Interview de Damien Lauretta

Propos recueillis par IdolesMag.com le 28/01/2014.
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Damien Lauretta - DR

Damien Lauretta cartonne actuellement dans la série « Dreams » sur NRJ12. Il y campe le rôle de Luka, un jeune musicien un peu rebelle et frondeur à ses heures, et pour le moins réfractaire aux télé-crochets. Sachant que Damien Lauretta a lui-même participé à la deuxième édition du X-Factor au sein du groupe « 2nde Nature », nous avons voulu savoir quel regard il jetait sur ce genre de programme. Au cours de cet entretien, nous en apprendrons également plus sur le parcours de ce jeune auteur-compositeur-interprète. C’est avec beaucoup de sympathie qu’il a répondu à nos questions.

Dreams, 1 rêve 2 vies, bande originale de la sérieIdolesMag : Le grand public vous a connu sur la deuxième saison de « X-Factor », on vous retrouve aujourd’hui sur la série « Dreams », la comédie vous intéresse-t-elle depuis longtemps ?

Damien Lauretta : En fait, je pense que depuis que je suis tout petit, je suis acteur de ma vie. Ma mère me disait que je faisais déjà à l’époque pas mal de petits shows, etc… Je ne me rappelle plus très bien parce que j’étais encore très petit. En tout cas, à Noël, il parait que je chantais aussi. Je viens d’une famille d’origine pied-noir mais qui est passée par l’Espagne, donc, du coup, à table tout le monde chantait. C’était très convivial et très jovial. Tout le monde chantait. Ma mère mettait beaucoup de Barbara. Quand on avait terminé de manger, on dansait. On a toujours mis de la musique, on était toujours en train de danser. Donc, il y a toujours eu un côté « mise en scène » dans ma vie. Et là, sur « Dreams », on m’a donné la chance de pouvoir m’exprimer plus au niveau de la comédie. Donc, j’ai eu cette opportunité, et c’était vraiment super. Je me suis senti à l’aise parce que j’ai toujours bien aimé jouer et incarner des personnages. C’est fabuleux de pouvoir se mettre dans la peau d’un personnage.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le rôle de Luka ?

Le gros avantage que j’ai eu… c’est que Luka n’est pas si éloigné de moi finalement ! C’est-à-dire que dans ma vie aussi je suis compositeur et un peu frondeur… mais pas trop (sourire). C’est un peu contradictoire ce que je vais dire parce que j’ai fait l’émission « X-Factor », mais je ne suis pas si éloigné de ce que Luka pense. En tout cas, j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer ce personnage parce qu’il a de vraies valeurs, de famille, d’amitié et d’amour. C’est un passionné un peu latin et il y a de ça en moi aussi. Ça m’a beaucoup plu de jouer ce rôle en tout cas.

Luka est réfractaire aux télé-crochets…

Oui, complètement même. Il est anticonformiste, c’est un peu le rebelle de la série. Il est en dehors de tout ça, mais en même temps, il est un peu, voire beaucoup, impliqué dans le programme et dans l’émission. Contre son gré, finalement…

Quel regard jetez-vous sur les télé-crochets d’aujourd’hui ?

Je le dis et je le répète, je ne regrette pas une seule seconde d’avoir participé à « X-Factor » parce que je venais du sud de la France et là, on m’offrait une chance de participer à ce programme. Je pense qu’il n’y a pas de mode d’emploi. J’ai essayé de m’accrocher aux branches de l’arbre pour essayer de monter. Je n’étais pas prêt à tout, mais il n’y a pas de mal à vouloir tenter sa chance… surtout que je venais d’une famille où il n’y avait pas d’artiste. J’ai toujours aimé chanter et quand j’ai eu cette occasion qui s’est présentée, j’ai foncé. Je n’avais pas le mode d’emploi… et quand on vous donne la chance de vous agripper à une branche, on la prend et on essaye de monter le plus haut possible dans l’arbre. On verra bien où ça nous mène… C’est humain.

Alice Raucoules et Damien Lauretta - DR

Quelle a été votre réaction quand on vous a annoncé que vous alliez intégrer un groupe, « 2nde Nature », monté de toutes pièces pour le programme ?

