Interview de Julien Comblat

Propos recueillis par IdolesMag.com le 04/11/2013.
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Julien Comblat, Monde Nouveau

Julien Comblat a publié le 21 octobre dernier son premier album, « Monde Nouveau ». Séduits par l’univers du jeune artiste, nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur ce projet qui a mis finalement plus de quatre ans avant de voir le jour. Au cours de notre entretien, Julien nous expliquera pourquoi. Nous aurons également l’occasion d’évoquer son parcours, Julien a passé dix ans de sa vie aux Pays-Bas, son rapport à la création et la présence de Kheiron (« Bref. ») sur son nouveau single. Rencontre avec un jeune artiste attachant qui fait habilement le lien entre deux cultures musicales, la française et l’anglo-saxonne.

IdolesMag : Avant de parler de l’album, j’aimerais évoquer un instant ton parcours, si tu le veux bien. Ton papa était musicien, mais viens-tu plus généralement d’une famille de musiciens ?

Julien Comblat : Tout à fait, mon père était musicien et il l’est toujours. Il a 56 ans et il travaille encore un peu ! (rires) Il a son studio d’enregistrement dans le 77. Il est dans le jazz. Et c’est un peu lui qui m’a initié à la musique. À part lui, il n’y avait pas vraiment de musiciens… Par contre, j’ai vécu en Hollande et je me suis toujours entouré de musiciens. La musique, c’était vraiment ma seule grande passion, mis à part les jeux vidéo parce que quand on est gosse, on aime les jeux vidéo ! (rires). Comme j’adorais la musique, je me suis toujours entouré de gens qui aimaient ça aussi. J’ai rencontré un guitariste qui est rapidement devenu mon meilleur ami. J’ai rencontré une chanteuse qui est aussi devenue l’une de mes meilleures amies aux Pays-Bas… Donc, je me suis toujours entouré de musiciens. Ils ont vraiment bercé ma jeunesse.

Quelle musique écoutait-on chez toi ? J’imagine qu’avec ton père, tu écoutais du jazz…

Ouais… On écoutait beaucoup du Jean-Jacques Goldman ou du Aznavour aussi. Ma mère adorait la chanson française. On écoutait aussi de la chanson américaine,  comme Michael Jackson, Prince… tout ce qui est de la funk/pop de ces années-là.

Tu m’as dit que tu t’étais rapidement entouré de musiciens. Mais quand as-tu vraiment eu le déclic pour la musique ? Quand est-ce devenu sérieux ?

Pour moi, je pense que je n’ai jamais eu d’autre but que de devenir musicien plus tard. Il faut savoir que je n’ai même pas mon bac. J’ai laissé tomber mes études pour la musique. En fait, les études ça ne m’a jamais vraiment intéressé… enfin, si un peu (sourire)… mais disons que je ne me suis jamais dit que j’allais faire des études pour devenir patron ou ce genre de métier. Non. J’ai toujours voulu faire de la musique et je me suis toujours dit que ce serait mon avenir. J’étais arrivé à 17 ans, et là, il fallait que je choisisse entre rester dans le rang et poursuivre mes études ou prendre un risque et tout lâcher pour la musique, ce qui entrainait de laisser tomber mes études et venir rejoindre mon père à Paris… C’était assez difficile parce que je n’avais aucun contact en France, je n’avais que mon père qui connaissait quelques personnes. Et encore, pas dans la pop, dans le jazz. C’est donc un gros risque que j’ai pris. C’est là que ma passion pour la musique est devenue vraiment sérieuse. Je suis donc venu rejoindre mon père en France. Comme il avait un studio, j’ai commencé à m’enregistrer, à composer, à faire des maquettes… J’ai appris tout ça avec lui.

Julien Comblat - DR

Donc à ce moment-là, tu joues déjà de certains instruments.

