Interview de Vincent Niclo

Propos recueillis par IdolesMag.com le 16/09/2013.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Vincent Niclo © Cyrille Georges Jerusalmi

Après le formidable succès remporté par son précédent opus « Opéra Rouge » (écoulé à plus de 300 000 exemplaires), Vincent Niclo revient avec « Luis », un album hommage à Luis Mariano qui aurait fêté ses cent ans l’année prochaine. Nous avons donc été à la rencontre de Vincent afin d’en savoir plus sur ce projet, plus solaire et lumineux que le précédent. Il nous expliquera pourquoi il a fait le choix d’accentuer le côté ténor de Luis Mariano et non le côté opérette. Au cours de notre entretien, nous reviendrons également bien évidemment sur la formidable épopée d’ « Opéra Rouge » qui continue d’ailleurs son chemin en dehors de nos frontières, de sa participation à la comédie musicale Robin des Bois, ainsi que sur ses projets futurs. Nous pouvons d’ores et déjà vous dire que Vincent travaille actuellement sur un album de chansons originales ! Enfin, l’artiste se produira en première partie de Céline Dion à Bercy et à Anvers en novembre et décembre prochains et sur la scène du Châtelet (Paris 1er) le 24 mai 2014, puis en tournée. Rencontre avec Vincent Niclo, un ténor qui a enfin trouvé sa voie…

Vincent Niclo, LuisIdolesMag : « Opéra Rouge », avec toute cette ambiance russe, renvoyait quelque chose d’un peu froid, les steppes enneigées, etc… Ici, avec le répertoire de Luis Mariano, c’est le soleil que tu chantes. Avais-tu envie de quelque chose de plus lumineux ?

Vincent Niclo : Oui, c’est vrai. C’était un peu dark, « Opéra Rouge ». Il y avait ce côté un peu militaire, le côté est, qui était un peu froid. L’opéra peut être aussi dramatique que lumineux. Sur « Opéra Rouge », il y avait un côté profond qui allait bien avec le style. Là, il se trouve que pour Luis Mariano, que c’est incroyablement solaire. C’est la fête. C’est lumineux. La transition est assez intense. Mais en même temps, je n’avais pas envie de refaire un « Opéra Rouge 2 ». Et puis, c’était l’occasion de célébrer ce très grand artiste et ce ténor.

Pourquoi ce choix de Luis Mariano, justement ?

Pour plusieurs raisons. D’abord, parce que j’ai toujours été bercé depuis ma plus tendre enfance par mes grands-mères par les chansons de Mariano. Je connaissais vraiment bien son répertoire. Et puis, il y a évidemment une date anniversaire l’année prochaine [Luis Mariano aurait fêté ses 100 ans, NDLR]. Et puis, c’est aussi une success story qui me plaît beaucoup, l’histoire de Luis Mariano. C’est quelqu’un qui a dû émigrer en France à cause de la guerre civile espagnole. Il s’est retrouvé un peu perdu à Bordeaux. Il a été plongeur dans un cabaret. Il chantait déjà très bien à l’époque pendant qu’il faisait la plonge. Le directeur l’a mis sur scène et c’est là qu’il s’est fait repérer. Après, on connaît sa carrière. J’aime bien ce genre de success story. Et la quatrième raison, c’est qu’il a été précurseur dans ce que nous on essaye de faire aussi. Il a ouvert une porte à la musique cross-over entre la musique pop et l’opéra. Ça a été le premier à le faire. Il a remis au goût du jour des grands standards de variété, mais avec un côté lyrique. C’est une brèche dans laquelle se sont engouffrés après les Pavarotti, Bocelli et compagnie… Alagna aussi. C’est Mariano qui a montré le chemin. Et pour toutes ces raisons, j’avais envie de lui rendre un hommage. Et comme tu le dis en plus, son répertoire est très solaire et très joyeux.

Que réponds-tu à ceux qui trouvent hérétique ce mariage de la pop et du lyrique ?

Je ne sais pas si tu l’as remarqué mais dès qu’il y a un nouveau courant musical qui s’ouvre un peu… il y a toujours des critiques. Ça a été la même chose pour le rock. Pour beaucoup, au départ, le rock, c’était une musique de fous, de déments… Après, quand la techno est arrivée, on a dit que c’était la musique des drogués… C’est toujours la même chose. À chaque fois qu’il y a un courant musical qui sort un peu du lot, il y a des critiques. C’est un peu normal. Chaque changement choque un peu les gens. Donc, à ceux qui trouvent ce mélange hérétique, je leur réponds que si ça ne leur plaît pas, c’est bien dommage parce que ça ouvre de belles perspectives. Et surtout, ça permet à certaines personnes qui n’écoutaient pas d’opéra avant de venir vers la musique lyrique. Je pense que c’est pas mal… De toute façon, il y a toujours des gens qui sont là pour critiquer et pour ne pas aimer ce que tu fais. Mais comme ça plaît et que ça fait du bien à d’autres personnes, c’est plutôt vers celles-là que je vais me tourner.