Déjà… il faut savoir que j’ai été éliminé en solo. Le programme « X-Factor » est divisé en quatre catégories : les filles de moins de vingt-cinq ans, les garçons de moins de vingt-cinq ans, les groupes et les plus de vingt-cinq ans. Je me suis présenté en tant que garçon de moins de vingt-cinq ans. J’ai passé les castings dans le sud et après à Paris. Donc, à la fin, ils nous ont mis par ligne et on a dit « ceux qui se sont avancés, l’aventure s’arrête pour vous ». J’étais super énervé contre moi-même. J’avais envie d’escalader les grilles pour rentrer en pleine nuit chez moi. Je voulais reprendre un train et foutre le camp. Après, ils nous ont rappelés parce que le jury voulait nous revoir, j’étais avec quatre autres garçons. On reprenait un peu espoir. Et dans ma tête, j’étais en train de me dire qu’ils allaient encore nous demander de chanter un titre et qu’ils allaient en garder un ou deux sur les cinq, comme ça se fait habituellement. Je me suis donc mis à préparer des chansons et choisir des tonalités. Je me demandais ce que j’allais bien pouvoir leur chanter. Au final, ils nous ont refait le coup du suspense, ils nous ont remis en ligne. Et ils nous ont dit « Vous allez continuer l’aventure en groupe ! » Là, je ne savais pas trop quoi penser. D’un côté, j’étais super content et d’un autre, j’avais super peur parce que faire partie d’un groupe, je ne savais pas ce que c’était. C’était tout nouveau pour moi. Mais quand on vous offre cette chance-là, je crois qu’on n’a pas le droit de refuser parce qu’il y a un tas de gens qui aimeraient être à votre place. Donc, on a fait avec. Au final, on a passé une belle aventure ensemble. Mais j’ai été vraiment surpris parce que je ne m’attendais pas du tout à ça. Je n’ai jamais évolué en groupe, donc je ne savais pas comment ça fonctionnait. Je ne connaissais pas du tout les autres garçons, je ne connaissais pas du tout leur univers musical ni leur tempérament. On a vraiment appris à se découvrir au fil de l’aventure. On a appris à répéter ensemble, à faire des voix ensemble… à essayer de trouver un terrain d’entente musical.

Damien Lauretta - DR

Comment en êtes-vous venu à la musique ? Vous me disiez tout à l’heure que vous n’aviez pas d’artistes dans la famille, qui vous a montré le chemin ?

En fait, mes parents et grands-parents sont antiquaires. Donc, depuis tout petit, j’ai toujours été dans le magasin. Même si ce n’était pas de l’artistique au sens de la scène, j’ai baigné dans une ambiance un peu artistique, avec tous ces objets qui me faisaient rêver. J’ai vu des meubles par exemple que tout le monde n’a pas la chance de voir. Donc, j’ai toujours évolué dans un monde un peu merveilleux, entre des tableaux et des objets bizarres… Je crois que tout ça a bien alimenté ma fibre artistique finalement. Je me suis mis assez tard à la musique. J’ai fait beaucoup de rugby et de sport en général. J’étais un garçon tout à fait normal… comme je le suis aujourd’hui encore (rires)… mais disons que je n’avais pas dans la tête de prendre cette voie de la musique. Et puis un jour, je me suis inscrit à la chorale de mon collège.

C’était vers quel âge ?

Vers quatorze ans. C’était ma prof d’histoire qui donnait des cours et je me suis rendu compte très rapidement que j’adorais chanter. Je ne chantais pas très bien, du coup, j’ai décidé d’aller prendre des cours. Le chant, c’est comme le sport finalement, ça s’apprend et ça demande de nombreuses heures de pratique. Il faut travailler. Alors, bien entendu, il y en a qui arrivent à chanter magnifiquement sans prendre de cours de chant, mais moi ce n’était pas mon cas, donc je suis allé dans une école. Et dans cette école-là, il y a avait une compagnie où ils chantaient et ils dansaient. Je faisais 1m85, donc quand on m’a dit que j’allais danser… j’ai tout de suite pensé que ça allait être compliqué ! (sourire) En plus, je n’étais pas du tout gracieux. Mais on m’a dit que c’était la condition sine qua non pour rentrer dans cette compagnie, il fallait chanter et danser. Donc, j’ai dit OK et je me suis mis à la danse. De fil en aiguille, j’ai fait un Bac d’Art Dramatique à Cannes. Donc, ce Bac a été ma seule école. On faisait cinq heures de théâtre par semaine. C’est à cette époque que j’ai pris mes cours de chant et mes cours de danse. Je me suis rapidement pris au jeu de tout ça. J’ai tout de suite aimé découvrir des artistes, des auteurs, des chorégraphes… Je me suis vraiment intéressé à tout ça parce que je suis quelqu’un de très curieux. J’ai toujours aimé savoir comment les choses marchaient, qui étaient les gens qui faisaient ces choses… J’ai toujours eu une soif d’apprendre. J’adore travailler. Et c’est une chance parce que ce métier passe, avant toute chose, par l’apprentissage.

