Interview de Desireless & Operation Of The Sun

Propos recueillis par IdolesMag.com le 11/03/2014.
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Desireless & Operation Of The Sun, Noun

Après la publication d’un premier opus, « L’Œuf du Dragon », l’année dernière, Desireless et Operation Of The Sun (Antoine Aureche) reviennent discographiquement avec un tout nouvel album. Il s’appelle « Noun » et il est de toute beauté. Nous avons donc été à la rencontre de notre amie Claudie et d’Antoine afin qu’ils nous en disent un peu plus sur ce projet aussi mystérieux que lumineux, qui tisse un lien (musical et sémantique) entre les mythes, les époques et les cultures. Un album universel et originel finalement.

IdolesMag : Qu’est-ce qui vous a donné envie à tous les deux de prolonger votre collaboration après la sortie de « L’Œuf du Dragon » ?

Desireless : Tout simplement le plaisir que j’ai eu à travailler avec Antoine sur « L’Œuf du Dragon ». On avait commencé par cet EP, un petit truc qui n’était pas très complet, mais grâce auquel notre complicité a pu s’épanouir. Donc, on a eu très vite envie d’aller un peu plus loin.

Operation Of The Sun : C’est effectivement très simple. On s’entend juste très bien. Et en tout cas personnellement, j’avais  envie de faire quelque chose qui ne soit pas un projet « Antoine + Desireless », mais qui forme un tout. Je voulais qu’on fasse un album de vrais duos parce j’ai vraiment cette impression que musicalement, on n’est pas du tout dans la concession et qu’on pouvait aller jusque-là. Arriver à une fusion, en quelques sortes.

Desireless : Le EP de « L’Œuf du Dragon », on l’a fait très rapidement. J’ai écrit très rapidement les textes. C’était un peu collé. Alors que là, sur « Noun », ce n’est pas du tout du collage parce qu’à chaque seconde, même si nous n’étions pas ensemble, Antoine au studio et moi au bureau en train de composer et d’écrire, toutes les cinq ou dix minutes on faisait évoluer la matière en mélangeant tout ce qui nous passait par la tête.

Desireless & Operation Of The Sun © Samuel Maurin

Comment bossez-vous tous les deux ? Qu’est-ce qui est à la base d’un titre ? Une idée générale ? Une mélodie ? Quelques mots ?

Oots : Tous les cas de figure ont été explorés. Des fois, Claudie me chantait une petite mélodie et derrière, j’essayais de l’arranger. D’autres fois, c’était moi qui proposais des choses. La plupart du temps, c’est tout de même Claudie qui proposait des textes. Mais quelques fois, j’en ai proposés tout de même.

Desireless : Oui, on est passés par toutes les possibilités.

Au départ, aviez-vous l’un et l’autre des idées ou des envies précises ?

Desireless : Moi, personnellement, je n’avais pas vraiment d’idée de départ. Si ce n’est l’envie de créer quelque chose suite à notre rencontre avec Antoine. On avait vraiment envie de continuer à avancer ensemble sur un projet plus vaste. Donc, après, on ne s’est pas dit qu’on allait faire un album comme ci ou comme ça. On s’est laissé porter l’un par l’autre. On a laissé venir en nous les choses qui arrivaient et « Noun » s’est construit comme ça au fur et à mesure.

Oots : J’avais tout de même une certaine esthétique en tête. J’avais envie de faire un album de musique électronique mais qui ait quand même une sonorité plus acoustique, plus ethnique. Avec Claudie, et on ne sait pas vraiment pourquoi en fait, on se sent un peu connectés à la musique traditionnelle, peut-être même un peu nordique ou celtique. Et naturellement, on a enregistré pas mal d’instruments acoustiques, et plus précisément des instruments du monde. Donc, ça, c’était une petite envie que j’avais au départ. Très vite, le projet a pris cette couleur ethnique en tout cas.

C’est ce qui m’a frappé à la première écoute, un mélange d’instruments acoustiques, électriques et électroniques. Une sorte d’harmonie musicale entre les époques et les cultures.

Oots : Je suis d’accord avec toi.

Desireless : Même les chansons viennent un peu d’ailleurs. Il y a des réminiscences de pleins de mythes différents, de plusieurs pays différents aussi.

