Interview de Frédéric Lerner

Propos recueillis par IdolesMag.com le 07/03/2014.
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Frederic Lerner - DR

Après avoir fait un break musical pendant de longs mois, Frédéric Lerner revient avec un quatrième album solo enregistré entre Kigali et Paris, un album pop/rock teinté de world music plutôt super bien fichu. Nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur la genèse de cet album, « Muzungu » (« L’homme blanc »), débuté en 2011 lors d’un voyage au Rwanda. Au cours de cet entretien, nous aurons l’occasion d’évoquer le voyage, l’évasion, le partage et l’amour, les maîtres mots de « Muzungu ».

Frederic Lerner, MuzunguIdolesMag : « Ça passe ou ça casse » est sorti en 2007… Quand on fait les calculs, ça fait tout de même sept ans entre deux albums. Sept ans de réflexion ?

Frédéric Lerner : (sourire) On a défendu « Ça passe ou ça casse » jusqu’en 2009. Et j’ai commencé à écrire celui-là en 2011. Donc, il n’y a pas eu tant d’arrêt que ça. Mais c’est vrai que « Ça passe ou ça casse » m’avait vraiment pris beaucoup d’énergie et j’avais besoin de faire un break après. J’avais porté beaucoup de casquettes sur cet album. Après la tournée, j’avais vraiment envie de passer à autre chose et de me ressourcer. Je ne savais vraiment pas quoi faire ni quoi dire. Le temps a joué en ma faveur…

Il y a donc eu ce voyage au Rwanda qui marque d’une certaine façon le début de cette nouvelle aventure.

C’est ça. C’est vraiment l’élément déclencheur de ce quatrième album.

On est en 2011 à cette époque. C’est bien ça ?

Exactement. En 2010, j’avais commencé à écrire un titre. Et puis, je me suis aperçu que je n’étais plus du tout dans le groove de l’instant. Donc, j’ai posé les guitares, j’ai refermé mon piano et je suis parti au Rwanda. Là, j’ai fait des rencontres exceptionnelles, des musiciens qui m’ont vraiment ouvert des horizons nouveaux et différents.

Qu’est-ce qui t’a mené au Rwanda ? Le connaissais-tu déjà ?

C’est tout simple. Sur l’album « Ça passe ou ça casse », j’avais fait un duo avec un artiste rwandais qui s’appelle Beniwé. Le titre, c’était « Maisha Africa ». Je lui avais offert d’assurer ma première partie à l’Olympia. C’était, pour lui, le plus beau cadeau qu’on ne lui avait jamais fait. Pour me remercier, il m’a dit de venir avec lui au Rwanda. Il voulait m’offrir ce voyage. Et voilà… finalement ce voyage a été encore plus beau que ce qu’on aurait pu imaginer puisque ça nous a permis de faire cet album.

C’était la première fois que tu posais le pied sur le sol africain ?

Tout à fait. C’était mon premier voyage là-bas.

Qu’as-tu ressenti ?

J’ai pris une claque culturelle et humaine énorme. On se retrouve là-bas dans un autre monde. Un monde où les gens sont souriants, bienveillants et accueillants. Ça change du quotidien à Paris…

En quoi la culture africaine t’a-t-elle touché ? L’approche a-t-elle été essentiellement musicale ?

C’est d’abord des regards et des sourires. C’est vraiment un accueil à chaque coin de rue. Il y avait ces enfants qui couraient derrière nous en criant « Muzungu, Muzungu… ». C’est d’ailleurs de là que vient le nom de l’album. Muzungu signifie « l’homme blanc ». Eux, ils voyaient arriver un extraterrestre. Les premiers rapports commencent comme ça. Et ensuite, au-delà des paysages et de la nature qui sont plutôt clichés, c’est vraiment une joie de vivre constante. Même dans la musique. On a l’impression qu’ils pleurent en chantant, mais ce ne sont pas les mêmes larmes que nous. Ce sont plus des larmes d’espoir que des larmes de peine.

Tu m’as dit tout à l’heure qu’en 2010, tu avais déjà écrit un titre ou l’autre. Quand tu arrives au Rwanda, as-tu déjà beaucoup de matière ? Ou est-ce là-bas que vont être créées la majorité des chansons ?

