Interview de Yucca Velux

Propos recueillis par IdolesMag.com le 02/09/2013.
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Yucca Velux - DR

Le groupe Yucca Velux détient la recette de l’amour… et ils la chantent d’ailleurs sur leur premier EP « Love », paru le 26 août dernier. Séduits par ce projet pour le moins original, sensuel et pulsionnel aux sonorités pop vintage, nous avons été à la rencontre des membres du groupe : Mélodie Vaillant, Félix Bourgeois, Antonin Boisadan et Adrien Perier afin qu’ils nous en disent un peu plus sur cet EP et la suite qu’ils envisagent de lui donner. Yucca Velux se produira le 13 septembre aux Trois Baudets (Paris 18ème), le 21 à Meaux (77) au festival Muzik’Elles et le 13 octobre à La Cigale (Paris 18ème) en première partie d’Alain Chamfort.

IdolesMag : Votre EP est sorti officiellement le 26 août dernier, la promo vient tout juste de commencer. Dans quel état d’esprit êtes-vous les uns les autres ?

Félix : Excités !

Mélo : Oui, c’est vrai, c’est vraiment excitant, on est tous excités au possible.

Yucca Velux, LoveAntonin : On a un peu peur aussi… mais ça va ! (rires)

Adrien : On a déjà quelques retours du public et des professionnels, et ça, c’est important.

Mélo : On est contents parce qu’on a fait notre travail et c’est satisfaisant quelque part. Et puis, à côté de cela, on a un petit peu peur aussi, parce qu’on ne sait pas encore quand même comment il va être reçu.

Le groupe existe depuis quelques temps déjà, le temps vous a-t-il paru long jusqu’à la sortie de ce premier EP ? Ou bien ce laps de temps était-il nécessaire ?

Félix : Ça fait quand même pas mal de temps qu’on répète et ça allait assez doucement. Et puis, tout d’un coup, depuis qu’on a gagné le concours « Jeunes Talents Europe 1 » 2013 en début d’année, tout a été vraiment très vite. Et depuis la sortie de l’Ep, on est en contact avec beaucoup de professionnels et ça, ça nous encourage.

Antonin : Du coup, le temps ne nous a pas finalement paru trop long. Depuis qu’on a gagné ce concours, tout va super vite. On n’a pas eu d’impatience ou quoi que ce soit. Tout s’est enchaîné très vite sans qu’on s’en rende compte finalement.

J’imagine que vous avez une ribambelle de titres. Comment avez-vous choisi ceux que vous alliez mettre sur le EP « Love » ?

Antonin : Déjà, on a mis « Love », parce qu’on pensait clairement que c’était la chanson la plus forte de notre répertoire et qu’il fallait qu’on commence avec celle-ci. Et pour les autres, on a choisi trois autres titres en anglais, parce qu’on a voulu mettre l’accent sur l’anglais. Et en bonus, on a mis un titre en français, pour montrer que nous chantions également en français. On a quand même choisi en majorité des titres en anglais pour avoir la possibilité de continuer à chanter en anglais. Parce que si on avait placé trop de titres en français, on aurait été catalogués « artistes français qui chantent en français ». Je pense que ça aurait été difficile de revenir sur l’anglais après.

Vous le savez comme moi, il est souvent plus difficile de s’imposer sur les ondes en France avec des titres en anglais quand on est soi-même français…

Mélo : Sûrement, tu as raison… Mais on aime l’anglais, donc on avait envie d’essayer en anglais. Et de toute façon, on chante aussi en français ! Donc, autant montrer qui nous sommes et où nous voulons aller dès le début. On essaye de faire ce qui nous plaît avant de penser à quoi que ce soit d’autre. C’était une démarche plus sincère pour nous.

Les chansons qui figurent sur le EP sont-elles des « anciennes » chansons ou vraiment des chansons que vous avez écrites en vue de cette sortie ?

Mélo : Il y a les deux. Il y a des chansons qui font partie des toutes premières qu’on a jouées. Et d’autres qui sont assez récentes. Et puis, il y a des titres qui ont déjà quelques mois d’existence, mais dont les arrangements ont été faits très récemment. C’est le cas de « Lonely Girl » qui a une petite année, mais qu’on a complètement réarrangée deux semaines avant de l’enregistrer. Au départ, c’était un titre assez lent, très ballade. Et puis là, elle est très dansante. On pourrait même dire qu’elle est torride (rires). C’est aussi une façon de donner un nouveau souffle aux chansons. On voulait faire un truc un peu frais et dans l’ensemble gai et varié…

Cette fameuse recette de l’amour que vous chantez dans « Love »… Vous l’êtes-vous appliquée ? Fonctionne-t-elle ?

