Interview de Chloé Mons

Propos recueillis par IdolesMag.com le 23/10/2013.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Chloé Mons © Patrick Terrasson

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’élaboration de « Soon », le nouvel album de Chloé Mons, la veuve d’Alain Bashung, n’aura pas été de tout repos. C’est en Inde que l’artiste avait décidé d’aller l’enregistrer. La veille de son retour en France, le producteur, peu scrupuleux, refuse de lui remettre le disque dur comprenant son travail, sauf contre une énorme somme d’argent. Chloé Mons rentre alors en France les mains vides, du moins sans son album mais avec des images. Elle nous expliquera comment elle a trouvé la force de réenregistrer cet album à Paris, pour que les chansons existent coûte que coûte. Elle nous le livre aujourd’hui. Il s’appelle « Soon » et il est de toute beauté. Rencontre avec une artiste intègre et vraie qui ne trafique pas ses émotions. Chloé Mons se produira le 8 novembre prochain sur la scène du Zèbre (Paris 11ème).

Chloé Mons, SoonIdolesMag : Qu’est-ce qui vous a poussée l’année dernière à aller enregistrer un disque en Inde ?

Chloé Mons : C’est mon histoire personnelle, en fait. Mon père y va depuis quarante ans. Pour moi, c’était très important de faire un disque avec cette terre-là. Je vais en Inde depuis que je suis enfant. Je ne sais pas… J’ai l’impression que c’est ma deuxième terre après la France. Il y a quelque chose de très viscéral avec l’Inde chez moi. Parce c’est lié à mon père, tout simplement. Les dernières fois où j’y suis allée avec lui, j’avais été dans des cérémonies traditionnelles où il y avait beaucoup de musiciens. J’avais été frappée par la force des percussions et la force de la musique tout simplement. Et je me suis dit « c’est le moment de faire quelque chose avec cette partie-là de ma vie. »

Avez-vous écrit quelques chansons là-bas ou bien ont-elles été écrites en France ou ailleurs ?

Non, elles ont toutes été écrites en France, ou lors de mes voyages. Je ne me suis pas dit que j’allais faire un disque avec des chansons par rapport à l’Inde. Ça, jamais. Ce n’est pas du tout ma façon de faire. Moi, les chansons, je les écris par rapport à ma vie, donc, ça peut être dans un train ou dans un café à Paris. Par contre, ce qui est vrai c’est qu’à partir du moment où j’ai les textes, je compose avec l’idée de la musique. Et là, quand j’ai composé les titres, je pensais vraiment à la musique indienne. Ça, c’est sûr. Mais dans l’écriture et les textes, non. Après, il y en a qui sont liés à l’Inde. Par exemple, « Ganpatipule Hotel », c’est vraiment un village au sud de Bombay où je suis allée et j’ai écrit quelque chose là-bas. Mais ça s’est fait comme ça, ce n’était pas du tout prémédité.

Écrivez-vous depuis longtemps ?

J’écris depuis toujours. J’ai toujours tenu mon journal, j’ai toujours eu des carnets. J’écris depuis très très longtemps. Depuis que je suis enfant. Ça fait vraiment partie de ma vie, depuis toujours.

Votre rapport à l’écriture a-t-il changé avec le temps ?

Disons que c’est un territoire que je connais de mieux en mieux. Ça fait vraiment partie de ma vie. C’est comme nous-même, on se connait de mieux en mieux avec le temps. Comme je me connais et que je connais ma façon de faire, je sais à peu près ce qu’il va falloir de travail après un premier jet, si il va falloir revenir plusieurs fois dessus ou pas… Tout ça, je le sais assez vite. Après, la démarche en elle-même n’a pas changé fondamentalement. Comme je vous le disais tout à l’heure, j’ai un rapport à l’écriture très viscéral. Il faut que ça sorte et que ça sorte. Et souvent, j’aime garder les choses d’une façon assez brute.

Vous ne retravaillez pas un texte pendant des jours et des jours.

