Interview de Alka

Propos recueillis par IdolesMag.com le 04/10/2013.
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Alka © Partel Oliva

« La première fois » d’Alka est dans les bacs. Concoctée par Benjamin Biolay, elle est superbe de la première à la dernière chanson (des « Bâtards Suprêmes » aux « Gens bien élevés » de France Gall). Nous avons été à la rencontre d’Alka afin d’en savoir d’avantage sur ce projet qui a mis tout de même près de sept ans à voir le jour. L’occasion également d’apprendre à mieux connaître cette artiste qui s’est illustrée sur scène aux côtés d’Edouard Baer et qui dévoile aujourd’hui en chansons un univers atypique et authentique aussi taquin que chagrin. En chantant l’amour qui fait souffrir, Alka Balbir nous a mis dans un état proche de l’Ohio. Rencontre avec une artiste qui rend la profondeur des choses pétillante.

Alka, La première foisIdolesMag : Dans quelles circonstances avez-vous rencontré Benjamin Biolay ?

Alka : J’ai rencontré Benjamin dans une soirée à mes débuts de sorties parisiennes… Je venais juste d’emménager à Paris et je n’étais jamais sortie de ma vie. C’est une des premières soirées où je suis allée et j’étais très mal à l’aise. Je ne me sentais pas à ma place. Et quand il est arrivé dans cette soirée, j’ai eu l’impression qu’il était dans le même état que moi, qu’il ne se sentait lui non plus pas à sa place et qu’il était aussi mal à l’aise… Du coup, je me suis reconnue en lui et je crois qu’il s’est reconnu en moi. Très naturellement, on s’est parlé et on a rigolé. Et du coup, on a passé une super soirée. On a parlé de plein de choses, de musique, de chansons… et nous sommes devenus amis.

Chantiez-vous déjà à l’époque ? Étiez-vous déjà comédienne ?

J’étais déjà comédienne. J’avais déjà fait plusieurs choses, mais en réalité, je travaillais très peu. J’avais d’ailleurs un petit boulot et ma vie à l’époque, c’était surtout ça… je vendais des culottes !! (rires) J’avais déjà eu un projet de chanson auquel j’avais mis un terme six mois ou un an avant cette rencontre. C’était avec quelqu’un d’autre, un ami. Et je l’avais arrêté parce que ça avait mis du temps, comme celui-ci d’ailleurs, mais surtout, ce projet ne me ressemblait plus. J’étais en plein changement.

La chanson était donc déjà présente dans votre vie.

Oui. Complètement.

Avec Benjamin, a-t-il été rapidement question de faire des chansons ou est-ce que c’est venu avec le temps ?

C’est venu quasiment tout de suite. Déjà quand nous avions discuté à la soirée, il m’avait dit « je voudrais vraiment écouter ce que tu fais… » Il disait qu’on pourrait travailler ensemble. On s’est revus deux jours après et je lui ai donné le CD que j’avais fait avant. Il m’a dit qu’il voulait qu’on travaille ensemble. Donc, oui, c’est venu tout de suite, immédiatement, même.

Comment avez-vous travaillé avec lui ? Parce que c’est lui qui signe toutes les chansons, et pourtant elles sont assez personnelles…

Ah, c’est sûr que c’est lui qui les a écrites et composées. Il n’y a aucun doute là-dessus. En fait… je sortais d’une histoire d’amour très compliquée. J’étais à un moment de ma vie où j’étais un peu perdue. Complètement perdue, même. J’étais très seule. Je n’avais aucun ami à cette époque-là. J’avais perdu tous mes amis d’avant, du lycée… Et je n’avais pas encore d’amis sur Paris. Benjamin est  la première personne à qui j’ai confié tout ce que je vivais et tout ce que je souffrais. Je lui ai raconté toute mon histoire d’amour et toute ma vie. Je me suis complètement abandonnée à lui. J’avais tellement l’impression qu’on se ressemblait. On était tellement bien ensemble que je me suis confiée et abandonnée à lui. Il m’a beaucoup aidé à me sortir de l’histoire que je vivais… et en grande partie en m’écrivant des chansons. On a fait des chansons, mais en fait, on se confiait l’un à l’autre…

Il s’est écoulé pas mal de temps entre votre rencontre et la sortie de l’album, quelque chose comme six/sept ans.