Mélo : Essaye-la, tu vas voir… (rires)

L’avez-vous essayée les uns les autres ?

En chœur : Évidemment !! (éclats de rires)

Félix : Un canapé et un verre de vin rouge… il n’y a rien de mieux !

« Love » bénéficie d’un clip. Comment s’est passé le tournage ?

Félix : On l’a tourné dans la maison de Mélo. On a fait ça avec un appareil photo, tout simplement. On était juste nous quatre, en fait.

Avez-vous tout de suite pensé à cet univers épuré, un peu « Dieux de l’Olympe » ?

Mélo : Moi, je voulais que ça se passe…

Adrien : au paradis !

Mélo : C’est ça !! (rires) J’aimais bien qu’on nous voit un peu tout nu… (les quatre éclatent de rire)

Adrien : ce n’est pas non plus l’image du groupe qu’on veut donner à tous les coups. C’était juste pour la chanson. Je pense que pour les autres clips, on va aussi aller dans le sens de la chanson. On n’a pas une ligne directive préétablie visuellement.

Et pourtant, quand on y regarde de plus près, il y a une réelle cohérence dans tout l’aspect visuel, que ce soit la pochette du EP, le clip ou vos prestations sur scène. Vous donnez en tout cas l’impression d’accorder beaucoup d’importance au visuel.

Antonin : Tu as raison. C’est Mélo qui s’occupe de tout le visuel. Et ça fait partie intégrante de la musique. Du moins, on le voit comme ça. Je ne vais pas dire que c’est 50/50 musique et image. Mais presque. Mélo bosse beaucoup là-dessus. C’est elle qui fait les photos, les clips. Elle fait beaucoup de graphisme et elle bosse sur photoshop. Et c’est vrai que c’est important.

La pochette est très seventies, très hippie. Qui a eu l’idée de cette image ?

Mélo : J’étais hippie quand j’étais jeune… ça doit venir de là ! (rires)

Félix : On est fan de Janis Joplin, donc, on était obligés d’avoir un regard un peu seventies…

Mélo : La pochette s’est finalement faite un peu par hasard. La photo me plaisait bien et on a brodé autour… Et comme le disait Félix, on est inspiré par tout ce qui est années 60 et 70, même musicalement. Donc, ça collait bien.

Les journalistes ont reçu l’édition physique de cet EP. Va-t-il être également disponible pour le public ? Car pour l’instant, il n’est que sur les plateformes de téléchargement légal.

Félix : Pour le moment, il est juste sorti sur les plateformes de téléchargement, mais on va le vendre sur les concerts et par correspondance sur le site. Par contre, il n’y a pas encore de distribution prévue dans les magasins et ce genre de choses.

Mais ceux qui voudront se procurer l’objet pourront le trouver.

Félix : Bien sûr !

Mélo : Et s’ils l’achètent en concert… ils auront droit à un bisou en plus ! Et même une nuit s’ils en achètent plusieurs et si on est d’humeur !! (éclats de rire)

Vous me parliez tout à l’heure de vos influences sixties et seventies. Avez-vous musicalement les mêmes influences les uns les autres ?

Adrien : On a un socle commun assez classique, c’est-à-dire les Beatles, les Beach Boys,… Ce sont des influences comme ça très touchantes et très naïves. Et puis, à côté de ça, on a chacun nos influences personnelles. Mélo a un côté un peu jazzy, pour Féfé, des trucs world funky, Antonin, plus rock et moi, un peu électronique. C’est très varié en fait.

Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés tous les quatre ? Vous connaissez-vous depuis longtemps ?

Mélo : Adrien et Félix sont des copains d’enfance. Leurs parents sont d’ailleurs amis. Adrien et Antonin sont des copains de lycée. Et moi, je connais les garçons depuis cinq ans à peu près.

Que s’est-il passé pour que vous ayez envie de faire de la musique ensemble ?