Vincent Niclo © Cyrille Georges Jerusalmi

« Luis » arrive très rapidement après « Opéra Rouge », à peine un an entre les deux disques. Pourquoi avoir switché aussi vite, alors qu’ « Opéra Rouge » se maintient toujours dans les ventes ?…

Parce qu’il y avait une demande, tout simplement. C’est vrai qu’un an après sa sortie, « Opéra Rouge » est encore dans le top. C’est assez bizarre ce qui se passe maintenant. Je suppose que ce doit être l’effet « Luis ». On aurait pu le tenir encore un petit peu, c’est vrai, mais il se tient par lui-même. Et ça, c’est génial. Ça me fait vraiment plaisir. Mais il y avait une vraie demande en France d’un nouveau répertoire… Aussi parce que je pense que généralement, c’est un album que les gens ont consommé à fond. Beaucoup de gens me disent qu’ils l’ont écouté tous les jours, tous les jours… Donc, à un moment donné, on se lasse.  Personnellement, je pense qu’il fallait aussi apporter de nouvelles chansons à mon répertoire. Il y a toutes ces raisons qui rentrent en ligne de compte. Il y avait aussi la date de 2014, par rapport à l’année de naissance de Luis Mariano. Et aussi que j’avais envie de travailler sur d’autres chansons. Mais il faut savoir qu’ « Opéra Rouge » ne meurt pas du tout puisqu’il se maintient ici en France, mais que je viens de commencer la promo en Allemagne où il reçoit un très bon accueil. Il sortira d’ailleurs là-bas le 26 octobre. Donc, il vit, il traverse les frontières. Il va sortir en Autriche, en Chine, en Russie… et dans plein d’autres pays. Donc, c’est très agréable pour moi de le défendre encore.

Est-ce le même album qui va sortir à l’international ou va-t-il y avoir quelques différences ?

Il va y avoir quelques différences… Il sera adapté à chaque pays. En Allemagne, par exemple, « La Marseillaise » ne leur parle pas du tout. Donc, on va remplacer certains titres. il y a aussi certains titres que je n’ai pas pu faire parce que c’étaient des titres de chœurs. Sur « Carmina Burana », on y est arrivé, mais ça n’a pas toujours été le cas. On va retrouver des titres russes aussi comme « Katioucha ». On va reprendre « Skyfall » d’Adèle aussi. Donc, on va s’adapter au marché de chaque pays… Mais sur les douze chansons d’ « Opéra Rouge », on va tout de même en garder huit, donc l’idée reste un peu la même…

Vincent Niclo © Cyrille Georges Jerusalmi

Revenons-en à « Luis ». Comment as-tu choisi les chansons qui figurent sur l’album ? Parce que « Mexico » et « La Belle de Cadix », on les attend. L’ « Ave Maria », un peu moins…

(rires) Ce qui se passe, c’est que je trouve qu’aujourd’hui Mariano n’a pas la place qu’il devrait avoir dans le cœur des gens. Je le répète dans chaque interview, mais je le pense réellement et c’est vrai. C’est un peu comme Bécaud. Ce sont des artistes qui n’ont pas la place qu’ils devraient avoir. Alors, moi, je l’explique pour Mariano par le fait qu’on n’a retenu que le côté opérette de son répertoire, alors qu’il a été un des plus grands ténors et une des plus belles voix de son temps. Il subit le côté désuet de l’opérette. Alors, évidemment, on a fait un clin d’œil à « La Belle de Cadix », « Mexico » et « Maman la plus belle du monde », mais j’avais envie d’accentuer le côté ténor du gars. Il a un répertoire très large. Et c’était un moyen de montrer qu’il n’avait pas chanté que de l’opérette. Il a remis au goût du jour de grands standards de la variété comme « Besame Mucho », « Volare » ou  « Amor Amor ». Il a chanté aussi les deux « Ave Maria », celui de Gounod et celui de Schubert. Moi, je n’en ai pris qu’un. Mais il a vraiment un répertoire très grand Luis Mariano. J’ai choisi aussi des chansons dans lesquelles je me sentais, moi aussi, bien. Et surtout, comme je le dis toujours, reprendre pour reprendre, ça ne m’intéresse pas. Si on n’arrive pas à amener une autre dimension à la chanson, on la laisse tomber. Donc, les douze titres qui sont dans l’album sont des chansons dans lesquelles on a, je l’espère, réussi à amener notre patte personnelle avec Florent Bidoyen qui est le réalisateur de l’album.