Alice Raucoules, Elsa Esnoult et Damien Lauretta - DR

J’ai vu sur votre CV que vous faisiez des claquettes également…

Ouais… (sourire) Dans cette école, je faisais vingt heures de danse par semaine. Je faisais du jazz, du hip hop, des claquettes, etc… On était obligés de prendre tous les cours, même si on n’aimait pas trop ça. Dans les cours de danse classique, je bousculais tout le monde… En faisant une pirouette, j’ai même éborgné quelqu’un. (rires) Du coup, je me suis calmé. J’ai donc fait des claquettes et ce genre de choses. C’était un peu comme une high school. C’était une super formation. Et comme l’apprentissage était quotidien, on était un groupe vraiment soudé. Et par miracle… j’ai réussi à avoir mon Bac en faisant tout ça ! Mine de rien, ça me prenait beaucoup de temps, presque les trois-quarts de mon temps et j’ai réussi à avoir mon Bac… Ouf ! Nous étions obligés d’avoir plusieurs cordes à notre arc. Notre professeur estimait que c’était un atout pour un chanteur de savoir danser, pour un acteur de savoir bouger… Et je pense qu’elle avait raison.

Avez-vous, dans le cadre de cette formation, appris à jouer d’un instrument ?

Oui, j’ai appris à jouer du piano. Mon grand-frère faisait du piano et donc nous avions un très très vieux piano à la maison, pas toujours accordé d’ailleurs. J’aimais bien le regarder jouer au piano. J’avais des cousines qui en jouaient aussi. Donc, j’ai eu envie de savoir en jouer également. Je suis parti au centre culturel de la ville et j’ai pris des cours de solfège. Après, j’ai appris à déchiffrer les partitions. J’ai passé des heures à apprendre à jouer des morceaux. J’ai commencé pour avoir les bases, et après, j’étais libre dans mon organisation et mon planning. J’apprenais mon piano… J’ai fait beaucoup de classique. Et d’ailleurs, aujourd’hui encore, j’ai un peu de mal à lire les partitions modernes. Du coup, j’apprends toujours. C’est vraiment un instrument qui me plait le piano. Et je m’en sers aujourd’hui pour composer mes chansons et jouer ma musique. Ça m’aide beaucoup. Pour l’oreille aussi, c’est pas mal. Je m’en sers pour faire des vocalises. Il me donne la note, il n’y a rien d’autre autour et je la reproduis.

Damien Lauretta - DR

Est-ce à cette époque que vous commencez à écrire et composer ou est-ce venu plus tard ?

C’est venu beaucoup plus tard. J’avais des idées, mais je ne savais pas du tout par où commencer. Je n’avais jamais fait aucun stage d’écriture ni de composition. Et puis, un jour je me suis dit que j’allais faire un truc, que ce ne serait pas bien mais qu’il fallait bien se lancer un jour. J’ai composé des trucs corrects, d’autres beaucoup moins (sourire). Et puis, au fil du temps, on apprend. J’ai appris aussi à me servir de certains logiciels, à voir quel instrument fonctionnait avec quel instrument. Après, j’ai appris la notion de tempo… C’est devenu un jeu la composition en fait. J’ai commencé à composer quand j’ai compris que ce n’était pas une contrainte, que c’était juste une façon de dire son monde à sa manière, et différemment. Je pense d’ailleurs que c’est le but pour tous les artistes, de dire le monde à leur manière. Quand j’ai eu ce déclic, ça m’a paru évident de faire de la musique.

Le déclic a-t-il eu lieu avant ou après « X-Factor » ?

Il est arrivé après. Avant, j’étais complètement incapable de le faire. Je n’étais pas du tout mûr pour pouvoir composer et exprimer ce que j’avais à dire. Je n’avais pas la maturité. C’est après le concours que c’est venu. J’étais dans ma chambre avec mon ordi devant Garage Band sous Mac et j’ai appris à me servir de tout ça. Me tromper beaucoup et faire beaucoup de trucs nuls, ça m’a permis de m’améliorer à chaque fois. Après, j’ai mis un peu de sous dans un logiciel de composition. Et j’ai appris, appris, appris… J’ai acheté des livres aussi. Vous savez… au début, j’ai mis une semaine pour brancher le micro à l’ordinateur !! (éclats de rire) On apprend au fur et à mesure. Il ne faut jamais se décourager même si on a envie de jeter tout par la fenêtre.  Il faut juste comprendre comment tout fonctionne. Mais c’est la même chose pour un peu tout dans la vie en général, ce n’est pas que pour la musique. Il faut s’accrocher. Il faut en tout cas toujours trouver la force de s’accrocher et d’y croire.

