Interview de MiMüNiZ

Propos recueillis par IdolesMag.com le 12/09/2013.
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MiMüNiZ © Flavien Prioreau

Séduits par le premier album de MiMüNiZ, aka Clémence de Tournemire, « LP WANABEE », nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur la genèse de ce premier album et sur le parcours de la jeune artiste. De pop songs en ballades folk, en passant par des titres reggae et d’autres funky carrément disco à certains moments, MiMüNiZ nous livre un album inventif et (ré)créatif, à la fois dansant et touchant, et surtout plein de vie. MiMüNiZ se produira le 1er octobre sur la scène du China (Paris 12ème). Rencontre.

IdolesMag : Avant d’évoquer ton parcours et ton premier album « LP WANABEE », je vais te poser la question que tout le monde se pose…

MiMüNiZ : J’imagine…

MiMüNiZ, LP WANABEED’où vient ton pseudo, « MiMüNiZ » ?

(rires) Ça vient tout simplement d’une discussion que j’ai eue un jour où j’ai dit « je m’immunise »… Je cherchais un pseudo à l’époque et en disant cette phrase, j’ai trouvé que « m’immunise » sonnait bien et était assez rigolo. Du coup, je me suis dit que j’aimerais faire un truc à partir de ça. J’ai changé l’orthographe et j’ai trouvé quelque chose à faire graphiquement avec ce son… J’ai mis des majuscules et des minuscules, j’ai ajouté des trémas sur le u, etc… Et c’est resté. À l’époque, j’ai pensé que je changerais plus tard, et puis finalement, c’est resté pendant des années. Et quand j’ai fait ma première chanson qui est devenue publique, j’ai gardé ce pseudo. Et il me suit toujours. Et le sens de la phrase « je m’immunise » va assez bien avec ma personnalité. Je suis hyper sensible et du coup, j’ai parfois besoin de me protéger pour ne pas être trop touchée par le monde qui nous entoure…

Viens-tu d’une famille de musiciens ?

Oui. Du côté de mon père il y a pas mal d’artistes, qu’ils soient musiciens ou artistes peintres. Dans ma famille, à la maison, on écoutait en tout cas beaucoup de musique. Mon père jouait du piano. Mes grands-mères aussi écoutaient beaucoup de musique. On était sensibles à la musique classique et au jazz. Et comme j’avais un frère et une sœur qui étaient plus grands que moi, il y avait aussi du rock et de la pop. Donc, oui, c’est clairement ma famille qui m’a donné envie de faire de la musique. À deux ans ou trois ans, je pensais déjà à harmoniser ce que j’entendais… C’était quelque chose qui me plaisait beaucoup.

Déjà à deux/trois ans !

Oui… enfin, quand je dis deux/trois ans, j’exagère sûrement, mais en tout cas à quatre/cinq ans, je me revois devant la glace à chanter et à danser « New-York, New-York », en playback et en yaourt. C’était la chose qui me rendait heureuse. J’ai vraiment eu la chance d’avoir des parents qui m’ont ouverte à ça. Ça a été très naturel pour moi.

J’ai lu dans ta bio que tu avais une formation assez classique au départ, était-ce une envie de ta part ou plutôt de tes parents ?

