Interview de Destan

Propos recueillis par IdolesMag.com le 30/01/2014.
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Destan - DR

Le groupe Destan qui avait publié un premier single l’année dernière, « Vole », revient avec « Sans toi », une ballade, qui, du moins l’espèrent-ils tous, les emmènera représenter la France cette année à l’Eurovision au Danemark. Les votes de la finale nationale française sont ouverts jusqu’au 23 février ! En attendant de savoir s’ils vont ou non décrocher leur ticket pour Copenhague, nous avons été à la rencontre de Kilian, Dean et Quentin afin d’en savoir un peu plus sur ce groupe qui commence à faire parler de lui et sur leur futur album, concocté par L’aura Marciano (Tal) et attendu avant l’été.

IdolesMag : Avant de parler de la chanson qui est en lice pour représenter cette année la France à l’Eurovision, j’aimerais en savoir un peu plus sur le groupe. Dans quelles circonstances a-t-il vu le jour ?

Quentin : On travaillait beaucoup dans les mêmes studios et nous nous étions croisés plusieurs fois en répétitions. On avait chacun un projet de notre côté, mais ces projets étaient finalement assez semblables puisqu’on a beaucoup de points communs. Donc, à force de se croiser dans les studios, on a commencé à faire des titres ensemble… et, très honnêtement à bien déconner ensemble.

Kilian : Du moment où on a rencontré la productrice et réalisatrice de notre album, L’aura Marciano, tout a été plus vite. C’est elle qui a réalisé notamment le premier album de Tal. C’est un peu elle qui nous a donné cette chance, d’une part de signer chez Universal, et d’autre part, de concrétiser notre rêve.

Est-ce L’aura qui a vraiment concrétisé le projet ou bien faisiez-vous déjà de la musique ensemble auparavant ?

Kilian : On travaillait ensemble… enfin, travailler, c’est un bien grand mot ! (rires) On délirait et on se faisait plaisir. On apprenait à se connaître vocalement et humainement.

Dean : Mais c’est L’aura qui a vraiment concrétisé le groupe.

Avez-vous les trois les mêmes influences musicales ?

Dean : En réalité, c’est exactement ça qui nous a choqués quand on s’est rencontrés. Ça nous a scotchés. On avait des playlists qui étaient vraiment vraiment similaires.

Kilian : Et même au titre près !

Quentin : On s’est vraiment dit que l’un avait volé la playlist de l’autre. Je ne sais pas ce qui s’est passé ! Dans cette playlist, il y avait du Gavin Degraw, du One Republic, du Muse…

Kilian : C’est très orienté pop/rock à la base. Mais après, on s’ouvre au rap, à la soul… Et c’est une couleur d’ailleurs qui va se ressentir dans notre futur album.

Comment avez-vous choisi le nom du groupe, Destan ? Ce n’est jamais anodin le choix du nom d’un groupe, et pourtant, on doit parfois faire des choix très rapidement…

Kilian : ça a été très simple, finalement. On s’est questionnés un peu au début, avant même d’avoir rencontré L’aura. Après, on en a rediscuté tous les trois et avec elle. On est tombés d’accord assez vite sur « Destan » parce que l’origine du mot tout simplement nous correspondait. C’est un mot qui vient du persan ancien qui désigne une personne ou un groupe de personnes qui est amené à faire quelque chose de grand. Donc, on s’est dit que ça pourrait nous coller à la peau.

Quentin : Pour te dire toute la vérité, on avait fait plusieurs essayages de nom… (rires) Un peu comme si on essayait des habits. On restait une journée avec le nom.

Kilian : Et puis on voyait si c’était vraiment moche ou si ça nous plaisait et si ça sonnait bien !

Quentin : On est passés par des noms assez ridicules, il ne faut pas déconner !

Dean : Des noms qui ne nous correspondaient vraiment pas. C’est Kilian, je pense, qui nous l’avait présenté à la base, ce nom. T’avais entendu ça où finalement ?