Oui, je joue du piano et je commence à vouloir chanter. Par contre, je ne sais pas encore jouer de la guitare. Mais tout est allé très vite. Dans la même année, j’ai commencé à gratouiller. Comme mon père est un peu guitariste, il m’a appris quelques accords et c’est venu tout seul. Comme je le dis souvent, c’est vraiment ma passion. Il y en a qui préfèrent jouer au foot ou aux jeux vidéo le samedi soir. Moi, ma passion, c’était la musique et la composition. J’ai passé tous mes samedis et mes dimanches en studio à faire de la musique. Je m’amusais. J’ai commencé à relever des morceaux que j’aimais bien pour essayer de reproduire ce que j’entendais. C’est comme ça que j’ai appris à chanter d’ailleurs parce que je n’ai pas vraiment pris des cours. Ensuite, petit à petit, mon père m’a dit que ce serait bien que je commence à chanter pour moi et à composer, parce qu’il trouvait que j’avais quelque chose. On a essayé. Bien sûr au début, ça a été très dur. Mais au fur et à mesure, on a trouvé que ça collait bien. Mais je ne m’attendais pas à ce que ça aille vite… Quand je me suis inscrit sur le site de My Major Company, j’ai eu mes 100 000 euros en 12 jours. On ne s’attendait pas du tout à ça. Je ne pensais vraiment pas que les gens s’intéresseraient à moi. J’étais déjà très content que des maisons de disques me contactent à propos de mon projet. Je pensais vraiment qu’au pire des cas, je pourrais composer pour d’autres. À l’époque, je m’amusais, donc je ne me prenais pas vraiment au sérieux…

Qu’est-ce que ça t’a fait quand tu as vu l’engouement sur MMC ? J’imagine que de voir qu’un public aime ce que tu fais est assez galvanisant !

Ça fait hyper plaisir, mais c’est très déstabilisant. Je n’étais pas vraiment prêt. Je ne pensais pas que c’était possible. C’est pour cette raison que ça a mis tant de temps avant que la machine ne se mette en route et que l’album a mis pas mal de temps avant de voir le jour. Je n’étais pas forcément prêt à affronter ça. Dans ma tête, j’étais encore le petit gamin qui s’amuse tout seul chez lui dans son studio et qui n’est pas forcément dans le monde extérieur. C’est sûr que quand je suis arrivé chez My Major, c’est une autre vie qui s’est ouverte à moi. C’était de nouveaux horizons pour moi. Je n’avais jamais connu ça, les médias, les maisons de disques… Le monde de la musique, c’était tout nouveau pour moi. J’en avais entendu parler, mais je ne le connaissais pas personnellement. Donc, c’était un tout nouveau monde qui s’ouvrait à moi…

Qu’est-ce qui t’a plu dans le participatif ?

Ce qui m’a plu, c’est la proximité avec le public. Les gens peuvent donner leur avis, ce qui n’est pas le cas dans les maisons de disques traditionnelles. Là, pour le coup, on est mis en avant sur un site, on est toujours suivi par une communauté… ça c’était le gros plus de My Major par rapport à une autre maison de disques. J’ai toujours eu peur de signer dans une maison de disques et qu’il ne se passe rien ensuite, que je ne puisse pas sortir un album. On ne sait jamais ce qui va se passer. On peut très bien signer avec une maison de disques et n’avoir jamais aucun album qui sorte. Alors que là, avec My Major, j’étais sûr d’avoir un album, une promo et un clip… tout en ayant un public qui me suivrait déjà avant d’avoir sorti mon album. Donc, ça, c’était vachement bien.

Comme tu me l’as dit tout à l’heure, tout a été très vite et tu n’étais pas forcément prêt, mais l’album a été financé en juin 2009 et il sort seulement aujourd’hui. C’est tout de même très long quatre ans, non ?

Ouais ! C’est long… mais comme je le dis souvent, on avait à la base un soucis de langue. Comme je viens des Pays-Bas, je n’ai jamais beaucoup parlé français là-bas, sauf avec ma mère, mais je n’avais pas vraiment la culture de la nouvelle chanson française. J’écoutais toujours les artistes que ma mère écoutait, et de mon côté, j’adorais tout ce qui était english pop, R’n’B américain… Donc, quand je suis arrivé chez My Major qui est un label traditionnellement très chanson et variété française, il a fallu que je m’adapte. Comme j’avais une chanson qui avait énormément plu aux internautes, « Marche ou crève », je me suis dit que ce serait pas mal de faire un album moitié anglais et moitié français. Je pensais que ça mettrait tout le monde d’accord. L’idée sur le papier, ça marche bien, mais quand on la finalise, on se rend compte que ça ne fait pas très sérieux. C’était un projet un peu casse-gueule. On a sorti un premier single et on a vu qu’il y avait tout de même pas mal de gens qui étaient intéressés. On a vu que le français marchait pas mal avec ma voix. On s’est alors dit que ce serait pas mal de faire un album tout en français. C’est pour ça qu’on a repris encore deux ans, pour faire cet album tout en français. Il y a deux ans, on avait un album moitié-français et moitié-anglais. Aujourd’hui, celui qui sort est tout en français. On a juste mis en bonus track « Bossa Gone », que les internautes avaient beaucoup aimé au départ.

