Interview de Merzhin

Propos recueillis par IdolesMag.com le 03/03/2014.
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Merzhin © Ludovic Daniel

Quatre ans après la publication de leur précédent album et dix-huit ans après leur formation, le groupe finistérien Merzhin revient avec un excellent cinquième album, « Des heures à la seconde », au cœur duquel on retrouve l’Homme, avec ses questionnements, ses choix (qu’il est libre – ou non – de faire) et ses inquiétudes. Nous avons été à la rencontre de Pierre Le Bourdonnec, leader et chanteur, afin qu’il nous en dise un peu plus sur ce projet intéressant à plus d’un titre. Merzhin fête cette année ses 18 ans d’existence, l’occasion également de faire un bilan sur son parcours et son évolution. Merzhin est actuellement en tournée et se produira le 25 mars au Café de la Danse (Paris 11ème).

Merzhin, Des heures à la seconde

IdolesMag : Le dernier album de chansons originales remonte à 2010 (« Plus loin vers l’ouest »). Quatre ans entre deux albums, c’est long et très court en même temps. Il y a eu une grosse tournée, des projets parallèles aussi. Était-ce finalement le temps nécessaire pour mûrir ce nouvel album et trouver de nouveaux angles ?

Pierre Le Bourdonnec de Merzhin : C’est exactement ça… Et d’ailleurs, c’est à peu près le même laps de temps qu’il nous faut entre deux albums depuis quelques années. S’ajoute à ça la recherche de la composition aussi. En fait, on ne s’arrête jamais. On tourne tout le temps ou presque. Il faut gérer ça. Et puis, nous avons aussi des projets parallèles entre chaque album. Et là, on a notamment créé un nouveau spectacle, un road-movie musical sur la route 66 autour du livre « Sur la route » de Jack Kerouac. C’est un spectacle acoustique avec pas mal de vidéo et de narration, et beaucoup de mise en scène. Donc, ce projet nous a pris pas mal de temps l’année dernière. En parallèle, on enregistrait ce nouvel album et on a continué la tournée. Donc, ça nous prend effectivement pas mal de temps pour composer et enregistrer. Qui plus est, on compose à six, on laisse chacun avoir des idées. Tout ça prend du temps. Et puis, soyons honnêtes, on prend notre temps.

Comment bossez-vous d’ailleurs ? Tous ensemble ou bien chacun un peu de son côté avant de mettre en commun les idées ?

C’est exactement la deuxième solution. Chacun bosse de son côté. On a la chance d’avoir depuis 2007 nos propres studios. Donc, on se répartit un peu le travail. Chacun ramène ses idées, chacun dispose du studio quelques jours par semaine. Et puis ensuite, on se retrouve sur une ou deux répètes pour mettre tout ça en commun. Quand on estime qu’on tient cinq ou six morceaux, on fait des maquettes. Ensuite, si on est à peu près tous satisfaits de notre travail, on fait appel à Matthieu Ballet qui a réalisé les deux derniers albums et qui nous a encore accompagnés sur celui-ci. Avec lui, on travaille sur les arrangements, il essaye de mettre tout le monde d’accord sur chaque morceau. Et une fois qu’on a fait ce travail-là, on enregistre. On fonctionne souvent par blocs de cinq/six morceaux.

Quand le texte arrive-t-il dans le processus ?

Ça dépend… J’écris quasiment tous les textes. Stéphane parfois nous apporte une idée aussi. Mais souvent, on apporte un morceau en acoustique qu’on réarrange après ou qu’on laisse tel quel. Par contre, si ce sont des compos des autres musiciens, j’essaye de m’inspirer de ce qu’ils ont voulu développer, des sensations que la musique ou la mélodie peut dégager. Finalement, le texte vient souvent quand même après.

Tu écris depuis les débuts du groupe ?

Oui, j’écris vraiment beaucoup. Sur cet album-là, j’ai pratiquement tout écrit. J’ai du moins apporté beaucoup d’idées de textes qu’on a retravaillés tous ensemble par après. De toute façon, que ce soit les textes, les musiques, les mélodies ou les arrangements, on part du principe qu’il faut que ça fasse l’unanimité dans le groupe. Donc, souvent, les textes on les retravaille. Vincent aussi, le guitariste, a une réelle patte dans son écriture. Donc, on essaye que ça plaise à tout le monde, et surtout que ça sonne.

