Interview de Le Pied de la Pompe

Propos recueillis par IdolesMag.com le 16/07/2013.
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Le Pied de la Pompe, DR

Le troisième album du « Pied de la Pompe », « Légendaire », sera dans les bacs le 26 août prochain. Plus rock que les précédents, avec un peu plus de pop et un chouïa d'électro, ce nouvel opus marque un véritable un virage dans le parcours du groupe. Nous avons été à la rencontre de Gérôme afin qu'il nous en dise un peu plus sur la genèse de cet opus. Gérôme est à la fois chanteur, guitariste et batteur. Oui, vous avez bien lu, il tient les trois casquettes en même temps. Il chante, joue avec les mains et… avec les pieds. Tout comme Erwann, son complice des débuts, qui assure les chœurs et joue de la basse avec les mains et du clavier avec les pieds... Gérôme nous expliquera que pour apporter plus de mélodie sur scène, les deux larrons ont décidé d'intégrer Fred à la guitare et aux chœurs depuis cette année. Le Pied de la Pompe continue son bonhomme de chemin sur scène. Allez les applaudir, le spectacle en vaut le détour!

IdolesMag : Dans quelles circonstances le groupe a-t-il vu le jour?

Gérôme du Pied de la Pompe : En fait, c'était une envie qu'on avait avec Erwann le bassiste. On voulait monter un duo avec un côté polyrythmique. L'idée était que je jouerais de la guitare avec les mains et de la batterie avec les pieds. Du coup, on s'est dit que ce serait rigolo d'avoir sur scène deux musiciens et chanteurs qui joueraient des pieds et des mains en même temps. C'était un peu la formation idéale d'un groupe, mais avec seulement deux personnes, et sans utiliser de machines. On voulait vraiment tout faire à deux en live et surtout, sans que les gens ne s'en aperçoivent. Donc, le défi, c'était qu'en fermant les yeux, les gens entendent un vrai groupe de 5/6 personnes, alors que nous n’étions que deux.

Le Pied de la Pompe, LégendaireChanter et jouer avec les mains et les pieds, c'était vraiment le défi de base du groupe.

Voilà. C'est vraiment ce qu'on a voulu faire. C'est comme ça que tout a démarré.

Avec Erwann, vous connaissiez-vous depuis longtemps?

Eh bien, nous évoluions dans un groupe ensemble auparavant. Ça a duré huit ans. Donc, oui, ça fait 13/14 ans qu'on bosse ensemble.

Avez-vous tous les deux les mêmes influences musicales?

Pas du tout! Erwann aime beaucoup la pop anglaise. Il a aussi un petit côté pop/rock anglais. Et moi, je n'ai pas forcément de style défini. J'ai surtout écouté de la chanson française et de la chanson à texte. Tant que les chansons avaient une jolie couleur et qu'elles racontaient quelque chose, peu importait le style qu'on leur mettait derrière, reggae, électro, rock... J'ai toujours été attaché au climat des chansons, et à leur texte. Du coup, on complète bien nos deux univers et petit à petit, ça s'affûte. On est toujours à la recherche de nous-mêmes en amenant des choses chacun de notre côté pour faire évoluer le projet.

Aujourd'hui, sur scène, vous êtes trois.

Effectivement. On sentait un manque de mélodie dans ce qu'on jouait. Du coup, on a comblé ce manque de mélodie avec Fred qui est venu jouer de la guitare électrique avec nous. Ça nous libérait un petit peu, ça nous laissait un peu plus d'air. Et du coup, il enjolive un peu le tout. À trois, ça donne un côté un peu moins brut sur le live. Et ça nous va pas mal. C'est ce qui nous manquait, je pense. Vu qu'on joue des pieds et des mains et qu'on chante en même temps, on peut difficilement désynchroniser pour faire des choses nouvelles. Et comme le but était dès le départ de ne pas mettre de machines, on voulait rester sur l'idée du « fait maison ».

L'apprentissage a dû être long...