Il y a tout de même quelques chansons qui sont assez anciennes sur ce disque. Tu n’es pas bien vieux et on le sait tous, à ton âge, quatre ou cinq ans, c’est une éternité. N’as-tu pas eu peur à un moment donné de devoir défendre des chansons qui ne te correspondaient plus tout à fait, en prenant autant de temps ?

Je ne sais pas vraiment… Comme tu le dis, quand on est jeune, les années passent plus lentement. On a l’impression que c’est une éternité. Maintenant, l’album, il est sorti et c’est un soulagement pour moi, mais, je n’en ai pas souffert plus que ça. Quoiqu’il arrive, je savais que j’allais sortir un album. Je gardais tout de même la tête sur les épaules. Après, c’est sûr qu’il y a des titres que j’ai composés il y a plus de quatre ans comme « Bossa Gone ». Donc, aujourd’hui, c’est sûr que j’aurai moins la force de les défendre, mais je n’en souffre pas plus que ça. Ce sont des chansons qui font partie de l’album mais qui ne feront pas partie de celles que je vais défendre en priorité. Et effectivement les chansons les plus récentes collent plus à ma personnalité d’aujourd’hui puisque je les ai composées il y a quelques mois. Mais les anciennes chansons font partie de cette aventure aussi. Elles sont bien, et donc, je  pensais qu’elles devaient faire partie de l’album.

Quels thèmes abordes-tu dans tes chansons ?

J’aborde des thèmes liés à l’amour, l’amitié et le monde actuel en général… mais toujours avec un second degré. Je suis souvent dans le second degré, je ne suis pas quelqu’un qui aime traiter les sujet graves au premier degré. Bon, ok, « Marche ou crève », pour le coup, est très premier degré !! (rires) Les chansons d’amour peuvent parler de ce que j’ai vécu ou non, parce que tout le monde doit pouvoir s’identifier à une chanson.

Kheiron te rejoint pour un featuring sur « Monde Nouveau ». Comment est-il arrivé sur le projet ?

J’avais un titre qui, je trouvais, passerait très bien en duo. Ça ne m’était jamais arrivé parce que je ne suis pas quelqu’un qui ressent absolument la volonté de faire des duos. Je fais tout moi-même, donc, je suis plutôt dans ma bulle. Mais là, pour le coup, je me suis dit que ce serait bien d’avoir une autre couleur. Donc, on s’est demandé pourquoi ne pas faire un titre avec un rappeur. Je n’avais pas envie de tomber dans le schéma classique du chanteur sur les refrains et du rappeur sur les couplets. Je voulais éviter ça. Donc, quand j’ai lancé l’idée, ma maison de disques m’a dit « pourquoi pas Kheiron ? » Moi, très franchement, je ne savais même pas qu’il faisait du rap. Je le connaissais de la série « Bref. » Et j’ai même appris récemment qu’il était rappeur avant d’être connu pour la série « Bref. » Donc, il avait toujours fait du rap. Et en fait, quand j’ai appris ça, je me suis dit que ça pourrait être super. Déjà, le mec, il ne se prendra pas forcément trop au sérieux. Je n’avais pas envie de bosser avec un mec très premier degré hyper sérieux, même si le thème en soi de la chanson est assez grave. Je voulais tout de même garder ce côté second degré avec une certaine légèreté. En plus, je trouve que son flow est assez hard. C’est un peu ça qui m’a plu au départ. Ensuite, quand il est venu au studio, tout est allé très vite. En un quart d’heure, il avait posé son texte. C’est vraiment quelqu’un qui bosse très vite. Et ça a collé directement entre nous, donc, on ne s’est pas posé de question.