J’ai deux / trois musiques en stock. Mais c’est vrai que l’album va vraiment naître en studio avec Mister Ndanga. C’est un producteur que j’ai rencontré là-bas et que j’ai ramené en France. Il m’a ébloui par son talent. Et là, je me suis dit que j’avais trouvé avec lui une enveloppe artistique pour mes chansons. J’avais donc en tête de créer des chansons qui étaient à la hauteur de son talent.

Comment l’as-tu rencontré, Mister Ndanga ? Par l’intermédiaire de Beniwé ?

Exactement. Beniwé avait travaillé avec lui là-bas sur son album personnel. Il sort un album tous les deux ans. C’est vraiment un artiste très populaire dans son pays. Il m’a dit que ce serait bien que je travaille avec Mister Ndanga, qu’il pourrait m’apporter beaucoup de choses. Et finalement, il avait raison. Il a vraiment amené une couleur world music à de la variété française.

Tu signes une nouvelle fois la quasi-totalité des paroles et musiques de ces nouvelles chansons. Ton rapport à la création a-t-il changé avec le temps ?

En tout cas, au niveau des textes, j’écris beaucoup moins dans la souffrance. En fait, je prenais énormément de temps. Sur les trois premiers albums, j’ai vraiment galéré sur les textes. Parfois, je mettais jusqu’à six mois pour terminer un texte. Là, ça a été beaucoup plus fluide. J’écrivais même pratiquement en studio pendant que j’entendais la chanson évoluer. Et ça, ça a été nouveau pour moi. Finalement, je pense que mon écriture est beaucoup plus aboutie qu’il y a quelques années. D’ailleurs, on s’en rend compte dans les sujets que j’aborde. Ils sont beaucoup plus lumineux et souriants que sur le dernier album, par exemple.

Dans « Une autre vie », tu évoques le fait de changer de vie, de tout quitter. On te dit casanier, serais-tu tout de même capable de tout quitter pour aller t’installer ailleurs ?

(sourire) C’est drôle parce que c’est une question qui revient souvent en ce moment. En tout cas dans ma tête. Je ne sais pas si j’aurais… pardon de parler vulgairement… les couilles de le faire ! (sourire) Mais j’y pense… parfois.

Ça trotte dans ta tête, tout de même.

Oui, parce que les années défilent. Je m’aperçois que les années deviennent des mois. Ça passe de plus en plus vite. C’est affolant. Parfois on se dit qu’on court après un but ou un objectif, et quand on se pose un instant, on s’aperçoit qu’on n’a pas fait grand-chose d’autre. C’est aussi ce que veut dire cette chanson. Est-ce que finalement le principal n’est pas ailleurs ?

Arriver sur le sol africain permet aussi de se poser ces questions. La société africaine est très différente de la nôtre.

Exactement.

Le rapport au temps est différent aussi.

Tout à fait. Et tout ça fait ouvrir les yeux. Mais on verra ! On va déjà essayer de défendre cet album et après, on verra si on part vers une autre vie ou si on continue celle-là…

Le titre a bénéficié d’un clip dans lequel on te voit danser. La danse ne fait pas partie des choses auxquelles on pense instinctivement quand il est question de toi. Était-ce une évidence pour toi ? Parce qu’en Afrique, on parle beaucoup avec son corps…

Oui… Je le sais, personne ne m’attend sur ce terrain. Et pourtant ceux qui me connaissent dans le privé savent que je suis le premier à déconner. Lors de soirées, je suis toujours le premier à danser, même si je ne danse pas bien. Tout d’un coup, j’avais envie de me montrer comme je peux être dans l’intimité. Après, c’est vrai que quand on arrive dans une culture comme celle de l’Afrique, c’est inné. Tout se transmet par la danse. Tout est prétexte pour danser. Je trouvais que c’était assez légitime d’incorporer la danse dans ce clip. Après, que je danse bien ou pas bien, ce n’est pas le problème. C’était juste un clin d’œil et le souhait de me fondre à 100% dans ce que j’étais en train de faire.