Desireless © Samuel Maurin

Il est aussi bien question de Dieu, que de Vishnu, de Diane, des Jardins de Babylone, d’Ishtar…

Oots : Effectivement, le projet a très vite pris cette dimension et cette couleur-là. Très vite, cette couleur est arrivée.

Desireless : Rappelle-moi un peu la première chanson qu’on a faite… à part « Pirat » qui avait été faite avant.

Oots : Eh bien, la toute première qu’on a enregistrée début septembre, c’était « Ma plume d’or », avec sa petite touche celtique. Après, au-delà de ça, notre réelle envie de départ, c’était de travailler ensemble. Plus j’ai connu Claudie, plus j’ai compris qu’à ses côtés, je ne serais pas dans un registre de concession, que je pourrais vraiment exprimer tout ce que j’ai envie d’exprimer en musique, de la façon la plus sincère.

Quand avez-vous envisagé de l’appeler « Noun » ?

Desireless : Plutôt sur la fin…

Oots : Effectivement. C’est Claudie qui avait flashé sur ce titre et qui me l’a proposé.

Desireless : Ne me demande pas comment ça m’est venu… Je n’en ai plus aucune idée ! (sourire)

Oots : En tout cas, j’ai tout de suite adhéré parce que toutes ces chansons font référence à la fois à des choses très très anciennes ou mythologiques et en même temps, elles abordent des thématiques qui sont en nous, des thématiques archétypales, qui sont un peu les fondamentaux de l’être humain. Les chansons parlent de nos origines et des questions éternelles que l’on peut se poser, à propos de  l’amour ou de la mort. Tout ce qui habite les passions humaines et les raisons.  « Noun », c’est un mythe originel très très ancien. C’est le mythe de l’océan primordial. On avait un peu la sensation quand on créait les chansons qu’on racontait des choses qui étaient en rapport avec l’origine.

Desireless : Depuis qu’on a dévoilé le premier extrait, je reçois plein de petits messages personnels, et les gens me disent que nous sommes un peu comme des troubadours. C’est aussi un peu ça l’idée. On conte des histoires ou des poésies, un peu comme à l’époque des troubadours qui venaient raconter des épopées.

Operation Of The Sun © Samuel Maurin

« Noun » raconte en tout cas un cheminement, de la première à la dernière chanson, comme un voyage.

Desireless : C’est l’émotion de l’album. Quand on est rentré dedans, on a découvert un peu tout ce qu’on avait envie de faire et de dire. Comme tu le dis, c’est une balade dans le temps. À l’intérieur de nous aussi. Comme le dit Antoine, c’est une aussi une recherche des questions que les êtres humains peuvent se poser.

Si je vous dis qu’il y a quelque chose d’à la fois inquiétant et lumineux qui ressort des titres, êtes-vous d’accord avec moi ?

Desireless : Je suis entièrement d’accord avec toi… la vie c’est inquiétant ! (rires) L’amour aussi, d’ailleurs.  Mais je dirais plutôt quelque chose de mystérieux. Ça permet de se poser des questions. Il est important en tout cas qu’on se les pose.

Oots : Je comprends tout à fait ce que tu veux dire. Mais, en même temps, toutes nos inquiétudes, je trouve qu’il est important de les exprimer pour pouvoir les canaliser et les contrôler, plutôt que de se dire que tout va bien et que c’est cool… et d’avoir des frustrations qui grandissent. Si ces inquiétudes transparaissent dans ces chansons, c’est plus parce que Claudie n’a pas peur d’exprimer les choses, que ce soit par rapport au sentiment humain ou à la société. Par exemple, dans « Pirat », j’avais repris un statut facebook de Claudie qui disait « Don't sell your soul to the devil ». Claudie est tout de même très souvent en contact avec des jeunes qui veulent se lancer dans la chanson. Elle n’a pas peur de leur dire qu’il faut tout de même avoir quelques inquiétudes pour se préserver d’un certain nombre de pièges sociaux. Elle met en garde les jeunes artistes qui pensent pouvoir réussir en se formatant dans un système. Son message était « Ne vend pas ton âme au diable ! Ne signe pas trop vite tous ces contrats et reste fidèle à toi-même ». Et effectivement, ce genre de constat peut être inquiétant pour certaines personnes. Mais je pense que c’est bien de le dire aussi.