Merzhin © Ludovic Daniel

Y a-t-il un moment précis ou un titre précis qui vous a mis sur la voie de ce cinquième album ?

Souvent… quand on commence la tournée qui suit la sortie d’un album, qu’on travaille sur les morceaux, très vite, on se dit que ce serait pas mal de penser au suivant… Comme je te le disais tout à l’heure, depuis qu’on a notre propre studio, c’est beaucoup plus facile pour nous de nous poser pour composer. C’est donc un va-et-vient permanent dans le studio. Mais il faut savoir aussi qu’on laisse pas mal de choses sur le côté également quand on bosse sur un album. Le plus souvent par ce qu’on ne sait pas trop bien comment les faire aboutir. Et on revient assez régulièrement dessus pour les faire évoluer. Donc, on compose finalement à peu près tout le temps. C’est donc, pour en revenir à ta question, après un an / un an et demi de tournée qu’on rentre vraiment dans le vif du sujet, qu’on commence à « appuyer sur la craie » comme je le dis souvent.

Je trouve que ce nouvel album est beaucoup plus varié que le précédent, qui avait une empreinte folk très marquée. Était-ce une volonté de départ d’aller vers des morceaux assez différents les uns des autres ou est-ce que ça s’est dessiné avec le temps ?

Je suis tout à fait d’accord avec toi… On avait une réelle envie d’aller vers plus de diversification. Sur le précédent opus, on était vraiment sur un concept. On avait fait une création en 2008, « Merzhin Moon Orchestra », qui revisitait un peu notre répertoire avec des musiciens locaux issus d’orchestres de salsa ou ce genre de choses. On avait vraiment développé quelque chose de plus latino et plus folk américain, plus western, quelque part. Et l’album qui a découlé de ça, « Plus loin vers l’ouest », est vraiment resté sur des sonorités du rock’n’roll et du folk américain. C’est un album qui était basé sur le voyage et la recherche de soi. Là, on avait envie de partir ailleurs. On ne s’est pas donné de direction précise quand on a commencé à composer. Jean-Christophe, le batteur a aussi beaucoup apporté musicalement.  Il n’avait pas participé à la compo de l’album précédent, mais ici, il s’est vraiment investi. Il a mis en avant aussi ses influences. Et comme je te le disais, chacun a vraiment composé sur cet album, donc, c’est parti un peu dans plusieurs directions. Et donc, le résultat est nettement plus varié. On peut passer d’un morceau de rock pur à un morceau plus acoustique.

Au niveau des thèmes abordés dans les chansons, j’ai envie de dire qu’il y a deux grands axes, qui se rejoignent quelque part, c’est l’Homme et le Temps. Là aussi, sont-ce deux thématiques que vous aviez en tête dès le départ et autour desquelles le projet s’est articulé ou bien était-ce plutôt dans l’inconscient des uns et des autres ?

Au bout de quelques morceaux, et notamment au bout de la première session qu’on a enregistrée, je me suis rendu compte que j’avais quand même beaucoup écrit là-dessus, sur l’Humain. D’ailleurs l’Humain est vraiment, à mon sens, le thème le plus important de l’album. Le Temps, c’est plus la corrélation entre tous ces hommes. On évoque différents hommes à un moment donné de leur vie. C’est vrai qu’on a voulu développer cette idée au bout de cinq/six morceaux. On s’est dit que ça allait être la trame et le fil conducteur de cet album, qui serait par ailleurs très varié musicalement parlant. On voulait vraiment amener les textes et l’ambiance sur l’Homme. Donc, ça s’est décidé assez vite.