C’est donc pour cette raison qu’on ne retrouve pas le « Bouquet de Violettes » ou le « Rossignol », dans l’esprit de mettre l’accent sur une autre partie du répertoire de Mariano.

Exactement. Parce qu’on connait Mariano. Ces titres ont déjà été repris, et très bien repris d’ailleurs, par d’autres artistes. Si c’était pour reprendre le même répertoire, je ne trouvais pas ça intéressant. Moi, j’avais envie de montrer que Mariano ce n’était pas que ça, qu’il était aussi un grand chanteur et un grand ténor. Il avait un répertoire très large.

Travailles-tu avec Florent Bidoyen sur les arrangements ?

Oui, bien sûr. Ce qui est formidable avec Florent, c’est que quand on est en studio, on rentre vraiment dans une sorte de laboratoire. On travaille ensemble, ma voix l’inspire. Après, il pose quelques arrangements, puis on retravaille sur le titre. C’est vraiment du sur-mesure. Et en même temps, on est très à l’écoute l’un de l’autre et on avance très bien main dans la main l’un avec l’autre. On n’a aucun égo là-dessus. Quand un trouve que ce que l’autre a fait est nul, il le lui dit très clairement. Quand c’est super, on garde. C’est vraiment agréable de travailler avec lui parce qu’il y a cette espèce de collaboration dans laquelle on n’a pas peur de se dire les choses. On travaille du coup beaucoup plus vite et je pense que c’est pour cette raison également que les morceaux sont aussi impactant, parce qu’on y a mis tous les deux notre fibre artistique.

On retrouve deux duos sur l’album. Un avec Rossy de Palma (« Amor Amor »), l’autre avec Charles Aznavour (« Esperanza »). Honneur aux dames, on va commencer par Rossy, si tu le veux bien. Qu’est-ce qui t’a donné envie de partager un titre avec elle ?

Ce ne sont pas des duos par hasard. Il y a une vraie légitimité pour chacun. Bien sûr que comme beaucoup de gens, j’adorais Rossy de Palma, mais elle est là parce qu’elle a chanté en 2006 « Le chanteur de Mexico » au Châtelet. Et pour « Amor Amor », on avait besoin d’une vraie personnalité, de préférence espagnole, et qui avait un rapport avec Luis Mariano. Elle s’est rapidement imposée. Finalement, on a contacté son agent, elle a écouté le projet, et elle a adoré. Elle est venue en studio et on a passé une journée fabuleuse. Je pense que ça s’entend dans le titre. On n’a pas arrêté de se marrer. Elle a apporté au titre tout ce qu’elle est, toute sa fougue et son excentricité. Et en même temps, elle est d’une simplicité et d’une gentillesse incroyable… Elle est vraiment dans la vie comme à l’écran. C’est assez rare…

Vincent Niclo © Cyrille Georges Jerusalmi

Et Charles Aznavour ?

Charles Aznavour… on va dire que c’était la cerise sur le gâteau ! On a jeté une bouteille à la mer en se disant qu’elle ne reviendrait jamais parce qu’on sait qu’il dit non à presque tout et qu’il est assez difficile dans ses choix. Il n’accepte pas grand-chose comme projet… Mais bon, on a tenté le coup parce qu’ « Esperanza », c’est une chanson dont il a écrit les paroles en français il y a à peu près cinquante ans. Luis Mariano a repris cette chanson dans son répertoire. Les deux étaient très amis. Donc, il y avait, pareil, une réelle légitimité à ce qu’il soit dans l’album. Sauf que… on demande à Charles Aznavour comme si on demandait à Dieu !! (rires) Et un jour, j’ai reçu un coup de fil. Je n’ai pas pu parler pendant vingt minutes après tellement j’étais abasourdi. D’une part, qu’il accepte d’être dans mon album. Et de deux, qu’il demande à venir chanter en studio avec moi. On aurait très bien pu enregistrer chacun de notre côté. Mais non… Il a voulu qu’on enregistre ensemble en studio. Et la cerise sur le gâteau, c’est que quand il s’est aperçu que le titre n’avait pas été écrit vraiment comme un duo, il en a réécrit les paroles avec moi en studio. Là, c’est le temps qui s’arrête. C’est vraiment un moment… je ne trouve pas mes mots… c’est très certainement un des plus beaux moments de ma vie artistique. Et on voit ce Monsieur, qui n’a plus rien à prouver, qui est aussi assidu et concentré sur son travail que comme s’il écrivait sa première chanson. C’est vraiment une leçon. J’ai vraiment pris une grosse claque. Une très grosse…

Sur les quelques heures que tu as passées à ses côtés en studio, quelle est la chose la plus importante que tu aies apprise ?