Dans le duo que tu fais avec Lionel Richie, « We only have one world », il est question de changer le cours des choses. Sans rentrer dans un discours politique, penses-tu que c’est encore possible ?

Il y a une phrase de Goldman, pour ne pas le citer, dans une chanson de son album « En passant », qui est pour moi un de ses plus beaux albums, qui dit « On ne changera pas la monde, mais il ne nous changera pas ». Voilà. Tout est dit. Je pense qu’effectivement, on ne changera rien, mais si on pouvait continuer de croire qu’on peut changer, ça fera peut-être reculer l’ultime échéance…

Je me souviens de t’avoir vu chanter à Bercy avant son spectacle il y a quelques années maintenant. Avait-il déjà été question à l’époque de collaborer un jour dans le futur ? Ou bien est-ce arrivé bien plus tard ?

La collaboration est arrivée bien plus tard. Mais sa gentillesse et sa générosité à l’époque m’avaient vraiment donné envie de le revoir un jour et, pourquoi pas, rêver d’une possible collaboration… C’est un artiste qui m’a accueilli les bras ouverts pour faire sa première partie. Ça a été tout de suite le mot gentil avant et le geste affectueux après. Ça marque, surtout quand on démarre une carrière et qu’on chantait Lionel Richie quand on avait dix ou quinze ans. Il faisait partie des artistes que j’avais sur mon magnéto. Donc, quand on arrive déjà à faire sa première partie, on se demande d’abord ce qu’on fout là… On se dit que ce n’est pas possible. On a juste l’impression d’être rentré dans la télé… Ensuite, j’ai eu la chance de le recroiser il y a un an. Il a été tout aussi chaleureux. Et là, avec dix ans d’expérience, j’ai osé lui proposer une collaboration.

A-t-il accepté tout de suite ? Parce qu’avec les stars américaines… c’est souvent « non » avant d’en savoir plus !

(sourire) Il n’a pas dit non, en tout cas. Il m’a dit de lui envoyer mon truc et que si ça collait avec ce qu’il faisait, on le ferait ensemble. Je lui ai envoyé une première maquette et elle a été concluante. J’ai reçu son aval très vite.

Tu me disais que Lionel Richie faisait partie de ces artistes que tu avais sur ton magnéto quand tu étais plus jeune. Qui étaient-ils, justement ?

J’étais très Top 50. Le Top 50 était un rendez-vous à ne pas manquer pour les jeunes de ma génération. C’étaient donc des gens comme Phil Collins, Michael Jackson, Berger, Balavoine, Cabrel, Goldman… Ce sont tous ces gens-là que j’ai écoutés. Ce sont vraiment tous ces artistes qui m’ont donné envie de faire ce métier.

Quand as-tu commencé à chanter et écrire des chansons ? À cette époque ou un peu plus tard ?

Un peu après. J’ai commencé à écrire vers l’âge de 18 ans quand une nana m’a quitté… J’ai dû écrire trois ou quatre conneries sur un bout de papier. Et puis ensuite, j’avais un ami qui jouait de la guitare et j’ai trouvé que c’était une super arme pour draguer sur la plage… (sourire) Donc, je me suis enfermé des heures et des heures dans ma chambre pour apprendre la guitare. Et j’ai fini par chanter les chansons des autres avant de trouver mes propres mélodies. C’est vraiment là que j’ai commencé à écrire des chansons. C’étaient des chansons affreuses, mais à force d’en écrire, j’ai commencé à en écrire des un peu mieux… pour déboucher sur un premier album.

Tout est finalement arrivé sur le tard.

Oui, plutôt. Je ne suis pas de la génération de ceux qui ont commencé dans leur garage avec un groupe. Moi, ça a été beaucoup plus calme. Tout est venu tout doucement. Je me suis vraiment ouvert cette route sur le tard…

Revenons-en à « Muzungu »… Un troisième extrait vient d’être dévoilé, « Le jeu de l’amour ». Peux-tu m’en dire un mot ?