Exactement. Benjamin est très très occupé. Quand je l’ai rencontré, il l’était un peu moins, mais quand même. Il a eu très vite beaucoup de succès, et donc, il a eu beaucoup de choses à faire. Il a écrit pour d’autres gens et même pour lui… Moi, j’étais un peu le projet qu’il menait en parallèle. On s’amusait, en fait. Même moi, je ne savais pas si ça allait un jour sortir et si ça allait prendre vraiment forme. Je pense que pour lui, c’était pareil. On voulait juste faire de la musique et des chansons ensemble parce qu’on se sentait bien ensemble et qu’on s’amusait comme ça. Donc, ça s’est fait sur plein de petites périodes différentes. De mon côté aussi, j’ai eu d’autres projets. Il y a des moments où j’étais au théâtre et où forcément je pensais moins à ça. Après, je revenais. C’est tout naturellement que ça a pris beaucoup de temps. Et je ne sais finalement pas trop comment l’expliquer. Je crois simplement que le temps passe très vite… (rires)  Et je ne sais pas pourquoi, mais je pense que je dois inspirer ça. Tout prend du temps avec moi ! Les gens ne veulent pas que ça aille vite avec moi, c’est comme ça…

Benjamin Biolay a une très forte personnalité. Il signe paroles et musiques. Il a arrangé les titres, il a joué sur tous les morceaux… N’avez-vous pas eu peur à un moment donné de vous faire « vampiriser » par lui ? Même si je vous accorde que le mot est un peu fort.

Je n’ai pas du tout, mais pas du tout, eu peur ! Parce que moi aussi j’ai une forte personnalité. Et je n’ai jamais douté qu’elle ne transpire pas dans l’album. Au contraire, j’ai juste été heureuse que quelqu’un me comprenne aussi bien. D’ailleurs, je n’ai jamais cherché à faire de la musique avec quelqu’un d’autre, en tout cas pendant qu’on travaillait sur ce projet. Je n’ai jamais cherché à faire autre chose parce que pour moi, c’était juste une preuve d’amitié et d’amour. J’étais juste heureuse qu’un garçon m’écrive d’aussi belles chansons. Je trouvais ça dingue. Il a vraiment un don pour reconnaître les personnes et savoir écrire pour elles. J’étais tellement heureuse de tout ça que je n’ai jamais eu peur. Ça me ressemblait tellement… que je ne me suis jamais posé la question.

Vous, de votre côté, écrivez-vous tout de même un peu ou pas ? Est-ce que finalement ça ne vous intéresse pas ?

Dans le projet que j’avais eu avant, j’avais écrit la moitié des chansons. Mais ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas… j’ai toujours écrit des chansons depuis que je suis jeune. J’écrivais des petits textes et ce genre de choses… Mais disons que je sens, aujourd’hui, que ce n’est pas mon premier talent. Tant qu’il y a des gens qui le font mieux que moi, je préfère les laisser faire. Je sais qu’il y a aussi un manque de confiance en moi, mais voilà pour l’instant, je sais que des gens le font bien mieux que moi. Donc, je ne me pose pas vraiment la question. Même si je pense que ce sera un désir plus tard parce que j’admire les gens qui sont capables d’écrire pour eux, qui sont capables de réaliser un film pour eux, de savoir s’écrire un rôle. J’admire les gens qui sont multiples et qui savent faire plein de choses. Moi, aujourd’hui, mon métier, c’est d’être interprète et pour l’instant, c’est le seul métier que j’assume.

Donc, la porte n’est pas fermée du tout.

Ah non ! La porte n’est de toute façon fermée pour rien dans ma vie. Qui aurait envie de se fermer une porte ? (rires)

Pour certains, le processus d’écriture est parfois trop douloureux.

C’est le cas pour moi aussi aujourd’hui. Mais on ne peut jamais dire jamais. Je pense qu’un jour, j’en ressentirai le besoin et l’envie. Mais aujourd’hui, c’est trop douloureux. Quand je me livre, j’ai envie de me tuer… [dit-elle sérieusement avant d’éclater de rire] J’aurais envie de me jeter sous une voiture, donc j’évite !

Alka © Partel Oliva

Les chansons ont été pas mal chantées sur scène avant d’être enregistrées. Comment avez-vous abordé le studio où tout est tout même assez carré ?