(rires) Ça a demandé... presque six ans de boulot pour trouver déjà un instrument adapté aux pieds !!... Après, il a fallu trouver une position pour pouvoir en jouer. Petit à petit, on a trouvé le truc. Je ne te cache pas que la première année a été très difficile. Parce qu'il fallait jouer en gaucher plus qu'en droitier. On va dire qu'il a fallu quelques heures de réflexion, déjà rien que pour penser l'instrument et le fabriquer. Mais une fois que tout a bien été pensé, il y a trois ou quatre ans, tout est devenu beaucoup plus simple. Et aujourd'hui, ça marche à peu près bien. On en voit d'ailleurs de plus en plus des musiciens qui ont ce genre de batterie aux pieds.

Le nom du groupe, « Le Pied de la Pompe », se comprend assez aisément, mais l'avez-vous trouvé rapidement?

C'était un peu comme une évidence. On trouvait que c'était très amusant de jouer avec les pieds... et aux débuts, on a beaucoup utilisé la pompe manouche dans nos chansons. On jouait du manouche avec les pieds, va-t-on dire... Et donc, le nom du groupe était assez cohérent avec ce qu'on faisait sur scène, ça se mariait bien. Après, on a eu un souci de compréhension. Les gens ne comprenaient pas très bien pourquoi on s'appelait comme ça avant de venir nous voir sur scène... Une fois qu'ils sont venus nous voir jouer, ils comprenaient assez vite!!

Le Pied de la Pompe, dédicace pour IdolesMag

Comment bossez-vous avec Erwann et Fred? Qui amène quoi?

En fait, j'amène les chansons, les thèmes, les mélodies, etc... Que ce soit pour l'album ou pour le live. Ensuite, on se concerte tous les trois pour savoir ce qui est le plus judicieux de faire sur les morceaux. On se concerte pour voir comment on va adapter les chansons pour la scène. Donc, là, c'est vraiment un travail de réflexion qu'on fait ensemble pour trouver le bon tempo, les thèmes que Fred va faire, etc... Il faut que tout le monde se fasse plaisir, donc, tout le monde propose des choses. Et on essaye d'être tous les trois en accord sur la finalité.

Écris-tu et composes-tu depuis longtemps?

J'avais quinze ans, quelque chose comme ça... C'est venu un peu tard. Enfant, je ne me sentais pas musicien du tout. C'est arrivé vraiment sur le tard avec un ami qui m'a donné une guitare. Il m'a montré trois accords et puis petit à petit, c'est venu. C'est vraiment au fil des rencontres que j'ai commencé à écrire des chansons. On ne devient pas auteur en claquant des doigts du jour au lendemain. On ne se réveille pas un jour en se disant « je vais écrire des chansons ». C'est le cours de la vie qui fait qu'on écrit une chanson un jour, et puis qu'on en écrit une deuxième quelques jours plus tard... on ne sait d'ailleurs pas vraiment pourquoi. Dans ce cadre-là, quand j'étais plus jeune, je n'étais pas du tout dans l'optique de faire des concerts. Et petit à petit, quand on a écrit une dizaine de chansons, il y a toujours quelqu'un qui te dit que ce serait bien de faire un petit concert. C'est ce qui s'est passé. J'ai commencé à faire quelques scènes. Ça ne se passait pas toujours forcément bien au départ, mais... avec le temps, ça se bonifie... comme le bon vin!

Dans ta famille, y avait-il des musiciens ou des chanteurs?

Oui, il y en avait quelques-uns. Mais quand on est petit... ceux qui jouent bien, on les laisse jouer et ceux qui ne jouent pas bien, on les laisse de côté ! Donc, il m'a fallu le temps que je m'impose vis-à-vis de mes oncles, etc... Il a fallu que je leur prouve que je pouvais jouer aussi finalement. Et les premières fois que j'ai joué avec eux, je commençais à peine un morceau qu'ils reprenaient la guitare en me disant que je ne savais pas jouer... (rires) On est beaucoup plus tolérant avec un gamin de 7/8 ans qu'avec un ado de 16/17 ans!

Le Pied de la Pompe, DR

Est-ce plutôt un mot, une idée générale ou une mélodie qui te guide?