Kilian : Je ne sais pas. Dans un reportage à la télé je pense. Mais non !!… C’est sorti de ma tête comme ça !

Dean : Enfin, bref. Quand il nous l’a sorti, on est restés un ou deux jours avec. Et finalement, on l’a gardé parce qu’il nous collait vraiment bien à la peau. On avait commencé à enregistrer une chanson avec ce nom, Destan, et tout de suite, c’est resté. C’était évident !

Quentin : Destan, ça sonne bien avec destin. Et on a envie d’avoir un fabuleux destin… Il y a une belle route qui se trace aujourd’hui. On a tout de même une chance énorme d’être parmi les trois finalistes qui peuvent représenter la France à l’Eurovision. C’est énorme !

Destan - DR

Que représente finalement l’Eurovision pour vous ? Un challenge, une exposition dans toute l’Europe ?

Dean : C’est un peu tout ce que tu viens de dire. Déjà, on le prend comme un énorme challenge. On est vraiment très honorés de se dire qu’on va peut-être représenter notre pays dans un concours de chanson dans toute l’Europe. On est vraiment très contents de ça.

Quentin : Soyons honnêtes, c’est aussi une façon de pouvoir élargir notre public et pouvoir, si on y va, faire une tournée européenne. Ça nous permettrait de pouvoir faire écouter nos chansons à encore plus de monde et de partager notre bonheur avec tous ces gens. Et comme Dean te le disait, ce serait un honneur énorme de représenter la France.

Comme tu me le disais tout à l’heure, Quentin, si vous gagnez votre ticket pour Copenhague, vous allez partir un peu avant dans toute l’Europe présenter votre titre, « Sans toi ». Dans quel pays ou quelle ville vous réjouissez-vous le plus d’aller vous produire ?

Tous ensembles : Copenhague !

Kilian : On est focalisé sur Copenhague !! Le Danemark nous fait vachement rêver en ce moment, comme tu dois t’en douter !!

Dean : Se présenter devant des millions de téléspectateurs de l’Europe entière, c’est tout simplement énorme.

Kilian : Après, chaque peuple est différent. Et je suis certain que tous nous réservent de belles surprises.

Quentin : De toute façon, être sur scène c’est notre kif absolu.

Y a-t-il des artistes qui ont participé aux précédentes éditions de l’Eurovision qui vous ont marqués plus que d’autres ?

Quentin : On est jeunes, donc, on a suivi l’Eurovision les années précédentes avec nos parents. On n’a pas vraiment de souvenirs bien ancrés.

Dean : Moi, franchement, j’ai vu certaines prestations des années 80, et notamment celle de Céline Dion. Waow ! Elle m’a vraiment beaucoup marqué.

Comment avez-vous abordé la chanson « Sans toi » ? Différemment, dans le but de « sonner Eurovision », si tant est qu’il y ait un son Eurovision, ou comme une autre chanson de Destan ?

Quentin : C’est exactement ce que tu viens de dire. C’est une chanson de Destan avant tout, du début jusqu’à la fin. Elle nous colle vraiment vraiment bien à la peau. Si elle nous porte chance tant mieux, mais si on ne va pas à l’Eurovision avec, ce ne sera pas grave non plus parce qu’on revendique cette chanson en tant que telle.

Un clip est prévu je pense…

Tous ensembles : Ah Ah !!! (rires)

Dean : Nous commençons le tournage demain.

Kilian : On va s’envoler pour Londres demain et on le tournera là-bas.

Quentin : Et il sera diffusé d’ici une semaine, une semaine et demi…

Avez-vous déjà une idée du visuel et de la scénographie que vous voudriez proposer à Copenhague si vous y allez ? Allez-vous rester les trois, va-t-il y avoir des choristes, des danseurs… ?

Dean : Avant de répondre à cette question, il faut quand même se mettre dans l’optique de représenter la France à l’Eurovision. Il faut que les gens votent pour nous !! Par SMS, par téléphone ou par le web.