Je les retravaille un peu, naturellement. Mais disons que l’idée sort et est là. Après, je peux retravailler un petit peu pour que ça ait du sens et que ce soit plus rond ou que sais-je… Mais s’il n’y a pas d’idée primaire qui sort, il n’y a pas de chanson pour moi.

C’est instinctif.

Oui, c’est vraiment quelque chose qui sort de moi. Une chanson, c’est ça avant tout.

Avant de parler des mésaventures que vous avez connues après l’enregistrement, j’aimerais revenir sur le mois que vous avez passé là-bas. Comment y avez-vous abordé le studio ? Très différent de ce qu’on peut connaître ici en France.

Déjà, je n’ai pas l’habitude des grands studios. Je suis une indépendante totale. Je fais toujours mes disques avec de tout petits moyens et d’ailleurs la plupart de mes disques ont été enregistrés chez moi, à la maison. Donc, je n’ai jamais été très gâtée à ce niveau-là. Par contre, en Inde, c’étaient plutôt des conditions royales. J’ai pu me payer un vrai studio avec plusieurs cabines… C’est quelque chose que je ne connais pas en France, parce que je ne peux pas me les payer en France, tout simplement. Donc, à ce niveau-là, c’était plutôt super confortable. Et puis, pour moi, pouvoir travailler avec autant de musiciens, c’était quelque chose que je pouvais m’offrir là-bas. Embaucher six musiciens à Paris, c’est un gros budget. Donc, là, c’était une superproduction que je m’offrais. C’était un rêve à réaliser et j’y ai mis tous les moyens que je pouvais.

On ne va pas rentrer dans les détails de votre aventure, nos lecteurs pourront tout découvrir dans le DVD qui accompagne l’album, mais le jour précédant votre départ pour la France, le producteur avec lequel vous travailliez refuse de vous livrer le disque dur comprenant tout votre travail, vous réclamant une énorme somme d’argent supplémentaire dont il n’avait jamais été question. Et vous rentrez en France les mains vides, du moins sans son, mais avec des images. Dans quel état d’esprit êtes-vous à ce moment-là ?

Au moment où je rentre, je suis d’abord extrêmement soulagée d’être rentrée. Parce qu’à un moment donné, quand vous êtes confronté à un dilemme aussi grave que celui-là, c’est votre vie ou votre musique, le choix est vite fait. Donc, j’étais très très heureuse de rentrer et de retrouver ma fille, ma vie, et ma ville. Tout ça était primordial pour moi. Donc, j’étais très soulagée. Et en même temps, j’étais extrêmement triste et  déchirée de ce vol. J’étais très très triste. Je ressentais un sentiment d’injustice absolue… un sentiment d’injustice et d’impuissance terrible.

Pensez-vous un instant lâcher l’affaire ou voulez-vous récupérer les bandes coûte que coûte ?

Pas coûte que coûte… mais je suis un peu innocente parfois… (sourire) au départ, je croyais en la justice ! Je me disais que la justice allait faire son travail. Donc, quand je suis rentrée en France, j’ai commencé des démarches judiciaires. J’ai tout fait comme il fallait, j’ai déposé une plainte, etc… Et en fait, très vite, je me suis rendue compte que ça allait être très compliqué, très long et très cher aussi. Rien n’est simple dans ce domaine et tout est beaucoup plus simple quand vous êtes très très très riche. Et puis, il y a aussi un autre problème, c’est qu’en face de moi, je n’ai jamais eu d’intermédiaire juridique.  Je ne pouvais même pas envisager un rachat. J’aurais pu racheter mes bandes, ce qui était complètement aberrant, mais bon… Mais au début, je me disais « pourquoi pas ? » Je n’étais pas complètement fermée à l’idée. Je me disais que s’il fallait lâcher de l’argent pour récupérer mes bandes, j’allais le faire. Sauf que de toute manière, rien ne pouvait être sûr puisque je n’avais personne de fiable en face. Il y aurait eu un avocat, on aurait pu faire un compromis entre deux avocats. Mais là, jamais. J’étais face à des rançonneurs qui auraient pu me demander la lune sans arrêt. Donc, très vite, je me suis rendue à l’évidence : je n’avais pas de solution. Et donc, pour m’en sortir, la seule façon de rebondir était de réenregistrer le disque, faire exister ces chansons coûte que coûte.