Ça dépend des jours et des chansons. Des fois, c'est une phrase que j'aime beaucoup et donc je vais essayer de développer autour. Des fois, c'est un thème général autour duquel j'essaye de broder, en allant d'un point A à un point B que j'ai déjà prédéfinis. Et ça peut être aussi une petite mélodie de guitare. En fait... j'ai toujours avec moi plein de petites choses qui me permettent d'écrire, des petits cahiers, des dictaphones... Et quand on écrit un album, on déballe tout et on peut s'amuser également à faire des associations. C'est comme ça qu'on construit les chansons en général. Alors, après, il y a des chansons qui sont bouclées en huit minutes, mais c'est plus rare...

Quand ça ne vient pas tout de suite, lâches-tu l'affaire rapidement?

Ça dépend des premières écoutes que je fais avec les autres membres du « Pied de la Pompe ». Si eux tiennent vraiment à une idée, je vais travailler dessus jusqu'à ce que ça devienne intéressant. Si je vois par contre que personne n'est trop motivé, je peux la laisser de côté et la ressortir plus de dix ans après... c'est déjà arrivé! Chaque chanson n'est pas forcément prête à être sortie à l'instant T. Parfois, il lui faut plus de maturité. Il y a des chansons que j'ai écrites il y a quinze ans et que je me sentais un peu jeune à l'époque pour chanter. Je les reprends aujourd'hui parce que je me sens plus apte à les faire vivre en live. La vie suit son cours et chaque chanson vient en son temps. Chaque chanson doit être portée le mieux possible. Parfois, il faut un peu plus de charisme, parfois un peu plus d'assurance... ça dépend des chansons.

Discutez-vous un peu des thèmes que vous allez aborder en amont avec Erwann et Fred?

Je travaille beaucoup tout seul. J'écris dans des moments de solitude, même si ce n'est pas la grande solitude non plus... mais disons que ce sont des moments d'effervescence pendant lesquels j'écris. Si j'écris un texte et que tout le monde n'est pas dans la même mouvance, je pense que la chanson aura moins d'impact. Mais dès l'instant où c'est moi qui vais la chanter sur scène, j'aime que ce soient mes mots et ma manière de les amener aussi. Une chanson écrite à plusieurs perd vachement de sa personnalité. Donc, c'est mon boulot à moi. J'aime chanter avec ma personnalité et mon phrasé. Disons que je me comprends... mais que tout le monde ne me comprend pas forcément!! (rires) Mais si je me comprends, ça me va... Après, je peux aussi raconter des histoires. Les gens me demandent souvent pourquoi j'ai écrit telle ou telle chanson... Il y a des chansons que j'explique sans problème. Mais il y en a d'autres que je n'aime pas trop expliquer parce que je pense qu'une chanson doit être mise à la disposition de tout le monde et que chacun peut y prendre ce qu'il veut. L'explication de l'auteur n'est pas forcément judicieuse. Quand tu as une chanson réaliste, c'est différent, il n'y a pas trop de questions à se poser. Mais tout ce qui est plus imagé, c'est un peu comme un tableau de Buffet où les gens vont chercher ce qu'ils veulent. Une chanson, c'est un peu comme une peinture, finalement...

T'interdis-tu d'aborder certains thèmes?

Non. Il n'y a pas de thèmes qui me chiffonnent. Je m'interdis juste de mettre trop de politique dedans. Engager légèrement les chansons, je trouve ça intéressant. Mettre un doigt sur certaines choses aussi. Mais hurler sur les gens, non. Nous sommes des chanteurs, on ne fait pas de politique non plus. Je ne me sens pas d'écrire sur une personne en particulier ou un parti politique. Je ne me sens pas assez politisé pour critiquer et dénoncer les choses ouvertement. Autrement, que ce soit sur le mariage gay, « Ni pute ni soumise » ou la condition de la femme en Afrique, il n'y a pas de sujet qui m'arrête. Il n'y a pas grand-chose qui m'arrête en fait, mises à part les insultes gratuites.

Tu mets l'accent dans beaucoup de chansons sur le quotidien de tout un chacun. Tu dis « On vit une époque formidable/ malicieuse et sournoise » dans « Dix Doigts ». Quel regard jettes-tu justement sur notre époque?