Damien Lauretta - DR

Après « X-Factor », avez-vous eu des propositions ? Ou est-ce le manque de propositions qui a fait que vous vous êtes mis à la compo et à l’écriture ?

Comme on était en groupe, on n’a pas eu vraiment de propositions. Il ne faut pas oublier que ce genre de programme met les gens dans la lumières mais les remet dans l’obscurité aussi rapidement. Donc, non, je n’ai pas eu spécialement de propositions. Je me les suis faites moi-même les propositions ! Je me suis demandé ce que j’avais envie de faire après cette aventure, comment j’allais m’y prendre… ça a été très violent pour moi. J’étais encore mineur, je pense, ou en tout cas je venais tout juste d’être majeur. C’est quand même une grosse machine, « X-Factor ». C’est plus de 150 personnes qui travaillent autour de vous pendant quelques semaines. Et puis, quand on en sort, la vie normale reprend son court. Il faut garder les pieds sur terre.

Qu’est-ce qui vous inspire le départ d’une chanson ? Quelques mots, quelques notes ?

Je crois que ce qui m’inspire le plus, ce sont les autres. Moi, je ne me trouve pas spécialement intéressant. Ce sont les autres qui m’inspirent généralement au départ. Après, j’essaye de me nourrir de mes expériences personnelles pour raviver la chose. Quand je dis « je », c’est souvent un peu impersonnel. Ça peut être moi, mais ça peut être aussi quelqu’un d’autre. J’essaye en tout cas toujours que ça puisse parler à tout le monde. Il faut que la musique soit populaire. Ça doit s’adresser au public. Faire de la musique pour soi dans son coin, ça n’a strictement aucun intérêt. J’essaye quand même dans ma démarche artistique, de m’inspirer des autres et des histoires qui ont pu m’arriver. J’essaye de trouver une cohérence dans tout ça. Ça me plait, c’est comme un jeu. Parfois, je suis dans le métro et d’un coup, j’ai trois petites notes qui me viennent en tête. Je me dis que ça pourrait être un début de refrain ou de couplet. Alors, je me demande ce que je pourrais raconter là-dessus. Mais ça reste des maquettes. Ce n’est pas un truc fini. Au jour d’aujourd’hui, je ne peux pas vraiment faire écouter tout ce que je fais. Je suis encore loin de pouvoir parler d’un album. C’est super long un album, ça ne se fait pas comme ça en claquant des doigts. C’est un travail titanesque. Mais je collectionne les idées, je les note, je les enregistre sur mon ordi. J’ai un tas d’ébauches de chansons. L’idée générale d’un titre me vient spontanément et assez rapidement finalement, en quelques heures. Après, bien évidemment il y a plein de choses à travailler. Par contre, si je ne note pas mes idées sur un papier ou un quelconque support… trois heures après, c’est fini, ce n’est même plus la peine, j’ai tout oublié. Si quelqu’un me demande aujourd’hui d’écrire une chanson sur tel ou tel thème, je ne sais pas si je serais à même de le faire. La création reste très spontanée.

Damien Lauretta - DR

Travaillez-vous avec d’autres auteurs et compositeurs ou travaillez-vous en solitaire ?

J’aurais beaucoup aimé travailler avec d’autres. À une époque, j’ai hébergé un ami musicien chez moi et il m’a dit « Damien, ne crois pas qu’on va venir te chercher et t’écrire un album. C’est une époque révolue. Si tu veux faire de la musique ton métier, apprends à écrire, apprends à composer, apprends à te servir d’un logiciel… » Aujourd’hui, on est dans un monde où tout le monde poste ses vidéos sur Youtube, où tout le monde a accès rapidement à des logiciels. Donc, j’ai très rapidement pris conscience que personne n’allait venir me chercher. Peut-être que par la suite ce sera le cas ? Mais quand j’aurai prouvé quelque chose. Il y a tellement de grands auteurs, de grands chanteurs, de grands compositeurs et de bons musiciens. Pourquoi me ferait-on une fleur à moi ? Si un jour on vient me chercher pour travailler avec des gens, je me dis que j’aurais des bases, que je saurais faire moi aussi des propositions. Je travaille, par la force des choses, en solitaire aujourd’hui mais je sais très bien qu’à un moment donné, j’aurai besoin d’autres personnes. Là, j’écris des mélodies, je fais de la composition, je fais les chœurs, je fais des pré-mixes et ce genre de choses. Mais j’ai compris qu’au départ il fallait avoir une démarche musicale solitaire, parce que personne n’allait venir me chercher pour me proposer un album. Certains ont cette chance, mais pas tous. Moi, j’ai envie d’avancer et pas d’attendre qu’on vienne me chercher. J’ai pris le taureau par les cornes et je me suis lancé.