Desireless & Operation Of The Sun © Samuel Maurin

Dans « Pirat », vous reprenez le thème de « la Sarabande » de Haendel. Qui a eu cette idée ?

Oots : J’aime bien faire ce genre de truc depuis longtemps, reprendre des thèmes classiques. Je pense qu’on était dans le train…

Desireless : Oui, oui, on était dans le train !

Oots : On travaille aussi pas mal dans le train ou dans la voiture en dehors de la maison, quand on est en route entre deux concerts. En fait, on cherchait l’idée d’un morceau à jouer dans les galas qui puisse être à la fois un morceau nouveau mais qui soit connu de tous…

Desireless : On voulait faire une reprise... 80's... Enfin... 1780! (éclats de rire)

Oots : On voulait que ça parle au public. L’idée c’était de faire quelque chose de nouveau avec quelque chose de déjà connu. Et puis soyons honnêtes… c’est un super thème… que j’adore !

Desireless : Carrément !

Oots : C’est vraiment un truc qui porte.

L’écoutez-vous beaucoup l’un et l’autre Haendel ?

Desireless : Pas du tout.

Oots : C’est plus quelque chose qui est dans notre culture personnelle.

Desireless : Ce thème est vraiment dans l’inconscient collectif.

Oots : Après, j’ai tout de même été musicien classique pendant de nombreuses années. Donc, le baroque fait aussi partie de ma culture « scolaire », entre guillemets. Mais pour autant, je n’écoute plus beaucoup aujourd’hui de musique baroque, même si j’adore ça…

Desireless © Samuel Maurin

Trois langues sont utilisées dans l’album : le français, l’anglais et l’allemand. Se sont-elles imposées naturellement les trois ?

Desireless : En l’occurrence, Haendel est allemand, donc l’allemand collait bien pour « Pirat ». Mais en fait, cette chanson on l’a aussi faite pour aller jouer au festival VGT gothique à Leipzig l’année dernière. On trouvait que c’était sympa de mettre un bout de texte en allemand.

Oots : C’était plus une petite surprise pour le public allemand qui allait découvrir notre projet. C’était une chanson un peu inédite pour eux. Du coup, c’est resté parce que, personnellement, l’allemand, c’est une langue que j’aime beaucoup chanter et que j’aime beaucoup entendre chanter. Même si  beaucoup de Français n’aiment pas trop ça. Moi, je trouve qu’il peut y avoir des sonorités super chouettes. On a donc gardé le titre en l’état pour l’album.

Desireless : Après, on a ajouté quelques chansons avec de l’anglais dedans. Pour moi, ce n’était pas forcément une volonté. Mais Antoine aime bien écrire en anglais. Et je trouve que c’est une bonne idée parce que là, on a joué pas mal à l’étranger et ça permet aussi aux gens de mieux comprendre le sens des chansons quand ils ne comprennent pas un traître mot de français.

L’anglais est un passeport à lui tout seul.

Desireless : Après, il ne faudrait pas penser que la préoccupation a été l’export. Pas du tout. C’était une volonté artistique avant tout.

Oots : Moi, j’ai pas mal chanté en anglais. J’aime beaucoup cette langue dans ma bouche. Claudie, elle, est plus à l’aise dans la langue française, moi dans la langue anglaise, donc, nous nous sommes autorisés à chanter dans les deux langues.

Parlons un instant de « L’Or du Rhin ». Comment le titre a-t-il été choisi en premier extrait ? Qu’a-t-il de plus par rapport aux autres ?

Desireless : Tu en as de bonnes, toi ! (rires) C’est un titre populaire. Il a beaucoup d’atouts pour séduire un large public. C’est un texte clair, avec des mots simples mais qui touchent. Il y a une belle énergie musicale aussi.

Oots : En fait, durant tout le processus de création de l’album, on a sollicité pas mal de copains pour écouter les morceaux qui n’étaient pas encore finis. Et c’est vrai que de ces écoutes, il est ressorti que ce morceau était sans aucun doute le plus immédiat. Il y a pas mal de chansons dans l’album qui demandent plus d’écoutes avant d’être comprises. Celle-ci a un côté un peu immédiat et peut-être plus accessible aussi. Les gens ont des habitudes de zapping sur le net, moi le premier. Les choses vont très vite, des fois, on regarde une vidéo juste dix seconde pour se faire une idée. Donc, l’idée était aussi de ne pas mettre un titre qui mettait deux minutes avant de se lancer. On voulait que le morceau donne tout de suite la couleur.