Quentin : Maintenant sur la scénographie, on ne va pas trop dévoiler déjà maintenant ce qu’on va faire. On a vraiment envie de garder la surprise. Mais tout ce qu’on peut dire, c’est que si les français nous donnent la chance d’aller représenter la France à l’Eurovision, on va mettre le feu sur la scène à Copenhague ! Ça, c’est certain !

Kilian : On va défendre le titre à fond. On espère vraiment offrir tout ce que les gens méritent.

Qu’avez-vous à dire de vos deux concurrents ici en France, Joanna et Twin Twin, qui sont eux aussi en lice pour aller à Copenhague ?

Dean : Joanna a une très très belle voix. C’est une très très grande chanteuse. Quand on l’a entendue chanter, on a été assez bluffés. C’est vraiment quelqu’un de cool. Pour ce qui est des Twin Twin, on est très présents sur les réseaux sociaux, donc, on ne va pas te mentir, on a entendu parler de la polémique qui tourne autour de leur chanson.

Kilian : Mais on ne va pas porter de jugement.

Quentin : Chacun a son univers et c’est bien ainsi ! Je pense que cette année, on propose au public trois univers très différents les uns des autres. Chacun a ses atouts.

Dean : En fait, on reste assez focalisés sur nous et notre travail. C’est déjà pas mal !

Kilian et Dean : Sur Copenhague !! On veut y aller ! (rires)

Destan - DR

Et des concurrents des autres pays ? Certains sont déjà connus, je pense notamment à Conchita Wurst pour l’Autriche qui fait le buzz actuellement.

Kilian : Alors, Conchita, elle nous a marqués avec sa barbe ! (rires) Je crois même que c’est le seul candidat auquel on a fait attention pour le moment. Enfin, je parle pour moi ! Il m’a vachement marqué, mais pas par son look uniquement, par sa voix également. Conchita est surprenante ! Le mec, il a son univers, et c’est finalement le principal !

Quentin, tu me disais tout à l’heure que tu te souvenais d’avoir regardé l’Eurovision avec tes parents quand tu étais plus jeune… Plus généralement, venez-vous les uns les autres d’une famille de musiciens ou de chanteurs, ou tout du moins dans laquelle la musique avait de l’importance ?

Dean : En réalité, mon père est musicien depuis son plus jeune âge. Il joue un peu de tous les instruments. C’est ça qui m’a permis de grandir dans cette ambiance et d’aller vers la guitare et la batterie.

Kilian : Dean, c’est vraiment l’homme-orchestre. Quand il se met au piano, ça le fait, quand il prend la guitare, ça le fait, quand il se met à la batterie, ça le fait… Il fait un travail monstrueux, l’air de rien.

Quentin : On vient tout de même tous les trois de familles  qui ont baigné dans la musique. Chacun à son degré. Mais on est tous depuis que nous sommes tout petit à fond dedans. C’est notre rêve depuis qu’on est tout petit.

Kilian : Et ça nous a permis d’en arriver là où on en est.

Quentin : On fait partie des finalistes français pour aller à l’Eurovision, ce n’est pas rien.

Quand est-ce que c’est devenu sérieux la musique dans chacun de vos parcours respectifs ?

Quentin : J’ai toujours pris ça très sérieusement. Personnellement, et je pense que c’est la même chose pour vous les gars, il se passe vraiment quelque chose de différent quand on monte sur scène. Il y a vraiment une attention particulière. Il y a vraiment des good vibes. Je ne saurais pas vraiment les définir mais c’est une espèce de drogue de monter sur scène. Et c’est comme ça depuis le début. Depuis la première scène que j’ai faite, j’ai vraiment ressenti un truc énorme en moi. Depuis ça, c’est une drogue aussi. C’est une conduite de vie, et je ne me verrais pas du tout faire autre chose.