Vous venez de me dire que vous aviez pas mal de titres, mais qu’ils n’étaient pas finalisés. Il y en a quand même un qui a été dévoilé il n’y a pas longtemps, « Amours Imaginaires », que vous chantez en duo avec Alice Raucoules, votre partenaire dans la série.

C’est une envie qu’on a eu avec Alice… Le morceau a été composé il y a un moment. C’était en rentrant de Saint-Martin, après le tournage. J’ai demandé à Alice si ça lui dirait qu’on fasse un titre tous les deux, sans savoir ce que ça allait donner vu que je suis complètement novice en la matière. Je lui ai demandé si ça lui ferait plaisir qu’on fasse un petit truc pour s’amuser. Elle est venue chez moi, on a fait les voix ensemble. Elle m’a accordé de la confiance et je crois que c’est quelque chose qui m’a fait beaucoup de bien. Elle savait encore moins que moi ce que ça allait donner, mais elle me faisait confiance. Donc voilà, j’ai voulu faire un truc bien. J’avais envie que sa voix soit bien mise en valeur. Et je voulais que ce soit vraiment un duo, que l’un ne soit pas mis en avant par rapport à l’autre. Donc, une fois que ça a été enregistré, on a voulu faire un petit clip. On est partis une journée à Montmartre avec une caméra de vacances, le truc que tout le monde a chez soi. J’aime bien, en fait, faire des choses que tout le monde pourrait faire. Les premières vidéos que j’avais faites, je les avais faites très artisanalement moi-même. J’aime bien penser que tout le monde est capable de tout faire. Je me suis dit que tout le monde avait une caméra de vacances chez soi, le genre de caméra premier prix. Et donc, nous sommes partis avec la caméra à Montmartre et nous nous sommes amusés. On a pris ça vraiment comme un jeu. On a filmé le tout en une après-midi. C’était drôle quand j’y repense. On a passé vraiment un bon moment. Après, j’ai fait le montage chez moi. C’était vraiment un petit cadeau que je voulais faire. Ce n’était pas dans l’optique de faire un single ou quoi que ce soit. C’était aussi pour montrer ce que je faisais. Si ça plait, eh bien tant mieux. (sourire) En tout cas, ça a été fait sans prétention aucune.

Damien Lauretta - DR

Si on va plus loin dans cet exercice, aimeriez-vous écrire pour les autres plus tard ?

Oui, pourquoi pas ? Ça me plairait, bien sûr. Je n’ai jamais eu l’occasion de le faire ni de demandes dans ce sens, mais je pense que ça me plairait. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que beaucoup d’artistes qui composent pour eux composent pour les autres également. J’aimerais un jour partager tout ça avec d’autres personnes qui seraient contentes de chanter mes chansons. Ce serait très sympa…

J’ai bien compris que l’album n’était pas une priorité aujourd’hui et ne verrait pas le jour dans les semaines qui viennent, mais est-ce quelque chose qui est présent dans un coin de votre tête ?

Un album, je le vois comme le projet d’une vie. Ce ne sera pas pour tout de suite, j’en suis conscient, et de toute façon, ce ne serait pas possible. Mais avant de quitter cette terre, j’aimerais faire mon album. C’est fabuleux de faire un album. Ce n’est pas d’actualité, mais j’en rêve. J’aimerais bien présenter un jour un album en montrant que Damien, c’est ça aussi. C’est très intime, un album. Quand on compose, on se met à nu. C’est une démarche très personnelle. Quand je sentirai que ce sera le moment et que je serai prêt à prendre ce risque de présenter mon univers, alors, oui, je sortirai un album…

Damien Lauretta, Alice Raucoules et Magalie Vae - DR

« Dreams » est diffusé en ce moment, mais la série a été tournée il y a un bon moment. Quels sont vos projets ?

J’ai beaucoup de projets, comme beaucoup de gens, mais rien n’est encore signé, donc, ça reste des idées. Là, je me régale à regarder les épisodes de « Dreams »… je ne les avais pas vus. C’est drôle de se regarder à la télé. J’ai un peu de mal avec ça, mais il faut s’y faire.

Seriez-vous partant pour une deuxième saison ?

Ah oui ! J’ai passé un super moment avec toute l’équipe, ça a été une aventure formidable, donc oui, s’il y a une saison 2 et que j’ai la chance de pouvoir en faire partie, je la ferai…

Propos recueillis par IdolesMag le 28 janvier 2014.
Photos : DR
Facebook : https://www.facebook.com/damien.lauretta.3?fref=ts









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