Comment s’est passé le tournage du clip ? Avez-vous une anecdote un peu amusante à me raconter ?

Oots : Il faudrait regarder tous les rushs du making-off. Ce qu’on peut dire sur le clip, c’est qu’on a la chance de travailler avec un réalisateur absolument génial… et drôle. Il s’appelle Samuel Maurin. C’est un vrai clown et il nous a donné beaucoup de bonheur. On part toujours avec plein d’idées et lui arrive vraiment à les mettre en forme avec son regard de réalisateur. Ce tournage a été une très bonne expérience en tout cas. La petite anecdote un peu marrante qu’on pourrait raconter, c’est qu’on voulait raconter cette histoire d’amour entre Brunehilde et Siegfried en référence à la légende de Nibelungen. Et donc, on cherchait une danseuse qui pourrait jouer le rôle de Brunehilde. J’ai recontacté une amie que j’avais perdue de vue. En fait, elle est actuellement danseuse pour Stromae ! Elle s’appelle Emilie Camacho. C’est la première fois que nous travaillions avec une troisième personne. On ne l’avait pas fait encore.

Quel regard jetez-vous l’un et l’autre sur l’image qui est en train de prendre de plus en plus l’ascendant sur la musique ? Les gens « regardent » de plus en plus la musique sur des sites comme youtube où le son est, soyons honnêtes, plus que médiocre…

Oots : On a évidemment conscience de ça. On a en a beaucoup parlé avec Claudie. Et c’est pour cette raison qu’on a travaillé avec Sam. On voulait absolument avoir un directeur artistique visuel. On savait très bien qu’on ne pourrait pas défendre l’album sans un clip et une série de photos. C’est sûr qu’on a travaillé beaucoup sur le visuel. Est-ce bien ou mal ? Je n’en sais rien finalement…

Desireless : L’image est aussi un support très fort. Par une musique tu peux faire rêver les gens et les émouvoir. Par l’image aussi. C’est complémentaire. On peut véhiculer beaucoup d’émotions par l’image aussi. J’étais styliste, donc, j’en sais quelque chose… Tout ce qui est visuel me parle beaucoup. J’ai envie de dire presque autant que la musique. Et je trouve que c’est important pour nous les artistes qui essayons de faire des choses, d’utiliser les deux. Même si ma page facebook n’a absolument rien à voir avec un clip, je partage beaucoup de photos, même des trucs kitchs ou rigolos. Il n’y a plus de télé aujourd’hui. Nous, les artistes indépendants, on n’a plus de médias qui nous suivent. Donc, il n’y a pas de son ni d’image qui sont diffusés. Donc, on est obligés de faire des clips et ce genre de choses pour les diffuser sur le web et montrer ce qu’on fait.

Tu as toujours soigné le visuel, et ce depuis le début de ta carrière, Claudie.

Desireless : Oui. C’est très important d’associer une image à un son. L’image peut changer au fil du temps, mais elle cristallise un instant. Je reprends ma page facebook. Je peux avoir de très belles photos où je suis très bien maquillée comme d’autres où je fais des grimaces ou ce genre de choses. C’est important. Les gens sentent qu’il y a une vraie vie…

En parlant d’image, pouvez-vous m’en dire un peu plus sur le digipack de « Noun » ?...

Desireless : C’est un format DVD. On avait envie  de faire quelque chose d’un petit peu mieux que ce qu’on avait fait sur « L’Œuf du Dragon ». Nos moyens étaient tout de même limités, mais on a essayé de faire au mieux. On s’est dit que ce format permettrait d’avoir des photos un peu plus grandes et des textes un peu plus lisibles. Je trouve que c’est assez joli.

Oots : On voulait faire quelque chose d’un peu particulier. On voulait un objet original. Et la plupart des photos qu’on a reçues étaient en hauteur. Donc, ce format s’est un peu imposé de lui-même. Si on n’avait pas choisi de travailler sur la hauteur, on aurait dû tronquer toutes les photos. Un angle de vue, un cadrage et le regard d’un photographe sont très importants. Je pense que ce sont les photos qui nous ont amenés vers ce format.

Avez-vous l’un et l’autre une tendresse particulière pour l’un ou l’autre titre ?