En fait, petite, je voulais participer à des émissions comme « Graine de Star ». Mais mes parents, pour me protéger, ne l’ont pas vu de la même manière. « Ce genre d’émission, c’est trop aléatoire… Tu ne peux pas devenir chanteuse comme ça... » Même si je savais jouer du piano. Ils m’ont dit que si je voulais vraiment faire ce métier sérieusement, il fallait avoir de bonnes bases, que c’est ça qui ferait la différence un jour. Du coup, ils m’ont inscrite en cours de chant lyrique. Au départ, je ne te cache pas que j’y allais un peu en traînant des pieds, mais après, j’y ai vraiment pris beaucoup de plaisir. On travaille sur un répertoire qui n’est pas commun, j’ai travaillé sur des compositeurs que je ne connaissais pas du tout…  Et vraiment, tu n’as pas l’impression d’exprimer quelque chose, en tout cas au départ. Donc, sur le coup, je n’étais vraiment pas très contente, en plus c’est un apprentissage très dur. On faisait beaucoup de respiration, des vocalises et ce genre de choses… Je ne chantais presque pratiquement jamais. Mais, et ça tu ne t’en rends compte qu’après, tu mets en place quelque chose d’essentiel. Donc, voilà, j’ai fait cinq/six ans de chant lyrique. Après, j’ai fait du jazz. Et tout ça m’a amenée à avoir une voix assez large. Aujourd’hui, si je suis malade, je sais que je peux assurer un concert. Donc, c’est un super apprentissage.

Vers quel âge as-tu commencé à écrire des chansons ?

C’est venu assez tard finalement. Après cet apprentissage de chant classique et de jazz, je me suis rendu compte que c’était bien de chanter les chansons des autres, mais que j’avais envie d’y mettre un peu plus de moi. J’ai donc commencé à écrire. Et quand je suis partie à New-York, j’y ai rencontré des musiciens avec lesquels j’ai commencé à collaborer. C’était surtout les mélodies qui m’intéressaient. Donc, ils me donnaient éventuellement un texte et eux jouaient en impro. J’ai donc commencé à écrire mes petites chansons comme ça. Après, je me suis mise à écrire quelques textes aussi. C’est donc venu assez tard… vers 25 ans.

Effectivement, c’est relativement tard par rapport à d’autres parcours.

Oui, c’est vrai. Mais au départ, j’avais vraiment envie de chanter. Une fois que j’ai su à peu près chanter, j’ai réalisé que le classique ce n’était pas vraiment mon truc. Le jazz, par contre, c’est quelque chose que je n’ai jamais lâché. Et justement en jazz, il y a une part d’impro qui me permettait de sortir un peu du cadre. Mais à un moment donné, quand tu as beaucoup chanté les chansons des autres, même si c’est cool… tu as envie de chanter tes propres chansons. On a toujours l’impression, quand on n’est qu’interprète, d’être un peu comme une figurante. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti moi. Et ce n’est pas du tout péjoratif. Je ne dénigre absolument pas le travail de l’interprète, je dis juste que moi, j’avais ce besoin de m’investir plus et de mettre un peu plus ma personnalité dans mes chansons.

MiMüNiZ © Flavien Prioreau

Quand tu es partie à New-York, était-ce dans une optique d’apprendre la langue, de découvrir une autre culture, de poursuivre un cursus scolaire ou vraiment pour faire de la musique ?

C’était vraiment dans l’espoir de rencontrer des gens et de faire la musique. Et surtout, j’avais besoin de m’épanouir. En France, j’avais l’impression d’avoir une vie assez confortable, mais je ne découvrais pas assez de choses. Je me suis rendue compte que je n’étais pas super heureuse finalement. Du coup, j’avais envie de partir. J’avais aussi un peu besoin de m’éloigner de ma famille pour m’émanciper. Et loin de mes amis aussi… parce que j’ai toujours été très entourée, et donc, j’avais besoin de me mettre en danger. L’idée était là. Partir loin. Au départ, j’avais pensé aller en Europe et puis je me suis dit « quitte à tout quitter, autant partir loin où tu ne connais personne… » Je suis donc partie à New-York. Et ce qui est assez marrant, c’est que ce que j’ai fui en partant à New-York, ce cocon dont je te parlais, c’est ce qui m’a fait rentrer à Paris quelques temps plus tard. J’avais reconstruit cette espèce de petite prison affective là-bas. J’avais réussi à m’entourer de gens que j’adorais et j’avais réussi à me découvrir un peu plus. Ça m’a profondément fait du bien. Du coup, je suis revenue en France. C’est un peu un parcours initiatique quelque part.