C’est probablement le titre de l’album sur lequel on reconnait le plus mon style et ma patte. C’est un titre très pop/rock. Là, on est plus dans l’univers Coldplay que dans l’univers africain. Mais quand même… ça a été une manière très différente de travailler sur des chansons pop/rock de ce que j’ai pu faire jusqu’à présent.  Il y a un gros travail de chœurs dessus. Les guitares qui ne sont pas jouées de la même manière. C’est vraiment une approche intéressante.

Pour le coup, c’est une chanson d’amour, celle-ci.

Oui. Mais pas une chanson d’amour larmoyante. C’est plutôt un constat sur les relations humaines dans les couples.

On a évoqué les thèmes que tu abordes dans les titres qui ont déjà été dévoilés. Quels sont les autres thèmes qui se dégagent de l’album ?

Le partage. Que ce soit Beniwé ou Mister Ndanga, leurs voix apparaissent souvent sur les titres. Que ce soient quelques vibes ou quelques mots, c’était très important pour moi de les avoir dans les chansons. J’avais besoin de les entendre chanter. C’est ce qui donne aussi, je pense, beaucoup d’émotion à l’album. Et puis, forcément, le voyage est au cœur du disque. Quand on écoute certains titres et qu’on ferme les yeux, on se retrouve dans ces pays colorés.  Et donc, forcément, c’est aussi un regard sur le monde et sur ce que j’ai pu voir là-bas durant mon voyage. La détresse de certaines personnes, mais toujours appuyée par un sourire…

Tu me parles de voyage… Mais à part ce voyage précis au Rwanda dont on parle depuis le début de cette interview, es-tu un grand voyageur ?

Pas du tout. Je déteste prendre l’avion. Ces deux dernières années, je n’ai jamais autant voyagé de ma vie. Et finalement, on y prend goût. Je suis vraiment quelqu’un de casanier. Je l’ai été en tout cas pendant de nombreuses années. Mais le temps passant, on a vraiment envie de découvrir autre chose. Donc, c’est bien parfois de se faire violence. J’aime toujours autant rentrer chez moi à la fin d’un voyage, mais comme on en parlait tout à l’heure à propos d’« Une autre vie », peut-être qu’un jour, il y aura une destination qui me donnera moins envie de rentrer…

De toutes les chansons qui composent l’album, y en a-t-il une vers laquelle va ta préférence ?

C’est marrant parce qu’on m’a posé cette question dans une autre interview la semaine dernière et bizarrement, je me suis rendu compte que j’avais, et sans que ça n’ait été calculé ou quoique ce soit, une préférence pour la première et la dernière. C’est un peu comme si la première était le début d’un voyage et la dernière la fin d’une histoire… je me suis aperçu que le hasard faisait bien les choses.

« Muzungu », c’est un peu une histoire racontée sur douze titres.

C’est un voyage, certes, mais un voyage dans le temps aussi. Il y a d’ailleurs une chanson qui s’appelle « Nos belles années » qui parle de l’amitié qu’on peut avoir à l’âge de dix ans pour son meilleur ami, qu’on perd de vue quelques années après. Ça peut être une ancienne histoire d'amour qui revient à la surface. Ça peut être la mort de quelqu’un aussi… Cet album, c’est le constat d’une vie au travers d’un voyage finalement.

En parlant de voyage… une tournée est-elle prévue ?

Je l’espère. Là, très sincèrement, pour le moment, tout dépend de l’accueil du public. Mais je fais toujours des albums dans l’optique de monter sur scène.

C’est ce qui te motive.

Oui, vraiment. Le studio, ce n’est pas quelque chose dont je raffole. À chaque fois, je me réjouis qu’on soit sur scène pour laisser échapper toutes les imperfections et la magie du moment.

J’ai vu sur ton facebook que tu avais craqué sur la voix d’Aline Lahoud dans « The Voice ». Quel regard jettes-tu sur ces télécrochets comme « The Voice » ou « Nouvelle Star » ? Es-tu client déjà de ces programmes ?