Desireless : On a de l’affection pour toutes les chansons. Toutes ont leur petite histoire. Elles sont nées différemment toutes. Je ne sais pas s’il y en a une pour laquelle j’ai plus de tendresse qu’une autre… Et toi, Antoine ?

Oots : Ce que je peux te dire, c’est qu’on a eu l’idée à un moment donné de composer deux petites chansons qui sont un peu plus personnelles pour Claudie et pour moi. Ces deux chansons sont « Qui suis-je ? », qui est un peu plus la chanson de Claudie, et « La grive », qui est un peu plus la mienne. Cette chanson, je l’ai écrite pour ma maman que j’ai perdue il y a deux ans de ça. Donc, c’est un texte assez personnel. De la même façon, Claudie a écrit un texte très personnel sur « Qui suis-je ? ». Ce sont deux petites chansons intimistes qui racontent un peu notre histoire. Je ne sais pas si tu es d’accord avec moi…

Desireless : Si, si, tout à fait.

Oots : Et du coup, ces deux chansons sont un peu différentes des autres, même musicalement.

Operation Of The Sun © Samuel Maurin

Si l’album était une matière, laquelle serait-ce ? Et pourquoi ?

Desireless : Ce serait de l’eau, c’est sûr. Parce que tout est dans l’eau. C’est la mémoire du monde, c’est la mémoire de la vie.

Oots : Je suis assez d’accord avec Claudie. Je rajouterais ceci, c’est que ce serait de l’eau autour d’un désert parce que le sable est bien là aussi dans cet album.

Desireless : (éclats de rire)

Au niveau des galas et des concerts, préparez-vous quelque chose de spécial autour de « Noun » ?

Desireless : On n’a pas encore commencé à travailler la scène vraiment. On va faire des choses très simples tout de même parce qu’on n’a pas de gros budget ! Il ne s’agit donc pas de faire des shows de lumières, avec des vidéos, des danseurs, des machins et des baudruches. On va faire sobre. Mais on va peut-être préparer tout de même une petite mise en scène. En fait, on s’aperçoit quand on est sur scène avec Antoine, que ce qui fonctionne bien, c’est le naturel. Il y a aura une petite vidéo qui tournera avec des images derrière, comme on le fait toujours. Après, je ne peux pas t’en dire beaucoup plus, on va s’y mettre d’ici quelques jours.

Quand vous bossez en studio pensez-vous rapidement à ce que ça va pouvoir donner sur scène ou ça vient vraiment dans un deuxième temps ?

Oots : Franchement, ça m’arrive de réfléchir à la faisabilité d’un titre sur scène. Des fois, je me lance dans des trucs au niveau de la production musicale où je me dis que sur scène, ça va être compliqué. En même temps, là, on a déjà fait des essais pour tous les morceaux et a priori, on arrivera à jouer à peu près tout. Il y a des choses qui techniquement sont beaucoup plus difficiles que dans « L’Œuf du Dragon ». Claudie a notamment des textes qui vont très très vite avec beaucoup d’énergie. Moi, j’ai des parties de guitare assez compliquées, mais avec le travail, je pense sincèrement qu’on pourra tout jouer sur scène.

« Noun »  sort officiellement le 12 mars. Dans quel état d’esprit êtes-vous tous les deux ?

Desireless : (éclats de rire) Je n’ai plus de voix ! Je suis aphone !! On a hâte que ça arrive parce que c’est un gros travail qu’on a fait en amont. Il y a toute une préparation. Il y a eu l’enregistrement, le tournage du clip, les photos… On a plein de choses encore qu’on va dévoiler après la sortie… Mais c’est bon, il n’y a plus trop longtemps à attendre !

Oots : Je suis assez serein. On a bossé comme on le voulait avec Clo. Je pense qu’on a bien anticipé les choses. On n’est pas dans un stress ou dans un speed. On a vraiment bossé tranquillement.

Desireless : On est heureux. On est surtout heureux que tous les gens qui ont apprécié « L’Œuf du Dragon » et qui ont déjà entendu « L’Or du Rhin » puissent dès demain en entendre un petit peu plus et découvrir un peu plus de cet univers-là… L’univers de « Noun »…

Propos recueillis par IdolesMag le 11 mars 2014.
Photos : Samuel Maurin
Site web : http://www.desireless.net ; http://www.aureche.com









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