Julien Comblat - DR

Cette culture urbaine, te parle-t-elle ?

Oui. J’ai baigné dans tout ce qui était Beatles et english pop toute la première partie de ma vie, jusqu’à l’âge de quatorze ans. Ensuite, lorsque les vagues américaines sont arrivées en Europe, avec Beyoncé, Eminem... et même avant, parce que pour moi, les Marvin Gaye et Stevie Wonder, c’était les débuts du R’n’B… c’est une culture qui m’a beaucoup touché. Usher faisait partie de cette mouvance aussi. C’était le son des années 2000 et pendant toute mon adolescence, je n’ai chanté que ça. C’est vraiment quelque chose qui me parle, et même les rappeurs comme Eminem ou Kanye West me parlent vraiment. Donc, ça ne me gênait pas du tout de faire un duo avec un rappeur, bien au contraire, même !

La semaine dernière, tu as tourné le clip de « Monde Nouveau ». Comment ça s’est passé ?

Très bien ! On s’est bien marrés. Il y avait une bonne ambiance. Et Kheiron était vraiment au top. C’est quelqu’un tout de même qui fait beaucoup rire les gens. Donc, on se sentait vraiment à l’aise et c’est bien quand on est en train de tourner un clip… L’ambiance était au rendez-vous.

Que va-t-il se passer dans ce clip ?

En gros, ce sont des enfants entre sept et neuf ans qui sont habillés en super-héros. Chacun représente un super-héros. Et tous sont là pour essayer de résoudre une problématique. Il y a un couple qui est en train de s’engueuler, un mec qui rentre du boulot, qui se prend un pv et qui en a marre de la vie… Eux sont là pour montrer aux gens qu’il faut prendre la vie autrement. On n’est pas toujours obligé de se prendre au sérieux. Il faut profiter du côté positif de la vie et savoir de temps en temps retourner en enfance. C’est important de savoir prendre du recul. C’est un peu le message que je voulais faire passer.

On dit souvent d’un premier album qu’il est autocentré. Est-ce le cas pour le tien ?

Vraiment pas. Je ne pense pas qu’il puisse y avoir une seule chanson qui soit centrée sur mon nombril. Je pense que tout le monde peut s’identifier aux chansons. J’ai vraiment voulu faire quelque chose qui puisse parler à tout le monde. Bien sûr, j’ai mis dedans mes histoires, et notamment mes histoires d’amour. Mais vraiment, quand on écoute, on ne peut pas se dire que le mec a voulu parler de lui. Alors, oui, des titres comme « Debout sur scène », ça parle vraiment de moi parce que je suis musicien et que je suis sur scène. Il y a aussi « Comme on s’est dit » qui parle d’une histoire d’amour qui s’est vraiment passée. Mais à part ça, non, ça ne parle pas uniquement de moi. Tu sais, quand je compose une chanson, je ne sais même pas de quoi je vais parler. Je regarde par rapport aux mots qui me viennent. Et je vois ce qui pourrait sortir de tout ça. Donc, je peux évoquer des thèmes qui ne me parlent pas trop au début mais qui m’intéressent.

De toutes les chansons qui sont sur l’album, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je dis tendresse, je ne pense pas à ce que la chanson raconte, mais plutôt quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création, son enregistrement…

Il y en a deux. La première, c’est « Bossa Gone », parce que c’est celle qui a tout déclenché, qui est au commencement de mon projet. Et puis, il y a aussi « Marche ou crève » qui est la première chanson que j’ai chantée en français. Ça a été le déclic pour que je devienne un artiste français. À l’époque, je ne chantais qu’en anglais, tout ce que je composais était en anglais. Et « Marche ou crève » a été ce déclic pour que mes futures chansons soient écrites en français. Avant, il n’y avait rien en français… Je vais revenir un instant sur « Bossa Gone »… c’est une des premières chansons que j’ai écrites avec mon père et ma mère. C’est un truc de famille. Et c’est une chanson qui compte beaucoup pour moi émotionnellement.