Félix : La base, c’est qu’on voulait faire une musique que nous aimions tous les quatre et qui nous réunissait. Vu qu’on est amis et qu’on s’entend vachement bien, on est souvent d’accord sur la manière d’arranger les morceaux. Et je pense que ce qu’on veut donner avant tout, c’est du plaisir. On veut partager la musique qu’on aime le plus. La musique, c’est ce qui nous réunit et c’est ce qu’on a envie de partager.

Avez-vous rapidement trouvé la direction musicale que vous vouliez donner au groupe ?

Mélo : Oui, assez naturellement finalement. Parce qu’on aime plein de choses différentes, mais il y a tout un tas de choses communes.

Félix : Et puis, avant que je ne rentre dans le groupe, il y avait quelque chose de limite un peu rétro et cinématographique. Et c’est ce qui m’a attiré dans le groupe parce que je trouvais ça très coloré et très fort comme univers. Et c’est quelque chose qu’on veut garder, cette trame et cet univers.

Quels sont les débuts de groupe ?

Antonin : Au début, on louait des petits studios à Paris. Du coup, on n’était pas très motivés parce que ça coûtait de l’argent et que donc, on ne pouvait pas répéter souvent. Mais là, maintenant, vu que ça devient très sérieux, on a loué un local à Saint-Paul dans le Marais. On a une cave à disposition et on peut répéter quand on veut et aussi longtemps qu’on veut. C’est vraiment super.

Avez-vous fait des reprises au début, ou bien êtes-vous directement partis sur des compos originales ?

Adrien : On a toujours voulu faire nos compos. Paradoxalement, les reprises, c’est plus récent. Là, justement, on fait une reprise d’Abba (« Money, Money, Money »). C’est un bon exercice de style pour nous. On aime bien ça, mais à la base, on a toujours été sur les compos.

Comment avez-vous choisi ce titre en particulier ?

Mélo : J’adore ce titre ! On l’a fait en une heure. Tout ce qui est disco pop, j’adore. Et puis, le titre a une super mélodie et un côté théâtral et mystérieux. J’aime ça. Et puis, en général, j’adore Abba. Et voilà !

Comment avez-vous choisi le nom du groupe ?

Félix : En fait, ça vient de Mélo, mais c’est moi qui vais l’expliquer… On cherchait un nom de groupe. On était chez Mélo où on a tourné le clip. Il y a plein de yuccas. Et on cherchait un nom de groupe qui s’ouvre un peu sur le monde extérieur. Du coup, on a pensé à velux. Et puis, on a eu l’idée d’un caillou poilu, un yucca velux… (éclat de rire général) C’est une association de mots qui est un peu bizarre, mais on aime bien comment ça sonne et à quoi ça fait penser.

Yucca Velux - DR

Comment bossez-vous tous les quatre ? Qui amène quoi ?

Félix : En fait, il y a plusieurs personnes qui composent dans le groupe, il y a notamment le frère de Mélo (Jean-Philippe), Adrien et Antonin. Pour les textes, c’est soit Mélo, soit Antonin. Quand c’est en français, c’est une autre personne qui écrit, Sarah Hirschmuller. Donc, en fait, les compos arrivent de tous les membres du groupe. Moi aussi, je m’y mets doucement. Et on arrange ensemble. On a parfois du mal à se mettre d’accord sur certains trucs, mais en musique, quand on joue ensemble, on arrive assez rapidement à un résultat qui contente tout le monde, même si on a des styles et des backgrounds différents. Aujourd’hui, on a donc la possibilité de répéter plus qu’avant, donc, on peut vraiment se poser des questions sur les arrangements.

Les titres qui figurent sur le EP tournent tous autour de l’amour. Allez-vous dans l’avenir aller vers d’autres thèmes, vers d’autres terrains ?

Antonin : En fait, ça dépend des chansons, mais c’est vrai que le thème principal, c’est l’amour. C’est un truc qui revient beaucoup dans nos chansons. C’est quelque chose de naturel pour nous de chanter l’amour. Mais en même temps, on ne se met pas de barrière. Ça dépend de la chanson et de la mélodie, en fait. Ça dépend de ce qui vient avec la mélodie, parce que c’est elle qui arrive en premier et qui guide le texte. Selon la couleur de la mélodie, on a envie de raconter telle ou telle histoire. Disons qu’il y a des chansons qui parlent clairement d’amour, d’autres plus mortuaires. Ce sont vraiment des chansons où on raconte une histoire de A à Z, comme dans « Thelma », par exemple. C’est un vrai film.