J’ai appris qu’on peut s’appeler Charles Aznavour, qu’on peut avoir fait le tour du monde, qu’on peut avoir 90 ans l’année prochaine, qu’on peut avoir chanté avec les plus grands et être d’une humilité incroyable. Il est à l’écoute de l’autre. Il était très attentif à ce que je disais et à ce que je pensais. C’était un peu comme s’il remettait tout en question à chaque fois. C’est pour ça qu’il est le plus grand aujourd’hui, et qu’il a duré aussi longtemps. Il faut se remettre constamment en question pour durer. Quand on a enregistré le titre et qu’il a réécrit quelques mots… je l’ai vraiment ressenti comme si ça avait été sa première chanson. C’était un peu comme s’il passait un casting. Je voyais ce Monsieur aussi concentré et déterminé… et en même temps toujours avec cette fragilité, disant qu’il remettait tous les jours sa carrière en jeu. Il me l’a dit d’ailleurs. Je lui ai dit que ce qui m’impressionnait le plus chez lui, c’était ça, et il m’a répondu « Mais Vincent, on remet tous les jours les choses en jeu. » Et c’est probablement la plus grande leçon que ce Monsieur m’ait donnée. Il aurait pu aussi bien me dire « je vous aime beaucoup mais bon… » Il n’était pas obligé de la réécrire la chanson. Il avait autre chose à faire. Lui qui a chanté avec les plus grands, qu’est-ce qu’il en a à faire de moi ? (rires) Mais non, il a pris le temps de bien faire les choses. Et c’est ça qui m’a le plus ému et touché.

Vincent Niclo © Cyrille Georges Jerusalmi

De toutes les chansons que tu chantes sur « Luis », y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Et quand je dis tendresse, je pense à une petite anecdote autour de la chanson, pendant l’enregistrement par exemple, pas forcément la chanson en elle-même ou la performance vocale.

[Vincent réfléchit] C’est difficile parce que je pourrais te raconter une petite anecdote sur chaque chanson. Je vais quand même te dire que c’est la chanson inédite, « Luis » parce qu’il n’y a que des reprises dans cet album, mais j’avais envie aussi d’avoir une chanson faite sur mesure. Donc, on a demandé à Jacques Veneruso si ça l’intéressait. Il a été très intéressé par le projet et il nous a livré cette chanson. C’est une merveille! C’est incroyable. Il a bien capté où m’emmener. Et d’ailleurs, c’est un peu un signe pour ce qui va se passer pour la suite parce qu’évidemment, on me dit que je fais toujours des albums de reprises… Mais mon prochain album sera un album d’inédits. Et on travaille déjà dessus. Cette chansons « Luis » va vraiment dans la direction qu’on va prendre. Il nous a laissé carte blanche pour l’enregistrer. C’est la première fois qu’il fait ça pour une chanson et qu’il ne la réalise pas. Et quand il l’a écoutée, il a dit « écoute… c’est génial. Mais je connais ta voix, tu peux monter encore plus haut ! » Je lui ai répondu que c’était déjà très haut ! (rires) « Oui, mais je suis sûr que tu peux la monter d’un ton. Essaye au moins… » J’ai essayé et c’est vrai que je me suis envolé avec cette chanson et du coup, il y a beaucoup plus d’émotion dedans. On en est tous très très contents. Et quand il a écouté la version définitive, il m’a dit qu’il était super content de ce qu’on avait fait. Il n’avait rien à dire. Et connaissant un peu Jacques Veneruso, qui est très exigent, c’était pour moi le meilleur des compliments qu’il pouvait me faire, de dire qu’on avait honoré sa chanson…

Vas-tu toi aussi écrire quelques chansons sur ce futur album ?

Tout va dépendre du temps que je vais avoir… ou ne pas avoir. J’en ai en tout cas très envie, je ne te le cache pas. Mais là, les choses s’accélèrent quand même beaucoup, et je ne m’en plains pas du tout… Tout va dépendre de combien de temps  je vais avoir devant moi. Mais oui, ça me plairait beaucoup.

Vincent Niclo © Cyrille Georges Jerusalmi

Tu vas faire les premières parties de Céline Dion à Bercy et à Anvers du 21 novembre au 4 décembre prochain, mais une véritable tournée est-elle en train de se mettre en place ?