Kilian : Moi aussi, la musique a toujours été très présente dans ma vie. Après, je ne l’ai pas toujours montré à tout le monde. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui savaient que je chantais et encore moins devant qui j’avais envie de chanter. Pas grand monde dans ma famille ne savait que c’était une finalité en soi pour moi. Donc, c’est devenu quelque chose de concret quand j’ai commencé à venir sur Paris dans les studios de répétitions. C’est à ce moment-là que j’ai lâché ma région natale, la Lorraine pour la région parisienne. Il y a eu un déclic dans ma tête. Je me suis dit que ce n’était pas dans ce que je faisais que j’avais envie de finir ma vie. Et je me suis dit qu’il fallait que je me lance.

Dean : Depuis que je suis tout petit, j’ai envie d’en faire mon métier. Maintenant tu te dois de respecter le choix de tes parents. Le choix de mes parents a été que je passe le bac d’abord. J’ai donc eu mon bac l’année dernière avec mention. Mais je pense que ça se concrétise depuis mes premières scènes à l’âge de onze ans. Et ça prend de plus en plus d’importance avec la présence de mes deux acolytes ici présents et ce groupe Destan qui commence son aventure.

Avant Destan, évoluiez-vous en groupe ou en solo ?

Dean : Moi, j’étais dans un groupe avec mon père et mon frère. C’était un petit groupe de pop/rock.

Kilian : Pour ma part, j’étais tout seul. Je travaillais avec quelques chanteurs et rappeurs de ma région, mais j’étais complètement seul dans mon univers, cherchant les bonnes personnes avec qui travailler

Quentin : C’est exactement pareil pour moi, j’étais en solo. Je n’avais pas vraiment de groupe de musiciens derrière moi. Il n’y avait personne dans mon entourage qui était dans la musique. Quand j’ai rencontré Dean et Kilian, tout a changé.

Il y a déjà deux singles qui sont sortis, « Vole » et « Sans toi ». Où en êtes-vous dans le cheminement d’un album ?

Kilian : L’album, on est toujours en train de bosser dessus avec la compositrice et productrice L’aura Marciano. On peut déjà te dire que cet été, on pourra chanter et danser sur notre album.

Dean : On pourra faire la fête tout cet été sur cet album magnifiquement réalisé par L’aura Marciano.

Toutes les chansons vont-elles s’inscrire dans le même registre pop/rock ?

Kilian : Ah ben, tu verras bien…

On peut tout de même dévoiler deux/trois petites choses, non ?

Quentin : Bien sûr. On a pas mal de chansons qui sont pas mal… On a cette ballade « Sans toi » qui sera sur l’album. On va avoir quelque chose d’un peu plus urbain. Tu sais déjà ça… c’est plutôt cool ! (rires)

Quels thèmes allez-vous aborder ?

Kilian : L’album sera une tranche de vie, en fait. Une tranche vie qui englobe beaucoup de thèmes. La scène, les amis… On pourra parler aussi de choses un peu moins gaies comme la rupture, mais il y aura toujours de l’espoir dans cet album. Ce sera un album qui nous ressemble beaucoup en tout cas.

Quentin : Avec beaucoup d’émotion.

Mise à part L’aura Marciano, va-t-on y retrouver d’autres intervenants ? Ou bien est-ce elle le principal maître d’œuvre ?

Kilian : C’est exclusivement elle qui a produit et réalisé notre album.

Avant de vous quitter, j’aurais voulu savoir si des scènes étaient prévues ici en France ?

Dean : Bien sûr, il y a plein de scènes prévues. Maintenant, on ne peut pas trop communiquer sur les dates pour l’instant. Mais très prochainement, vous en saurez plus !

Comment abordez-vous la scène ? Comme le principal de votre métier ou une étape parmi les autres ?

Quentin : C’est la consécration.

Dean : C’est primordial. C’est là où on va s’amuser le plus et communiquer et partager avec les gens. On le voit comme une consécration. Notre but, c’est la scène.

Quentin : Si on pouvait en faire tous les jours, ce serait le top !

Propos recueillis par IdolesMag le 30 janvier 2014.
Photos : DR
Site web : http://www.destan.fr/









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