Comment avez-vous vécu ce deuxième enregistrement ? Parce que ce sont les mêmes chansons, j’imagine.

Ah oui, ce sont les mêmes chansons, les mêmes compositions. Sauf que ce n’est pas le même disque parce que nous ne sommes pas six, mais trois. Yann Péchin, avec qui j’ai fait tous mes disques, était là et il a été tout à fait d’accord de réenregistrer le disque. Il trouvait aussi qu’il fallait absolument refaire ce disque. Il m’a dit « je comprends très bien ce qui t’anime. » Pour garder la couleur indienne, il fallait un percussionniste. C’était pour moi, essentiel. Donc, je me suis mise en quête d’un percussioniste indien sur Paris et je l’ai trouvé en la personne de Prabhu Edouard, qui est excellent. C’était la personne qu’il nous fallait. Donc, on a enregistré chez moi à trois dans les conditions que je connais bien. C’était très agréable, c’était super. On a donc refait le disque. C’est un peu différent parce qu’il n’y a pas le violon qui était là en Inde. Il y a des choses qui différent un peu. Ce n’est pas le même disque, mais j’en suis très contente. C’est un très beau disque qu’on a refait. Finalement, il y a peut-être quelque chose de plus lumineux dedans, vu l’histoire qu’a eu le premier. C’est comme une version lavée de toute négativité ou toute sorcellerie (rires).

Chloé Mons - DR

Justement, vous qui connaissez les deux disques, quelles sont leurs principales différences ?

Déjà, comme je vous le disais, c’est que dans la version qu’on a enregistrée en Inde, il y avait un violon. Un violon, ça remplit, ça donne une couleur très particulière. Et il y avait aussi deux percussionnistes, plus un batteur, Toby Dammit, avec qui j’avais travaillé sur l’album précédent. Aujourd’hui, il n’y a plus qu’un percussionniste, c’est donc très différent. Mais bon, ça reste quand même la même couleur. Après, comme j’ai une façon de travailler en studio très live. J’aime bien garder les erreurs heureuses. J’aime bien rester dans le feeling, j’aime quand on joue vraiment ensemble. Forcément, c’est différent parce qu’il y a des choses qu’on n’a pas pu reproduire, et puis d’autres qu’on n’avait plus en tête non plus. Vous savez, quand j’enregistre un disque, j’aime rester dans l’humanité, dans ce qui se passe entre les gens. La musique, c’est de l’émotion avant tout. Donc, dans les deux versions, il y a eu beaucoup d’émotions, mais ce ne sont pas les mêmes, forcément.

Il y a une vraie puissance, comme une pulsion dans la deuxième version. Je suppose que tout ce que vous avez vécu a finalement nourri ce deuxième enregistrement.

Certainement. Mais d’une façon inconsciente. C’est très étrange de se dire qu’on réenregistre un disque. Si on m’avait dit qu’un jour je réenregistrerais un de mes disques, je n’y aurais jamais cru ! Et je comprends ce que vous dites en parlant de pulsion, il y a dedans comme une pulsion de vie. Il faut que ça vive. C’est sûr qu’on doit ressentir ça.

De toutes les chansons qui composent cet album, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je parle de tendresse, je pense à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création ou son enregistrement, pas forcément ce dont la chanson parle.