« Dans ma peau » fait clairement référence au film des frères Coen « The Big Lebowski », à « C’est arrivé près de chez vous » de Benoît Poelvoorde aussi…

Comme on le disait juste avant, l’Homme est au centre de l’album. J’écris sur des hommes qui font clairement partie de la fiction, mais qui pourraient être réels. Il y a les contemplatifs, les indignés, les âmes vagabondes… Ce sont des hommes qui existent, ou en tout cas, qui pourraient exister. Et là, précisément pour ce titre, je voulais une référence à une vraie fiction, que ce soit au cinéma ou aux séries. C’est pour ça que j’ai écrit là-dessus. Après, j’ai pris vraiment des films cultes, je parle de « C’est arrivé près de chez vous », de « The Big Lebowski »… Ce sont des films que tout le monde a vu et qui sont devenus cultes. C’est un pont, ou plutôt un parallèle, que j’ai voulu faire entre l’Homme fictif et l’Homme réel.

En parlant de fiction, un très joli clip a été tourné pour « Je suis l’Homme ». Peux-tu m’en dire un peu plus ?

On a fait appel à une amie à moi, Pauline Goasmat, que j’ai connue en faculté. Elle est devenue réalisatrice de courts-métrages notamment. Elle a reçu pas mal de prix. Elle a fait des clips aussi, et notamment pour Sigur Rós. On a beaucoup aimé l’onirisme qu’elle a dans sa réalisation. Comme on voulait mettre en avant ce morceau, on voulait quelque chose qui soit plus de l’ordre du court-métrage que de l’ordre du clip. On lui a laissé donc toute latitude pour la réalisation. On voulait quelque chose qui fasse appel à l’imaginaire et qui fasse, bien évidemment référence au temps qui passe, et à l’Homme. Finalement, on est vraiment très contents du résultat.

Sans vouloir être indiscret, le petit bonhomme, est-il un de vos enfants, ou un acteur ?

C’est un acteur… Enfin, un acteur… (sourire) Il est tout de même assez jeune, il a quatre ans. La réalisatrice avait déjà travaillé avec lui. C’est assez difficile de diriger un enfant de cet âge-là. Donc, comme il avait l’habitude de travailler avec elle (c’est le fils d’une de ses amies), tout s’est parfaitement bien passé.

L’image est devenue aujourd’hui presque aussi importante que la musique. Est-ce un bien ou un mal à ton sens ?

Tout dépend de ce qu’on en fait… C’est vrai qu’aujourd’hui, on est pas mal abreuvé d’images. Tout est surexposé. Les réseaux sociaux y sont pour beaucoup d’ailleurs. Après, je pense que si on arrive à développer quelque chose qui reste artistique, c’est plutôt intéressant. Mais il faut que ça reste artistique. Ce qui est primordial, c’est que l’image doit rester au service de la musique et non l’inverse. Quand c’est fait dans cet esprit-là, je pense que c’est très intéressant. Après, nous, l’image, ça n’a jamais été systématique. On a finalement fait très peu de clips. Depuis nos débuts, on a dû en faire trois. Mais aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a une demande de la part du public, et notamment à travers ces réseaux sociaux. Pour un groupe, pour se faire connaître, c’est important.

Comme tu m’en parles, faisons un aparté sur les réseaux sociaux qui sont devenus incontournables aujourd’hui. Qu’en penses-tu ?

Ça me plait pas mal… Ce n’est pas de la musique, d’accord, mais c’est pas mal… Je pense que pour un groupe, c’est devenu indispensable. Surtout quand on est un groupe totalement indépendant comme le nôtre. Je pense que c’est de la promo et de la pub gratuite. Peut-être pas tout le monde, mais beaucoup de gens aujourd’hui consultent les réseaux sociaux, donc ce serait dommage de ne pas y figurer. Et puis, c’est une façon de garder le contact aussi. Il y a eu MySpace dans un premier temps, c’est devenu aujourd’hui un peu obsolète. Aujourd’hui, tout se passe sur Facebook ou Twitter. On est quasiment obligés de faire passer les infos dessus. C’est très pratique aussi pour communiquer avec notre street team qui assure la promo du groupe autour des dates. C’est indispensable de nos jours…

Merzhin © Ludovic Daniel

Revenons à l’album… Comment Manu (ex-Dolly) est-elle arrivée sur le titre « L’éclaireur » ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler avec elle sur ce titre ? Comment s’est passé votre collaboration ?