C'est une chanson qui a été écrite très très vite, avec, comme souvent dans la vie, des hauts et des bas. Je trouvais que, comme beaucoup d'ailleurs, la vie était vraiment chouette mais elle ne nous le rendait pas toujours bien... Nous, entre nous, entre les gens, ça ne va pas bien non plus. Cette société nous enferme un peu sur nous-mêmes. Elle nous rend un peu égoïstes. Et individualistes.  Du coup, cette vie qui est géniale devient malicieuse et sournoise. C'est assez compliqué, en fait... Tout le monde dit qu'il faudrait faire la révolution, mais comme il pleut souvent, on ne sort pas de chez soi... et on ne la fait pas. On en reste à « fairedesrévolutions.com ». Il y a beaucoup d'égoïsme en général dans notre société. Je ne dis pas que c'est vrai pour tout le monde parce qu'il y a des gens qui se défoncent pour les autres et qui donnent de leur temps pour les autres. Mais ça reste mineur... Je pense qu'il va falloir qu'on aille encore plus bas pour que les gens se disent qu'il faut faire quelque chose. Pour avoir plus de solidarité, il va encore falloir du temps. Et il faudra encore descendre beaucoup plus bas pour que les gens soient solidaires entre eux.

Ce nouvel album est clairement plus rock que les précédents. Était-ce un souhait de départ ou bien est-ce que ça s'est dessiné au fil du temps?

C'était une envie de départ. Toute la période où on a fait les deux premiers albums, on était plus enfermés en studio. Et on s'est souvent retrouvés à faire des concerts très rock qui envoyaient pas mal. Du coup, on s'est dit que sur ce troisième album, on ne devait pas faire la même erreur que sur les précédents, on devait se nourrir de cette énergie. On avait vraiment cette volonté d'aller vers un son qui ressemblait beaucoup plus à celui qu'on peut avoir sur scène. Souvent, beaucoup d'amis venaient nous voir après les concerts en nous disant que les albums étaient super, mais qu'après avoir entendu les chansons sur scène, ils ne pouvaient plus trop les écouter... Donc, on a eu la volonté d'enregistrer un album beaucoup plus rock pour avoir un écart moins important entre la scène et les enregistrements studio. C'est un sacré virage.

Vous avez confié la réalisation à Yves Jaget (Thiéfaine, Skip the use,...). Pourquoi avez-vous fait appel à lui? Le connaissez-vous depuis longtemps?

Ce n'est pas un choix à proprement parler. Yves est avant toute chose un très très bon ami. C'est pour ça qu'on a eu envie de travailler avec lui. C'est quelqu'un que j'aime beaucoup, et que j'admire aussi pour tout ce qu'il a pu faire. J'aime beaucoup ses idées. On se sent vraiment à l'aise avec lui et avec son travail. Je trouvais important de travailler avec quelqu'un qui est à l'écoute, qui reste toujours à l'écoute et qui est très attentif, même avec son expérience. Il est très soigneux dans ce qu'il fait. Je suis très admiratif de ce Monsieur. Il prend toujours le temps de la réflexion. Ce n'est pas « j'enregistre ce que tu fais et on mixe après ». Non! Tout se pense. Il est assez extraordinaire. Donc, pour moi, c'était logique de travailler avec lui. En plus, humainement, ça se passe très très bien, nous sommes très bons amis. Et ça aide aussi...

Le Pied de la Pompe, DR

Si je te dis qu'il y a quelque chose de Gaetan Roussel dans cet album, comment le prends-tu?

Ça ne me dérange pas trop et je trouve la comparaison assez flatteuse! J'aime beaucoup ce que fait Gaetan et ce qu'il a pu faire avec Tarmac et Louise Attaque. Je l'ai rencontré aux tous débuts de Louise Attaque dans un petit troquet en dessous de chez moi il y a quelques années. Franchement, je trouve la comparaison plutôt flatteuse. Il mène bien son petit bonhomme de chemin. Il est sincère, il ne se renie pas, il ne sort pas trop de ce qu'il faisait à ses débuts. C'est quelqu'un qui prend beaucoup de place dans la chanson française, au même titre que quelqu'un comme Matthieu Chédid. Et puis, je pense que comme on a voulu apporter quelque chose d'un peu plus pop aux chansons aussi, ça rapproche un peu de l'univers de Gaetan également. Il y a aussi tout un travail sur les machines en électro qui se rapproche de ce que fait Gaetan. Il a une voix rauque, moi aussi... Donc tout ça fait qu'il y a des similitudes. En tout cas, je le prends plutôt comme un compliment cette ressemblance !