Avec le recul, est-ce plus facile de chanter en anglais ou en français ?

Je ne peux pas vraiment te répondre. C’est vraiment différent. Que ce soit au niveau des sonorités, de l’intellect, du sens… Quand on chante en français, on ne peut pas dire tout et n’importe quoi. Il y a beaucoup de choses à respecter, alors qu’en anglais, c’est une langue plus maniable, on peut faire plus de choses. L’anglais est une langue plus rythmée, alors qu’en français, il faut peser ses mots. Il faut faire plus attention et peut-être prendre un peu plus de temps pour écrire une chanson en français.

Le français, c’est ta langue maternelle.

Oui, c’est ma langue maternelle, mais je n’ai pas du tout la culture française. Ma mère me parlait en français quand j’étais petit, mais comme j’ai vécu dix ans en Hollande, j’ai vraiment baigné dans la culture anglo-saxonne.

Je suppose que quand tu chantes en français, il y a une pudeur qui est un peu différente de quand tu chantes en anglais.

Sûrement. Mais je distingue les deux choses. J’essaye tout de même de rester moi-même. Et il ne faut pas que je renie ce que j’aimais avant, l’english pop et la chanson américaine. J’essaye donc de garder mes mélodies assez urbaines, va-t-on dire, tout en essayant de coller dessus des mots en français qui soient les plus naturels possible.

Des scènes se profilent-elles ?

Pas encore. Mais je pense que ça ne va pas tarder, on commence à répéter.

C’est quelque chose d’important pour toi ?

Oui, c’est très important. La scène, c’est le verdict. On va dire que j’ai passé quatre ans à préparer un album en studio. On va dire que c’est très joli et que c’est très bien de se cacher derrière un micro et un ordinateur. Mais à partir du moment où on chante devant un public, il n’y a plus de barrière. Ça passe ou ça casse.

Penses-tu rapidement ce qu’une chanson va pouvoir rendre sur scène quand tu enregistres ?

Oui. Il faut savoir une chose, même si sur l’album on ne le ressent pas forcément, avant de commencer les productions, je crée les chansons soit guitare-voix, soit piano-voix. C’est important pour voir si la chanson tient la route. Une fois qu’on est d’accord sur la compo et sur le texte, je passe aux arrangements. Ce n’était pas forcément le cas quand j’étais plus jeune. Là, je commençais souvent par une instru et je posais une mélodie dessus. En faisant ça, je me suis rendu compte qu’on perdait beaucoup de temps par après à vouloir adapter la voix par rapport au son. Alors que ce qui est le plus important, ce que les gens retiennent en premier, c’est le texte et la mélodie. Donc, il vaut mieux commencer par faire une bonne chanson. Et une fois qu’on a cette bonne chanson, on peut s’amuser à trouver des sons et ce genre de choses…

« Monde Nouveau » est sorti il y a quinze jours maintenant, dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui ? Entre la création et le « service après-vente »… il y a une marge.

C’est clair. En tout cas, aujourd’hui, je suis serein, du moins j’essaye de l’être. Pour moi, c’est tout nouveau, je n’avais jamais sorti d’album. J’espère que ça va prendre. J’espère pouvoir faire carrière. Mais je ne peux pas en dire beaucoup plus. Ça ne tient plus qu’à moi. J’ai fait mon travail et j’ai travaillé la promo avec toute l’équipe de ma maison de disques qui m’entoure. Maintenant, j’espère être présent dans les médias, passer à la radio et sur les télés. Il y a le clip qui va sortir. J’espère que ça va prendre. Et j’espère de tout mon cœur pourvoir commencer une carrière. Et puis, comme je suis quelqu’un d’assez enfermé dans son studio, aller à la rencontre des médias et parler de mon travail, c’est encore une nouvelle page qui s’écrit pour moi. Aller à la rencontre des gens et des médias, c’est quelque chose de tout nouveau, mais je m’y habitue. Je suis un artiste et je sais que ça fait partie de mon métier. Donc, j’y vais à fond. Je ne vais pas me cacher derrière quoi que ce soit.

Propos recueillis par IdolesMag le 4 novembre 2013.
Photos : DR
Facebook : https://www.facebook.com/juliencomblat

 









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