Aux États-Unis, avais-tu déjà cette idée de publier un album ou est-ce venu à ton retour en France ?

C’était mon rêve depuis longtemps de faire un album. J’ai donc fait pas mal de chansons là-bas. Et c’est là-bas que j’ai compris ce que c’était qu’être chanteuse. C’est un peu bête… mais à New-York quand on te demande ce que tu fais dans la vie et que tu réponds que tu es chanteuse, les gens ne te disent pas tout de suite « Ah c’est super, tu es chanteuse… Mais tu fais quoi à côté ? » (éclats de rire) En fait, il y a une réelle forme de respect dans le choix que font les gens là-bas. Tu as aussi cette impression que tout est possible. Tout ça m’a donné l’entrain pour, une fois revenue en France, essayer de concrétiser les choses. Donc, c’est vraiment New-York qui m’a donné l’impulsion si on peut dire ça comme ça.

Quand tu rentres à Paris, il y a la chanson « Paraiso » qui devient la musique officielle de la pub du Club Med. Comment le vis-tu ?

Disons que la chanson a été médiatisée, mais moi, finalement, pas trop.  C’était un titre pour le Club Med, et ils n’ont pas vraiment mis en avant le fait que c’était une artiste derrière. Ils n’avaient pas vraiment d’intérêt à le faire d’ailleurs. Eux, leur but était de vendre le Club Med. Donc, je n’ai pas vraiment ressenti d’effet… J’ai juste compris que des gens m’écoutaient. Et je l’ai bien compris par MySpace entre autres. Des gens m’écrivaient très gentiment… c’était assez chouette. Mais je n’ai pas vraiment été médiatisée. Tout s’est fait en douceur. C’est la chanson qui a créé le buzz, pas moi… Moi, j’avais donc juste besoin de concrétiser un album pour exister en tant que MiMüNiZ. Parce que « Paraiso », au final, il n’y a pas grand monde qui sait que c’est moi qui la chante ! (rires)

Après, il y a l’aventure « Paris Jeunes Talents » et l’enregistrement d’un premier EP, « Impulsive ». Là tout commence à se mettre gentiment en place. À ce moment-là, as-tu déjà la matière pour un album ?

J’ai des démos à ce moment-là. Plus ou moins abouties, mais des démos tout de même. On faisait déjà des choses en live. J’avais travaillé avec Jérôme Boirivant qui est la personne avec qui j’ai écrit les chansons. C’était un peu brouillon, mais tout se mettait en place. Disons que cet EP a été la première étape pour donner un peu aux gens l’envie de venir vers moi… ça a été très productif, tout ça. Avec « Paris Jeunes Talents », je me suis dit que c’étaient tout de même des professionnels qui avaient envie de croire en moi et qui m’encourageaient. Pour moi, ça voulait dire que je ne m’étais pas complètement trompée de voie…

Tu me dis que c’était un peu brouillon à cette époque. Quand est-ce que tout s’est éclairé ?

Eh bien, un soir, un monsieur qui s’appelle Sébastien Plé est venu me voir en concert. On s’est liés d’amitié et quand j’ai commencé à chercher des financements pour mon album, il m’a dit qu’il avait envie de changer de vie. « J’ai quarante ans, j’ai envie de changer de secteur, je vais produire ton album ». Et là, évidemment, tout s’est éclairé parce qu’on a commencé à voir le bout du chemin… C’est encourageant. Parce que quand tu travailles d’arrache-pied pour rien et qu’il n’y a rien au bout du compte… c’est frustrant. S’il n’y a pas de médiatisation, les gens ne viennent pas en concert, donc finalement tu tournes un peu en rond. C’est la rencontre avec Sébastien qui a vraiment changé les choses.

Quand on écoute l’album, il part un peu dans tous les sens, tout en gardant une réelle cohérence. Quelles ont été tes principales influences ?