Manu, on avait joué ensemble sur un festival à notre tout début de carrière. Ce devait être en 1999. Dolly faisait un carton en France, et notamment avec le single « Je ne veux pas rester sage ». C’était l’hymne de toute une génération d’étudiants. C’est un groupe qui nous a marqués. Ils avaient une énergie incroyable. Et nous nous sommes retrouvés l’année dernière sur plusieurs festivals. On a discuté et on a évoqué l’idée d’une collaboration. Ça ne s’est pas fait tout de suite. De notre côté, on était la tête dans le guidon pour la compo de l’album. Manu était aussi sur la tournée de son nouvel album. En fait, en composant ce morceau, on a pensé directement à elle. On a pensé que ça pourrait lui plaire, que ça collait bien à son univers. On le lui a donc envoyé tout simplement. Très vite, elle a répondu favorablement et ça s’est fait comme ça tout simplement.

Un superbe travail a été fait sur le visuel de l’album. Qui en est l’auteur ?

Clément Aubry. Il y a donc cette photo de l’enfant sur la pochette et quand on tourne la page, il y a la photo d’un vieillard qui lui fait face. C’est donc notre ami Clément qui est graphiste free-lance, et qui habite en Bretagne aussi, qui est le responsable de ce visuel. On l’a tout de suite branché parce qu’on aimait beaucoup son travail. Il a fait pas mal d’affiches pour des festivals. Il a pas mal travaillé pour la pub aussi bien évidemment. Il a un imaginaire assez développé et même s’il est graphiste, il a une réelle identité d’artiste, ce qui n’est pas toujours le cas. il nous a très rapidement proposé cette idée, qui nous a plu tout de suite. Finalement, ce visuel aura pris très peu de temps. D’habitude, on se prend pas mal la tête pour les pochettes, ici, le choix a été très vite arrêté !

Aurais-tu une petite anecdote à me raconter autour d’un titre en particulier ? Sur ses conditions de création, d’enregistrement…

« Le Pantin ». Le morceau, dans sa mouture finale, n’a vraiment rien à voir avec ce qu’on avait composé au départ. En fait, j’avais apporté le texte assez vite. C’était un peu du post-rock assez sombre. On avait travaillé dessus six à huit mois sans vraiment arriver à quelque chose. On s’est dit qu’on allait enlever toutes les guitares et les batteries pour le faire juste avec une guitare acoustique. Vu le morceau avec cette idée de l’Homme un peu frustré, on s’est dit que ce serait pas mal de le faire chanter par des enfants, pour apporter un contraste avec le texte. Le rendu final est assez doux et assez enfantin, alors que le texte est assez sombre. On a voulu développer ce contraste. Mais cette idée n’est venue que sur la fin. Le morceau a finalement été sauvé par nos enfants, puisque ce sont nos enfants qui chantent dessus… (sourire)

Le groupe a aujourd’hui 18 ans. L’âge de la majorité ! Quel regard jettes-tu sur son parcours et son évolution ?

Il y a un morceau qui parle de ça dans l’album, « Bande passante ». C’est un petit bilan, d’une certaine manière. Pour nous, c’est une super aventure humaine. On s’est rencontrés au collège, on a commencé à jouer ensemble au lycée. Donc, c’est une aventure de potes finalement. Et 18 ans après, on se rend compte qu’il y a pas mal de chemin parcouru. On en est assez fiers. C’est vrai que c’est aussi finalement un long chemin vers l’indépendance. C’est un groupe qui a commencé avec des amis qui ont réussi avec un label à structurer un peu les choses. Ensuite, on est allés vers les maisons de disques. On a passé tout de même cinq/six ans au sein d’une grosse major pour finalement se rendre compte que ça ne nous correspondait pas du tout. On a voulu justement développer notre projet « Merzhin », qui est avant tout une histoire de potes, seuls. On a voulu le développer nous-mêmes, en nous occupant de tout et en écrivant le projet de A à Z. On a fait appel à plein d’autres gens, bien évidemment parce que quand on développe un projet, on a besoin de travailler avec d’autres gens et confronter les points de vue, mais avant tout, c’est une aventure humaine de potes avant tout.

Merzhin © Ludovic Daniel

Sur 18 ans, la formation n’a quasiment pas bougé. C’est un exploit…

Notre premier batteur est parti très très vite, mais après, ça n’a plus bougé. On a fait un premier concert en 1996. On était tous étudiants à l’époque. Et notre batteur suivait une carrière dans l’armée. Donc, il a dû faire un choix très très vite.