Oui. Il y un Châtelet qui est prévu à Paris, le 24 mai 2014. Les locations vont bientôt être ouvertes. Ce n’est pas un hasard si on a choisi cette salle. C’est la dernière scène que Luis Mariano a foulée. Et il a été vite emporté en quelques mois après d’une hémorragie cérébrale. Donc, c’était un symbole pour moi de me produire sur cette scène.

Quel répertoire vas-tu chanter ?

Ce sera un mix entre « Luis » et « Opéra Rouge ». Il y aura évidemment quelques flashbacks sur « Opéra Rouge » parce qu’il y a de la demande. Et il y a en parallèle une petite tournée qui est en train de se mettre en place.

Vincent Niclo © Cyrille Georges Jerusalmi

Revenons un instant sur les premières parties de Céline Dion. La connaissais-tu personnellement avant de la rencontrer l’année dernière sur « Le Grand Show » ?

Non, je ne la connaissais pas avant. Après avoir fait cette émission en novembre dernier, c’est vrai que j’ai entendu que mon nom circulait pour assurer ses premières parties… Mais bon, je n’arrivais pas trop à y croire et je ne voulais surtout pas être trop déçu si finalement ça ne se faisait pas. Et puis un jour pareil, j’ai reçu un coup de fil de son équipe me disant que j’étais confirmé pour assurer ses premières parties, les sept dates à Bercy et les deux à Anvers. Je n’y croyais pas, franchement, c’était incroyable. Du coup, elle m’a invité à Las Vegas en juin dernier. On a fait quelques photos ensemble pour Paris Match. C’était en plus du plaisir d’assister à son show, un moyen d’officialiser ces premières parties. Jusqu’à aujourd’hui, je t’avoue que je ne réalise pas beaucoup, même si je me prépare énormément. Depuis, j’ai eu la chance de l’avoir revue, d’avoir discuté avec elle. C’est quelqu’un d’assez incroyable. Elle s’est beaucoup plus livrée la dernière fois. Et je pense que j’ai beaucoup de chance d’avoir eu cette opportunité. C’est encore un truc incroyable.

Tu figures sur la bande originale de la comédie musicale « Robin des Bois » avec la chanson « Gloria ». Comment t’es-tu retrouvé sur ce projet ?

Eh bien, on a entendu dire qu’ils cherchaient une voix lyrique pour le spectacle. Ils avaient juste besoin de la voix, pas d’apparaître sur scène. De toute façon, je n’aurais pas pu le faire. Ils voulaient une espèce de voix céleste qui arrivait pendant le mariage de Marianne et Robin. Ils m’ont contacté et j’ai tout simplement été faire un essai en studio. Il a été concluant. Du coup, j’ai enregistré cette chanson qui est vraiment incroyable. Il y a une vraie dimension « opéra », c’est vraiment un très beau titre. Et puis surtout… c’est la première fois que je vais pouvoir aller voir un spectacle et m’écouter en même temps. Ça va être bizarre, mais j’ai hâte ! J’y serai le 26 septembre. Je pense que ce sera un très beau show et en tout cas une expérience incroyable.

Vincent Niclo © Cyrille Georges Jerusalmi

« Luis » sort dans quelques jours. Dans quel état d’esprit es-tu ?

Ça commence à monter… Surtout depuis l’enregistrement de l’émission « Hier Encore » qui a été diffusée samedi dernier. C’est vraiment à partir de ce moment-là que j’ai senti qu’on était dans ce  processus de remonter le temps et que la machine était lancée. Il y a évidemment un gros enjeu sur cet album évidemment puisqu’ « Opéra Rouge » a été un tel succès qu’on m’attend un peu sur celui-ci… Et puis, j’ai très envie tout naturellement qu’il marche, comme tout artiste, c’est légitime… Je suis en même temps très stressé et en même temps confiant parce que j’ai des retours assez incroyables des professionnels sur cet album. J’ai mis dedans tout ce que je pouvais. Je ne pouvais pas livrer autre chose que ça. On a pu travailler jusqu’au bout sur l’album. Aujourd’hui, il est comme ça et je sais que je n’aurais rien pu lui apporter de plus. Donc, après, c’est le public qui choisira. En tout cas, je suis très serein par rapport à ça, je n’ai aucun regret, que ce soit dans le choix des titres où la façon dont ils ont été arrangés, chantés et masterisés. Je suis très très fier de cet album et j’espère qu’il va rencontrer le public…

Propos recueillis par IdolesMag le 16 septembre 2013.
Photos : Cyrille Georges Jerusalmi
Site web : http://www.vincentniclo.com/









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