Ça me fait plaisir ce que tu me dis… Parce qu’il y a beaucoup de gens qui ne le comprennent pas du tout, en fait ! (rires) C’est vrai que cet album est un véritable patchwork. Et donc mes principales influences ont été le jazz, comme j’en ai fait et que mes parents en écoutaient beaucoup à la maison. Et puis le rock, que mes frères et sœurs écoutaient, on pourrait parler de Kate Bush, Peter Gabriel, Phil Collins, Lenny Kravitz. J’ai écouté aussi pas mal de dance ado… du reggae et de l’électro aussi. Ce sont des styles de musique que j’ai touchés vraiment. Pendant deux ans, je n’ai écouté que du reggae, puis pendant deux ans, que du hip hop… Après, à New-York, j’ai écouté beaucoup de funk et de rock. Donc, en fait, j’ai beaucoup d’influences et ça se ressent dans l’album… C’est super difficile à mettre des noms précis dessus parce qu’il y en a tellement… C’est une question très difficile pour moi… J’aime ce mélange de musiques plus produites et plus urbaines en tout cas…

Tu chantes en anglais et en français. Une façon de mélanger encore une fois les genres ?

(rires) Oui ! En fait, ce qui m’intéresse le plus dans la chanson, c’est la musique avant les paroles a priori. Après, il y a une chanson en français que mon père a écrite il y a quarante ans, c’est « Timothée ». J’adorais cette chanson qui n’était pas vraiment sortie à l’époque. Une chanteuse l’avait chantée, mais l’album n’avait jamais vu le jour. Et donc, cette chanson-là me plaisant beaucoup, ça faisait une chanson en français à mettre sur l’album… Alors que les autres chansons étaient en anglais. Et puis, il y a eu un deuxième titre en français… En fait, c’est un peu de la pudeur mal placée de ne pas écrire en français. Je me suis dit que je devais essayer. On a une telle culture du texte en France que je ne voulais pas écrire des trucs un peu mièvres… et donc, on a tendance à écrire en anglais pour ne pas être trop jugée. C’est bête à dire, mais en anglais, tu peux te permettre de dire un peu ce que tu veux. Donc, je me suis dit « Arrête de te cacher, vas-y… » Avec un peu de technique, on peut faire sonner et claquer le français. Et donc, j’ai écrit « La Petite Chanson », qui est la deuxième en français. Et je pense que je vais aller dans cette direction-là dans le futur, parce que je me rends bien compte que les gens en France aiment écouter les textes. Et en concert, même si les musiciens jouent bien et que les gens apprécient, ils sont vachement plus attentifs quand il y a un message qu’ils comprennent. Et puis, comme c’est aussi ma langue natale, ce serait dommage de ne pas en profiter. Donc, si il y a moins de français dans cet album, c’est avant tout une question de pudeur. Et l’anglais est venu assez naturellement puisque j’ai commencé à écrire l’album à New-York… Donc, on a deux titres en français, « Timothée » et « La Petite Chanson » que j’ai écrite avec ma sœur. C’est une chanson qui est une de mes préférées dans l’album aujourd’hui parce que je la trouve assez universelle et assez touchante. On écoute moins les textes quand on chante en anglais. Et c’est un peu dommage parce que j’ai aussi des choses à dire en anglais…

Les francophones ont tendance à vouloir entendre du français…

On ne peut pas les blâmer, non plus ! On est tous un peu pareil… Ce qui est très drôle c’est que quand on est français, on a un accent quand on chante en anglais. Et c’est normal. Et pour les américains et les anglais, c’est un vrai kiff ce petit accent français. C’est très charmant.

MiMüNiZ © Flavien Prioreau

De toutes les chansons qui figurent sur l’album, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Et quand je dis tendresse, je pense à quelque chose qui s’est passé autour de la chanson, pendant sa création, son enregistrement, etc… pas vraiment ce que la chanson raconte en elle-même.