J’aime beaucoup celle qui ouvre le disque, « Ganpatipule Hotel ». Pour moi, elle raconte une âme qui me bouleverse beaucoup, c’est l’âme des campagnes où il n’y a plus d’époque. Mise à part la voiture qui nous a amenés là, si vous regardez la campagne indienne, vous pourriez être il y a deux mille ans. Le bord de mer de Ganpatipule est un lieu qui m’a beaucoup marquée. J’ai passé une soirée là-bas qui m’a vraiment bouleversée. Il y avait quelque chose de vraiment magique dans l’air. Et il n’y en a pas tant que ça des moments comme celui-là… (sourire) Et j’aime beaucoup aussi cette lenteur un peu lourde dans ce morceau. J’aime bien. Et en même temps ça plane un peu… J’ai vraiment beaucoup de tendresse pour ce morceau.

Pourquoi avez-vous décidé de l’appeler « Soon », cet album ?

« Soon », c’est « Bientôt ». Toutes les chansons, ou presque toutes, parlent quand même d’amour. Quand j’en ai écrit les textes, j’ai beaucoup rêvé d’amour. À défaut d’en vivre beaucoup, j’en ai beaucoup rêvé (rires). Un peu comme « un jour mon prince viendra… » C’est un peu ça ce disque. Ce sont un peu des rêveries d’amour. Pourquoi ça marche ? Pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi on attend ? Pourquoi on en rêve ?... Voilà, si j’ai appelé ce disque « Soon », c’est parce qu’un jour le prince arrive. C’est sûr… Mais en attendant, on écrit des chansons… Et puis, il y a aussi autre chose, c’est que je m’appelle donc Mons et que Mons et Soon mis bout à bout, ça fait « monsoon », la mousson. C’était un clin d’œil à l’Inde… C’est le petit secret du titre (rires)

Il va y avoir une date au Zébre le 8 novembre (Paris 11ème). Une tournée est-elle en train de se mettre en place ?

Là aussi, je suis désolée… j’adorerais, mais je n’ai pas de tourneur. C’est mon septième album, et je n’ai toujours pas de tourneur. Je suis atterrée de ce monde musical ! J’en rêve d’une tournée, j’adorerais, mais pour l’instant rien n’est prévu… Après, tout peut arriver !

Que représente-t-elle pour vous finalement, la scène ? Le but ultime ou une étape parmi les autres ?

C’est une étape. Vous savez, pour moi, l’album c’est vraiment quelque chose d’important. C’est un cycle de chansons qu’on fixe quelque part et qui permet d’aller ailleurs. Moi, je ne pourrais pas m’embarquer dans une autre histoire musicale si je n’avais pas fixé celle-là. Je ne sais pas comment certains peuvent le faire. J’ai besoin de clore des cycles comme ça. C’est une idée peut-être un peu ancienne de la musique puisque maintenant, on se dirige vers un monde musical où il n’y aurait plus d’album, mais juste des chansons… J’ai la culture de l’album et du cycle de chansons, un peu comme si les chansons étaient les perles d’un même collier. Et j’ai encore ce schéma-là en tête. J’ai du mal à faire autrement. Donc, c’est mon idée de l’album. Après, une fois qu’il est terminé, on va sur scène. J’adore ça aussi. C’est là que la musique vit vraiment. On est dans un échange avec les gens, on est dans l’émotion pure. Les chansons peuvent nous surprendre et exister autrement. J’adore la scène, c’est essentiel. J’adore ça, vraiment.

En allant un peu plus loin dans votre idée de l’album… « Soon » va donc bénéficier d’une édition physique et d’une édition digitale. Sur cette dernière, les internautes pourront au choix acheter l’intégralité de l’album ou le morceler en ne prenant que tel ou tel autre titre. Est-ce que ça vous gêne ?

Je m’en fiche de ce que les gens font… s’ils s’y retrouvent comme ça, tant mieux. Personnellement, je trouve ça dommage parce que moi, quand j’ai conçu le disque, j’ai choisi l’ordre dans lequel j’allais placer les chansons et ce genre de choses… ça a du sens pour moi. C’est ça le travail d’un album. Si les gens ne téléchargent qu’un titre ou l’autre, il y a plein de choses qui ne seront pas perçues ni écoutées. Mais ça, ça ne me regarde plus. Moi, j’ai fait ce que j’avais à faire. Je sais ce que j’ai fait et pourquoi je l’ai fait. Et ça me comble de faire les choses bien. Après, les gens font ce qu’ils veulent et comme ils veulent. La musique, c’est de la liberté avant toute chose. Je suis préhistorique, mais je ne vais pas demander au monde entier d’être préhistorique !! (éclats de rire) Tout le monde fait comme il veut.