La pochette de l'album est vraiment sublime. Qui en a eu l'idée?

C'est moi... En fait, je suis graphiste donc tout ça m'intéresse énormément. On cherchait une idée originale et on a trouvé une personne en Suède qui fait ces détournements de poupées Barbie avec des personnes réelles. C'est un mannequin danois qui est venu poser pour la photo. Dans l'album, il y a des titres comme « J'adore ça » ou « Belle » qui parlent des femmes. Et je trouvais intéressant l'idée de mettre sur la pochette une femme « parfaite », entre guillemets, mais originale. C'était un peu notre clin d'oeil sur la condition de la femme et la beauté de la femme. C'est pour ça qu'on a été dans ce côté-là.

Il y a eu un clip pour « Légendaire » et vous en avez tourné un deuxième à Saint-Malo il y a quelques semaines pour « J'adore ça ».

Oui. Il est prêt d'ailleurs et on attend pour le sortir. Petit à petit, on a tourné quelques clips... On va avoir des caméras aussi sur scène pour partager un peu notre quotidien. On découvre un peu cet univers de la vidéo avec les clips, les réseaux sociaux, etc... Donc, petit à petit, on rentre dedans. On essaye de les fabriquer nous-mêmes, ce qui n’est pas toujours évident, mais qui est très intéressant. Depuis qu'on a terminé d'enregistrer l'album, on se focalise sur d'autres aspects. On est toujours heureux d'apprendre de nouvelles choses. Il y a eu le studio, puis on s'est attaqué au graphisme, et là, on s'attaque à la vidéo. C'est toujours intéressant.

La scène est-elle très écrite ou assez libre finalement?

Là, sur le départ de la tournée, on s'est dit qu'on allait rester assez cadrés. On ne peut pas tout lâcher en énergie parce qu'il y a des scènes où ça doit être plus cadré. Là, on va faire les premières parties de Tryo. On a droit à un passage de 50 minutes. Donc, on s'est dit que sur la petite heure qu'on avait, on se devait d'être le plus efficace possible. On n'a pas le temps de traîner. Si on fait durer l'un ou l'autre morceau, on va devoir en supprimer d'autres. Donc, on préfère bien se tenir à la structure qu'on a imaginée. On essaye de montrer le plus large panel de ce qu'on peut faire pour présenter un maximum de choses dans le temps qui nous est imparti.

Beaucoup de dates sont programmées cet été, mais l'album ne sort que fin août... Pourquoi ce choix?

Ça a été une grande discussion avec notre distributeur. Nous on a bien aimé cette période-là parce qu'on n'est pas assez gros pour faire une sortie en octobre, ce qu'on avait prévu au départ. Il y a énormément d'albums qui sortent au mois d'octobre, donc, ce n'était pas une bonne période pour nous. Fin août, il n'y a pas grand-chose dans les bacs en France. Certains sont encore en vacances, la plupart en sortent, donc c'était pour nous une assez bonne période pour sortir cet album. Ça va nous permettre aussi d'être bien vus et bien écoutés sur les bornes d'écoute des magasins. Donc, c'est essentiellement ce choix qui a été fait par le distributeur. Maintenant, tu sais, nous l'album, il est fini depuis le mois d'avril. Ce qui est dur, c'est de le garder pour nous et ne pas pouvoir le partager avec le public. Sur scène, on joue tout de même les nouveaux titres, donc, on va les partager de toute façon avec le public. Ce qui est un peu dommage, c'est que l'album ne sortira que quelques semaines plus tard... et ça, c'est notre plus grande frustration! Mais on n'a pas trop le choix... On ne peut pas décider tout. Nous sommes entourés, et bien entourés, donc, on fait confiance aux gens qui travaillent avec nous!

Propos recueillis par IdolesMag le 16 juillet 2013.
Photos : DR
Site web : http://www.lepieddelapompe.com

 









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