Il y a des chansons qui m’ont un peu exaspérée pendant cette production parce que quand il ne se passe pas ce que tu veux… c’est embêtant ! Mais pour la tendresse, je pense que je vais te reparler de « La Petite Chanson ». Je dois toujours un peu me battre pour ne pas pleurer quand je la chante. Comme je te le disais je l’ai écrite avec ma sœur… et ma sœur, c’est ma sœur… Je l’adore. Du coup, quand je la chante, beaucoup de choses me reviennent en tête. C’est donc une chanson que j’aime beaucoup beaucoup.

L’album est déjà sorti l’année dernière dans un circuit parallèle, dans des magasins de fringues, avant de sortir cette année dans le circuit traditionnel. Est-ce que ça a été important pour toi de tenir l’album dans tes mains ? Est-ce que ça concrétisait quelque chose finalement ?

Oui… carrément. En plus, comme je te l’expliquais, il a mis pas mal de temps à voir le jour, cet album. Et on a beaucoup travaillé dessus. Ce sont des centaines d’heures de boulot… parce qu’on a voulu vraiment bien faire les choses. Et aujourd’hui, parfois, je peux le regretter un petit peu parce que je me dis que c’est parfois peut-être un petit peu lisse. C’est l’erreur classique du débutant ! Mais du coup, quand je l’ai eu dans les mains, ça a été comme une délivrance. C’est une nouvelle étape dans mon parcours. L’avoir entre les mains m’a donné l’espoir d’envisager autre chose. Et notamment l’écriture d’un deuxième album et éventuellement une tournée. C’est difficile parce qu’on est un petit label. Quand on est un peu en dehors du circuit, c’est difficile de trouver un booker, un attaché de presse, etc… Tout ce qui se met en place facilement quand tu as un gros label derrière toi met un temps fou quand tu es en indépendant. C’est très compliqué. Il faut constamment chercher de nouveaux partenaires, etc… Mais là, quand j’ai eu l’album dans les mains, ça m’a fait un petit pincement au cœur.

Le chemin en indépendant est plus compliqué, certes, mais tu es plus libre aussi.

C’est évident. Je suis moi-même. On ne me demande pas de jouer un personnage. Et ça, c’est agréable. À côté, il y a beaucoup de travail. Tout ne se fait pas tout seul… Mais être libre, ça n’a pas de prix…

Des dates sont-elles prévues autour de la sortie de l’album ?

Une date est prévue pour la sortie de l’album, c’est le 1er octobre au China dans le 12ème à Paris. Après, pour une tournée à proprement parler, rien n’est encore défini. Quand tu n’es pas un artiste établi, c’est très difficile de démarcher les salles. C’est aussi hyper compliqué de décrocher des premières-parties… Et puis mes musiciens ont souvent des engagements avec d’autres artistes, certains jouent avec Carla Bruni ou Ayo… Pour toutes ces raisons, une tournée est un peu compliquée à mettre en place. Donc, on fera plutôt, je pense, des dates ponctuelles. C’est laborieux de mettre en place une tournée…

Tu m’as déjà parlé à plusieurs reprises d’un deuxième album… Est-ce qu’il commence à prendre forme ?

En fait, comme je savais qu’il y aurait pas mal de promo en septembre, j’ai essayé de me vider la tête un maximum. Donc, depuis que ce premier album est enregistré, je me suis bien armée, j’ai voyagé, j’ai fait plein de trucs et d’ici quelques semaines, on va se remettre au travail. Et notamment avec Jérôme Boirivant avec qui j’avais écrit mes premières chansons et John Shamir qui est le réalisateur de l’album. Comme Jérôme, John et moi sommes de très bons amis, on s’est dit que nous allions nous remettre au travail… On laisse un peu passer la rentrée, et puis on va commencer à trouver de nouvelles directions artistiques. Je vais écrire un peu plus en français. Donc, ça, ça me fait un peu peur. Mais il faut faire des choix, c’est important. 

Propos recueillis par IdolesMag le 12 septembre 2013.
Photos : Flavien Prioreau, DR
Site web : http://www.mimuniz.com/









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