Il y a le regard du téléspectateur lambda qui passe un très bon moment parce que je trouve que « The Voice » est dans l’ensemble un programme très bien foutu. Surtout les auditions à l’aveugle. C’est un concept exceptionnel. Après, il y a un regard plus professionnel : le seul gagnant de ce programme, c’est le programme en lui-même. Ou peut-être le jury. Mais sinon, malheureusement, je ne crois pas véritablement à l’éclosion d’un talent. Au contraire, je pense que malheureusement, ça les catalogue tout de suite. Du coup, on en oublie à la fin qu’ils ont vraiment du talent. On les assimile juste à un programme. Donc, artistiquement, sur le moment, je trouve ça vraiment super bien foutu. Il y a des duos de fous, des talents qui chantent à merveille. Vraiment on passe un très bon moment. C’est du bon spectacle. Ensuite, pour une carrière, malheureusement, je pense qu’on  a le recul nécessaire sur ce genre de programme pour se rendre compte que le succès n’est pas toujours au rendez-vous… Finalement, très peu arrivent à rester sous les feux des projecteurs.

Si on te proposait de faire partie d’un jury ou de devenir coach. L’accepterais-tu ?

Ça ne me déplairait pas. Il y a plein de choses à partager. Après, il faut avoir la légitimité de pouvoir le faire. Je trouve ça tout de même gonflé de donner des conseils quand on n’est pas apte soi-même à les donner. La légitimité se mérite. Très peu de coaches peuvent se lever et dire « je vais pouvoir te conseiller et t’aider ». Un mec comme Florent Pagny, par exemple, a totalement sa place dans le programme. Et puis, ça va parfaitement avec la personnalité du mec. Je l’ai déjà rencontré dans le passé. Et en dehors des plateaux, il a la même générosité et la même main tendue. S’il peut donner un coup de main, il le fait. Et je trouve ça super touchant. Un mec comme Bertignac, je trouvais que malgré qu’il soit finalement le moins populaire des quatre, il avait une vraie légitimité d’être là. C’est un immense musicien, un immense producteur de disques. Il n’a peut-être pas une grande voix, mais il avait le talent de pouvoir accompagner un artiste. Voilà…

C’est une porte que tu ne fermes pas au cas où on viendrait te chercher.

Non, ça me ferait même plaisir. Mais encore une fois, à condition de le mériter. Je ne suis pas sûr aujourd’hui de pouvoir revendiquer ce poste-là… Mais si je peux avoir ce rôle de conseil, même dans l’ombre, avec des gars qui viennent frapper à ma porte, comme c’est le cas de temps en temps, je suis toujours heureux de pouvoir conseiller ou aider quelqu’un qui me le demande. Avec plaisir.

Pour résumer en quelques mots cette interview que nous venons de réaliser, dans quel état d’esprit es-tu à quelques jours de la sortie de ce quatrième album ?

Je suis très zen. Cet album est fini depuis tellement longtemps qu’il serait l’heure d’en écrire un nouveau. Et puis, l’expérience aidant, je ne suis plus dans l’état dans lequel j’étais quand le premier est sorti. Je connais un peu les rouages du système, maintenant. Je garde des convictions, mais je n’ai plus aucune certitude. À partir de là, je ne peux pas être reçu.

Quand tu me dis que l’heure serait plutôt à écrire un nouvel album, est-ce le cas ?

C’est encore un peu tôt. Là, on commence à répéter avec mes musiciens pour présenter cet album en live. Je suis donc encore très ancré dedans. On a tout de même pas mal de show-cases qui arrivent. Mais je pense que si celui-ci commence à prendre, je ne mettrai pas autant de temps avant d’en enregistrer un nouveau.

Le temps t’a paru tout de même assez long entre les deux albums.

Oui. Le temps passe très vite. C’est incroyable. Je n’avais vraiment plus grand-chose à dire après le succès de « Plus là ». La chanson était tellement intense et fermait tellement la page d’un livre, qu’il fallait que j’en réécrive un nouveau. Et pour cela, il fallait vraiment attendre. Tandis que là, j’ai l’impression que celui-là n’est pas fini et qu’il y a plein d’autres choses encore à dire. Donc, je pense que s’il y a un cinquième album, il sortira beaucoup plus rapidement.

Propos recueillis par Luc Dehon le 7 mars 2014.
Photos : Nikos Aliagas, DR
Site web : https://www.facebook.com/fredericlernerofficiel









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