À une époque où on zappe tout de plus en plus facilement, 18 ans, ce n’est pas rien.

C’est vrai. Ça commence à compter. 18 ans de carrière, c’est tout de même pas mal…

Vous projetez-vous dans un futur plus ou moins lointain ?

C’est quelque chose qu’on n’a jamais fait et que, je pense, on ne fera jamais. On a toujours pris ce projet comme une aventure et c’est certainement pour cette raison qu’on n’a pas vu le temps passer. On voit l’avenir sur les projets qui sont en cours. Là, on sait qu’on a un album, il y a une tournée et cette création dont je te parlais en début d’interview qui font qu’on part sur deux ans. C’est notre limite de projection dans l’avenir. On n’a jamais eu de plan de carrière, on ne s’est jamais projetés à 5, 10 ou 15 ans… Surtout quand on voit la volatilité du milieu dans lequel on évolue ! On est intermittents du spectacle depuis quasiment le début. C’est un système qui est remis en cause en France depuis longtemps et actuellement encore plus. Sans ça, on n’aurait jamais réussi à vivre de la musique et à proposer un travail de qualité. C’est ce qui nous permet de travailler au jour le jour dans la musique. Donc, effectivement, la projection dans l’avenir reste une projection à court terme. Tout le temps. Même si effectivement, on est tous tout le temps en train de créer et de travailler sur tel ou tel projet pour avancer. Mais on ne fait pas de plans sur la comète. On ne se met pas de pression sur l’avenir.

En parlant de nouveau projet… êtes-vous déjà reparti sur de nouvelles compos ou est-ce vraiment trop tôt ?

C’est un peu tôt. Je pense que quand on aura tourné pendant six mois / un an, l’envie de composer reviendra. Même si dans ma tête j’ai toujours des idées qui traînent et que je gratouille chez moi, ça reste à l’état d’embryon pour l’instant. Il faut faire les choses dans l’ordre. Il faut attendre que l’envie revienne. Mais d’expérience, je sais qu’elle revient assez vite. Et puis, comme on en parlait tout à l’heure, les choses vont assez vite aujourd’hui, donc, ça joue aussi dans la balance. Un album vit aujourd’hui un an et demi / deux ans, pas plus. Donc, il faut aller vite. Ensuite, beaucoup de musiciens du groupe ont des projets parallèles, ils jouent dans d’autres groupes. Donc, il faut aussi laisser le temps à chacun de pouvoir mener à bien ces projets-là, même si « Merzhin » est le projet principal. Il faut que tout le monde puisse profiter de ses projets parallèles. Depuis le début, on publie à peu près un album tous les trois/quatre ans. Ce laps de temps peut paraître affolant, mais finalement, il est assez court aussi vu les autres choses qu’on fait en même temps.

Quatre ans, c’est une éternité pour les uns, mais quand on y réfléchit… ça ne laisse pas le temps de traîner.

Tout s’enchaîne très vite, les tournées, les projets, etc… Et finalement tu te retrouves très vite un an/un an et demi après la sortie de l’album. C’est comme si c’était hier. Donc, il faut laisser les choses se faire naturellement. Et il ne faut pas oublier les fans qui nous pressent de temps en temps ! (rires) Pour eux, le temps paraît toujours plus long !

Propos recueillis par IdolesMag le 3 mars 2014.
Photos : Ludovic Daniel
Site web : http://www.merzhin.net/

Merzhin se produira notamment le 7 mars à Montenay (53), le 8 à Vitry-le-François (51), le 12 à Brest (29), le 13 à Lorient (56), le 14 à Bordeaux (33), le 15 à Riom (63), le 21 à Limay (78), le 25 au Café de la Danse (Paris 11ème), le 27 à Nantes (44), le 28 à Limoges (87), le 29 à Saint-Saulve (59), le 24 avril à Caen (14), le 3 mai à Pontarlier (03), le 24 à Sainte-Foy (85), le 28 juin à Douarnenez (29) et le 27 juillet à Vierzon (18). 









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