Nous venons de la même préhistoire, alors… (rires) C’est un peu dommage de morceler le travail d’un artiste.

Je pense comme vous. Comme je vous le dis, j’aime l’idée d’un album. Sinon, je ne ferais qu’une chanson de temps en temps et puis voilà je la balancerais sur les plateformes de téléchargement. Ça va peut-être être l’avenir. Mais pour moi, la musique ce n’est tout de même pas de la consommation comme ça. Pour moi, la musique, c’est de l’art. On réfléchit, on travaille. C’est beaucoup de travail la musique, c’est beaucoup de pensées. L’écriture, c’est beaucoup de choses dans la tête. Et non, ce n’est pas juste un produit à acheter. En tout cas pour moi, ce n’est pas ça. Et je continue à acheter du disque !

On vient de parler longuement de musique, j’aimerais parler un instant de silence. Dans « Mysore Express », le film qui accompagne l’album, vous dites « Personne ne supporte le silence. La révolution, c’est le silence. Peut-être. » Est-il important pour vous ce silence ? Est-il pesant parfois ?

Il est les deux. Disons qu’il est très important. J’ai vraiment besoin de silence et de m’isoler dans quelque chose d’assez pur. Et puis, c’est vrai que les personnes avec qui j’ai vécu avaient cette idée aussi. J’aime ça, j’aime cette capacité à être dans le silence. C’est vraiment important. Mais le silence est bien plus riche et bien plus merveilleux quand il est partagé à deux. Le silence en solitaire, c’est bien, mais ça peut devenir pesant et même lourd… Par contre le silence à deux, le silence amoureux peut être juste sublime.

On ne peut pas ne pas évoquer un instant Alain Bashung. Quelle est la chose la plus précieuse qu’il vous ait transmise artistiquement parlant ?

Je crois que ce qu’il a confirmé de façon certaine chez moi, c’est qu’il faut rester absolument branché sur soi-même et honnête avec soi-même. Honnête et totalement intègre. Il faut faire absolument ce qu’on a à faire, sans aucune concession. Le faire de la façon la plus juste possible. C’est sûr… ça n’a jamais été trop un questionnement pour moi, mais quand on parlait de ça ou quand il était question de ça, il m’a toujours encouragée à aller dans quelque chose d’absolument vrai pour moi.

Maintenant que l’album est sorti, j’imagine que vous êtes repartie dans un nouveau cycle…

J’y pense, oui.

Ce n’est pas encore engagé ?

Non, ce n’est pas encore engagé, mais je sais où j’ai envie d’aller. Ça y est. Je commence à y réfléchir. J’ai envie d’écrire en français. Et j’ai envie de musique de chambre blues.

Pensez-vous écrire tout l’album en français ?

Je crois, oui. Je crois que j’ai envie de ça.

Est-ce plus facile ou plus difficile d’écrire en français finalement ? En français, il y a toujours une petite pudeur en plus, non ?

Oui, c’est un peu compliqué le français. D’abord c’est une langue qui est moins facile à chanter. En anglais, vous dites une banalité comme « Hey baby ! » Et ça sonne d’enfer… Donc, ce n’est pas tout à fait la même histoire. Il faut plus réfléchir en français. Et puis, il faut que ça sonne. Il faut faire sonner la langue. C’est tout le problème du français. Mon premier disque était majoritairement en français, et j’ai envie de revenir à ça…

Propos recueillis par IdolesMag le 23 octobre 2013.
Photos : Pierre Terrasson
Facebook : https://www.facebook.com/pages/Chlo%C3%A9-Mons-officiel/132542573895?fref=ts 

 









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