’est le regard d’une femme d’aujourd’hui sur une dizaine de tranches de vie. Es-tu d’accord avec moi ?

Oui. C’est un regard sur des tranches de vie. Des tranches de vie sombres parfois… des expériences un peu dures. On y retrouve ma vision sur la vieillesse et le temps qui passe… J’y évoque la société qui nous fait avancer et qui en même temps nous fait reculer… Il y a des histoires d’amour qui ne se finissent pas forcément bien. Donc, effectivement, c’est quelque chose de très tranché et de très réaliste. Il y a bien évidemment des musiques un peu plus légères parce qu’il en faut aussi. Ça me ressemble beaucoup parce que je peux être parfois assez sombre comme dans « Pigalle » par exemple, ou « Ma vielle ». Mais ce n’est pas une tristesse qui est négative, c’est une tristesse qui permet quand même de se relever derrière. Ça vient vraiment du fond… Je trouve qu’il y a quelque chose de nostalgique et quelque chose d’en même temps positif. Prenons l’exemple de « Drôle de Vie » ou « Ménage de Printemps » qui sont des musiques très énergiques et assez légères par moment. Globalement, quand tu parles de tranches de vie, c’est ça…

Il y a un propos parfois assez dur, même violent par moments, mais la musique et ton interprétation adoucissent le tout. J’imagine qu’il y a eu cette volonté en studio d’aller vers ce « compromis », entre guillemets.

Tout à fait. Beaucoup se joue dans mon interprétation. Je ne suis pas une personne négative, sombre, fataliste ou pessimiste. Dans tous les cas de figure, je laisse une porte ouverte. Dans « Ma vieille », par exemple, on parle de la mort et en même temps, on n’a pas voulu en faire une chanson qui plombe ou uniquement triste. C’est plus une chanson d’espérance quand on y pense bien. Pareil sur « Si tout s’arrête », le propos peut paraître assez triste, mais il ne l’est pas du tout. Il y a une musique derrière qui peut faire penser à du Piaf. D’ailleurs, Piaf est très forte dans ce domaine. Elle prend parfois dans son interprétation l’antithèse des textes. J’aime quand on peut se poser des questions sur une chanson. Il y a d’ailleurs très souvent un double sens dans mes chansons. Il ne faut pas voir que la dureté du texte, il faut aussi aller voir le double sens qui se cache derrière chaque mot. Après… si on lit les paroles brutes de « Mon héroïne »… c’est une fille qui tombe amoureuse d’un dealer et qui finalement est complètement droguée elle aussi, c’est un amour néfaste. Dans la manière d’interpréter les refrains, je prends une voix de petite fille. Ça apporte un plus, je pense à la thématique de l’innocence et à la naïveté du personnage. J’aime bien faire ça. Dans une chanson comme « On court », le propos est plutôt rapide et direct.

Ika © Vincent Thomas

Tu me parles de « On court »… je pense qu’un clip arrive. Peux-tu m’en dire un mot ? T’es-tu là aussi beaucoup investie ?

Très franchement, un petit peu moins. Le process du clip est un peu différent. Pour l’album, c’est moi qui ai travaillé vraiment le fond avec Arno. Pour le shooting, je connaissais très bien le photographe et j’ai décidé pas mal de choses. Sur le clip, par contre, ça a été un peu différent. Il faut savoir que c’est une boîte de prod qui propose quelques scenarii qui sont plus ou moins biens. Là, en l’occurrence, ce n’est pas un scenario hyper original. Dans ce cadre-là, j’ai été un peu moins intégrée. C’est un processus plus lourd. Il y a toute une équipe qui s’occupe de ça. C’est un projet plus grand, il y a beaucoup d’investissement. Ça coûte cher un studio… (sourire) Donc, j’ai pu un peu moins m’intégrer dans le truc. Mais par contre, où je suis décisionnaire avec My Major, c’est dans le montage final. Tant que ça ne me conviendra pas, je ne lâcherai pas le truc. Là, on est en plein montage. On travaille toujours parce que ça ne me convient pas totalement.

Dans « Drôle de vie », tu cites Carla, Mazarine, Monica, Pamela, Elisa de Gainsbourg, Lola de Renaud ou encore la Joconde de Léonard de Vinci. De laquelle de ces femmes te sens-tu la plus proche et pourquoi ?

(sourire) Je dirais la Joconde… parce que c’est un personnage emblématique qui est assez réservé. J’ai cette vision personnelle de son sourire… mais c’est ce que je vois d’elle. Il y a tout un mystère qui l’entoure. Et donc, je dirais que potentiellement, c’est d’elle que je me sens la plus proche. Ce côté mystérieux pourrait me ressembler aussi. Je ne suis pas non plus une personne hyper extravertie… mais j’assume et je vais de l’avant. Après, dans cette chanson-là, c’était vraiment pour le coup, l’envie d’écrire des histoires sur l’actualité… et apporter un peu de légèreté et de sourire aux actus. Sur scène, elle est vraiment géniale cette chanson.

Ika © Vincent Thomas

Tu viens de me parler de la scène… En as-tu l’expérience ? Est-ce quelque chose qui te plait ? Et comment la conçois-tu ?

J’adore ça ! J’ai toujours fait pas mal de spectacles. Je n’ai malheureusement pas de tourneur actuellement. Mais il va falloir qu’on se dépêche parce que c’est toujours beaucoup de boulot. En général, je fais toujours un ou deux concerts tous les mois ou tous les deux mois. J’ai fait notamment le Réservoir, des petites caves, des péniches… et même des soirées privées. Le fait de composer, c’est quelque chose d’extraordinaire qui me fait vivre et me donne une adrénaline énorme. Mais j’aime la scène par-dessus tout. Chanter devant les gens, c’est quelque chose qui me plait vraiment beaucoup. J’aime rigoler avec eux et échanger. Le prochain concert important qui se profile, c’est le 16 mai au Divan du Monde.

L’album est dans les bacs le 24 mars…

Oui ! Et d’ailleurs je te coupe pour souligner que c’est le premier lundi du printemps ! Ça tombe bien pour faire le « Ménage de Printemps » !... (éclats de rire)

C’est donc dans quelques jours à peine. Que se passe-t-il dans ta tête aujourd’hui ?

Ah… Dans ma tête… (sourire) Je suis très sincèrement un peu stressée parce que c’est mon bébé. Ça fait deux années qu’on est dessus. J’ai envie que ça marche. Je fais mon maximum. Je suis quelqu’un d’assez introvertie dans mon travail. Je travaille beaucoup beaucoup beaucoup… Je fais les choses pour en être heureuse après. Donc, là, je suis super excitée forcément, mais je ne me monte pas la tête. Je ne prends pas le melon. Je fais le maximum pour que ça fonctionne. J’ai envie que ça marche et que ça plaise. Pas pour vendre des albums et dire que ça s’est vendu à quelques milliers d’exemplaires, ce n’est pas ça ! J’aimerais avoir une reconnaissance artistique. Et puis, j’ai envie que mes producteurs soient fiers aussi de cet album et que ça fonctionne. Là, commence à passer en radio, je suis heureuse…

Propos recueillis par Luc Dehon le 19 mars 2014.
Photos : Vincent Thomas
Facebook : https://www.facebook.com/IKAofficiel?fref=ts 









+ d'interviews
Vidéos




Retrouvez-nous sur Facebook
Retrouvez-nous sur Twitter
Concours
 
Retour en haut