Je n’ai pas souffert du studio. Comme je vous l’ai dit, ça s’est fait sur plein de petites périodes, donc… En fait, je m’incrustais un peu parce que je n’étais pas encore signée, je n’avais pas encore d’argent pour pouvoir louer un studio pour moi. je m’incrustais un peu dans les séances qu’il faisait soit pour lui, soit pour d’autres. (rires) Donc, non, c’était super agréable le studio. Et avec Benjamin rien n’est très carré. Même le studio.

Rien n’est fait au hasard non plus…

Ça, c’est vrai. C’est un vrai travailleur. Il travaille énormément et il a le souci du détail, ça c’est certain. En tout cas, moi, j’allais en studio de façon très joyeuse et très naturelle. J’étais juste… heureuse. Comme ça s’est fait par petites périodes, à chaque fois, je savais que j’allais découvrir de nouvelles chansons, et ça… c’était une telle excitation ! Chanter pour la première fois une chanson, c’est… inouï ! C’est en tout cas quelque chose qui me donne beaucoup de plaisir. Donc, le studio, c’est quelque chose de très joyeux.

Quelle est la toute première chanson que Benjamin vous a proposée ? Elle ne se retrouve peut-être même pas sur l’album…

Si, si ! Justement, c’est le titre de mon album, c’est « La première fois. » C’est la première chanson qu’il m’a écrite. Et donc, celle-là date d’il y a au moins six ou sept ans et je l’aime toujours autant.

Elle donne son titre à l’album aussi.

Oui, ce n’est pas anodin non plus. C’est vraiment une de mes préférées. Et en plus de ça, c’est mon premier album et c’est ma première fois… Donc, ça me semblait tout naturel de l’appeler comme ça.

Dans « La main dans le sac », vous chanter des mots un peu crus qu’on n’a pas forcément l’habitude d’entendre dans la bouche d’une chanteuse. Avez-vous hésité ? J’imagine que non…

(sourire) Vous imaginez bien ! Non, pas du tout, parce que je suis crue aussi. Et c’est pour cette raison que j’adore travailler avec des gens qui me connaissent parce qu’effectivement, je ne dégage pas vraiment cette image. On me croit plutôt sage, mais… je cache bien mon jeu ! Je suis crue. Ces mots-là, ce sont des mots que j’ai pu employer avec lui plein de fois. En tout cas, en racontant des trucs… C’est ma façon de m’exprimer, en fait. Donc, je ne me suis pas posé de question. Il y a tout de même une chanson que j’ai refusée…

Ah bon ?

Ah oui, et il y en a même plusieurs ! (rires) Mais cette chanson-là dont je vous parle, je l’ai refusée parce qu’il y avait un mot un peu trop… en tout cas un mot que je n’arrivais pas à chanter. Je ne me sentais pas à l’aise avec les mots de cette chanson. Mais toutes les chansons qui figurent sur l’album, je les assume. Il n’y a aucun mot qui me dérange.

Vous reprenez un titre de France Gall, « Les gens bien élevés ». Aviez-vous envie de reprendre un titre de France Gall ou bien celui-ci en particulier ?

C’était vraiment ce titre-là que je voulais reprendre. Une des choses que je préfère au monde, c’est quand je découvre de nouvelles chansons, surtout d’artistes que j’aime bien. Cette chanson, je l’ai découverte il y a quatre ans, et j’ai eu un vrai coup de foudre pour elle. Tout de suite, j’ai adoré la chanter. Je trouvais qu’elle allait bien avec ma voix. Je la chantais tout le temps. C’est à ce moment-là que j’ai dit à Benjamin que je voulais la reprendre. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, ça aurait pu être une autre. Dès que je découvre une nouvelle chanson, j’ai l’impression que c’est la chanson de ma vie. Et cette chanson, « Les gens bien élevés », c’est encore l’une de mes chansons préférées aujourd’hui. Et c’était évident qu’elle devait figurer sur l’album.

On a dû vous le dire des dizaines de fois… mais votre voix rappelle étrangement celle d’Isabelle Adjani.

(sourire) Oui…

La ressemblance est-elle finalement flatteuse ou un peu réductrice ?