Mélo : On crée un peu nos chansons comme on créerait un film. Souvent, oui, on parle de l’amour parce qu’on aime tous ce qui est un peu sexuel et pulsionnel… Yucca Velux, c’est un peu Eros et Thanatos. (rires)

Avant d’aborder ce qui va suivre la sortie du EP, j’aimerais vous demander à tous les quatre quel est votre parcours musical dans les grandes lignes.

Antonin : Je viens d’une famille de musiciens et j’ai toujours baigné là-dedans. J’ai commencé la musique avec mon père tout naturellement, et donc, je ne me suis jamais posé de question, c’était clair que je voulais faire de la musique. Et le premier groupe sérieux dont j’ai fait partie, c’était un groupe avec Mélo.

Adrien : Moi, ce n’est pas loin d’être la même histoire, j’ai un père musicien qui est bassiste. Je fais de la musique depuis que j’ai 15 ans : basse, piano et chant. J’ai fait les Beaux-Arts et j’ai arrêté il y a deux ans pour me consacrer à la musique.

Félix : Moi, j’ai commencé le piano il y a une quinzaine d’années et puis je me suis dirigé vers la batterie. J’ai intégré plusieurs formations et j’ai commencé une école de musique il y a cinq ans, que je viens d’ailleurs de finir, qui s’appelle l’« American School ». Ça m’a donné une formation plus orientée vers le jazz, la composition et l’arrangement.

Mélo : Moi, je chante depuis toujours… J’ai toujours voulu être chanteuse, toujours toujours. Je n’ai jamais envisagé faire autre chose. Donc, quand je suis sortie de la fac, j’ai fait de la musique. Mon père était lui aussi musicien.

On va maintenant évoquer l’après-« Love ». Travaillez-vous sur un album ? Un autre EP ?

Mélo : On aimerait bien pouvoir enregistrer un album. Ce n’est pas encore fixé, mais c’est dans nos projets.

Avez-vous déjà de la matière pour un album ?

Mélo : Ah oui, on a plein de chansons !

Félix : On a une vingtaine de chansons, en fait. Donc, là, on attend de voir la réaction du public et des pros pour envisager un album. Mais on a beaucoup de titres prêts à être enregistrés. Si tout se passe bien, l’album devrait voir le jour à l’horizon 2014.

Adrien : On a vraiment la matière pour écrire un disque. C’est un disque qui risque d’avoir plus de chansons en français. Peut-être pas la moitié, mais probablement autour des 40%...

Ça se précise tout de même, même si vous n’avez pas de date vraiment fixée.

Adrien : Ce qu’on te raconte, c’est dans le meilleur des cas… Mais forcément, les chansons qu’on a créées, on a envie de les faire écouter et de les partager… Stratégiquement on n’est pas encore bien calés, mais au niveau des titres, on en a facilement une vingtaine qui sont prêts à être enregistrés. « Love », en tout cas, fera clairement partie de cet album. C’est un peu le point de départ de toute cette aventure.

Quelques dates sont annoncées cet automne – le 13 septembre aux Trois Baudets (Paris 18ème), le 21 à Meaux (77) au festival Muzik’Elles et le 13 octobre à La Cigale (Paris 18ème) en première partie d’Alain Chamfort. La scène vous a-t-elle permis de trouver l’identité du groupe ou bien est-ce que c’est plus passé par le studio ?

Antonin : Ce sont un peu les deux. Le déclic, ça a été la scène. À partir du moment où on a commencé à voir que les concerts marchaient bien, ça nous a vraiment motivés et ça a donné une couleur au groupe. Sur scène, c’est un peu plus rock. Du coup, ça nous a permis de voir où on voulait aller. Et on a vraiment expérimenté après là-dessus en répètes. Et maintenant que le déclic a eu lieu, c’est vraiment l’arrangement en répétition qui construit l’univers du groupe.

Sur le EP, vous écrivez « Y’a plus de saisons ma bonne dame ! »… Quelle est finalement la saison de l’amour ?

Mélo : C’est tout le temps. L’hiver tu te réchauffes, l’été tu te rafraîchis avec la petite douche… (rires)

Félix : L’hiver, c’est fait pour se réchauffer. Au printemps, c’est l’effervescence… Et l’automne, c’est beau ! Toutes les saisons sont bonnes pour consommer l’amour… (rires)

Propos recueillis par IdolesMag le 2 septembre 2013.
Photos : DR
Site web : http://www.yuccavelux.com/









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