Elle est flatteuse. Et vraiment. Elle n’est pas du tout réductrice. En tout cas, je n’ai aucun mal-être avec cette comparaison. À mon avis, s’il y a bien une personne que ça pourrait gêner, ce serait elle parce que ça doit la saouler d’être comparée à une petite meuf qui débarque ! Moi, par contre, je suis trop heureuse ! C’est une de mes actrices et de mes chanteuses préférées. C’est vraiment une de mes idoles. La façon que j’ai de chanter, c’est finalement plus une façon de chanter « gainsbourienne ». Je chante autant comme Isabelle Adjani que comme Jane Birkin ou Charlotte Gainsbourg. Mais c’est juste que mon timbre a une ressemblance avec le sien… En tout cas, j’en suis très flattée. Et de toute façon, qu’est-ce que je peux faire d’autre que de l’assumer ? (rires)

Ça n’empêche pas de découvrir votre propre personnalité et votre propre interprétation au fil du disque, mais disons que sur les deux trois premières phrases de « Bâtards Suprêmes », on est en droit de se poser la question…

Ben oui !! (rires) C’est troublant, j’imagine. Moi, vous savez, je ne m’en rends pas forcément compte… mais on me le dis depuis si longtemps que je dois me rendre à l’évidence !

Savez-vous si elle a écouté votre disque et ce qu’elle en a pensé ?

Ah non, je n’en ai aucune idée. J’adorerais qu’elle écoute le disque et qu’elle ne me déteste pas… Peut-être que ça m’arrange finalement qu’elle ne l’écoute pas parce que j’aurais trop peur qu’elle ne l’aime pas…

Alka © Partel Oliva

De toutes les chansons qui figurent sur l’album, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je dis tendresse, je ne pense pas forcément à ce qu’elle raconte, mais plutôt à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson.

Je vais me répéter, mais celle pour laquelle j’ai le plus de tendresse, c’est « La première fois » parce que tout simplement c’est la première chanson que Benjamin m’a écrite et que je venais de le rencontrer peu de temps avant… Quand je suis arrivée chez lui, il m’a donné un verre d’eau et il s’est mis à la jouer à la guitare et à la chantonner. C’est la première fois que quelqu’un mettait des mots sur exactement ce que je ressentais à ce moment-là. Donc, c’était vraiment émouvant et incroyable. Je crois que c’est un des moments où j’ai été la plus heureuse de ma vie…

Souvent quand on vous demande de citer un ou une artiste, vous répondez Sylvie Vartan. C’est assez peu commun et assez intéressant pour être souligné. Qu’aimez-vous chez elle ?

Je crois que c’est assez irrationnel… En plus, je ne connais pas un grand nombre de ses chansons. J’ai découvert récemment plein de chansons que j’adore comme « L’amour c’est comme les bateaux », « Non, je ne suis plus la même »… J’aime ce qu’elle dégage. Sa voix… Elle a quelque chose de maternel et de doux. Elle me fait de l’effet. J’ai juste envie qu’elle me prenne dans ses bras et qu’elle me caresse les cheveux… C’est un peu irrationnel. Je ne sais pas trop dire pourquoi je fais une fixette sur Sylvie Vartan. J’adore ses chansons, j’adore sa voix. Elle a un côté justement très mélancolique et très spectacle aussi. J’ai toujours adoré le cabaret et ce genre de choses. Et elle relie complètement ces deux mondes.

Votre papa est journaliste [Denis Balbir, NDLR], votre maman a sorti un disque sous le pseudo de Mauve à la fin des années 70, est-ce que la musique avait de l’importance chez vous quand vous étiez gamine ? Venez-vous d’une famille où on écoutait volontiers de la musique ou pas plus que ça ?

Non, pas plus que ça… et même pas du tout. Mon père aimait bien quelques chansons des années 80. Ces chansons-là avaient souvent un coté mélancolique. Je pense que ça m’a un peu influencée, mais il n’écoutait pas beaucoup de musique et je ne le voyais pas non plus très souvent… Et ma mère, elle, n’écoutait pas du tout les musiques que j’aimais moi. Elle écoutait Sade, Mickael Jackson et ce genre de choses. J’aime bien, mais disons que ce n’est pas du tout ce qui m’a construite musicalement. Il y avait un album de Jane Birkin à la maison, et c’est ça que j’écoutais. Et pour tout vous dire… j’ai découvert les chansons en regardant la télévision, et plus particulièrement des émissions sur TF1 et France 2 avec des artistes qui venaient faire des reprises. Tout à coup, je tombais en amour pour des chansons et j’allais le lendemain à la médiathèque. C’est comme ça que j’ai découvert le répertoire de Brigitte Bardot, d’Isabelle Adjani… J’ai donc découvert la musique en regardant la télé…

Comme quoi, la télé a parfois du bon…

(rires) Et oui !... On regardait beaucoup la télé. Et c’est en allant après à la médiathèque que j’ai découvert tous mes artistes préférés.

Vous êtes-vous rapidement dirigée vers des disciplines artistiques ?

Oui, c’est venu vite. Ma mère a vraiment insisté très tôt pour que je fasse de la danse, du théâtre et du piano… Et après, il se trouve qu’en faisant de la scène, de la danse et du théâtre, c’était le seul moment où je me sentais bien. Je n’étais pas heureuse à l’école, je n’étais pas vraiment heureuse à la maison… mais j’étais heureuse quand j’allais à mon cours de danse et mes cours de théâtre. Je me suis très vite rendue compte que c’était ça qui me rendait heureuse. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse ça tout le temps.

Vous allez vous produire le 18 octobre au Carmen (Paris 9ème) et le 26 novembre sur la scène du nouveau Casino (Paris 11ème). Des dates sont-elles prévues en province ? Une tournée se met-elle en place ?

Normalement oui, en tout cas, je l’espère. On n’a aucune date pour l’instant, donc, c’est encore dans le flou, mais je l’espère vraiment.

Abordez-vous la scène différemment en tant que chanteuse ou en tant que comédienne ?

Ah oui ! Vraiment. Quand je suis comédienne, je suis cachée derrière un personnage, même s’il y a beaucoup de moi souvent dans les rôles que je joue… C’est quand même plus facile de se cacher derrière différentes choses… Mais quand je chante, c’est beaucoup plus stressant parce que là, c’est vraiment moi. C’est beaucoup plus intimidant parce que c’est beaucoup plus intime. Donc, oui, c’est très stressant.

Pourriez-vous dire que c’est douloureux ?

Oui… (rires) Les jours qui précèdent et pendant les deux premières chansons, c’est vraiment très douloureux. Et après, évidemment, ça devient le truc le plus incroyable qui soit. C’est mon côté sado-maso qui ressort ! (rires) Il y a vraiment les deux à la fois. Je n’ai jamais eu autant de plaisir et éprouvé autant de souffrance qu’en chantant sur scène.

Quand vous montez sur scène en tant que comédienne, vous vous faites appeler Alka Balbir. En tant que chanteuse, vous gardez juste votre prénom. Pourquoi ce choix ?

Je ne sais pas trop. J’avais tout de même envie d’un peu différencier les deux. Je ne sais pas vraiment pourquoi le jour où on m’a demandé le nom que je voulais utiliser et j’ai juste répondu Alka. J’avais envie de différencier les deux. Alka, c’est moi totalement et Alka Balbir, c’est la comédienne.

Votre album est sorti le 30 septembre en digital, il sera dans les bacs le 14 octobre, vous êtes en pleine promo. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis à la fois soulagée parce que j’ai un peu le sentiment d’avoir été enceinte pendant six ans… (rires) J’ai quand même pas mal souffert de l’attente, parce que même si ça s’est fait très naturellement, j’étais très impatiente que ça sorte. Donc, je suis soulagée et à la fois un peu chamboulée. Avant, je me suis toujours cachée derrière quelqu’un, que ce soit Edouard Baer ou Benjamin Biolay, et là, même si c’est à une toute petite échelle, savoir que des gens s’intéressent un petit peu à moi et commencent à voir qui je suis, ça me perturbe un peu… (sourire)

On dit souvent qu’une première fois c’est un peu douloureux, cette « Première fois »-ci, l’était-elle ?

Elle était à la fois douloureuse et merveilleuse, comme toutes les premières fois… (sourire)

Propos recueillis par IdolesMag le 4 octobre 2013.
Photos : Partel Oliva
Facebook : https://www.facebook.com/pages/ALKA/156339684394386









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